« Peut-être que tu devrais voir quelqu’un » partie 3 – le choix du psy

Le choix du psy est important :

N’hésitez pas à changer de psy si le feeling ne passe pas bien. Il faut trouver une relation qui vous convienne.

Mon premier psy ne parlait jamais, il y avait beaucoup de silences gênant, il ne m’amenait jamais dans une direction ou une autre, ne donnait pas de piste de réflexion. Il me laissait faire le boulot totalement toute seule. Il m’a forcé à trouver moi-même les réponses à mon mal-être, enfin c’était plutôt à mettre des mots dessus. Je pense qu’à l’époque j’avais besoin mener cette réflexion personnelle et c’est pour ça que je suis restée chez lui, même si je n’étais pas toujours à l’aise.

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Pour ma nouvelle psy, j’ai demandé conseil à ma médecin traitant qui est géniale. Je lui ai parlé de ma précédent expérience, et de cette approche qui ne me convenait pas pour mes problèmes actuels. Elle m’a très bien conseillé. Elle m’a donné une liste de contacts, avec une  « préférée », et c’est celle que j’ai contacté. Ma nouvelle psy fait un peu de tout. Elle me donne des piste de réflexion, me laisse parler en continu quand j’en ai besoin, pose des questions pour que j’aille au fond de mes pensées. Parfois c’est elle qui choisi un peu le thème de la séance quand elle veut qu’on explore un point qu’elle a noté la fois d’avant. Elle donne son avis personnel aussi. Au final nous avons souvent des discussions, ce n’est pas que dans un sens, ce n’est pas que moi qui parle.

Après c’est à vous de voir quel psy vous convient le mieux.

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Après une séance efficace chez ma psy

 

Psychiatre ou psychologue ?

Je n’ai testé que les psychiatres. Et c’est je que je vous conseille pour votre porte-monnaie. Avec un psychiatre, les consultations sont remboursées par la sécu, contrairement aux psychologues (qui lui peut-être remboursé avec votre mutuelle, mais c’est rare avec celles de bases, et en général le nombre de séances remboursés par an est assez limité).

Un autre avantage, le psychiatre peut vous prescrire des arrêts maladie et des médicaments pour voir la vie en rose si lui ou vous trouvez ça nécessaire à un moment donné. Ce n’est pas négligeable en PMA, où il peut nous arriver par moment de craquer, et l’où on est clairement pas en état psychologique d’aller travailler.


 


Voilà, c’est la fin de cet article/dossier !

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« Peut-être que tu devrais voir quelqu’un » partie 2 – quand on attend trop longtemps – flashback

Pourquoi ne pas attendre trop longtemps avant de consulter ?

Et bien mon homme a attendu trop longtemps, et la situation a été très compliquée à gérer ensuite. Petit flashback printemps/été 2016 chez Nirnaeth :

Mon homme refusait de consulter un psy quand il a appris que le problème majoritaire dans notre cas était la mauvaise qualité de son sperme. Il a commencé à sombrer, de plus en plus. J’étais impuissante face à cette tristesse mais aussi cette rage. Il a commencé à avoir des idées sombres. Oh il ne me l’a pas tout de suite dit, mais bon on ne me l’a fait pas à moi qui ai eu ces idées là il fut un temps. Il s’enfonçait toujours plus, mais refusait de voir un psy. Pour lui, juste parler n’allait rien changer à ses problèmes, donc c’était inutile. Pour lui, la seule solution pour aller mieux c’était qu’on ait enfin un enfant, mais que sinon il n’irait jamais mieux. Je ne compte même pas le nombre de fois où je lui ai demandé de consulter. Ce n’était pas des paroles génériques en l’air, il savait à quel point consulter un psy m’avait aidé dans le passé, il avait été témoin des bienfaits pourtant. Mais rien à faire.

C’est très dur à vivre quand la personne à qui on tient le plus nous parle de mettre fin à ses jours. On se sent impuissant. Dès que je partais, j’avais peur de ce qui pouvait se passer. Il y a un moment où j’ai du lui confisquer ses clés de voitures, car j’avais compris que c’était là son idée de passer à l’acte, conduire et se fracasser contre un mur. Il y a des jours où j’ai failli le faire interner de force tellement j’avais peur pour lui.

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A ce moment là, il n’avait parlé à personne de nos problèmes, et refusait catégoriquement de « l’avouer » à des amis ou même la famille. Quand enfin j’ai réussi à lui en faire parler à une ou 2 personnes, le déblocage a un peu commencé. Au bout d’un moment il a enfin accepté de consulter.

