… et puis c’est la rentrée

C’est fou, je me sentais tellement bien en vacances, et ensuite en étant rentré. Je suppose que ça se voyait bien dans mes précédents articles.

Puis la réalité nous rattrape, et nous fait bien vite redescendre.

Vous savez, ce puta*n de RDV PMA qui nous a été décalé, et bla et bla et bla…. on pensait que c’était finit car on avait réussi à contacter directement notre gynéco, qui avait voulu nous donner une date tout de suite, mais on était en vacances. On l’a relancé car du coup elle ne nous avait pas donné d’autres dates. Et là, on voit qu’elle a transféré le mail au secrétariat AMP, pour gérer la prise de RDV en son absence.

Forcément le secrétariat nous répond « nous voyons que vous avez déjà RDV en novembre »…. ben ouais c’est bien ça le problème, en novembre…. Voilà donc on va devoir essayer d’avoir un nouveau RDV en négociant avec le secrétariat, sauf que c’est le genre de RDV « urgent », après les heures de boulot, donc en général le secrétariat ne les donne pas, c’est que la gynéco qui accepte de le faire directement…

Ca nous fatigue, c’est déjà pas évident de retourner en PMA, et on bataille juste pour un simple RDV. On  l’impression de quémander alors qu’on avait initialement pris ce RDV en mai pour septembre, c’est ça le pire dans l’histoire…

 

Et puis ça y est, je suis dans cette phase de la vie où TOUT MON ENTOURAGE proche ou lointain a des gosses. J’ai l’impression de lire des annonces de grossesses toutes les 2 semaines sur Facebook et autre. A force de mes désabonner de leur fil d’actualité, même Facebook et Insta galèrent pour trouver du contenu à m’afficher…

Et là, cerise sur le gâteau, ce matin j’apprend que mon collègue de bureau va être papa…

Le seul du service à être dans ma tranche d’âge, et qui soi-disant ne voulait pas encore d’enfants il y’a encore 1 an. Je vous connais, vous allez me dire « nan mais peut-être que c’est triste, qu’il ne le voulait pas, si ça se trouve sa vie elle est pourrie aussi ». Nan je le connais assez pour vous dire que c’est juste qu’entretemps ses envies ont changées, et que c’est réellement une bonne nouvelle. Je pensais pouvoir y échapper encore quelques temps…

Je ne sais pas comment je vais supporter si les collègues lui en parlent beaucoup…

L’annonce tant redoutée

Décidément, hier fût bien une journée de merde.

Ca commençait mal à cause de la date forcément, pleins d’annonces de décès atour de mes collègues ; et donc forcément ça parle de mort, d’enterrement, et en bonus des phrases à la con mais qui pour moi sont difficile à entendre type  » parfois on meurt plus vite qu’on nait »; « oui ça lui a pas pris 9 mois » (c’était pour parler d’un cancer, entre l’annonce et le décès, mais bon vous voyez bien là où ça peut me faire mal….).

En parallèle de tout ça, j’étais angoissé depuis quelques jours, car l’amie que j’évite m’a recontacté. Je l’évite car en janvier, elle nous avait dit qu’elle avait arrêté la pilule. Donc je savais qu’une annonce allait probablement arriver prochainement, car faut pas rêver, je pense que je resterai la seule infertile de tout mon cercle de connaissance…

Le pire c’est qu’en janvier, quand elle nous a dit ça, je me suis dit « ouf, j’ai échappé à une grossesse de plus pendant la PMA » HAHAHA ma vie est une blague je me suis ensuite dit, elle intervient après la perte de mon fils, ce qui est encore pire ! Comme si DNLP se demandait « mais qu’est ce que je peux lui réserver d’encore pire pour la faire souffrir? » –  Ca me fait penser, étrangement vu que je suis habituée à avoir la poisse et autres, je m’étais dit pendant la PMA « nan mais tu arriveras à tomber enceinte, mais tu vas perdre le bébé. Car sinon ce serait trop facile. Et après tu n’arriveras plus jamais à en avoir » . Vous imaginez que c’est fun quand une partie de ce dont vous avez pensé se concrétise… Bon la suite dans ma tête c’est qu’ensuite mon mari meurt dans pas longtemps d’un cancer/accident de la route, que je choppe une maladie grave et que tous les gens que j’aime meurent jeunes et que je finisse seule etc… OUAIS je suis optimiste avec ma vie ! Bon je vous rassure, j’arrive aussi à reprendre le dessus et me dire que non, ça va bien se passer, enfin j’espère.

Bref une fois de plus je diverge, revenons à nos moutons.

Il y a déjà 3 semaines environs elle m’avait envoyé un sms pour prendre de mes nouvelles, mais je n’avais pas répondu. J’ai attendu, attendu, puis dépassé la limite pour répondre sans que ce soit trop bizarre. Mercredi dernier, elle me revoit un message sur Messenger pour savoir si je vais bien.

Je me triture l’esprit, je sais qu’il faut que je lui réponde. Alors dimanche je lui dit juste les convenances, « ça va mieux, blablabla et toi comment tu vas »; elle me répond des banalités « contente d’être en vacances, on est bien dans la nouvelle maison ». Bref, je ne répond plus, je suis toujours aussi stressé, car il faut que j’aille droit au but, il faut que j’arrive à lui dire ce que j’ai sur le cœur. Alors hier soir je me lance pour me soulager, pour en finir avec ce poids. Je lui explique que je n’ai pas osé prendre de nouvelle car j’appréhendais une annonce de grossesse, car je ne suis pas assez forte pour gérer ça, que je serais incapable de la voir en présentiel car trop difficile pour mois les femmes enceintes et les bébés. Et que du coup le jour où ça arrive je préfère une annonce par message, pour pouvoir encaisser ça dans mon coin. Que malheureusement le jour où ça arrivera on ne se verra peut-être pas pendant un long moment, même si même temps, pour eux je leur espère que ça ne tarde pas trop paradoxalement.

Elle me répond qu’effectivement c’eétait ça hantise de se dire que si ça leur arrive, comment annoncer ça sans trop nous blesser, car elle se doute que ça doit être très difficile pour nous.

