FIV1 TER – ça commence bien…

Après une semaine d’oromone (faite d’insomnies et d’humeur massacrante, une première avec ce médicament), ce matin j’avais ma 1e écho pour savoir quand commencer les injections.

J’arrive et vois que la salle d’attente de l’accueil est pleine à craquer… Très très mauvais signe plus de 45min après le début des enregistrements. Je patiente, il y a environ 30min avant que toutes les personnes arrivées avant moi soient appelées. Le retard commence à se résorber, on est plus beaucoup. Mais mon nom ne vient pas. Au bout d’un moment je vais voir la secrétaire pour lui signaler qu’on m’a apparemment zappée… Elle regarde, je suis pas sur la liste… Elle verifie donc dans mon dossier (super la confiance 😂), effectivement c’était prévu. Elle revérifie son listing et me trouve a 10h50, en Rdv externe (en gros je suis signalée comme faisant mon échographie chez mon gynéco de ville ..) bon elle prévient les sages-femmes de l’erreur. Apparemment il y avait pleins d’erreurs dans le planning ce matin, j’étais pas la seule. Elle en pouvait plus la pauvre secrétaire. Bon elle a quand même fait la remarque « ça doit être parce qu’ils ont pris trop de rdv, alors pour en rajouter ils trichent sur les heures » , ce à quoi j’ai quand même répondu que mon rdv je l’ai depuis septembre, et j’étais le 1e rdv inscrit dans le planning ce jour là donc non, c’était pas ça le problème pour mon cas.

Bon je vais en salle d’attente. Et j’attend encore 50min… Genre c’est une erreur de leur part, mais ils font passer les autres RDV quand meme avant moi !!!

Pendant l’écho elle voit que je suis pas au top de ma forme – ben c’est que j’ai un travail moi, donc même s’ils sont indulgent et tout, c’est pas super… « Ah vous travaillez, je vous fait le justificatif tout de suite ». Euh ben ouais on est en semaine, en pleine matinée, les chances que les patientes bossent sont quand même élevées…

Bref je poireaute encore pour voir la sage-femme pour le debrief – on commence les injections demain. Prochain rdv jeudi prochain. Bon là je demande « il est bien noté le rdv ? Pas qu’on me refasse le coup la semaine pro ! ». Et là elle me répond  » ah oui c’est moi qui ait fait les plannings hier, mais comme je voyais pas si vous faisiez le rdv ici ou non, dans le doute j’ai mis rdv externe »…. MAIS QUOI ???? Dans le doute on fait le contraire normalement ! Ou on appelle la patiente et on lui demande ! Et en plus j’ai toujours fait tous mes RDVs de contrôle au centre pma… elle ne s’est même pas excusée. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas m’enerver sur le moment… La sidération de son comportement je pense… J’espère que les secrétaires vont bien l’allumer pour ce fiasco général…

On peut se dire « ça arrive », mais après le coup de la dernière FIV où ils ont « oublié » de noter qu’on devait faire la moitié en ICSI, j’ai du mal à être indulgente avec eux. Ça ne me rassure pas sur le bon fonctionnement de cet hôpital, je ne suis pas très en confiance…

Après cette tentative, si on doit y retourner il est clair qu’on va sérieusement regarder les autres centres, même si cela implique de faire de la route contrairement à aujourd’hui.

 

Bref ça a tué ma zen attitude !

 

Allez, c’est parti ! Croisons les doigts pour que cette fois ce protocole se déroule enfin correctement !

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BFMTV « La PMA : un enfant quand je veux »

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Moi ce matin, quand tranquillement entrain de manger mon bol de céréales, je lis ce titre de « reportage ».


Vous vous dites, en même temps quelle idée de regarder cette chaîne. Mon excuse c’est qu’ils passent la météo dans un bon timing pour moi le matin, et c’est une info essentielle pour savoir comment m’habiller avant de partir, vu que je me déplace uniquement à vélo #3615mylife

Que dire… En gros ce titre racoleur est utilisé car si j’ai bien suivi entre deux étouffements, un vote doit avoir lieu dans la journée pour statuer sur « la PMA pour toutes. » Un titre putassier pour mettre du l’huile sur le feu.

Je suppose que cette phrase en particulier réfère à la possibilité de congeler ses ovocytes pour avoir une roue de secours plus tard si on tarde trop. Si on « choisit » de faire un enfant tard.

Sauf que ce titre est totalement débile. Et ce débat autour de la PMA pour toutes fait oublier que non la PMA ce n’est pas un parcours de routine. Qu’on ne passe pas par ce parcours comme on irait chercher une baguette de pain. Que l’enfant en général n’est justement pas arrivé quand on voulait. Et qu’on a pas la certitude qu’il arrivera malgré ce parcours.

« Quand on veut » N’oublions pas les délais pour le don de gamètes, pour avoir des RDV dans les centres PMA déjà surchargés, puis être intégré au planning pour suivre la procédure IAC/FIV, la probabilité des échecs et de devoir repartir pour un tour… Et parmi ces couples homosexuels ou ces femmes célibataires, celles qui pendant leur parcours se découvriront des problèmes de fertilité et dont le parcours sera bien plus corsé que prévu…

Et si on pouvait arrêter ce cliché que les femmes en PMA y sont parce qu’elles ont toutes trop tardé pour vouloir un enfant. Ce n’est pas l’image que renvoit la blogosphère (certes on pourra argumenter que plus de jeunes tiennent un blog, mais tout de même) Combien d’entre nous avons commencé les essais jeunes ? Et commencé le parcours PMA avant nos 30 ans ? Perso j’avais 23 ans. J’ai commencé la PMA à 25. Oui l’âge a un impact sur la fertilité, mais ce n’est pas la seule explication du nombre de couples infertiles qui augmentent de plus en plus. Faut arrêter de se voiler la face. Et de rejeter la faute sur les femmes plutôt que sur tous les produits toxiques qu’on ingère malgré nous au quotidien.

