La mauvaise blague du jour

Enfin le weekend, je rentre chez moi et prends le courrier – tiens une lettre de l’hôpital – probablement une facture pour les analyses faites au service d’immunologie.

J’ouvre la lettre. Non pas du tout, ça vient de la PMA – mon RDV de septembre avec le Dr Hibou est déplacé suite à un contretemps.

Nouvelle date le 19/08.

Au début je me dit chouette, il est avancé de presque 1 mois ! Puis je tique. Forcément en déplaçant les RDV en pleins mois d’août ya des chances que les gens soient en congés.

C’est mon cas, je pars en Suède deux jours avant….

Pourquoi ils ne peuvent pas téléphoner pour vérifier ensemble que le nouveau RDV est ok ???

Je dois maintenant attendre lundi pour appeler, j’espère qu’ils ne me le décalent pas à plus tard que le RDV initial… Une fois de plus je suis blasée par leur organisation….

Aimant à femmes enceintes et enfants

Sérieux j’en peux plus, depuis la perte de S., c’est horrible, je me retrouve sans cesse entourée de femmes enceintes et de poussettes.

Certaines me diraient « c’est parce que t’y fais plus attention qu’avant », mais non, c’était déjà une vision pas agréable en PMA, alors je les repérais déjà.

Là ça devient abusé. Si je croise moins de 5 femmes enceintes sur mon trajet travail-maison, c’est une bonne journée…

Et c’est partout… Entre la meuf enceinte de l’immeuble que je croise sans cesse dans l’ascenseur au boulot qui se colle à moi, aux courses où on se retrouve encerclés avec des meufs qui ont leur nouveau-né dans les bras , et le portent à environ 10cm de moi (genre rien à foutre de la zone de distance que les gens tolèrent), les autres qui ont 3 gamins et la meuf est enceinte, etc…

Hier c’était le pire je crois. Je vais boire l’apéro dans un bar, donc je me dis ça devrait aller… Punaise juste après nous débarquent 3 groupes différents avec 3 poussettes de nouveau né et bébé, et deux femmes enceintes. Dans les 10 min, deux autres femmes enceintes passent dans mon champ de vision dans la rue…

J’en peux plus… J’aimerais un peu de répis. Dès que je vois une femme enceinte je sens la haine haine monter en moi (ouaip je sais que c’est fort, mais on contrôle pas ses sentiments…), Mon cœur se brise dès qu’un enfant pleure … Et on parle pas des parents qui se comportent comme des cons avec les enfants et qu’on maudit de ne pas apprécier la chance qu’ils ont, ou de juste ne pas la voir.

Je suis censé faire quoi ? Fuir ? Endurer ?

La voisine

Depuis quelques temps je l’ai déjà repérée. Cette voisine, qui habite dans l’immeuble adjacent au notre. Avec un ventre rond qui indique que sa DPA ne doit pas être très éloignée de celle qui fut un jour la mienne. Et elle a emménagé ici récemment, je ne l’avais jamais vu auparavant.

Dans une autre vie, nous aurions probablement sympathisé, nous aurions sûrement partagé ses nombreuses promenades de l’après-midi, le temps libre de son congé, des discussions de futures mères puis de jeunes mamans.

Mais dans cette vie je dois me préparer à ce que  dans pas longtemps je croiserai fréquemment son bébé qui aura l’âge qu’aurait du avoir S. Cela m’angoisse déjà, rien que de voir son ventre c’est dur, alors un bébé en chair et en os, plein de  vie, je n’ose même pas imaginer comment je vivrais ces moments….

 

Nous sommes en juillet, mois où il aurait dû naître; probablement le 2e mois le plus dur de ma vie que j’aurais à affronter après mars.

Envisager l’avenir

Le plus dur est d’accepter que la vie continue, que nos projets sont toujours voire encore plus présents, sans culpabiliser.

Ça passe par réussir à se réjouir d’aller à un concert alors que normalement on aurait pas pu y aller si tout c’était bien passé. Par planifier les vacances d’été. Par reparler du projet d’achat de maison à moyen terme car on n’en peu plus de la ville. Par réussir à évoquer notre désir d’enfant toujours omniprésent.

La culpabilité est présente en fond, on n’y peut pas grand chose, mais on avance contre vents et marées ; et on la combat en concrétisant tout de même ces projets petit à petit.