Et depuis, malgré ses a-prioris et préjugés, il va mieux. Ce qui est assez drôle, c’est que le psy lui a ressorti beaucoup d’arguments que je lui disais. Dans ma bouche il refusait de les entendre, parait que je disais n’importe quoi. Mais quand son psy lui disait les mêmes propos c’était une révélation^^ comme quoi, rien que parler à une personne extérieure, étrangère, peut totalement changer la donne.

Il n’y va plus, même si je pense que de temps à autre une séance lui ferait encore du bien. Il a réussi à remonter la pente. Bon il gère toujours aussi mal l’annonce des nouvelles pas cool (il est borderline, donc y a pas de miracle). Mais il n’a plus d’idées suicidaires, et la vie quotidienne est revenue à la normale.


 

Oui la PMA et l’infertilité sont des épreuves, mais non, nous ne sommes pas obligés de les vivre au fond du gouffre.

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Alors je pense que si vous vous posez juste la question « Est-ce-que ce serait bien de voir un psy », et bien allez-y et voyez par vous même. Ne pas attendre l’urgence. Evitez vous une descente aux enfers.

« Peut-être que tu devrais voir quelqu’un” partie 1

Ca fait quelques temps que cet article est dans mes brouillons, et j’ai un peu hésité à le publier. Et puis je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de parler de ma propre expérience sur le sujet, alors j’ai appuyé sur le bouton.

Ce sera un article en 3 parties car il était un peu trop long sinon


Quand on arrive en PMA, suivant notre parcours cela ne va pas de soi de consulter un psy. Et les gynécos n’en parlent pas forcément, le mien n’a jamais évoqué le soutien psychologique depuis le début de notre parcours. Il s’attache uniquement au physiologique, peu importe les conséquences de tout ça dans notre tête. Et d’ailleurs cette approche un peu froide et indifférente peut faire mal ou nous révolter.

J’ai l’impression qu’un tabou autour de la consultation d’un psy persiste. Les gens n’osent pas trop dirent qu’ils consultent, comme si c’était une tare.

 

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Ta vision du psy avant d’y être allé pour la 1ère fois

 

Il y en a peut-être parmi vous qui hésitent, alors pourquoi pas donner mon avis sur la question, par rapport à mon expérience personnelle. Quant aux autres alternatives qui peuvent aider (type acuponcteur, ostéopathe, etc…), et bien je  n’ai pas encore testé, même si l’acuponcteur me tente bien.

Je pense qu’un soutien psychologique est à recommander, car même si par chance on arrive à parler de nos problèmes d’infertilité et de PMA à notre conjoint, notre famille, notre entourage, et bien ce n’est pas la même chose. Bien-sûr cela peut faire peur si l’on n’a jamais été chez un psy auparavant. Pour moi c’était différent, je voyais ça comme un échec, puisque j’y avais déjà été pour d’autres soucis et j’avais par la suite réussi à aller mieux et passer à autre chose. J’ai donc mis du temps à y retourner pour la PMA, quand vraiment je commençais à sombrer. Mais en n’attendant pas de sombrer trop profondément, on peut s’éviter des souffrances, et je pense au final qu’il n’est pas forcément bon d’attendre (même si en général c’est ces périodes là qui entrainent le déclic dont on a besoin pour oser se lancer).

Un de mes arguments pour ne pas y aller était aussi le manque de temps. Avec la PMA j’ai déjà l’impression de passer mon temps dans les cabinets médicaux. Je n’avais donc pas encore envie de me rajouter un RDV dans la semaine et dans mon planning déjà trop chargé. Mais au final, il ne faut pas prendre le psy comme un RDV médical, le ressenti n’est au final pas du tout le même. Prendre le temps d’aller chez le psy, au final ça revient à prendre du temps pour soi. Et ça c’est essentiel.

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Bienvenue dans la résidence secondaire de Nirnaeth

 

Consultez un psy, ce n’est pas passer son temps à y parler de PMA et infertilité. Au final on peut passer plusieurs séances à parler d’autres choses. Cela permet de faire de l’ordre dans sa tête. Parfois notre tristesse face à notre ventre vide trouve aussi une résonnance dans notre passé, à laquelle on n’avait pas pensé. L’échec peut aussi s’entremêler à pleins d’autres domaines de notre vie, et c’est la globalité qui au final nous fait souffrir.

Pour moi au final le psy, c’est un peu comme faire un grand nettoyage de printemps dans sa tête. Ca permet de faire du rangement dans ses idées, de se débarrasser de choses inutiles. On découvre ou redécouvre des choses qu’on avait enfoui, mais qui impactaient pourtant quand même notre quotidien.