Alors au bout d’un moment ça serait bien qu’on arrête de voir la PMA comme une solution de facilité. Je trouve que c’est un manque de respect pour nous toutes qui enduront ce parcours pendant des mois ou des années, qui devont subir les traitements et maltraiter nos corps. Comme une négation des épreuves par lesquels passent les couples en PMA. Alors qu’on a pas choisi de se retrouver là. On a pas demandé. On avait juste pas d’autres alternatives pour tenter de devenir parents.

Le monde joyeux des fertiles – épisode 3 : l’invitation à un mariage

Certains événements peuvent être particulièrement longs et difficiles à vivre quand on est pmette, alors que ce sont censés être des moments heureux.

Parmi ces événements, les mariages sont assez hauts dans le top, car ce sont en général des réunions spéciales PB, familles nombreuses et épanouies, enfants qui courent partout.

Les précédents mariages auxquels j’ai assisté jusqu’à présent ont été assez supportables (pas trop d’enfants, familles pas trop lourdingues). Mais ce weekend j’ai gagné le gros lot :

  • C’est moi qui conduisait (aucun refuge possible dans l’alcoolisme donc, mais en buvant un verre syndical à table pour éviter les erreurs de jugement)
  • Un nombre d’enfants impressionnant ! Il devait y avoir une trentaine d’enfants, dont une dizaine de bébés… et en prime pleins de moments gênants préparés par les enfants car c’est soit-disant trop mignon.
  • La pire table possible : on était 3 couples, les deux autres avaient chacun un bébé de respectivement 8 et 9 mois. Qui étaient tous les deux présents. Je vous laisse imaginer la torture des discussions et de leur présence. Je connaissais un des couples, et eux se connaissaient. Bien évidement je ne connaissais personne d’autre (à part les mariés), donc difficile de fuir. On a jamais été aussi soulagés d’aller danser !
  • La famille des mariés la plus lourde que j’ai pu rencontrer ! J’espère très sincèrement que cette amie n’aura pas de problème de fertilité car sinon ils vont en chier. On a du entendre une bonne cinquante de fois (je suis sérieuse) des remarques liés sur les enfants qu’ils allaient faire. Ca en devenait débile. Et sur les joies d’être parents qu’on leur souhaitait, et blablabla. C’était abusé franchement….

 

Je crois que nous avons eu beaucoup de chance d’échapper à ça pour notre propre mariage fort heureusement ! Car on aurait pas supporté ! Pourtant y a vraiment pas toute notre famille et amis qui sont au courant de notre situation. Comme quoi au final ils ne sont pas si lourd que ça comparé aux autres familles !

 

PS : N’hésitez pas à partager vos pires mariages en tant que pmette en commentaires 😉 Je sens que c’est un sujet à fort potentiel !

Compte rendu de tentative de FIV

C’est quand on se dit justement qu’on a pas forcément envie de connaitre tous les détails pour le moment, qu’on finit par les recevoir par la poste.

Je vous confirme, je n’avais pas envie de les recevoir après lecture.

Mais pas du tout pour les raisons que je pensais. Mais plutôt pour l’incompréhension qu’ils ont occasionné. Et la colère qui s’en est suivi.

Lors du fameux appel du biologiste pour annoncer la mauvaise nouvelle, il m’avait dit que le recueil de sperme n’était pas top, ce qui pouvait expliquer cet échec.

Résultat : 4 millions /ml, avec 41% de mobilité. Sachant que mon mari est en général à 5 ml, ou les mauvais jours à 3ml, concrètement ce n’est vraiment pas le pire recueil qu’il ait eu.  Cela explique qu’ils ne soient pas passés en tout ICSI, car en vrai ces résultats étaient corrects et cohérents avec notre historique.

Donc déjà, pourquoi nous avoir dit cette phrase ? pour nous « rassurer » ? nous donner une fausse « explication » de cet échec ? on va mettre ça sur le compte de la maladresse…

 

Mais voici la partie qui, paradoxalement est une bonne nouvelle en soit mais m’a fait sortir de mes gonds.

13 ovocytes mis en fécondation. 13 ovocytes matures.

Pourquoi n’ont ils pas respecté la consigne 50%classique/50% ICSI ???

Notre gynéco nous avait bien dit, pour une 1ère FIV avec un sperme limite, on fait 50/50 pour être sûr et voir ce qui fonctionne. SAUF si moins de 5/6 ovocytes, dans quel cas on tente la FIV classique pour une 1e tentative.

J’étais donc persuadée que le nombre d’ovocytes matures est ce qui avait occasionné ce changement de protocole. 5/6 matures, c’était cohérent avec la dernière écho de contrôle.

Mais non. Et ce changement a fait foirer à 100% notre tentative, alors que potentiellement, en faisant de l’ICSI sur la moitié, on aurait peut-être eu des embryons…

Perdre 3/4mois pour savoir si l’ICSI fonctionne ou pas. Savoir si c’est « juste » un problème de spermatozoïdes un peu moches ou si le problème est plus grave, et qu’il faut approfondir les examens pour avoir encore une chance d’un enfant de nous deux.

Et vu le nombre d’ovocytes et le recueil pas si horrible que ça, la voie « problème plus grave » ne me semble plus si improbable.

J’aurais préféré savoir tout de suite. Savoir si je dois envisager d’autres voies, d’autres médecins, d’autres examens.

Ou au contraire ne pas avoir eu à vivre ces moments horribles si la partie ICSI avait fonctionnée.

J’ai l’impression d’avoir une guillotine au-dessus de moi jusqu’à la prochaine tentative.