Ce message me laisse plein d’espoir, il semblerait qu’elle dise qu’elle ne soit pas encore enceinte ? que je vais encore pouvoir la voir ?

Mais non, quelques minutes plus tard elle me dit « je n’ai pas envie de te mentir et me triture l’esprit depuis des semaines…. mais du coup tu ne vas pas vouloir me voir de si tôt… »

En guise de félicitation j’ai du lui répondre un « tant mieux pour vous ». Et je lui ai dit qu’on garderait contact par message alors, le temps que j’arrive à gérer ça. Elle était soulagée, car elle avait peur que je veuille couper totalement les ponts.

Mais ce matin je me dis que c’est probablement illusoire, est-ce qu’un jour je serai prête à voir un bébé qui aura été conçu le mois après la mort de S. ? (c’est prévu pour janvier, j’ai quand même demandé au lieu de me triturer l’esprit) Un bébé avec un âge si proche ? j’espère 2 choses : que ce ne soit pas un garçon, et qu’il/elle naisse bien en 2020 – pas la même année que S. . Sans ces conditions je vois mal comment reprendre un vrai contact avec elle un jour sans morfler…

Voilà voilà, prends toi ça dans la face. Même si on s’y attendait, ça fait extrêmement mal. Et j’étais en colère. Face à ma vie merdique, pourquoi j’en chie tout le temps ? pourquoi je cumule tout ? infertilité, PMA, perte de mon bébé….. quand est-ce que ça va s’arrêté ? et en plus je dois m’éloigner d’amis que j’apprécie beaucoup pour ne pas souffrir plus…

Alors qu’elle attend patiemment le moment où elle veut un enfant, se marie, construit sa maison, arrête la pilule, et hop 4 mois après elle est en cloque. Et on peut prédire que pour elle tout va bien se passer forcément.

C’est tellement injuste…

Et forcément j’apprend ça alors que mon mari potasse un entretien hyper important pour mercredi, alors je ne pouvais pas lui en parler hier soir, je savais que ça l’affecterait beaucoup trop sinon. Alors j’ai caché mes larmes sous l’eau de la douche, puis j’ai pris un somnifère pour me coucher et dormir sans trop cogiter…

 

Le poids des mots/maux

C’est fou comme le choix des mots que l’on fait pour s’exprimer influence la vision et la compréhension que notre co-locuteur va avoir de notre discours.

J’ai toujours du mal à parler oralement de la mort de S. Et de dire les mots que je viens d’écrire. Cela dépend aussi de la personne que j’aurais face à moi, du degré d’intimité et de confiance. De ce que j’accepte de mettre à nu face à cette personne. Et aussi un peu, je suppose, de se protéger face à la pitié et l’inconfort qu’on a pas envie d’inspirer à des inconnus.

Face au coach de la salle de sport, j’elude la raison de pourquoi j’étais en arrêt maladie mais que j’avais le droit de sortir et d’aller au sport, pourquoi j’avais résilié mon abonnement , pourquoi je n’avais pas été à la salle pendant 5 mois, et tout d’un coup je revenais et me réengageait. En même temps la salle de sport c’est mon exutoire, alors pas non plus envie de ramener en force mes malheurs. J’y vais justement pour me vider la tête.

Ma médecin traitant et mon endocrinologue (et ma psy bien-sûr) – elles je leur fait confiance. Alors j’arrive à dire les vrais mots, et dévoiler un peu plus ma souffrance.

Et puis il y a la médecin du travail, que j’ai enfin vu suite à ma reprise du travail. Je ne l’ai vu que 2x auparavant, elle est assez bizarre, puis comme dit il n’y a pas vraiment ce lien de vraie confiance/confidence qui s’est créé. Alors forcément, quand elle demande pourquoi j’étais en arrêt maladie, il faut bien le dire. Mais je choisis ces mots, que j’ai déjà prononcé face à une infirmière pour une prise de sang, ces termes cliniques mais qui me semblent bien froids et loin de la réalisaté : « j’ai fait une fausse couche tardive à 21 SA ».

Cliniquement c’est bien le cas, de 15 à 22SA (et donc à 5jours près…), on parle de fausse couche tardive.

Mais je trouve que ces termes minimisent la violence du vécu, l’attachement qu’on avait pour notre fils, le trou béant qui règne dans notre cœur.

Et cela impacte notre locuteur. Elle m’a tenu le même discours que pour une fausse couche précoce, et beaucoup minimisé le vécu, le temps de deuil à faire. J’ai précisé qu’on était passé par une FIV pour qu’elle se rende compte que « vous êtes jeunes, vous avez qu’à recommencer, c’est son expérience qui lui démontre ça » c’était une discours de merde. Mais bon après c’était « ça a marché une fois, ça remarchera, puis vous êtes jeunes ». Ça me fait rire jaune ces médecins qui essayent de nous remonter le moral avec des RALCs… Mais laissez nous vivre notre deuil !

Je me rend compte que si j’avais réussi à dire « mon bébé est mort à 21 semaines », elle aurait probablement eu une vision différente, il y aura eu moins de détachement de ma part (détachement qui m’aide juste à ne pas craquer). Alors il va falloir que j’arrive à dire ces mots quand c’est nécessaire. Que j’ose me dévoiler, exposer mes blessures, un peu plus facilement.

Florilège de RALCs

On m’avait prévenu, les RALCs ne s’arrêtent jamais, même une fois qu’on est dans le train. La palme revient d’ailleurs à ma mère, tant en nombre qu’en envie de foutre une baffe (ouais je suis d’humeur bagarreuse 😂).

Petit point de detail, on a rapidement annoncé la bonne nouvelle à la famille proche, car ils savaient de toute manière qu’on venait de faire une FIV et attendaient le résultat. Sont donc au courant mes parents, mes soeur, et les parents de mon mari. Ça a des pour et des contres, même bsi par moment on a regretté qu’ils soient déjà au courant (on en revient à ma mère 😂)

Je crois que la RALC récurrente qui me révolte le plus est celle-ci. Après des années à se coltiner des  » et vous c’est pour quand ? », une fois enceinte on a le droit à « et c’était voulu ? » ou sa jumelle « c’était prévu ? ». Donc comme toujours les gens posent des questions intimes qui ne les regardent pas. Le pire c’est que dans beaucoup des cas, c’est quelqu’un appartenant au corps médical ! Genre l’infirmière qui te fait une prise de sang, la pharmacienne… Et en tant que Pmette en reconversion je dois me retenir de ne pas répondre « oui conasse j’ai du passer par la PMA, alors c’était plus que prévu ».