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Puis il y a le côté médical aussi.

Reprendre l’exploration de mes soucis de santé probablement lié à une/des maladies auto-immunes. Pour mon bien-être (je commence à avoir des douleurs articulaires aux mains de plus en plus fortes) mais aussi pour évaluer tout risque/explication d’impact sur la grossesse si jamais on trouvait quelque chose.

Pour rappel, on m’avait diagnostiqué un probable Syndrome de Goujerot-Sjögren. Car j’en ai tous les symptômes. Mais il y a des analyses spécifiques pour le confirmer. Certains anticorps typiques, les anti SSA et SSB (mais pas toujours présent), cela je ne les ai pas (j’en ai d’autres, non spécifiques à une maladie en particulier, des anticorps anti-nucléaires au 1/640e). Et/ou une biopsie des glandes salivaires pour voir si elles sont attaquées/inflammées.

Si on a ce fameux syndrome, il y a un traitement connu pour les douleurs articulaires. Si les douleurs sont liées à autre chose, il faut explorer d’autres pistes pour traiter.

Donc le rhumatologue m’avait demandé de faire une biopsie des glandes salivaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic du syndrome. Et savoir si ce médicament était adapté. Cela c’était avant la grossesse en octobre, et j’avais du ensuite annuler la biopsie car je venais de découvrir que S. s’était accroché.

J’ai donc repris le cours des choses et la biopsie a été faite. Résultats non concluant il semblerait. Il y a effectivement des signes d’attaques lymphocytaires sur mes glandes salivaires, mais l’échelle va de 0 à 4, et je suis au grade 1. Pour le syndrome de Goujerot-Sjögren c’est 3 ou 4.

Ça complique les choses. Je n’ai pas encore eu de débrief, RDV dans 2 semaines avec le rhumatologue, on verra ce qu’il dit. Même s’il n’est pas spécialiste en immunologie, il est censé être tout de même un minimum calé en maladies inflammatoires et connait bien le syndrome de Gougerot-Sjögren.

Je sens que je repars pour une errance de diagnostique… J’ai vu que le qualificatif « maladie inflammatoire chronique non-spécifique » pouvait parfois être donné quand ils ne savent pas vraiment ce que c’est, que ça ne ressemble à rien de connu, mais qu’on repère une origine auto-immune. Je sais pas pourquoi, mais je le sens venir gros comme une maison que je suis dans cette catégorie….

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Début mai on a aussi eu un RDV de débrief avec ma gynéco du centre PMA. Pour avoir son avis sur le rapport d’autopsie et tout ça. Elle non plus n’a pas trouvé d’explication (mais elle a salué le travail des finlandais, nous a dit que ça avait même l’air mieux qu’en France).

Par contre, elle a demandé à faire un bilan auto-immunité à cause de mes anticorps chelou, avec une spécialiste immunité et grossesse, pour écarter tout risque pour une prochaine grossesse. Même si elle ne pense pas que ça ait causé la mort de S., elle préfère écarter tous les doutes (et moi aussi ça me rassure).

On a RDV le 3 juillet (j’ai découvert en prenant RDV qu’il y avait une équipe de recherche consacré à cette thématique dans ma ville). Ce/cette spécialiste pourra probablement m’en dire plus aussi sur la signification des résultats de la biopsie.

Et le plus gros avancement vis à vis du deuil, vendredi dernier j’ai repris RDV avec la gynéco PMA pour ensuite pouvoir valider notre dossier PMA (faire le point sur d’éventuels nouveaux protocoles suite au RDV auto-immunité, maj des différentes prises de sang obligatoires, etc…) pour envisager une reprise. L’envie pointe le bout de son nez, même si on ne se sent pas encore prêt psychologiquement. Vu les délais on préfère que tout soit ok le moment venu et qu’on ait tous les éléments en main pour savoir dans quoi on se lance, pour qu’on ait aussi plus qu’à se réinscrire sur la liste d’attente (et là il y a encore environ 2-3 mois d’attente dans mes souvenirs pour lancer le protocole). J’ai bien fait, car déjà là ça nous donne RDV avec la gynéco à mi-septembre.

D’ici là, on aura bien le temps d’avancer encore dans notre deuil. On verra bien à ce moment-là si on se sent prêt ou si on attendra encore quelques mois avant de se lancer dans les hostilités.