Comment aborder la prochaine stimulation sereinement avec ce doute énorme, cette probabilité que l’ICSI pourrait ne pas fonctionner, et que ce serait une 3e fois des traitements très lourd pour un échec final cuisant? Alors qu’ils auraient pu m’épargner ça en ayant une réponse déjà maintenant s’ils s’en étaient tenus à ce putain de protocole inscrit noir sur blanc dans notre dossier ?

Leurs explications ne changeront rien aux faits malheureusement, même si je vais les contacter pour savoir pourquoi.

Et essayer de trouver une façon d’encaisser ça, pour vivre au mieux ces prochains mois d’incertitudes.

Attendre encore, toujours…

L’homme a enfin décroché le téléphone et réussi à joindre le centre PMA jeudi dernier (à chaque fois il appelait après la fermeture les jours précédents).

Je n’en avais pas la force, alors je lui ai délégué cette tâche. J’ai assez donné de ma personne ce dernier mois alors je n’ai plus envie de faire quoique ce soit. Même pas envie de chercher des réponses. Je suis blasée. Et je sais que de toute façon aucune réponse ne me fera aller mieux.

Comme attendu, notre dossier doit passer en réunion de staff’, puis on doit attendre la lettre pour nous dire si on a le droit de continuer. Normalement oui, ils devraient valider le fait qu’on passe en ICSI. La même qu’en février quoi. Notre dossier passe ce jeudi, mais on peut déjà appeler jeudi soir pour avoir des nouvelles et potentiellement se réinscrire tout de suite sans attendre la lettre (j’ai bien fait de faire appeler l’homme, moi on ne m’avait pas proposé ça). Le plus probable niveau timing pour une nouvelle tentative c’est vers octobre. On verra comment ça se profile.

D’après la secrétaire, ce n’était pas utile de prendre RDV avec le biologiste, pour elle il fallait vraiment qu’on attende le passage de notre dossier au staff pour qu’ils puissent nous apporter des réponses suite à ça.

Je ne sais donc toujours pas combien il y avait d’ovocytes matures, ni pourquoi ils ont juste fait une FIV classique et pas une 50% classique /50% ICSI. Mais les deux sont probablement liés, et au fond à part me mettre plus mal avec un nombre d’ovocytes matures pourris, pour le moment cette réponse n’est pas urgente.

Par contre j’ai fait des recherches de mon côté sur le problème de non-fécondation. Parce qu’au fond c’est ça qui m’importe le plus. Et qu’on me dise juste « la FIV ICSI devrait résoudre le problème », ben c’est pas une réponse. Je me suis donc plongée dans les revue médicales.

Il en ressort qu’en soit, en refaisant une tentative de FIV classique suite à un échec de fécondation, à la 2e tentative ça a beaucoup de chance de fonctionner (je n’ai plus les chiffres en tête, mais c’était très haut). Souvent c’est un problème ponctuel de maturation d’ovocytes ou de qualité du sperme le jour J. Mais en général les centres passent direct en ICSI pour ne pas prendre de risques. Et après deux FIVs foirées, de toute façon jamais je ne tenterais une seconde fois en risquant le même échec.

La 1ere explication possible, c’est donc les gens qui n’ont juste pas eu de chance avec un échec de fécondation car probablement un problème ponctuel.

La 2ème explication : problèmes du côté des spermatozoïdes, l’ICSI est donc censée résoudre ce problème dans la plupart des cas.

La 3ème explication : problème d’ovules. Et là malheureusement l’ICSI n’y change rien. Différents problèmes sont possibles, mais en général c’est vraiment mauvais signe et ça se finit en DO ou rien pour la plupart des cas. Et comme vous vous en doutez, la seule façon de le savoir, c’est de tenter l’ICSI.

Bref, il faut espérer que ce soit « juste » un problème de spermatozoïdes. En soit les résultats de mon mari pointent dans cette direction. Mais on est jamais à l’abris de cumuler les problèmes, donc on ne peut pas écarter le problème d’ovocytes. Seule la suite du parcours nous le dira.


Il y a des conversations qu’il faudrait qu’on ait, mais je ne peux m’y résoudre et les élude.

Plus ça se passe mal, plus la possibilité des solutions alternatives s’entrouvre. Mais je me dis que tant qu’on a pas tout essayé, je ne veux pas l’ouvrir et regarder ce qu’il y a. Mais par intermittence certaines bribes atteignent mon cerveau et me font me questionner.

Le jour des mauvais résultats, mon mari a évoqué l’adoption. Mais je lui ai dit que de toute façon pour le moment on avait rien à perdre à tout donner en PMA, car nous ne remplissons pas les critères du droit à l’adoption pour le moment.

On a beau être ensemble depuis 12 ans, au yeux de la loi nous sommes mariés depuis 1 mois et quelques et je vais seulement avoir 27 ans à l’automne. Donc encore au moins un an à attendre pour commencer les démarches si jamais. Je trouve ça d’ailleurs très injuste. On devrait pouvoir faire valoir la longévité de notre couple avant mariage. C’est pas comme si on ne pouvait pas prouver qu’on vit ensemble depuis 9 ans. La loi est injuste pour les infertiles jeunes qui ont pris leur temps pour se marier.

Et quand je vois les difficultés des démarches et l’attente, je ne sais pas si je suis capable de me lancer dedans un jour. Je ne sais pas non plus si je serais de taille à affronter les problèmes que l’abandon a pu occasionner pour ces enfants. On va pas se mentir, cela me fait surtout peur depuis que mon collègue qui a un enfant adopté, a un jour appris la nouvelle qu’une fille adoptée par des amis à lui (au même moment que son fils, amitié à l’origine de cet aspect commun de leur vie), s’est suicidée. Et de voir ensuite que le taux de suicide chez les enfants adoptés est bien plus haut que pour le reste de la population. Tout cela me fait extrêmement peur maintenant.