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Une séance banale chez le psy

 

Alors oui, ce n’est pas la solution miracle. Cela ne veut pas dire qu’on ne sera plus jamais triste. Mais c’est un espace qui nous permet d’exprimer notre tristesse, nos doutes, nos remises en questions. Et cela peut aider à un peu lisser la douleur, à apaiser le feu. Cela peu aussi nous apprendre à gérer la tristesse et les mauvaises nouvelles, pour qu’elles nous fassent un peu moins mal quand elles arrivent.

Quelques nouvelles du fond de mon canapé

J’ai été un peu moins productives ces derniers jours, pas que je n’ai pas eu le temps d’écrire, mais plutôt dans une tentative de me vider la tête.

Suite à mes résultats d’AMH pourrie, j’ai rappelé ma nouvelle psy pour avoir un 1er RDV plus tôt, j’ai eu donc mon 1er RDV vendredi dernier, et le 2e ce matin. Et du coup pour que je reprenne du poil de la bête, elle m’avait mise en arrêt maladie cette semaine (donc la semaine précédente où j’étais déjà en arrêt à cause de ma bronchite, qui n’est d’ailleurs toujours pas guérie). Et du coup, ce matin elle m’a encore prolongé d’une semaine. (vu que mes règles sont prévues pour ce week-end/début de semaine, je ne me vois pas affronter ça au travail). Là c’est sûr, mes collègues vont penser que je suis vraiment mourante ^^

Cette semaine m’a fait un bien fou (ça comptait pas semaine dernière vu que j’était au fond de mon lit en essayant de retenir mes poumons à l’intérieur de moi-même), j’ai passé mon temps à regarder Netflix pour me vider la tête (j’ai regardé 2 saisons et demi de Gossip Girl, oui le but est de ne pas réfléchir), et franchement comme médicament ça marche bien. Le mot de la semaine : ne penser à rien.

Bon j’ai tout de même eu quelques rappels à la réalité, notamment mercredi où je devais passer un scanner des sinus, et du coup je l’ai joué honnête à la question « y a t’il un risque que vous soyez enceinte » ben oui ça fait 2ans que la moitié du temps j’ai ce « risque », mais bon faut bien que je fasse des examens moi Monsieur, mais si on parle franchement le « risque n’est pas très élevé « euh oui » « vous avez du retard » « non pas encore » « vous devriez faire une prise de sang » « oui mais ça n’aurait servi à rien vu que c’est trop tôt » « bon ben reprenez RDV quand vous saurez »….. J’ai donc appris que pour un scanner, on peut pas du tout s’il y a un risque de grossesse, c’est pas comme les radios où ils peuvent nous mettent un tablier de protection. Et même en fait c’est que dans le cas où la grossesse est avéré et que l’examen est extrêmement important/urgent. SAUF QUE on aurait pu me le dire au téléphone quand j’ai pris RDV ! quand j’avais fait une IRM il y a 2 ans, on m’avait tout de suite préciser au téléphone et si jamais y avait un risque, il fallait faire une prise de sang absolument, sinon c’était annulé. Mais bon je ne regrette pas d’avoir été honnête, car en cas de règle, j’aurais toujours eu ce doute « et si le scanner avait tout fait foiré ».

Bref cet épisode m’a rappelé ma situation, j’ai chialé en rentrant, alors que tout ça n’était pas dramatique en soi. Et je me suis dit que je vais galéré à faire cet examen vu que les RDV sont pris en général 3 semaines/1 mois à l’avance, donc va falloir estimer une date en 1e partie de cycle (en cas d’échec de cette IAC bien-sûr).

Et sinon j’en suis à 10 DPO, l’attente commence à être horrible. Une partie de moi n’y crois pas du tout avec ce cycle étrange qui a mal débuté, et en plus j’ai des douleurs (enfin plutôt sensations désagréables) depuis le début de ce cycle, et ça ne s’est pas vraiment interrompu (d’habitude c’est annonciateur des règles, 2-3 jours avant, mais vu que c’est en continu, c’est pas interprétable). Je me dis toujours, si je note rien de différent, c’est pas bon signes. Ben le « problème », c’est que ce cycle est différent, et que depuis l’ovulation, je n’ai eu aucun saignement anarchique, ce qui n’est pas arrivé depuis….  je ne sais plus…. Même les 3 mois où j’ai pris de la progestérone au printemps dernier (comme ce mois-ci), j’avais tout de même eu des spottings. Mais bon, je me dis que faut pas se faire de film, et que de toute façon vu que j’écris cette phrase dans cet article,ce soir j’aurai surement des spottings ^^

Bref je retourne à mon psychottage et mes séries débiles. A bientôt pour le verdict.