 

C’est fini

Tout s’est fini hier matin, vers 9h30-10h. On est rentré à l’Hôpital la veille à 18h. J’ai rapidement réagit au médicament (dès la 1ere dose, au bout de 2h). Soit environ 12h de contractions. Pas vraiment de saignements, seuls 2-3 spotting en début de matinée. Ça a enlevé un peu de difficulté. Et puis les douleurs se sont intensifiées, devenir insupportable vers 9h, malgré les injections d’anti-douleurs et les électrodes, à deux doigts de la péridurale. Mais c’est là que l’infirmière a compris que c’était le moment.

On peut essayer de trouver d’autres termes mais je trouve ça stupide. J’ai bien du accoucher de mon bébé mort.

L’horreur à l’état pur. Je revis sans cesse ces instants, toutes les sensations épouvantesques dès que je ferme les yeux ou que je pense à quelque chose de lié. Je ne sais pas comment on va réussir à surmonter ce traumatisme.

On a réussi à lui dire au revoir. C’était difficile mais la bonne décision, cela nous faisait peur, mais c’était tout de même un soulagement. Il était beau notre fils. Je ne l’oublierai jamais…

Ma mère nous a rejoint en urgence samedi soir. Ça nous a fait énormément fait de bien de voir un visage connu.

L’équipe et la prise en charge sont vraiment bien. Ca facilite les choses. Mon mari a un lit comme moi, et les memes droits. Il y a une cuisine où on peut se servir en boissons et nourriture à tout moment. Idéal vu les circonstances de pouvoir grignoter au fur et à mesure. On nous donne aussi de vrais repas vegetariens. On a eu les mêmes infirmières tout le weekend. C’était aussi rassurant. On voit que notre cas les touche particulièrement, que même pour eux c’est particulièrement difficile comme situation.

Mais le plus compliqué dans cette situation c’est de devoir gérer les à cotés, comme l’annulation du reste du voyage, voir avec les assureurs pour la prise en charge du retour et des nuits à l’hôtel qu’on devra passer avant de rentrer. Mais aussi, que faire du bébé. Même pour eux c’est une situation inédite avec des étrangers, et pour ne pas aider la loi est différente entre les lois françaises et finlandaises diffèrent sur ce sujet. Alors ils ne savent pas comment ça fonctionne. L’ambassade nous aide un peu. Pleins de formalités à voir et remplir. De décisions difficiles à prendre…

Heureusement qu’on parle couramment anglais, et de même pour les infirmières, sinon je n’ose pas imaginer comment tout ca se passerait.

On doit quitter l’hôpital aujourd’hui, à l’heure qu’on veut plus ou moins une fois que les détails seront reglés. Ensuite d’après eux on doit attendre mardi ou mercredi pour pouvoir prendre l’avion sans risque pour moi.


Je fais appel à celles qui sont passées par des moments aussi difficile.

Deja une question me taraude, doit-on si on en a la possibilité, inscrire le bébé dans le livret de famille. Je sais que c’est une décision personnelle, mais à celles qui l’auraient fait, n’est ce pas trop difficile de voir cette inscription ? Ou pensez vous toujours que c’était le bon choix même après ?

 

Et ensuite si vous avez quoique ce soit comme conseils, ressources, associations, pour nous aider à surmonter cela, et réussir a nous reconstruire par la suite, n’hesitez pas à me les transmettre. Je ne lirais probablement pas ca tout de suite, mais ça me fera du bien d’y avoir accès en temps voulu.

Vous pouvez m’écrire en commentaire ou par mail : nirnaethenpma@gmail.com

 

Merci à toutes pour vos mots de soutien

Et le pire reste à venir…

Il va être 4h du matin. On rentre des urgences. On est en Finlande pour la 2e nuit de notre « lune de miel » (ouais on est pas allé en Nouvelle Zélande).

Hier cela faisait 19SG. Il y a pile 1 semaine nous avons vu son cœur battre, pour vérifier que tout allait bien avant de partir.

Mais ce soir le coeur de Bidule ne bat plus…

Et le notre s’est arrêté par la même occasion.

Mais le pire reste à venir. On doit rester en Finlande, pour finir tout ça. J’ai eu un 1er comprimé pour dilater mon col .Et demain 18h je dois y retourner pour prendre le 2e, pour que Bidule puisse s’en aller. En espérant que cela ne dure pas de long jours….