On a aussi eu le droit à une RALC classique en l’annonçant hier au père de mon mari, et par défaut à sa compagne. Son père ne savait pas pour la PMA, alors en même tant que l’annonce on a fait un coming-out FIV. Et sa compagne qui nous sort « ah mais j’ai des amis c’est aussi quand ils s’y attendaient le moins, qu’ils avaient arrêté les protocoles, qu’elle est tombée enceinte »…. Euh ouais mais nous c’est pas un bébé couette miracle, on vient de te dire qu’on a du faire une FIV pour en arriver là donc je vois pas trop l’intérêt de cette remarque qui de toute façon est toujours malvenue…

Et Ma mère…

Lui expliquer quelque chose revient à parler à un mur. Elle est en roue libre totale depuis l’annonce… Genre on dirait que c’était le but de sa vie d’avoir des petits-enfants (pas nouveau, elle est déjà insupportable à ne faire que parler de mon neveu en continu et à tout le monde, genre les annecdotes sur des trucs qu’il dit ou fait dont personne n’a rien à faire, elle arrive même à souler ma sœur – la mère – c’est pour dire 😑)

Je lui ai annoncé dès qu’on a su que la prise de sang était positive (je lui ai d’ailleurs dit ça mot pour mot, car je commence seulement maintenant à réussir à dire que je suis enceinte). En lui expliquant bien que c’était tôt alors fallait pas s’emballer, le risque que ça se passe mal était quand memê très élevé. On l’a voit 5 jours après – elle parle à mon mari de ma date d’accouchement qu’elle a déjà calculé pour voir quand poser congés… Mais WHAT ???? Après ce repas je l’ai recadré en lui disant qu’elle avait qu’à partir en live dans son coin, mais de ne pas nous entrainer avec…

J’ai essayé de lui expliquer qu’après la PMA, on a du mal à se projeter, qu’on sait que les risques que ça se passe mal sont un peu plus élevés, qu’on connait beaucoup d’histoires où ça s’est mal passé. Bref qu’une accroche ne garanti pas un enfant dans les bras 9 mois après.

Malgré ça elle n’a pas compris. Elle a continué a essayer de me demander si je connaissais ma date présumée d’accouchement. J’ai fini par l’envoyer balader en lui disant non, même quand je l’ai connue, car faut qu’elle me foutte la paix avec ses putains de congés à poser sérieux… Comme si on se projetait aussi loin.

Ah oui et elle ne comprend pas que j’attends l’echo T1 avant de l’annoncer à la grand-mère… Elle a pas arreté de dire que c’était nul de pas le faire à noël, que de toute façon à force les gens le soupçonnait. Et il y a quelques jours,  » tu comptes lui annoncer quand ? Quand t’auras accouché ? Lol  » …. Euh ok … Genre j’abuse de vouloir attendre les 3 mois ? Mais elle a craqué ????

Elle me racontes aussi toutes les histoires de grossesse récente qu’elle connait, alors que concrètement on s’en fout totalement…

Dès que je fais une remarque sur des trucs que je n’arrive pas à faire (on fait un déni pour choisir la maternité entre autre car on trouve ça tellement tôt, on ne parle pas de la pièce-future chambre, etc) Elle se marre en disant « t’arrive pas à te rendre compte que t’es enceinte » … Mais rien à voir ! On se protège, on a du mal à se projeter car on a peur que ça se passe mal, mais non on est bien conscient de ce qu’il nous arrive (même si on a encore l’impression de rêver certes). Bref j’ai vraiment du mal à supporter, qu’elle ne comprenne pas qu’on ait besoin de se protéger, que non tout ne va pas forcément bien se passer. Ce n’est pas parce qu’elle a eu 3 grossesses faciles que c’est un cas général… Je dois probablement oublier des RALCs de sa part vu que c’est un flot continu, mais vous avez compris le personnage…

Le monde joyeux des fertiles – épisode 3 : l’invitation à un mariage

Certains événements peuvent être particulièrement longs et difficiles à vivre quand on est pmette, alors que ce sont censés être des moments heureux.

Parmi ces événements, les mariages sont assez hauts dans le top, car ce sont en général des réunions spéciales PB, familles nombreuses et épanouies, enfants qui courent partout.

Les précédents mariages auxquels j’ai assisté jusqu’à présent ont été assez supportables (pas trop d’enfants, familles pas trop lourdingues). Mais ce weekend j’ai gagné le gros lot :

  • C’est moi qui conduisait (aucun refuge possible dans l’alcoolisme donc, mais en buvant un verre syndical à table pour éviter les erreurs de jugement)
  • Un nombre d’enfants impressionnant ! Il devait y avoir une trentaine d’enfants, dont une dizaine de bébés… et en prime pleins de moments gênants préparés par les enfants car c’est soit-disant trop mignon.
  • La pire table possible : on était 3 couples, les deux autres avaient chacun un bébé de respectivement 8 et 9 mois. Qui étaient tous les deux présents. Je vous laisse imaginer la torture des discussions et de leur présence. Je connaissais un des couples, et eux se connaissaient. Bien évidement je ne connaissais personne d’autre (à part les mariés), donc difficile de fuir. On a jamais été aussi soulagés d’aller danser !
  • La famille des mariés la plus lourde que j’ai pu rencontrer ! J’espère très sincèrement que cette amie n’aura pas de problème de fertilité car sinon ils vont en chier. On a du entendre une bonne cinquante de fois (je suis sérieuse) des remarques liés sur les enfants qu’ils allaient faire. Ca en devenait débile. Et sur les joies d’être parents qu’on leur souhaitait, et blablabla. C’était abusé franchement….