IAC2 (ou pas, enfin peut-être) : RDV de suivi de cycle, ras-le-bol et coup de blues

Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête depuis vendredi soir. Je crois que cet article risque d’être un peu long, j’ai beaucoup de choses à dire.

Partie I : RDV gynéco

Je vais commencer par ce RDV de suivi de cycle chez mon gynéco vendredi. Bon déjà les saignements ont enfin cessé le vendredi, après 16 jours. Mais du coup ça a décalé mon cycle de 4 jours d’après l’écho de contrôle. Donc mon ovulation tombera pile-poil quand je serai en formation…. Le gynéco vérifiera encore lundi matin pour qu’on soit sûr, vu que c’est décalé mais bon vu comme ça s’annonce, c’est un cycle dans le vent. Et bon dans la lignée de mon article précédent, il n’a même pas daigné de s’intéresser à ces saignements de 16 jours. Alors perso je pense clairement que c’est cette piqûre pour déclencher l’ovulation (sur cycle sans stimulation) qui m’a totalement déréglé. Mais même si c’est ça, il aurait pu le dire. Mais non, rien, nada, aucune explication, ça ne lui importait pas. A ce stade, je crois que je n’ai plus aucune confiance en lui.

Puis on débriefe avec M. le compte-rendu de l’échographie de la prostate, avec la lettre de compte-rendu. Enfin débriefer est un grand mot, il a lu la lettre, entouré les mots qui l’intéresse puis a sorti son carnet d’ordonnance. Il oublie que le compte rendu, on ne reçoit pas de copie en tant que patient en général. Donc le gynéco lui prescrit un traitement de choc à base d’antibio, je ne comprends pas trop. En sortant, je vois que M. n’est pas trop bien, du coup je lui demande ce qui se passe, et en fait il a vu sur le compte-rendu que le mec de l’échographie ne lui avait pas tout dit. Il lui avait dit que c’était rongé à cause de l’ancienne infection. Mais sur le compte rendu la conclusion indique que l’échographie est compatible avec une infection un peu généralisé de la prostate et glandes séminales et tout et tout. Et il n’y a pas marqué « ancienne infection », mais bien infection, genre c’est encore en cours. Je ne comprends pas trop pourquoi il ne lui a pas dit ça…. mais bon je me dis qu’on demandera aussi l’avis au RDV PMA de lundi, quitte à voir si il peut consulter un spécialiste de la prostate, pour mieux comprendre tout ça, et éviter que ça s’aggrave. Mais MINCE pourquoi les spécialistes ne nous disent pas tout en face ??? on sait ça juste parce que M. a eu le bon sens de lire le compte-rendu à l’envers en même temps que le gynéco. Et vu qu’on a le RDV PMA, le gynéco nous a passé la lettre pour la photocopier et la mettre au dossier, donc on a pu la lire. Sinon on ne l’aurait même pas su….. Bref j’ai de moins en moins confiance dans les médecins.

Partie II : la prise de tête

En sortant on discute avec M. il est faché/triste à cause de cette nouvelle qui a été cachée, mais aussi in s’énerve parce que on va rater le moment de l’ovulation ce mois-ci. Je lui explique que bon, moi aussi ça me fait chier déjà, et ce n’est quand même pas de ma faute si j’ai une formation ! (qui en plus me fait déjà chier car je loupe un concours que je voulais passer en vue d’une reconversion, donc elle tombe vraiment mal mais pas moyen de la décaler.), et il ajoute qu’en plus au cycle d’après on sera probablement à l’étranger donc ça reporte à avril les IACS

Alors je lui précise que de toute façon, il y a une chance qu’au centre PMA ils nous déconseillent de faire ces IACs dans ses conditions. Et là c’est partie en n’importe quoi.