 

Je n’ai pas la force de vous raconter tout ce qui nous a mené à cette soirée. Il semblerait qu’il était malade, qu’on aurait probablement rien pu faire. Même s’il est trop tôt pour savoir exactement. On espère en savoir plus un jour.

C’était un garçon, il avait un prénom…

Comme un dimanche soir

A l’aube de la FIV1 Ter FIV ICSI 1, je me replonge doucement dans la blogosphère, comme pour me rendre compte qu’on remet vraiment le couvert dans quelques jours

D’ailleurs je constate au passage que ce n’est pas seulement la rentrée dans les centres PMA, mais aussi sur la blogosphère ! Ce matin seulement je suis tombée sur 5 nouvelles têtes ! Bienvenue à vous toutes, puisse votre passage ici être le plus court possible 😉

Je viens seulement de contacter le centre pour prendre RDV avec l’anesthésiste. A quelques jours près je n’aurais pas eu de RDV dans les temps tellement j’ai attendu !

Je viens aussi seulement de déposer mon ordonnance à la pharmacie. Bon je sais que l’oromone t’en a toujours en stock, et les piqûres c’est seulement dans une dizaine de jours. Mais d’habitude je m’y prends bien plus tôt !

L’homme a été faire son spermogramme et capacitation suite à la prostatite et prise d’antibiotiques, à 1 semaine de distance de l’arrêt du traitement. Résultats : plus d’infection, mais encore des hématuries, ce qui est bizarre (a voir qu’est–ce qui provoque ça, même si c’est probablement pas grand chose). Niveau concentration on est dans les chiffres habituels (17millions il me semble), par contre moins de typiques que d’habitude. A voir si à 3 mois cela s’améliore à nouveau. Même si cela reste correct puisque la recommandation à la suite de la capacitation est toujours « les IACs » ^^ bref heureusement la prostatite ne semble pas avoir eu trop de conséquences cette fois. Et de toute façon on est en ICSI maintenant.

 

Je me demande ce qui provoque ce détachement de ma part, cette absolue absence d’envie d’y retourner, et ces œillères que je me mets pour ne pas voir que tout recommence dans 2 jours. Même si j’ai quelques pistes en y réfléchissant :

Je n’avais même pas réalisé qu’il y a quelques jours c’était les 4 ans d’arrêts de pilule. Ça commence à faire long…

Et puis les deux années précédentes, à chaque fois on devait commencer un protocole à la rentrée ( les IACs, puis la FIV), mais à chaque fois des contretemps ont décalé les protocoles à février. Alors inconsciemment une part de moi n’y croit pas vraiment à tout ça. Genre il va avoir une annulation ou un couac.

J’y vais en traînant les pieds, je ne me bats plus vraiment – je subis juste ce parcours. Comme une corvée à laquelle on ne peut échapper. Les échecs précédents et la malchance qu’on accumule font que je n’y crois plus vraiment. J’y vais en me disant « au moins j’aurais tout tenté, je n’aurais pas de regrets ».

Et en parallèle je vis pleinement ma vie, pour ne rien regretter de ce côté là. On a réservé notre voyage de noces : 3 semaines en mars en Nouvelle-Zélande. Qui sait ce qui se passera d’ici là. Ma tête me dit « rien du tout » alors autant programmer sans réfléchir. De toute façon si ça se passe aussi mal que les deux protocoles FIV précédents, j’aurais besoin d’une grande pause, et d’un second avis médical.

On pourrait croire en lisant ces mots que je ne vais pas bien mais c’est faux. Justement je vais bien, ce qui ne va pas durer avec le rouleau compresseur de la FIV. Je suis blasée/une routarde/désillusionnée, mais je vais bien. J’ai réussi à trouver un équilibre pour être bien dans ma vie malgré les épreuves (merci à l’année de suivi psychologique, dont je n’ai plus eu besoin depuis de nombreux mois).

