Envisager les fêtes de fin d’années

Voilà, avec le temps moche , la nuit qui arrive bien trop tôt, et les films de Noël qui débarquent à la TV, je commence à réfléchir aux fêtes de fin d’années, mais surtout à celles de Noël.

Autant pour le nouvel an, même si je sais que le coup de blues sera là, cela ne me semble pas insurmontable de le passer avec notre bande de potes comme chaque année. (Faudra juste que je surveille ma consommation d’alcool pour ne pas trop bader/que je demande aux gens de me surveiller et me faire chier – quand je suis triste j’ai tendance à trop boire en soirée, et ça me rend encore plus triste – même si depuis la mort de S. ça n’est arrivé qu’une fois, car justement on a fait très attention à l’alcool depuis, sachant que ça peut être vite piège dans cette période)

Quel est la bonne solution  pour Noël ?

J’ai besoin de vos témoignages, si vous avez vécu un deuil (comme moi d’un enfant, mais aussi d’autres deuils) ou une fausse couche.

Qu’avez vous fait et comment avez vous vécu le premier Noël ?

 

A l’heure actuelle je ne me sens pas du tout de le passer en famille. Car je vais être extrêmement triste et en décalage avec tout le monde, que je leur en voudrais s’ils passent un bon moment. Et je ne vois pas de côté réconfortant à être avec eux pour ce moment.

Et puis j’ai cette impression que je n’ai rien à fêter cette année. Étant athée, pour moi Noël est vraiment une fête familiale, un moment pour se retrouver. – mais cette année cela n’a pas de sens sans S.

Je ne dis pas que cela sera pareil chaque année, que je ne voudrais plus jamais fêter, pas du tout. Mais cette année je ne le sens vraiment pas.

Alors je sais que cette décision, si elle se confirme, va être dure à faire accepter a nos familles. Je connais ma mère, elle va encore me faire du chantage affectif.

La question est de comment passer ce Noël … Ne rien faire ? Je ne suis pas sûr que ce soit la solution non plus. Partir en escapade tous les 2 ? Pour le moment une de mes alternatives préférées…

25 octobre 2019

Il y a un an, j’entrais dans une chambre d’hôpital en attente de me faire ponctionner.

Il y a un an, pour la première nos gamètes se rencontraient grâce à l’ICSI.

Il y a un an, la courte vie de S. débutait.

Mais avec lui aussi deux autres embryons, congelés à J5, et qui nous attendent. Assez étrange de se dire que des cellules qui ont commencé leur évolution en même temps peuvent ensuite subir un si gros décalage temporel. Il y a quelques jours, nous avons reçu le courrier nous demandant ce que l’on voulait faire de ces deux restants, car effectivement, cela faisait 1 an (bien évidemment on les conserve).

Mais surtout hier, comme pour boucler la boucle en cette veille de date anniversaire, nous avons réceptionné notre livret de famille rempli, avec le nom de notre fils inscrit dedans – il aura désormais une place officielle dans notre histoire, dans notre famille.

15 octobre

Aujourd’hui c’est la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

En ce jour particulier, j’ai fait mon « coming-out » Instagram. Pour toutes les personnes à qui nous n’avions pas encore annoncé la grossesse et à qui s’était trop difficile d’annoncer la mort de notre fils en même temps. Pour les personnes plus éloignés, qu’elles ne gaffent pas si un jour on les croise. Et pour que justement les gens sachent que ça n’arrive pas qu’aux autres, et que ce deuil est difficile.

Et car ça m’a semblé important surtout de partager un mot ce jour là.

Je vous publie ici ce mot.

Et en ce jour particulier, je partagerai avec vous le nom de mon fils, car ce message s’adresse aussi à lui. (Merci de ne pas le mentionner en commentaire si jamais, car je l’effacerai dans quelques jours)


 

Parce que la peine ne se mesure pas au nombre de semaines ou au vécu d’un bébé mais à la grandeur du rêve que portaient ses parents…

Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres.

Parce que la réalité est que je vais passer ma vie à imaginer ce que la tienne aurait été.

Parce que tu nous as quitté avant même que certaines personnes aient le temps d’apprendre ton existence.

Parce qu’il nous a fallu un instant pour t’aimer, mais que l’éternité ne suffira pas pour t’oublier.

Parce qu’il ne se passe pas un jour depuis mars où je ne pense pas à toi.

Parce que les mois passent mais la douleur reste.

Parce qu’à jamais tu resteras notre fils ♥️

Le temps d’une révolution

J’appréhende beaucoup la période à venir. Car c’est le début des dates anniversaires qui arrivent. Bien évidemment on commencera par des anniversaires de moments plutôt heureux, qui auront un goût bien mélancolique. Pour finir en mars avec la douleur à l’état pur.

 

J’ai toujours aimé l’automne pour ses couleurs, ses balades en forêt, l’arrivée de mon anniversaire. Et l’hiver pour l’ambiance de Noël, qui me remémore des bons souvenirs d’enfance (même si cette période est plus ambigu depuis la PMA).