A base de reproche parce que je ne fais plus confiance au gynéco, que y a quelques mois il avait lui des doutes et que c’est moi qui avait voulu continué chez lui. (mais maintenant il lui fait confiance vu qu’il avait vu juste pour la prostatite) Alors oui, mais je lui rappelle qu’il a eu le dernier mot, que je lui avais dit que s’il voulait vraiment changer on pouvait car je veux qu’on soit tout les deux ok sur ce choix. Et qu’il a choisit de rester, pour qu’on puisse lancer les IACs plus rapidement. Mais ça il l’oublie, m’accuse de nous faire perdre notre temps, car ça va tout repousser. J’essaye de lui expliquer que non, vu que de toute façon on aurait attendu pour le RDV PMA dans tous les cas, donc non on ne perd pas de temps à cause de ça. Il me dit que je rêve, que si on fait les IACs en ambulatoire, au centre PMA ils nous prendront que pour la FIV mais pas les IACs, parce que ça ne se fait pas de piquer les patients à un Dr. J’essaye de lui expliquer que non, c’est fréquent les gens qui changent de Dr dans leur parcours. Mais il ne veut pas l’entendre. Et il s’énerve contre moi aussi en disant que je m’invente des problèmes suite à mes saignements, que le gynéco c’est son métier donc s’il dit que ce n’est pas inquiétant ça ne l’est pas. Je lui dit que non, ça arrive souvent de passer à côté, et que surtout j’ai besoin que ça soit vérifié. il me dit qu’on a déjà assez de problèmes, qu’en gros c’est lui qui a le monopole des soucis, des problèmes vu que ça a été prouvé, et que moi tant que y a rien en gros ben faut que j’arrête d’en parler parce que ça rend la situation plus difficile pour rien… SOUTIEN = 0. Je lui précise que j’en parlerai quand même au RDV de lundi, parce que je ne veux pas foncer tête baissée juste pour faire des IACs rapidement, et qu’ensuite on se rende compte qu’il y avait autre chose et qu’on ait gaspillé inutilement des tentatives.

C’est horrible, je n’ai aucun soutien de sa part, et il ne me prend pas au sérieux.

 

Partie III: j’ai rechuté

La plupart des gens infertiles commencent à consulter les psy quand les problèmes deviennent difficiles à accepter.

Pour moi c’est un peu différent. J’ai consulté le psy avant les essais BB. Car oui j’ai été dépressive pendant de très longues années (environ de mes 10 ans à mes 22ans…), et avant de commencer les essais, je voulais partir sur de bonnes bases, me sortir de cette situation. Être capable de me gérer moi pour me sentir capable d’être mère. J’ai réussi à m’en sortir à ce moment là, parce que pour la 1e fois j’en ai eu la force et la motivation.

Heureusement que je l’ai fait car sinon je n’aurais jamais réussi à supporter les épreuves par lesquelles nous sommes passés depuis. Quand j’ai fini le suivi psy, quelques mois plus tard nous avons lancé les essais. J’ai appris à gérer la tristesse, les mauvaises nouvelles, les mauvaises passes. Ça m’a souvent aidé à relativiser tout ce qui nous arrivait. Il y a eu des moments ou j’ai du vraiment me battre et m’accrocher pour rester à la surface, mais le souvenir du mal-être de ma dépression passée m’a aidé à me battre et ,e pas replonger.

Mais hier matin j’ai reconnu les signes. J’ai replongé. On dit souvent que la dépression on n’en guérit jamais, mais qu’on peut tout de même s’en sortir. C’est un peu comme l’alcoolisme, il faut faire attention et se battre pour ne pas replonger.

Mais là c’était trop pour moi. Je l’ai senti venir, mais c’est insidieux. Je sentais qu’il fallait que je retourne chez le psy car mes propres ressources ne suffisait plus. J’ai appelé 2 fois dans la semaine, mais je tombais sur le répondeur et ne laissait pas de message pour qu’elle me rappelle. Je pense aussi que c’est pour cela que j’ai lancé ce blog, je me sentais au bord de craquer.

C’est trop pour moi, trop de choses en même temps : le décès de l’arrière-grand-mère, le travail qui ne me plait pas, l’impression de passer tout mon temps libre en salle d’attente et  RDV médicaux, mon corps qui me lâche (en 1 mois je cumule grippe, sinusite infectieuse, angine, et maintenant bronchite; j’ai une rhinite chronique et de l’asthme et je viens de découvrir que vu que ce n’est pas allergique il n’y a pas vraiment de traitement efficace sur le long terme, donc médicaments quotidien à vie), ce cycle débile avec des saignements à rallonge, la peur que j’ai des soucis plus graves, la peur de passer plusieurs années encore en PMA, le je-m’en-foutisme de mon gynéco, l’incompréhension de ma mère, le manque de soutien de mon homme…

 

Bref j’ai rechuté, la dépression m’a rattrapée. je ne veux pas revivre ça.

Promis demain je laisse mes coordonnées au psy pour qu’elle me rappelle.

Je crois qu’il me faudra bien ça pour affronter demain une prise de sang, un RDV de suivi de cycle et un 1er RDV PMA…. je vous raconterais l’issue de cette folle journée.

Allez on garde la tête haute, c’est dimanche, il faut en profiter.