 

Je crois que nous avons eu beaucoup de chance d’échapper à ça pour notre propre mariage fort heureusement ! Car on aurait pas supporté ! Pourtant y a vraiment pas toute notre famille et amis qui sont au courant de notre situation. Comme quoi au final ils ne sont pas si lourd que ça comparé aux autres familles !

 

PS : N’hésitez pas à partager vos pires mariages en tant que pmette en commentaires 😉 Je sens que c’est un sujet à fort potentiel !

Le monde joyeux des fertiles – épisode 2 : La secte des mères

Une journée en immersion dans le monde joyeux des fertiles…

Y a des jours comme ça, où tu te rends compte assez rapidement après le réveil que tu vas prendre cher toute la journée. Dans une journée si agréable, quoi de mieux que croiser pleins de mamans épanouies…

Acte 1 : La formation

Déjà quand tu regardes la liste des gens que tu vas former et que tu vois qu’il y a 2 retours de congés maternité, tu sens le traquenard.

C’est un truc de fou ça, toute femme du « monde joyeux des fertiles » qui vient d’accoucher se sent obligée de mentionner à peu près toutes les 5 min, dans des situations où c’est totalement à côté de la plaque, qu’elle revient de son congé maternité et bla bla bla. Et en plus quand y en plusieurs, les ennemis fraternisent ! C’est un complot je vous dis !

Le repas à la cantine est particulièrement sympa, à se plaindre que les pauvres elles ne verront pas leurs gamins ce soir car leur formation est sur deux jours, mais que heureusement les personnes qui les gardent (mari, amies, grand-parents) leur envoient pleins de photos pour les réconforter…. (oui je n’ai pas pu échapper aux photos…).

Et le petit tacle sur une de ses collègues qui se plaint d’être fatiguée et surmenée, alors que « franchement elle abuse, elle a même pas d’enfants, comment elle peut-être surmenée ».

Mais sérieux, pourquoi ils ont toujours l’impression que si t’as pas d’enfant, ta vie est forcément parfaite, facile, sans aucun soucis….

Pendant la pause café, je constate que je ne suis pas la seule à être soulée. Le seul mec présent intervient « et ben je suis bien content de ne pas avoir ce genre de problème » (par problème il entendait « gamin » ^^). Bon je suis la formatrice, je ne vais pas leur dire « ben moi j’aimerai bien les avoir ces problèmes », ça serait un peu bizarre comme confidence !

En toute honnêteté ces deux là étaient assez soft par rapport à un autre gang de mamans/femmes enceintes rencontrées à une formation précédente. Elles m’ont soulée mais je n’étais pas en PLS non plus.

 

Acte 2 : la soirée d’anniversaire

Après une journée bien remplie, direction un bar pour aller se souler boire un deux trois verres pintes pour les 30 ans d’un ami. Parmi les autres invités, la meuf relou du groupe qui a un gamin de 2 ans. Et dont la croisade est de recruter des membres pour former un gang. Bon entre les célibataires et ceux qui viennent de finir leur thèse (et qui sont donc à 1000km de ces pensées pour la plupart), en général elle a une victime toute choisie, moi. La dernière fois j’avais réussi à m’en sortir par un « hin hin hin » très maladroit et en fuyant aux toilettes (je reviendrai sur ces croisade un peu plus bas).

Aujourd’hui étonnamment ce n’était pas à l’ordre du jour (je craignais « alors c’est on vous êtes mariés, vous attendez quoi » mais heureusement il n’est pas venu.) (D’ailleurs les amis qui ont acheté une baraque avec 4 chambres l’an dernier, qui se sont marié il y a deux ans, mais pas encore d’annonce, je me fais des films ou bien faut que j’arrête de croire que tout le monde est dans notre cas ??? ).

L’ordre du jour c’était « vous avez pas de gamins vous connaissez rien à la vie ». Ca a commencé sur un 3e couple qui prévoit son mariage dans 2 ans, mais qui n’est pas d’accord sur cérémonie religieuse ou non. Et là le pic totalement gratuit de Mme Maman « si vous êtes déjà pas d’accord sur ça, ça va être quoi pour l’éducation des enfants »; « ça va vous sembler tellement ridicule de pas être d’accord pour [un truc aussi insignifiant] après coup »;

Là la fille qui va se marier « oh lala mais moi je suis pas du tout prête pour ça, c’est pas pour tout de suite. » blague sur son fiancé c’est déjà un gros bébé.

Mme Maman « oh mais ça fait tellement grandir tu sais. Mon conjoint c’était un gamin avant. Mais il a grandit et évolué quand il est devenu père ».

C’est le moment que j’ai choisi pour me casser aux toilettes, car la conversation n’avait pas l’air de changer. Et je sentais que ça risquait d dévier sur moi à un moment ou un autre. Ouais j’aime bien me réfugier dans les WCs ^^

Ca me soûle tellement ces parents qui ont l’impression que les personnes sans enfants ne connaissent rien à la vie ! Je trouve ça tellement condescendant ! Je veux bien que ça change beaucoup de choses dans ta vie le jour où tu deviens parent, mais faut arrêter de prendre les gens sans enfants pour des gros débiles qui comprennent rien à la vie quoi… Ce « tu peux pas comprendre t’as pas d’enfant », ou la variante « tu comprendras quand t’auras des gamins »….

 

Acte 3 : la croisade pour former un gang de parent

Bon c’est vrai que là je ne parle pas de cette journée en particulier, mais de cette sale manie qu’ont les jeunes parents de faire chier tous les couples de leur entourage pour qu’ils fassent des gosses des copains pour leurs gamins. Mais sérieux, mêlez vous de vos fesses ! personne est venu vous demander de le faire votre gamin (quoique^^), alors laissez votre entourage faire ce qu’il veut ! Arrêtez de mettre la pression aux autres couples ! Et surtout vous ne connaissez pas leur histoire, donc vous ne savez pas s’ils essayaient déjà alors que vous rencontriez à peine votre conjoint.

Il y avait donc Mme Maman qui m’a fait le coup plusieurs fois. Car c’est la seule dans le groupe à avoir un enfant donc elle se sent un peu « à part », alors qu’elle doit rêver de soirées à faire jouer tous nos gosses, d’un âge similaire, ensemble.