Puis cette période a commencé à se remplir de moments moins sympa à se rapeller avec le temps qui passe, notamment l’arrêt de la pilule en octobre 2014 – 5 ans maintenant….

Cela va être la 2e année où je ne fêterai pas vraiment mon anniversaire la semaine prochaine – alors qu’avant j’adorai faire une soirée et recevoir tout le monde chez moi.

L’an dernier car j’étais en pleine stimulation de FIV, donc bien trop fatiguée (puis le weekend d’après plus d’alcool pour cause de couvade). Et cette année… Et bien le cœur ne m’en dit pas du tout. Car justement cette année cela aurait dû être bien différent.

J’ai l’impression de rentrer dans une période de déjà vu, de vivre un an en arrière. Sensation très désagréable.

J’ai peur des dates anniversaires à venir, les plus marquantes car emplies de joie l’an dernier.Les prochains mois vont en être remplis. Et cette tristesse sourde de mélancolie commence à m’emplir à nouveau.

Timeline octobre 2018 – février 2019

25 octobre – ponction

28 octobre – transfert

Halloween – j’ai l’impression d’être une imposture à ne pas boire d’alcool au bar.

12 novembre – anniversaire de mon père – prise de sang positive, une soirée irréelle mêlée d’incrédulité, de joie, de peur.

12 décembre – 1e rencontre, 1er fois où l’on entend son cœur battre, qui devient à ce moment le plus beau son du monde…

Noël qui a une saveur bien plus agréable

Janvier et les galettes des rois suivies d’annonce officielle. L’écho T1 qui se passe à merveille avant cela. On attend un garçon.

Février et le festival de Gérardmer où je n’ai plus à cacher ma grossesse et où nous commençons à y croire pour de vrai, l’homme qui fête ses 29 ans, en se disant que ça y est, il sera bien papa avant ses 30 ans.  Les semaines perdues à préparer le voyage de noces, en espérant aller voir des aurores boréales. Ce voyage est censé être un tournant dans notre vie, à notre retour on prévoit de commencer à préparer l’arrivée de notre fils. Le tournant aura bien lieu, mais pas dans la direction attendue…

La félicité avant la chute.

 

Débrief RDV PMA

Le miracle a donc bien eu lieu, nous avons eu RDV avec le Dr Hibou aujourd’hui !

Qui plus est via le service PMA (et pas en consultation classique) du coup on a rien payé (d’habitude c’est dans les 90€ à avancer). Et vu que ce n’était pas une plage de consultation normalement, et bien on a seulement attendu 10 min au lieu des 2h habituelles. Après la galère pour obtenir ce RDV, ça fait du bien !

Du coup Dr Hibou reprend notre dossier depuis le début, on lui donne les documents supplémentaires, et pour une fois elle a bien reçu la lettre de l’immunologue (miracle, à chaque fois ils perdaient les courriers au secrétariat…).

Juste des sérologies à refaire, mais sinon elle ne pense pas que c’est utile de refaire hystéroscopie ou hystérographie vu que tout était normal, et qu’il n’y a pas eu de problèmes suite à l’accouchement.

On confirme donc la prise d’aspirine pour le TEC, dès la prise de progestérone (normalement 48h après l’ovulation si je ne me plante pas) et non pas le jour du transfert vu que c’est un J5.

Ensuite elle me demande si ce TEC on le fait sur cycle naturel, vu qu’on a jamais abordé la question.

Donc là je réponds que je ne préférais pas vu que j’ai toujours des spottings, et ce n’est pas le cas sous traitement hormonal.

Elle me dit « oui vous n’auriez pas l’esprit tranquille ». Du coup on part sur un TEC sur cycle substitué (des patchs et pas des piqûres, ça va du coup).

Puis elle tique et ré-aborde la question des spottings…. Et finalement veut tout de même refaire une hysteroscopie pour vérifier que tout est ok….

Voilà donc je gagne un examen supplémentaire pas super agréable 😓 je m’en suis un peu voulu d’avoir parler des spottings du coup vu que ça retarde tout d’un bon mois au moins… Mais bon mieux vaut tout vérifier avant de se lancer me direz-vous.

Je dois donc prendre la pilule dès mes prochaines règles (vers le 20/10), pour pouvoir la passer plus facilement. Je n’ai pas réussi à avoir le secrétariat pour prendre RDV à l’hôpital (je rappellerai demain, à mon avis personne bosse le mercredi aprem…).

En fonction des délais annoncés, je verrai avec mon gynéco habituel. J’ai déjà appelé pour connaître les prochains créneaux, on serait sur début/mi-novembre. Ça va encore, mais y’a un dépassement d’honoraires de 100€, non pris en charge par la multuelle 😒 je l’avais payé la dernière fois pour ne pas attendre plusieurs mois.

Et une fois cet examen passé, on pourra officiellement s’inscrire sur la liste d’attente pour le TEC. D’après le Dr Hibou, vu qu’il y a Noël peu après le moment où l’on pourra s’inscrire, on devrait plutôt tabler sur un transfert en janvier-février…

Comme d’habitude, faut pas être pressé…

EDIT : RDV le 12 novembre pour l’hysteroscopie, c’est pas trop horrible comme délais.