Il y a aussi la question du don de gamète qui aurait besoin d’être discutée en couple. Cette question me trotte dans la tête, car on se sait jamais. Avec l’échec de fécondation, la possibilité de cette voie a augmentée, même si c’est probablement trop tôt pour y réfléchir vraiment.

Au début de notre parcours, avant même l’entrée officielle en PMA, mon homme avait dit que de son côté, le don de sperme était totalement impensable. De mon côté je faisais ma maligne en disant que si c’était la seule possibilité pour lui offrir un enfant de sa chair, je serai OK avec le don d’ovule, sûr et certain.

Maintenant que cette question me revient dans la tête, c’est moins certains. Je me pose des questions sur comment je le vivrais (serais-je capable d’aimer cet enfant, aurais-je l’impression qu’il est le mien ?). Comment assumer ce choix auprès des autres ? N’est-ce pas aller trop loin au nom du désir d’enfant ? si mon corps n’est pas capable de porter la vie, ne faut-il pas juste l’accepter au bout d’un moment ? mais en même temps suis-je prête à renoncer à un enfant de notre couple, avec les gamètes de mon mari, et qui grandira en moi, qu’on verra évoluer sur les échographies ?

Je ne sais pas…. J’espère sincèrement que la question ne se posera pas vraiment. Et je ne connais pas la vision de mon mari sur la question du DO, car je n’ai pas envie d’avoir cette conversation. Comme si en parler à voix haute risquait de valider la probabilité que la question se pose vraiment.


 

Je pense que cela se ressent en lisant ces lignes, niveau moral ce n’est pas top. Je crois que je me suis cachée derrière ma muraille pour ne pas aller trop mal, mais depuis la semaine dernière je commence à m’autoriser à aller mal. J’ai besoin de vacances (plus qu’une semaine à tenir heureusement). Je suis fatiguée. Et à fleur de peau, comme une envie de pleurer sans raison. Ce weekend j’ai d’ailleurs craqué pour un rien. Et enfin réussi à laisser libre cours à ma peine.

Cette impression que mes ovocytes ont été « jetés à la poubelle » suite à cet échec a eu des répercussions surprenantes sur mon psychisme. J’ai oublié que j’allais avoir mes règles. Une impression dans ma tête qu’elles ne pouvaient pas arriver, comme si on m’avait volé ma féminité, ma fertilité inexistante. J’ai d’ailleurs oublié de racheter des serviettes hygiéniques. Heureusement que j’ai ma cup et que j’en avais encore quelques unes en rab (vu mes règles hémorragiques, je suis obligée de combiner cup+serviettes pour éviter les fuites).

Car en soit cet échec nous a appris une chose, c’est que sans fécondation naturelle, il n’y aura jamais de « bébé couette miracle »; et que toutes ces années d’essais, toutes ces IACS, étaient vaines. Et qu’on a mis 4 ans 1/2 pour l’apprendre. Je crois qu’il y a un deuil à faire de ce côté là.

Ce grand vide dans la poitrine est revenu à la charge après cet échec. Il me suit en permanence, même pendant les moments qui devraient être heureux. Contrairement à d’habitude, j’ai des idées pour aider à le combler. Mais il faut encore réussir à les exécuter. J’ai envie d’écrire ces idées de livres qui me trottent dans la tête, mais que je ne mène pas à bout, voir ne commence même pas. Ma dernière idée j’ai fait la prise de note préliminaire et me suis arrêtée au bout de deux jours. Mais cette fois, sur une autre idée, j’ai réussi à me lancer. Au travail, pendant ma pause déjeuner (de toute façon je n’ai pas le cœur à me mêler aux collègues, j’ai besoin d’être au calme, seule, le midi). Ce weekend je n’ai pas réussi à prendre mon stylo, mais j’ai décollé de netflix pour lire, et c’était déjà une grosse victoire en période de mal-être. Je compte bien continuer l’écriture cette semaine.

Je dois avouer que même la blogosphère est difficile en ce moment pour moi. Beaucoup de stimulations à la même période que moi, alors j’ai pu voir toutes ces nouvelles de fécondations réussies, d’embryons à transférer, voir même de TG positifs. Je n’arrivais pas à me réjouir. Je me disais juste « pourquoi y a que chez moi que c’est autant la merde ». Ca m’a beaucoup rappelé cette 3e IAC où on était plusieurs à en faire au même moment, et je suis la seule pour qui ça n’a pas marché. Cette impression de voir ce quai se remplir et se vider, en étant toujours là pour accueillir les nouvelles têtes et dire au revoir aux autres, en tenant la main aux autres qui comme moi sont là depuis bien trop longtemps à observer cette danse qui nous laisse de côté. Je n’ai plus les mots non plus pour réconforter les aussi poisseuses que moi. Vous êtes toujours là pour me soutenir, alors que moi je n’arrive plus à apporter de soutien, à trouver les bons mots, même si je compatis. J’aimerai réussir à le faire, mais je n’arrive plus pour le moment, et ça m’attriste, je culpabilise.


Au final, cette pause forcée de PMA pendant quelques mois n’est peut-être pas plus mal. Même si je n’ose pas me l’avouer vraiment, il est probable que je n’aurai pas été de taille si j’avais déjà du recommencer un protocole en août. Même si c’est difficile d’attendre encore. Il faut du temps pour panser ses blessures.

J’espère que ces vacances dans une semaine réussiront à effacer la fatigue accumulée ces derniers mois et adoucir un peu mon quotidien pour me remettre de tout ça.

Je ne sais pas quand je publierai de prochain article, peut-être bientôt, peut-être dans longtemps.