Et puis il y a aussi cet autre couple dans notre entourage, parents depuis moins d’un mois, les fameux spécialistes en RALC, qui méritent une fois de plus que je m’attarde sur leur cas. Enfin surtout sur Madame. Vous allez comprendre pourquoi.

Depuis plusieurs jours, Mme RALC fait aussi sa croisade de recrutement sur Facebook, et particulièrement sur le post d’annonce de naissance. En gros à la moindre occasion elle fait des commentaires en mode « bientôt votre tour 😉 » (et non la nana n’est pas enceinte, juste fraichement mariée). Quand une cousine dit « trop hâte » (sous entendu de rencontrer votre fils) elle va répondre « trop hâte de quoi ? que ce soit ton tour 😉 ? » Bref vous voyez le genre…

Elle m’avait déjà fait une réflexion, le jour de l’annonce qu’elle était enceinte (voir le lien plus haut), en parlant du mariage d’amis l’an prochain en mode « c’est peut être toi qui pourra pas boire d’alcool à ce moment là 😉  » et en insistant en mode « enfin quand même 1 an après le mariage y a moyen »

Donc là vous vous dites « quelle charmante personne fort agréable qu’on a pas du tout envie de baffer, mais pour Nirnaeth tu es étonné du comportement de cette personne à force ? »

Et bien je suis étonnée, mais surtout je ris jaune, car il y a 2 ans environ, elle avait partagé une vidéo sur Facebook, qui dénonçait cette pression de la société à faire chier les couples et les gens sur leur projet de parentalité. Qui disait « arrêter de demander, vous ne connaissez pas leur histoire ! infertilité, fausse couche, problème de couple, ou pour les célibataires la difficulté de ne pas trouver un compagnon de vie, etc ».

A ce moment, et vu qu’elle était en couple depuis genre 7-8 ans, qu’elle adore les gamins, j’ai bien cru qu’elle était elle-même en PMA… Mais ce n’était pas le cas apparemment vu son comportement actuel….

Et je trouve ça fou qu’on ait pu décrier cette pression de la société et cette connerie des gens, et que par la suite quand on devient parent, on devienne une casse-couille acharnée…

 

PS : à l’aube de la 1e injection en vue de la FIV1 BIS, je me suis fait cette réflexion : si par miracle ça marchait du 1er coup, les gens seraient persuadés qu’on a attendu de se marier et que je suis une C1  ! ça serait quand même un peu drôle ! (croisons les doigts pour que je puisse rire de ça du coup)

 

 

 

 

Le monde joyeux des fertiles #RALC

Aujourd’hui j’ai eu la bonne mauvaise idée de demander à des amis leur nouvelle adresse, pour pouvoir leur envoyer leur faire-part.

Juste une marque de courtoisie, car Mme est censé accoucher le 4 juin, soit 2 jours après notre mariage. Donc en vrai ils ne viendront pas (ils avaient fait genre « on vous dira au dernier moment » – euh non, dites « non » comme ça c’est fait, je vais pas payer pour rien 2 menus, et même si vous veniez soit j’aurais une meuf enceinte jusqu’aux yeux, soit la joie de voir mon 1er petit copain parler des joies d’être père d’une petite fille de quelques jours, et comment dire, si on pouvait éviter ça le jour de mon mariage ça serait topissime, déjà que je redoute qu’elle accouche le jour même de mon mariage et qu’on m’annonce ça entre deux coupes de champagne…)

Mais bref je m’égare. Et je remarque que c’est le 2e article RALC que j’écris sur ce cher couple XD. Recentrons nous.

Donc je demande gentiment leur nouvelle adresse en mode « coucou comment vous allez ? je pourrais avoir votre nouvelle adresse ? merciiii »

Réponse :

« Oui ça va, on commence à avoir hâte de l’arrivée de bébé, ça devient un peu long là ^^ »

Je dois devenir aigrie mais sérieux « ça devient un peu long là », tu dirais quoi si tu couchais aujourd’hui ???? Je pense pas que tu te plaindrais.

7 mois d’attente wouhouuuuu ça doit être très long d’attendre alors que le bébé est déjà dans ton ventre, imagine un peu ça fait 4 ans que t’attend, et t’es même pas enceinte !

Bon ok je sais que j’abuse totalement, qu’elle est même pas au courant de notre parcours, et que à 7 mois de grossesse on est peut-être pas toujours au meilleur de sa forme. Mais j’invoque l’immunité pmesque pour ma rage gratuite et irraisonnée et ma mauvaise foi XD

 

 

Les poissards

2018, année de la truite.

Un de ces moments où tu te demandes pourquoi t’essayes encore de faire des trucs.

Un de ces moments où tu ne t’y attendais pas et boum tu te couches avec une grosse boule dans la poitrine, tu te réveilles plusieurs fois dans la nuit trempée de sueur sans comprendre vraiment pourquoi, et tu te réveilles avec toujours la même boule au cœur, encore plus intense que la veille, avec la seule envie de rester en PLS au fonds de ton lit et d’attendre que ta vie passe en mode accéléré jusqu’à une période plus faste. Mais non, tu dois te lever pour aller à ton boulot pourri. Alors tu te lèves bien malgré toi, tu prends ton vélo, tu arrives au travail et dégaines ton clavier pour soulager un peu ton cœur sur wordpress.


J’ai toujours été une grande poissarde (ça ne m’a même pas étonné de finir en PMA, je me doutais qu’une truc du genre arriverai). Je suis la nana, qui quand elle finit à 17h il commence toujours à pleuvoir à 17h01, et que quand elle change ces horaires à 17h30, la pluie attend désormais 17h31 pour débuter. Et s’arrête quand je suis devant le pallier de l’immeuble. Quand j’étais livreuse pendant mes études, il commençait à pleuvoir quand je tournais au coin de la rue et arrivais au local de livraison pour débuter ma soirée. Mes collègues ont commencé aussi à remarquer ce curieux phénomène. Mes collègues actuel l’ont aussi remarqué.