Je ne sais pas encore le format que prendra mon récit de cette tentative. Cela dépendra probablement du déroulé (en gros si ça se passe mal je vais paniquer et écrire un article à l’arrache 10min après le RDV en question, pour qu’ensuite vous arriviez à me rassurer ^^)

Prenez soin de vous 😘

C’est bientôt le mois de septembre, c’est donc le retour des rencontres BAMP dans différentes régions. Céline vous propose une rencontre à Ensisheim (entre Mulhouse et Colmar), le samedi 15 septembre à partir de 14h. Venez échanger autour de l’infertilité, en petit groupe ! Inscriptions auprès de Céline : collectifbampalsace@gmail.com

via C’est la rentrée des rencontres en Alsace ! — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Les gens sont pleins de surprises

Il y a quelques temps, nous avons reçu une invitation pour fêter et rencontrer le bébé d’un couple d’amis (vous savez , ceux dont j’ai parlé ici et … oui c’est pas bon signe s’ils ont déjà deux articles à leur sujet^^). Autant dire que je préférais me faire arracher les ongles de la main un à un plutôt que d’y aller. Mais je suis un peu gavée de devoir faire des pirouettes pour éviter cela, alors je n’ai pas répondu au mail d’invitation, ni au 2e. J’ai dit à mon mari qu’il avait qu’à répondre cette fois.

Aujourd’hui, en l’absence d’une réponse de notre part, ils nous ont donc contacté par facebook, car la date choisi avec le reste du groupe d’amis approche.

Cette fois l’homme s’est décidé à leur répondre.

Je suis pas sûr que c’était une bonne idée XD

En gros il a joué carte sur table : il leur a dit qu’on essayait d’avoir un enfant depuis 4 ans, que du coup on avait pas envie de voir leur gosse car on avait besoin de se protéger (ni d’autres gosses d’autres gens). Que c’était peu probable qu’on se revoit dans un futur proche. Que malheureusement il fallait parfois faire des choix dans ses amis pour se protéger en cas d’infertilité. Qu’ils seraient sympa de ne pas en parler au reste du groupe d’amis. Qu’il leur souhaitait une belle vie de famille, et qu’on finirait probablement par se retrouver dans un futur moins proche.

Il a ensuite rajouté « ce message n’appelle pas de réponse de votre part ». Bon c’est pas plus mal, à leur place je ne saurast pas quoi répondre !

Bon ben ça change de sa fuite à l’annonce de la grossesse.

Après ça risque d’être bizarre dans 1 an quand on les croisera au mariage d’un autre couple du groupe. Sauf si le mari voudra trouver une excuse pour ne pas aller au mariage (mais je ne pense pas quand même, et ça m’embêterait).

Bref quand il ose enfin prendre les choses en main, ça dépote….

J’avoue ne pas trop savoir quoi penser de tout ça, ça rend la situation bizarre avec le reste du groupe d’amis (même si le couple qui a eu un enfant est celui qui est le moins souvent présent car ils habitent plus loin). Mais bon au moins ça évite de devoir trouver une multitude d’excuses pour ne pas les voir.


 

Et puis il y a ma grande sœur, avec qui j’ai passée la journée, qui m’a grandement surprise.

Nous avons 4 ans d’écart, mais l’entente n’est pas toujours au top. Disons que quand j’étais ado, elle s’assurait à ce que je n’ai rien de plus qu’elle n’avait eu elle même au même âge. Et depuis elle a toujours été plutôt désagréable et hautaine. Toujours dans le jugement et la condescendance. Tout ce que je fais ce n’est pas assez bien. Bref autant dire que plus loin je suis d’elle, mieux je me porte, et nos rapports se sont grandement espacés avec les années. Par la suite, avec la naissance de mon neveu cela n’a pas aidé, car trop difficile à une période de le voir. Maintenant qu’il est un peu plus grand ça va mieux.

Depuis quelques temps j’ai toutefois essayé de renouer un peu avec elle, car elle faisait aussi des pas vers moi. Au début je les repoussais par protection. Mais j’ai eu l’impression qu’elle avait changé, et qu’elle se rendait compte de certaines choses tout de même.

D’où cette journée à deux, qui s’est étrangement bien passée d’ailleurs. Je crois qu’on a toutes les deux fait des progrès dans notre relation.

Mais la surprise du jour a été quand, après avoir demandé des nouvelles du côté de la PMA, elle a abordé le don d’ovocytes. Elle m’a demandé, dans l’hypothèse où un jour nous devrions passer par là, si le fait qu’elle fasse un don à ce moment là, cela nous ferait avancer plus vite sur la liste d’attente. Et m’a dit que si cela devait arriver, elle ferait donc un don pour nous aider.