Alors en attendant je vous embrasse toutes bien fort ❤

FIV1 BIS – 1er contrôle

Un réveil qui ne sonne pas; 10min pour se préparer et sauter sur le vélo; Un monde fou en salle d’attente, y’avait plus de places assises à un moment; Une meuf qui se pointe avec son gamin de 5ans et qui passe son temps à lui caresser les cheveux en mode « c’est vraiment trop génial d’être maman »; des regards noirs du reste de la salle ; une infirmière fan de fantasy mais pas des gros tatouages avec qui on discute des livres à lire; 1h30 de retard sur leur planning; et enfin c’est mon tour.

J’aborde tout de suite la question des saignements, la sage-femme le note dans le dossier et me dit que je pourrai poser la question au médecin qui va arriver pour faire l’écho – ça doit expliquer le retard, c’est une gynéco qui fait les échos et pas les internes habituels. Coup de bol pour moi, je pourrai poser ma question sans intermédiaire.

La gynéco (qui n’est pas ma référente) arrive, écho….

2 follicules de 7 à droite, 1 follicule de 6-7 à gauche. Quelques petits qui trainent.

Coup de massue… répétition, je ne répond toujours pas bien au traitement de stimulation…

Vu que c’est la gynéco, elle peut me donner les instructions pour la suite sans attendre. On augmente la dose de Fertistartkit à 450 dès ce soir. Orgalutran à partir de dimanche matin. On contrôle lundi prochain.

Je ne sais pas si en augmentant la dose elle espère en faire pousser plus, ou si elle espère juste réussir à faire pousser ces 3 là jusqu’au bout…

Je lui pose donc la question plus précisément des saignements « est ce que je dois m’inquiéter à un moment ? Est-ce que je dois appeler si ça continue? est ce que c’est mauvais signe ? »

Elle me dit que non pas besoin de s’inquiéter pour la stimulation, on peut continuer sans soucis. Par contre y a un risque qu’on repousse le transfert et qu’on congèle tout car mon endomètre est effectivement pourri pas top, et ça doit être lié aux saignements. Il est passé à 5,6 (alors que lundi la semaine dernière j’avais déjà un bel endomètre triple-couche à 7,2… il a réduit quoi !). Alors qu’en temps normal je n’ai jamais de problème d’épaisseurs d’endomètre. La preuve que les hormones de stimulation peuvent altérer sa qualité au lieu de l’améliorer…

Bref je suis un peu sonné… seulement 3 follicules et pas de certitudes qu’ils soient tous encore là lundi ; probablement pas de transfert sur ce cycle (j’espère ne pas devoir attendre aussi 3 mois pour un simple TEC… enfin si ponction puis embryon il y a…)… c’est pas aujourd »hui que ma chance a tournée…

Et je commence à vraiment croire ces études qui disent qu’AMH pourrie (mais LH normale) = mauvaise réponse aux stimulations…

 

Y’en a parmi vous qui ont eu des ponctions avec seulement 3 follicules ? ça a donné quoi ?

 

Ah et sinon j’ai pas pensé à demander, pour le fertistartkit, je peux faire une seule injection avec les 3 flacons de poudres ? ou c’est 2 max par seringue de solvant ? (bon si personne n’a la réponse je rappellerai en fin de journée pour avoir confirmation)

EDIT : pour celles qui se poseraient la même question, on peut bien utiliser une seule seringue de solvant (et donc 1 seule injection) pour les 3 flacons de poudres 😉

Le monde joyeux des fertiles – épisode 2 : La secte des mères

Une journée en immersion dans le monde joyeux des fertiles…

Y a des jours comme ça, où tu te rends compte assez rapidement après le réveil que tu vas prendre cher toute la journée. Dans une journée si agréable, quoi de mieux que croiser pleins de mamans épanouies…

Acte 1 : La formation

Déjà quand tu regardes la liste des gens que tu vas former et que tu vois qu’il y a 2 retours de congés maternité, tu sens le traquenard.

C’est un truc de fou ça, toute femme du « monde joyeux des fertiles » qui vient d’accoucher se sent obligée de mentionner à peu près toutes les 5 min, dans des situations où c’est totalement à côté de la plaque, qu’elle revient de son congé maternité et bla bla bla. Et en plus quand y en plusieurs, les ennemis fraternisent ! C’est un complot je vous dis !

Le repas à la cantine est particulièrement sympa, à se plaindre que les pauvres elles ne verront pas leurs gamins ce soir car leur formation est sur deux jours, mais que heureusement les personnes qui les gardent (mari, amies, grand-parents) leur envoient pleins de photos pour les réconforter…. (oui je n’ai pas pu échapper aux photos…).

Et le petit tacle sur une de ses collègues qui se plaint d’être fatiguée et surmenée, alors que « franchement elle abuse, elle a même pas d’enfants, comment elle peut-être surmenée ».

Mais sérieux, pourquoi ils ont toujours l’impression que si t’as pas d’enfant, ta vie est forcément parfaite, facile, sans aucun soucis….

Pendant la pause café, je constate que je ne suis pas la seule à être soulée. Le seul mec présent intervient « et ben je suis bien content de ne pas avoir ce genre de problème » (par problème il entendait « gamin » ^^). Bon je suis la formatrice, je ne vais pas leur dire « ben moi j’aimerai bien les avoir ces problèmes », ça serait un peu bizarre comme confidence !

En toute honnêteté ces deux là étaient assez soft par rapport à un autre gang de mamans/femmes enceintes rencontrées à une formation précédente. Elles m’ont soulée mais je n’étais pas en PLS non plus.