Depuis quelques semaines (vers octobre-novembre je crois), et après une année de thérapie, je disais au revoir au séances programmés avec ma psy (en sachant que je la reverrai surement tout de même au moment de la FIV), car je n’avais plus grand chose à raconter ou à décortiquer.

Les fêtes de fin d’années se sont bien mieux passées que les deux précédentes. Le cœur était moins lourd, malgré les cousins encore jeune de mon homme ou de mes neveux. Il y a eu un petit pincement au cœur bien-sûr, mais je me disais plutôt « j’ai vraiment hâte de vivre ça avec mes enfants » que « Est-ce qu’un jour je le vivrai ? ».

Je pense que ce sont la somme de toutes ces petites blessures, qui accumulées ont commencées à s’infecter, et à exploser hier…

La naissance de la fille de L., l’annonce de la grossesse de V. et sa femme. Et puis, je crois qu’il ne faut pas se mentir, mais dans la blogosphère, ces dernières semaines ont pu être éprouvantes pour celles qui sont toujours sur le quai. Je suis un peu sado-maso, je lis tous vos articles, mais aussi je me réjouis sincèrement des belles annonces de réussites et de naissances, car ça me rappelle que c’est possible malgré le parcours et les échecs endurés par vous toutes, et à quelle point j’ai envie de vivre cela. Et ça me rend heureuse pour elles de voir des copines de galères pour qui la roue tourne enfin (Je ne dis pas ça pour me donner bonne conscience, je le pense vraiment).

Mais à cela se rajoute 3 constatations :

  • Les naissances de ces dernières semaines coïncident avec celles qui ont eu de la réussite au moment où nos IACs se soldaient par des échecs.
  • Je crois que de celles qui sont arrivées au même moment que moi sur la blogosphère, je suis la seule qui reste le ventre vide. Niveau statistique, ça fait un peu peur. Mais en même temps ça fait des mois que nous n’avons rien pu tenter…
  • Si ça continue à ce rythme, on va s’approcher des 1 an sans aucune tentative de PMA, forcément le temps semble long et cette situation indéfinie…

Et puis à côté de cela, tous les petits problèmes du quotidien qui s’accumulent : une « promotion » qui n’a pas eu lieu, le traiteur pour le mariage qui annule, la voiture qui rend l’âme fin octobre, 2 mois sans voitures à galérer et ne pas en trouver d’autres, une voiture qui écrase le vélo stationné de mon homme, qui se retrouve donc sans aucun moyen de transport pour aller au boulot la semaine dernière.

Et puis, la goutte d’eau hier soir : la nouvelle voiture, achetée samedi, tombe en panne…. Alors qu’on a exprès mis un peu plus d’argent pour en avoir une fiable, qu’on s’est renseigné sur le modèle, que le carnet d’entretien était impeccable… Et qui plus est, le garage où on l’a acheté est à 100km. Et la voiture de démarre plus maintenant. On ne sait pas si on a juste la poisse (probable) ou s’ils nous ont arnaqué. On sait juste qu’on a de nouveau plus de voiture, et beaucoup de sous en moins. Qu’on a pas les moyens de payer des réparations de notre poche car on a un mariage a payé, et que la voiture était au maximum de notre budget. On ne sait pas comment on va se sortir de cette histoire.

Et pour couronner le tout, on vient de se rendre compte, que par erreur le vendeur a gardé notre exemplaire du « bon de commande », donc on a aucune preuve sur le prix, la garantie et l’état à l’achat, qu’il faut absolument qu’on le récupère avant diagnostique pour pas nous faire entuber s’ils venaient à ne pas être très honnête sur le SAV… (oui on se dit qu’on est très TRES cons, mais forcément c’est le papier dont on remarque l’absence que si on a un problème…).


Une année qui commence comme ça, et avec la poisse qui s’enchaine, j’ai du mal à me dire que le reste va bien se passer, que la FIV pourra bien se passer, que le mariage va bien se passer sans accroc. J’en ai marre d’enchainer les problèmes.

 

Dimanche RALC – le pire dimanche de l’année

Le weekend avait pourtant bien commencé, après-midi tatouage (plus qu’une séance et mon bras est fini 🙂 ), achat du sapin que j’ai réussi à transporter sur le porte bagage de mon vélo, achat de nouvelles décorations pour le sapin.

Dimanche midi, nous étions invité à une raclette avec un groupe d’amis du collègue/lycée que l’on voit toujours 3/4 fois dans l’année.  Je précise que ce groupe n’est pas du tout au courant de nos soucis. Et ce midi, le groupe était au complet, même le couple qui a déménagé à 2h de route était là.

Le couple qui d’ailleurs s’est marié il y a un an et demi, dont tu redoutes l’annonce qui ne saurait tarder.

Ah ben elle a plus tardé, c’était hier cette annonce. Je me disais bien que c’était louche qu’ils aient insisté pour qu’on arrive à trouver une date où ils seraient aussi là. Ils font pas trop d’effort en temps normal.

Direct, dès qu’on s’est installé pour l’apéro. Bonne ambiance. Je vois la tête de mon homme se décomposer. Et là, on part pour la 1e salve de RALC, avec en tête « oh ça va tu vas pas te vanter juste parce que t’as enfin trouvé comment ça marche ». (Car le mec en question se vantait d’avoir fait tout le boulot…).

Ca parle ensuite mariage (le notre, et celui à venir du 2e couple mais en 2019), la meuf enceinte nous dit qu’elle ne sait pas si elle pourra venir vu que la date d’accouchement est prévu début juin (comme notre mariage), mais que si avec un peu de chance elle accouche un peu avant elle pourra peut-être venir. Je rigole un peu jaune, lui dit clairement qu’à mon avis même si c’est le cas et qu’elle a accouché 2 semaines avant, elle sera probablement pas en état. Mais ils continue à rigolo sur comment s’organiser avec le bébé pour venir (nan mais juste venez pas quoi….). Ensuite, on switche sur le mariage de l’autre couple, RALC en or de la meuf enceinte « ah ben si ça se troue d’ici là ça sera toi qui pourra pas venir/pas boire » je marmonne un truc « ah ben quand même d’ici là ».