Je suis encore sur le cul. Nous n’avons jamais parlé du don ensemble (car comme dit, on en est pas encore là dans notre couple, et jusqu’à récemment la question n’était pas du tout dans nos têtes). Et ma grande sœur a été, et est encore aujourd’hui, assez égoïste sur pas mal de point.

Le fait qu’elle pense et propose spontanément un geste aussi altruiste, j’en suis abasourdie !

FIV1bis – Quelques nouvelles plus détaillées

Merci à toutes pour vos doux messages d’espoir, de soutient, et de réconfort après la ponction et après l’appel malheureux qui a suivi. Ils m’ont vraiment fait chaud au cœur.

Je ne suis pas au fond du gouffre, mais ce n’est pas la joie. Quand on a reçu l’appel, on était entrain de partir pour aller fêter l’anniversaire de ma mère. J’ai donc du l’appeler en pleurs pour lui dire qu’on ne pourrait pas venir. Pas la force de voir des gens. Maintenant c’est un peu mieux, mais je me sens vide. A force des échecs, on a l’impression de s’éloigner de plus en plus d’une fin heureuse. Même si je me rappelle que je pensais la même chose après l’échec de stimulation pour la FIV 1 n°1, et qu’au final on a pu résoudre ce problème.

 

Que dire… J’ai toujours l’impression que ce n’est pas réel. Je m’étais imaginé des scénarios pourris, mais pas celui là. J’essayais d’avoir des espoirs pas trop haut, mais je me disais qu’avec cette récolte inespéré, il y avait des chances qu’on ai au moins un petit embryon, que le transfert lundi était presque certain. Peut-être même par miracle on pourrait en congeler. Que j’allais enfin pouvoir couver.

Mais que nenni, DNLP n’a pas fini de me coller au basque.

J’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo, où tu galère pendant des mois et quand tu finis enfin par passer un niveau, tu t’embourbe direct dans le niveau suivant.

La sale impression que cette récolte inespérée, que mes ovocytes, ont été jetés à la poubelle.

Je n’ai pas encore toutes les réponses, les seules que j’ai eu, c’est du biologiste au moment de l’appel. Mais j’étais trop sonné pour poser toutes celles qui me sont venues par la suite.

D’après les éléments donnés : pas beaucoup de spermatozoïdes ce qui pourrait expliquer. Problème de fécondation, qui expliquerait pourquoi je ne suis pas tombée enceinte jusqu’à présent (une bonne fois pour toute, adieu bébé couette miracle). La FIV ICSI devrait résoudre ce problème. Ca ne comptera pas comme tentative auprès de la sécu.

Les questions que je me pose maintenant :

  • Mais au final, combien d’ovocytes matures ?
  • Lors du protocole initial, il avait été question de tenter pour cette 1er 50/50 si plus de 5 ovocytes : 50% en FIV classique, 50% en FIV ICSI –> pourquoi cela n’a pas été respecté ? pas assez d’ovocytes matures ?
  • S’il n’y avait pas assez de spermatozoïdes, pourquoi ne pas passer direct en ICSI ? (c’est donc que le chiffre ne devait pas non plus être si mauvais).

Je ne sais pas trop comment obtenir ces réponses. Si je dois demander un RDV (téléphonique ou présentiel) avec le biologiste, si j’écris un mail au secrétariat, et qu’ils le transmettent à ma gynéco ou au biologiste.

Il faut que j’appelle, pour connaitre la suite des choses. Vu les délais, la FIV 1 TER n’aura pas lieu avant la rentrée/octobre. Les délais horribles de ce centre n’aident vraiment pas à rebondir. Je n’ai pas encore la force de m’y mettre, même si je sais qu’il faut le faire rapidement pour ne pas encore allonger les délais.

J’aimerais aussi prendre RDV avec ma gynéco référente, mais idem pour les délais de RDV. Que je trouve scandaleux dans un parcours comme ça. Ils devraient garder des créneaux spécial débrief….

En tout cas je sens que notre dossier est à nouveau bon pour passer en commission et allonger les délais.

Je vais donc avoir le droit à une 3e FIV1, quelle blague…. mais bon heureusement que ça ne compte pas auprès de la sécu vu les poissard qu’on est. Mais ça me fait peur de m’injecter autant de produits dans le corps pour rien, et de devoir répéter l’opération.