 

Acte 2 : la soirée d’anniversaire

Après une journée bien remplie, direction un bar pour aller se souler boire un deux trois verres pintes pour les 30 ans d’un ami. Parmi les autres invités, la meuf relou du groupe qui a un gamin de 2 ans. Et dont la croisade est de recruter des membres pour former un gang. Bon entre les célibataires et ceux qui viennent de finir leur thèse (et qui sont donc à 1000km de ces pensées pour la plupart), en général elle a une victime toute choisie, moi. La dernière fois j’avais réussi à m’en sortir par un « hin hin hin » très maladroit et en fuyant aux toilettes (je reviendrai sur ces croisade un peu plus bas).

Aujourd’hui étonnamment ce n’était pas à l’ordre du jour (je craignais « alors c’est on vous êtes mariés, vous attendez quoi » mais heureusement il n’est pas venu.) (D’ailleurs les amis qui ont acheté une baraque avec 4 chambres l’an dernier, qui se sont marié il y a deux ans, mais pas encore d’annonce, je me fais des films ou bien faut que j’arrête de croire que tout le monde est dans notre cas ??? ).

L’ordre du jour c’était « vous avez pas de gamins vous connaissez rien à la vie ». Ca a commencé sur un 3e couple qui prévoit son mariage dans 2 ans, mais qui n’est pas d’accord sur cérémonie religieuse ou non. Et là le pic totalement gratuit de Mme Maman « si vous êtes déjà pas d’accord sur ça, ça va être quoi pour l’éducation des enfants »; « ça va vous sembler tellement ridicule de pas être d’accord pour [un truc aussi insignifiant] après coup »;

Là la fille qui va se marier « oh lala mais moi je suis pas du tout prête pour ça, c’est pas pour tout de suite. » blague sur son fiancé c’est déjà un gros bébé.

Mme Maman « oh mais ça fait tellement grandir tu sais. Mon conjoint c’était un gamin avant. Mais il a grandit et évolué quand il est devenu père ».

C’est le moment que j’ai choisi pour me casser aux toilettes, car la conversation n’avait pas l’air de changer. Et je sentais que ça risquait d dévier sur moi à un moment ou un autre. Ouais j’aime bien me réfugier dans les WCs ^^

Ca me soûle tellement ces parents qui ont l’impression que les personnes sans enfants ne connaissent rien à la vie ! Je trouve ça tellement condescendant ! Je veux bien que ça change beaucoup de choses dans ta vie le jour où tu deviens parent, mais faut arrêter de prendre les gens sans enfants pour des gros débiles qui comprennent rien à la vie quoi… Ce « tu peux pas comprendre t’as pas d’enfant », ou la variante « tu comprendras quand t’auras des gamins »….

 

Acte 3 : la croisade pour former un gang de parent

Bon c’est vrai que là je ne parle pas de cette journée en particulier, mais de cette sale manie qu’ont les jeunes parents de faire chier tous les couples de leur entourage pour qu’ils fassent des gosses des copains pour leurs gamins. Mais sérieux, mêlez vous de vos fesses ! personne est venu vous demander de le faire votre gamin (quoique^^), alors laissez votre entourage faire ce qu’il veut ! Arrêtez de mettre la pression aux autres couples ! Et surtout vous ne connaissez pas leur histoire, donc vous ne savez pas s’ils essayaient déjà alors que vous rencontriez à peine votre conjoint.

Il y avait donc Mme Maman qui m’a fait le coup plusieurs fois. Car c’est la seule dans le groupe à avoir un enfant donc elle se sent un peu « à part », alors qu’elle doit rêver de soirées à faire jouer tous nos gosses, d’un âge similaire, ensemble.

Et puis il y a aussi cet autre couple dans notre entourage, parents depuis moins d’un mois, les fameux spécialistes en RALC, qui méritent une fois de plus que je m’attarde sur leur cas. Enfin surtout sur Madame. Vous allez comprendre pourquoi.

Depuis plusieurs jours, Mme RALC fait aussi sa croisade de recrutement sur Facebook, et particulièrement sur le post d’annonce de naissance. En gros à la moindre occasion elle fait des commentaires en mode « bientôt votre tour 😉 » (et non la nana n’est pas enceinte, juste fraichement mariée). Quand une cousine dit « trop hâte » (sous entendu de rencontrer votre fils) elle va répondre « trop hâte de quoi ? que ce soit ton tour 😉 ? » Bref vous voyez le genre…

Elle m’avait déjà fait une réflexion, le jour de l’annonce qu’elle était enceinte (voir le lien plus haut), en parlant du mariage d’amis l’an prochain en mode « c’est peut être toi qui pourra pas boire d’alcool à ce moment là 😉  » et en insistant en mode « enfin quand même 1 an après le mariage y a moyen »

Donc là vous vous dites « quelle charmante personne fort agréable qu’on a pas du tout envie de baffer, mais pour Nirnaeth tu es étonné du comportement de cette personne à force ? »

Et bien je suis étonnée, mais surtout je ris jaune, car il y a 2 ans environ, elle avait partagé une vidéo sur Facebook, qui dénonçait cette pression de la société à faire chier les couples et les gens sur leur projet de parentalité. Qui disait « arrêter de demander, vous ne connaissez pas leur histoire ! infertilité, fausse couche, problème de couple, ou pour les célibataires la difficulté de ne pas trouver un compagnon de vie, etc ».

A ce moment, et vu qu’elle était en couple depuis genre 7-8 ans, qu’elle adore les gamins, j’ai bien cru qu’elle était elle-même en PMA… Mais ce n’était pas le cas apparemment vu son comportement actuel….