Echec et mat, fin du round 1, l’homme craque en entendant cette phrase et se lève pour partir (on est à l’apéro). Je vais le voir devant la porte d’entrée car il est près à partir comme ça, sans rien dire aux gens. Je discute un peu avec lui, du coup les autres viennent et il dit qu’il se sent mal qui a probablement la gastro et qu’il préfère rentrer.

Je me retrouve donc plantée là (parce que c’est dur de simuler une gastro à deux exactement au même moment…)

Ca revient souvent sur la grossesse, de ce qu’elle ne peut pas manger, que c’est elle qui conduit pendant un an (vu qu’elle peut pas boire) du coup le pacte c’est que lui doit conduire l’année d’après. Bref moment très agréable…

Puis je ne sais plus exactement ce qui est dit, mais l’autre nana (celle qui va se marier), qui dit « nan mais faut pas non plus trop insister, on sait jamais, on a un couple d’amis, on les charriait tout le temps pour savoir quand ils s’y mettraient, et un jour la femme a répondu en sanglot que ça faisait 3 ans qu’ils s’y mettaient… »

Moment d’hésitation, qu’est ce que je fais, je balance nous aussi ça fait 3 ans ?

La meuf enceinte renchérit « oui c’est vrai on sait jamais, quand ça fait très longtemps que le couple est ensemble et qu’ils n’ont pas d’enfant y a toujours un risque »

J’évite son regard, je ne sais pas si elle perçoit mon malsaise, je ne pipe pas mot. Je décide de ne rien dire, car l’homme n’est pas là, je ne sais pas s’il serait d’accord que j’en parle, et je ne veux pas balancer ça et fondre en larme au milieu du repas.

Un des mecs rajoute  » comme ça le fout mal quand on t’annonce ça quand même en pleine soirée ».

Voilà, pas de doute, après cette remarque je ne peux rien dire.

A un autre moment en parlant de chat, elle nous dit que c’est chiant, qu’elle n’est pas immunisé conte la toxoplasmose alors qu’elle a côtoyé des chats depuis toujours, je suis étonnée, je dis « ah c’est bizarre, moi aussi mais je suis immunisée « . « Ah bon tu sais que t’es immunisée ?  » …. Je fais une petite diversion sur la chiantise de ne pas être immunisée, mais elle a trouvé ça bien bien louche que j’ai cette info sachant qu’à part pour la grossesse/désir de grossesse, c’est pas la prise de sang que l’on fait vraiment….

Passé ces moments, plus de RALC trop horribles, mais j’ai qu’une hâte, rentrer chez moi à la fin du repas qui s’éternise.

BONUS POINT : petit détail qui a son importance tout de même dans le malaise approfondis de cette annonce et pour la suite, car oui il n’est que 16h30 à ce moment, mon dimanche n’est pas fini :/ : le futur papa, V., c’est mon ex. Mon tout 1er copain avec qui j’étais quand j’avais 12-13ans, pendant un peu plus d’un an. C’était aussi un très bon ami à mon homme au collège et lycée, c’est d’ailleurs par lui que nous nous sommes rencontré.Si l’on était pas resté amis, je ne serais probablement pas avec l’Homme aujourd’hui.

Alors oui, déjà assister au mariage de son 1er copain il y a un an et demi, c’est un peu étrange. même si à l’époque j’avais répondu à l’homme « ben non c’est pas bizarre, c’était y a tellement longtemps, on était des gamins, ça compte pas » pour éviter des problèmes conjugaux ^^ Oui même si on s’est éloigné avec le temps (et ses copines et mon homme qui n’appréciaient pas qu’on soient trop amis), même si je n’ai aucun sentiment pour lui et  que sa calvitie ne peut plus être cachée, ça a quand même étrange.

Alors vous imaginez l’annonce qu’ils vont être parent, ça fait tout bizarre. Même si à aucun moment je me suis dit « ça pourrait être moi ». Non, car si je n’étais pas avec l’Hmme, clairement je ne serais pas avec V. Et j’aurais peut-être aussi des problèmes de fertilité vu que les causes sont un peu floues chez nous.

Pourtant, quelle fut ma surprise en rentrant que l’homme soit extrêmement désagréable (il ne m’a même pas demandé comment c’était passé le repas), me fasse limite la gueule parce que j’avais réussi à rester (j’avais difficilement le choix). et que ça le rendais mal parce que c’est mon ex qui va être papa. J’ai essayé de lui dire, qu’un ex de quand on a 11ans ça compte pas vraiment (ce à quoi il m’a rétorqué « t’avais 14 ans quand on s’est mis ensemble, je dois en conclure la même chose? »), et que comme dit, même si je n’étais pas avec lui, dans aucune configuration je serais avec V. actuellement.

Il m’a dit qu’au moment où j’avais la perche tendu j’aurai du raconter nos problèmes comme ça ça aurait été fait, qu’il préférerait que je fasse ça quand il est pas là…. euh ouais enfin c’est pas facile pour moi non plus ! Et qu’il ne voulait plus voir ces gens, car on a plus rien en commun, etc…. bref c’était totalement incompréhensible sa réaction, il a réussi à ressortir pleins de soucis et à me faire pleurer, alors que jusque là j’avais plutôt bien réussi à encaisser la journée. Toujours cette impression que quand il va mal, il essaye de m’enfoncer plus profond que lui… je ne comprend pas trop ça…

On a arrêter de se parler pendant 1h, et il a enfin réussi à de nouveau être normal et pas me prendre le choux pour tout et n’importe quoi… Pendant ce temps-là j’ai décoré le sapin, pour penser à autre chose… tu parles d’un super moment en famille la décoration du sapin….

Super dimanche quoi….. allez J-4 avant des petites vacances. Bonne semaines à toutes (et à tous ?)

 

The Good, The Bad and The Ugly

Un titre de film pour résumer la semaine dernière et surtout cette semaine

Du bon, du mauvais, des sentiments pas toujours très beaux. Ca s’équilibre plus ou moins, ce qui fait que mon cerveau ne sait plus si je dois être heureuse ou triste (je dois pleurer de joie peut-être ^^).