Et je trouve ça fou qu’on ait pu décrier cette pression de la société et cette connerie des gens, et que par la suite quand on devient parent, on devienne une casse-couille acharnée…

 

PS : à l’aube de la 1e injection en vue de la FIV1 BIS, je me suis fait cette réflexion : si par miracle ça marchait du 1er coup, les gens seraient persuadés qu’on a attendu de se marier et que je suis une C1  ! ça serait quand même un peu drôle ! (croisons les doigts pour que je puisse rire de ça du coup)

 

 

 

 

Erreur de diagnostique

Je vous ai donc laissé sur mes pérégrinations de la semaine dernière aux urgences, mais surtout avec tout de même quelques doutes concernant le diagnostique. Parce que bon la cystite je veux bien , mais si je n’ai aucun soucis pour uriner (ni douleurs, ni envies fréquentes) et que je bois minimum 2,5L par jour, j’étais tout de même sceptique. Mais je me disais « allez ça va mieux, il faut essayer de réussir à leur faire confiance tout de même, vu que je vais mieux ».

J’attendais donc avec impatience les résultats de l’analyse urinaire rouge fluo, et je les ai enfin reçu hier. Résultat sans appel :

Absence d’infection urinaire

Du coup je lis tout de même plus en détail le reste des analyses. Et là quelques lignes attirent mon regard :

Présence de cristaux. Présence de quelques cristaux d’oxylate de calcium.

Je suis pas médecin, mais je crois que c’est pas top. « Namoureux, j’ai pas d’infection, comme c’est étonnant. Par contre y a marqué que j’ai des cristaux, tu crois que c’est mauvais ? »

Hum pas la meilleure chose à dire à un homme hyper angoissé et stressé par un rien XD Il veut que j’aille chez le médecin le plus rapidement possible, mais bon la mienne ne bosse pas le vendredi cette année pour cause de formation, et jamais le samedi. Donc il veut que j’aille chez son médecin, il ne veut pas que j’attende lundi.

Ca me branche pas, je décide donc de tenter de joindre mon médecin même si son cabinet est déjà fermé depuis 2h. Par miracle elle répond de chez elle (j’entends ses gamins derrière).

Je lui explique la situation, lui lis le compte rendu d’analyses, elle me dit que j’ai donc du avoir des coliques néphrétiques, et donc que j’aurai uriné/éliminé les cristaux c’est pour ça que je vais mieux. Qu’il faudrait faire une écho voir un uro-scan pour vérifier que tout est éliminé. Je précise que j’ai fait une écho aux urgences mais que y’avait absolument rien de visible. Elle me dit que bon y’a écho et écho, et que souvent y’en a qui les réalisent juste mal donc on voit rien (c’est marrant c’est pas la 1er que j’entend ça, on m’avait notamment dit que mon écho de la thyroïde avait été réalisé avec le cul d’ailleurs ^^).

Pas d’urgence tant que je n’ai pas mal ou de fièvre. Que je passe à l’occaz pour qu’on fasse le bilan, et qu’on voit pour faire un uro-scan, pour s’assurer qu’il ne reste pas de cristaux et éviter les récidives. Elle m’a aussi conseillé de souvent changer souvent d’eau et éviter les eaux trop minéralisées (type Vittel, hépar).

Vu que je me marie dans une semaine (et 1 jour), je pense que je vais aller la voir dès lundi ou mardi pour en discuter plus amplement. Je ne voudrais pas avoir une récidive le jour J !


 

Mais voilà, une fois de plus ma confiance envers les médecins baisses (et est quasiment inexistante à ce stade entre ça, ça, ça, ça et ça et j’en oublis probablement;  heureusement que j’ai ma super médecin traitant d’amour en qui j’ai confiance). Une fois de plus ils ont agis sur « le plus probable » sans prendre le temps d’écouter vraiment mes symptômes.

Au final une scène qui s’est déroulé quand j’étais aux urgence résume bien la situation. Pendant que l’interne m’ausculte, le médecin en chef passe la tête par la porte, demande vite fait ce qu’elle est entrain de faire, voit passer mon recueil d’urine, et résume « y a du sang dans les urines ? bah c’est une cystite ça ». Sans rien savoir du reste.

En regardant les symptômes de la colique néphrétique, je coche toutes les cases… Si on avait écouté mes symptômes au lieu de s’arrêter sur le sang, et bien ils auraient réussi facilement à ne pas se planter.

Mais voilà, je suis une meuf, jeune, et donc douillette ? donc c’est forcément une cystite.

Que j’indique lors de ma prise en charge une douleur de 8/10 pendant les crises ça les inquiète pas vu que ça commence à s’espacer quand je suis là-bas. Et puis bon les calculs et les coliques c’est à prédominance masculine de toute façon. D’ailleurs on a du me demander 15 fois si j’avais pas juste mes règles…

On ne m’a pas écouté, et on ne m’a pas prise au sérieux sur l’intensité de mes douleurs. Et j’ai la sale impression que ça a eu beaucoup avoir avec le fait que je sois une femme…

 


Vous savez qui avait le bon diagnostique ? Les pompiers qui m’ont prise en charge au boulot, et qui en écoutant mes symptômes et voyant ma douleur m’ont dit que c’était probablement une colique néphrétique….

Se faire avoir comme une bleue

Je vous ai laissé sur mon corps qui faisait n’importe quoi et mes règles qui seraient arrivées trop tôt. Car au moment où j’écrivais cet article, y avait pas de doute, vu le flux et la durée (toute une matinée), c’était forcément mes règles, et vu que j’avais eu des spottings pendant plusieurs jours auparavant, cela correspondait au schéma classique mis à part la semaine d’avance.

Sauf qu’une fois l’article publié, plus rien…. des légers spottings, mais plus un flux de règles. Et toujours des douleurs (mais pas des crampes, des douleurs diffuses, comme souvent en période pré-règles). Bref ça me soûle, je décide de commencer la progestérone le lendemain matin pour calmer ces saignements (et si possible les douleurs). Mon ancien gynéco m’avait déjà prescrit de la progestérone pour ça.

Bon les douleurs ça les a pas trop calmées, mais les saignements débiles se sont arrêtés.

Ca fait une semaine, je suis à J29 aujourd’hui, et pas l’ombre d’un saignement à cette heure-ci. Et croyez moi depuis hier je scrute le PQ environ toutes les heures, pour déceler la moindre goutte qui mettrait fin rapidement à mon supplice mental…

Alors oui la progestérone a toujours retardé mes règles, mais dans le sens où au lieu que les spottings commencent 4 jours avant mes vraies règles, ils commencent à la date supposée de début de règles (et donc ça décale un peu les vraies règles). Et j’ai bien revérifié mes calendriers où je note les spottings et les règles, et ça a toujours été au grand max à J28….

Mais là rien, nada, nothing.

Alors forcément mon cerveau oublie les 3 ans 1/2 d’essais infructueux et les psychotages débiles passés… ben oui le flux abondant de l semaine dernière, ça pourrait pas être la nidation ? et puis la semaine d’avant je me suis farci une semaine de cortisone pour cause de sinusite aigüe. J’ai des problèmes d’auto-immunité, la cortisone est souvent prescrite aux meufs en PMA qui ont des soucis dans ce genre, est-ce que ça aurait pu aider à un miracle ?

Pourtant d’autres signes souvent présent avant mes règles sont aussi présents. Les douleurs se sont intensifiées depuis hier (même si on est pas encore aux crampes), et j’ai très froid sans réussir à me réchauffer (ce qui est aussi un bon signe chez moi).

Bref si mes règles doivent arriver je préfèrerai avoir au moins un petit spotting aujourd’hui, pour ne pas espérer trop fort. J’ai arrêté la progestérone hier, pour ne pas faire durer le supplice si c’est vraiment ça qui les empêche d’arriver.

Je n’y crois pas vraiment, mais forcément avec une once d’espoir ça fait toujours plus mal que ces derniers cycles où je n’en avais aucun…

Allez je m’en vais checker le PQ une nouvelle fois, pour abréger mes souffrances au plus vite….


Bref sans surprise, mes règles sont arrivées dimanche matin

Coup de gueule

J’ai eu la bonne surprise ce matin d’avoir un commentaire bien dégueulasse en attente de modération.(Lisez jusqu’au bout, le meilleur est à la fin)

Alors mettons les choses au point si cette Emma repasse dans le coin (mais bon à mon avis elle écume le web pour diffuser son venin sans vraiment suivre les blogs, peut-être est-elle passée chez vous).

Oui j’ai supprimé ce commentaire. Non pas parce que ce que cette cona**e dit m’atteint (oui je suis énervée), mais parce que je n’ai pas envie de me faire polluer mes articles par des co*asses inconnues malveillantes.

Donc cette personne fort désagréable commentait mon article Team printemps avec ma liste de chanson, fil rose, et les photos de moi en robe de mariée.

J’ai donc eu le droit à un (je résume) t’es dégueu dans ta robe parce que t’es trop grosse et de tout façon ta robe elle est moche.

Alors déjà pour le fat shaming, va te faire foutre bien profond. Qu’on soit clair j’en ai rien à foutre de ce que de parfaits inconnu(e)s pensent de moi dans ma robe, tant qu’elle me plait et que je me trouve belle dedans et que mon futur mari me trouve belle dedans. Si tu crois que tes commentaires de merde vont faire que je vais trouver ma robe trop moche maintenant, ben c’est raté.

Elle me fait de gros bras… euh non t’es con ou quoi ? j’ai des gros bras de base, qu’importe la robe XD je vais pas rester dans une grotte et ne pas me marier ou mettre un burka le jour de mon mariage pour les cacher. On apprend à vivre avec le corps qu’on a.

Mais alors le clou du spectacle mes très chers amies Pmettes (je paraphrase toujours) : avec tes tatouages énormes et moches, je suis contente que tu n’es pas d’enfant.

Mais WHAT ? t’es une conasse de la manif pour tous en fait ? Quel rapport entre avoir des tatouages et être une bonne mère ?

Et ben moi j’espère que tu n’as pas d’enfants pour ne pas perpétuer la lignée des connards intolérants.

(bon ok en disant ça j’espère insulter ses gamins au passage)

Toujours la même chose, mes tatouages je les fait pour moi-même, je sais que ça ne plait pas à tout le monde. Mais si ça vous plait pas, ben matez pas mon corps et puis tout ira bien. Tant qu’ils me plaisent à moi c’est l’essentiel. Je suis en paix avec moi-même concernant mon apparence physique.

Bref je me dis que cette personne doit se faire royalement chier, ou bien avoir une vie vraiment pourrie pour aller se balader sur le blog d’inconnus et balancer de la méchanceté pure et gratuite. Y a des gens qui sont vraiment dérangés dans leur tête sérieux. C’est quoi le but ? Faire du mal aux gens gratuitement ?

 

Allez à bientôt pour de nouveaux articles bonne humeur. Je m’excuse pour mon langage matinale un peu grossier, mais fallait que ça sorte ^^ Et si cette charmante personne passe pourrir votre blog, n’hésitez pas à l’exposer vous aussi au lieu de juste lui laisser dire des choses en commentaire qu’elle sait très bien que vous aller supprimer et qui ne sont destinées qu’à vous.

 

PS : j’avais l’intention de supprimer les photos dans ma robe d’ici milieu de semaine. Cela n’a rien avoir avec cette très cher Emma. Ces photos étaient un bonus bonne humeur, je les ai laissé le temps qu’environ toutes mes amies Pmettes puissent les voir. Mais ensuite elles n’ont pas vocations à rester car je n’ai pas envie que des gens que je connais tombent dessus par hasard et n’aient pas la surprise/fassent le lien entre le blog et moi.