On va commencer par le positif : trouver ma robe de mariée du 1er coup; réussir à avoir l’horaire voulue pour la cérémonie civile (c’était pas gagné dans notre mairie, ce sont eux qui attribuent les horaires). On a retrouvé un traiteur (après que le 1er ait du abandonner le projet suite à des soucis de son côté). Le mariage avance, et c’est du positif.

Le chéri a eu un CDI dans son travail actuel, qui lui permet de se libérer un jour dans la semaine pour développer sa boite. C’est cool, on gagne un peu en tranquillité d’esprit même si c’est pas le boulot de ses rêves. Au moins il y a une certaine liberté.

Et sinon, notre voiture a rendu l’âme. Donc c’est un peu problématique, faut qu’on en retrouve une rapidement, c’est un peu galère dans cette période pré-noël et pour faire les courses, aller voir notre famille, etc…

Et puis, les points noirs, l’avalanche de naissance en 7 jour. Bon ok j’exagère, 3 naissances. Mais ça fait beaucoup pour mon petit cœur d’infertile.

  • La 1e annonce la semaine dernière : le meilleur ami de mon homme qui devient tonton. Oui c’est éloigné de nous en soit, mais il en a beaucoup parlé, et surtout, cette petite fille a le nom qui est n°1 sur notre liste…. Du coup c’est surtout ça qui a été un peu compliqué (surtout que c’est pas un prénom super fréquent).
  • La 2e annonce, la plus difficile, j’y reviendrai plus bas, mon amie L. qui a accouché d’une petite fille. J’ai reçu le message d’annonce lundi matin en arrivant au boulot, pour bien commencer la semaine.
  • La 3e annonce, lundi soir (2 dans la même journée, sérieux ?????) une amie très proche qui est devenue tata (pour la 3e fois). Forcément deux dans la même journée c’est un peu dur quand même.

Ca pleut des bébés sauf pour moi (nous) en fait…

Revenons à la 2e annonce. En prévision de cette naissance, nous avions décidé du cadeau à faire avec mon autre amie A. Pour m’éviter des souffrances inutiles, j’ai passé commande (une sortie de bain trop choupi avec une capuche avec des oreilles de lapin) via le fameux site de commande le plus usité du monde.

Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu, ce site a en ce moment environ 1 semaine de délais rien que pour préparer les commandes, et donc je n’aurais pas du tout ce colis a bon moment. Bon allez, direction les magasins pour en trouver un.

Je me suis tapée 4 magasins, au bord des larmes à la fin, et je n’ai même pas trouvé le foutu cadeau. Plus jamais je remet les pieds dans un magasins de vêtements pour enfant si ce n’est pas pour le mien. Plus jamais….

Et ensuite pour pouvoir visiter mon amie à la maternité (ouais je suis sado-maso), j’ai du prendre une aprem’ de congé pour me faire torturer. En même temps c’était ça et je pouvais y aller avec A., ou alors j’y allais toute seule. Et je ne me sentais pas du tout du tout de taille à affronter ce moment toute seule.

Finalement la visite s’est passée moins horriblement que je pensais. Bien-sûr j’ai badé un peu en continue du lever au coucher hier, mais la visite en elle-même a été plus supportable que prévue.

Ce qui me fait un peu peur. Ai-je perd toute sensibilité en me faisant une carapace ? suis-je devenu psychopathe ? Avant j’avais envie de chialer dès que je devais passer un moment avec un enfant (connu ou inconnu, c’était tout aussi horrible en famille que dans une salle d’attente par exemple). Mais depuis quelque temps, même si je ressens un pincement au cœur, je ne dois plus trop me retenir de pleurer.

On va pas se mentir, le fait que L. ne m’ait pas mis la petite dans les bras a grandement aidé. Aucune RALC n’a été dite. Elle a d’ailleurs eu la gentillesse de ne pas envoyer de photo de la petite par SMS alors qu’elle en a envoyé une à A.

Et puis on va pas se mentir, sa gueule de déterreé à cause de nuits blanches depuis 4 jours, la petite qui pleure dès qu’on la pose, les difficultés et douleurs liées à l’allaitement…. et ben en fait sur le moment ça m’a pas vraiment donné méga envie d’être à sa place XD. Bon après quand je l’ai vu parler à la petite quand elle était réveillée c’était déjà plus touchant. Mais heureusement pour moi, elle a quasiment dormi tout le temps de la visite (on est resté 2h…. je sais pas comment j’aurais fait si ça c’était mal passé).

 

Voilà, mon humeur du moment, entre blues et contentement, cela varie suivant le moment de la journée et du jour de la semaine. Je crois qu’au final le plus dur ce n’est même pas les naissances, mais la période de Noël, comme beaucoup d’entre nous…

 

Après le refus de mon homme de passer Noël juste à deux, j’ai pris le contre-pied : vivre Noël à fond. Cette année je m’autorise une plus grande déco de l’appartement, un pyjama sur le thème de Noël, un renouvellement des décos pour le sapin (même si le sapin géant dont je rêve attendra encore), films de Noël le dimanche matin sous un plaid en buvant du thé de Noël, calendrier de l’avent maison, célébration de la St Nicolas (en Alsace on fait un repas avec du chocolat chaud au lait d’amande, des manalas (brioches en formes de bonhomme) et des mandarines )

Du coup mon cœur balance aussi, entre la joie de ne plus me réfréner, de ne plus attendre l’enfant pour vivre ce dont j’ai envie. Mais à coté la tristesse tout de même de ne pas partager ça. Pour moi Noël est très lié à des moments joyeux en famille dans mon enfance (sachant qu’après les relations se sont dégradées avec ma famille). Et ça me fait mal de ne plus pouvoir vivre des moment comme cela en le transmettant, sachant que mon homme n’y met pas du sien, il n’a pas du tout l’esprit de Noël, même s’il pense que ça changera le jour où on aura un enfant (comment enfoncer le couteau dans la plaie).

Mais ainsi va la vie, je vais continuer à me réapproprier cette fête petit à petit, ce weekend ce sera atelier bredalas petits gâteaux avec l’homme.

Qu’importe ce que l’avenir nous réserve, nous arriverons à être heureux, j’en suis persuadée.