L’instant feel-good

Hello,

J’espère que votr réveillon s’est bien passé. Plus difficile que prévu de notre côté. On a passé une super soirée avec nos amis, on a bien rigolé et fini la soirée à 6h 😱 (c’est dur le travail aujourd’hui 🤣) mais le moment du passage à 2020 s’est fait dans les larmes. Une page s’est tournée, espérons que celle de l’année à venir soit plus lumineuse.

J’avais envie de partager avec vous notre recette feel-good en ce moment, quand on a un petit coup de blues, ou l’autre fois après une crise d’angoisse…. Les dessins animés !

Et surtout un qu’on a découvert il y a quelques temps sur Gulli, qui vient d’être ajouté sur Netflix : Le monde incroyable de Gumball.

C’est génial, absurde, drôle… Bref ça vide la tête et nous fait bien marrer. On en regarde très souvent en ce moment.

On regarde aussi Adventure Time (qui ne semble pas vraiment destiné aux enfants je me dis souvent ! ) Pareil c’est totalement barré !

Voilà, c’est quoi vos recettes feel-good perso ? Vous avez aussi des dessins animés ou séries qui font toujours du bien ?

 

Des bisous, et plein de bonheur pour cette nouvelle année.

 

Nirnaeth

PMA et libido

Je viens de publier un article protégé, car ça parle de PMA et libido, et du coup je n’ai pas envie que tout internet puisse lire mon intimité sur le sujet 😬

Vous pouvez me demander le MDP en me laissant votre adresse email en commentaire, ou m’envoyer un mail directement : nirnaethenpma@gmail.com

Conversation de bureau sur le congé paternité

Je sais, le sujet est bizarre sur un blog PMA, mais bon j’ose le tenter, soyons fou.

Comme vous l’avez peut-être retenu, un de mes collègues attend un enfant pour les environs de mars.

Donc forcément avec PMA + la perte de S., les conversations liées sont bien funs, et j’essaye d’y échapper un maximum.

Mais parfois il y en a que je suis obligée d’avoir, par exemple quand on doit se répartir les formations 2020 dans une autre ville, qu’on est 3 formateurs (dont ce collègue), et que du coup, ben faut bien parler de quand il ne sera probablement pas là pour finaliser le planning.

Pour le moment j’avais fait l’autruche et n’avait jamais demandé la période d’accouchement prévue (même si j’avais fait le calcul plus ou moins dans ma tête).

Donc là il nous annonce  que faudra pas compter sur lui entre février et avril en voyant large. Parce qu’il compte plus ou moins poser 2 mois de congés, et le début dépendra de la date de naissance.

Là mon moi-egoïste et meurtri rage parce que je vais me taper des déplacements supplémentaires à cause de son bonheur, me rappelant sans cesse mes malheurs.

Puis mon moi-feministe/égalitariste est choqué par les réactions des autres collègues (le 3e formateur, et un collègue qui était là). Ils le critiquent du temps qu’il compte prendre en congé, se foutent de lui en mode « c’est toi qui prend le congé maternité ». Bref, ils sont choqués qu’il ose vouloir passer du temps avec son enfant, en mode c’est un tire au flan égoïste, qui va foutre le service dans la merde avec une absence aussi longue.

Bon en vrai je vois mal comment il compte prendre autant de congés, même avec les deux semaines prévues par le code du travail – ou alors il aura 0 congés l’an prochain. MAIS sur le principe, cela montre que la vision de la paternité au travail, et du « droit » au père de s’impliquer dans l’éducation des enfants, reste problématique.

Alors certes, on me dira que les collègues rageux ne sont plus tout jeune (48 et 54) donc c’est l’ancienne génération, qu’aucun des deux n’a eu d’enfant (même si je ne vois pas en quoi ça empêche d’être pour un congé paternité plus juste) mais tout de même… Ça doit être difficile pour un homme d’assumer de vouloir s’occuper de son enfant en se prenant pleins de remarques.

Pour des raisons personnelles ça va me faire mal de faire son boulot pendant cette période, mais en même temps tant mieux pour lui s’il peut s’absenter aussi longtemps qu’il le souhaite pour s’occuper de son enfant avec sa femme…

Analyse des cauchemars

J’ai eu l’occasion hier soir de discuter de mes fameux cauchemars avec ma psy. Bon pour l’interprétation pure et dure on a eu plus ou moins la même, à la différence que pour les scènes où je m’enguelais avec tout le monde, j’avais l’impression que c’était moi qui m’en prenais à tout le monde, alors qu’elle voyait ça comme « tout le monde vient me chercher des noises sans raisons, m’agresser donc je me défends comme je peux ».  

S’il fallait décrypter le rêve dans la forêt, pas besoin d’aller chercher bien loin. On a la peur que tout bascule à un moment où l’on ne s’y attend pas, la peur de perdre un nouvel enfant (dodo l’enfant do pour faire référence à la mort), et en lien la peur de retourner en PMA ;  et le chemin de forêt qui apparaît dans le rêve ressemble beaucoup à l’endroit où est enterré S.

Forcément avec toutes ces significations imbriquées, pas étonnant que j’ai des frissons dès que je repense ou évoque ce cauchemar.

 

Ensuite on a discuté s’il fallait continuer ou non de noter les cauchemars. Pour elle se n’est pas nécessaire. Noter ses rêves permets effectivement de voir parfois bien plus rapidement où se situent nos angoisses. Là on a vu. Et d’après elle rien que le fait d’avoir parler de ces cauchemars, et notamment le plus horrible dans la forêt qui semble reçurent, pourrait permettre de ne plus le faire car on en a débriefé. On verra bien.

Pour moi, ces rêves me donnent l’impression, surtout vis a vis de la colère, que j’intériorise tellement cette rage, que le fait que je pète un câble dans mes rêves montre peut-être que j’en ai beaucoup trop en moi et que c’est tendancieux, que je vais craquer dans la vraie vie. Ça m’a fait un peu peur de voir que j’insultais tout le monde à haute voix. Alors que même si j’ai l’impression de détester tous les gens que je croise en ce moment, je sais que cette colère vers des personnes en particulier n’est pas justifiée, donc je garde ça dans ma tête.

Alors que ma psy n’en a pas eu du tout la même vision. Pour elle, les rêves (et cauchemars) sont des soupapes, qui justement permettent à notre cerveau de gérer certains événements traumatiques en les refaisant jusqu’à ce qu’ils soient digéré, qu’on s’en souvienne ou non, ils ont cet effet dans les deux cas. Cette soupape peut aussi permettre à ma colère de sortir la nuit, pour que justement la journée soit supportable. Donc pas de peur à avoir, je ne tourne pas psychopathe, je ne vais pas me mettre à insulter tout le monde dans la rue. Ce que fait mon cerveau est très sain.

En parallèle je lui ai demandé quoi faire pour gérer cette colère : faire de la boxe, taper dans des trucs (des objets hein, pas des humains 😬). Ça fait un bien fou pour extérioriser une colère générale  face à la vie. Ça tombe bien on avait acheté un punching-ball peu de temps après la mort de S. , qui nous a souvent bien aidé.  Je vais le ressortir.

Quid de quand cette période de cauchemars disparaîtra ? On ne peut pas savoir… En tout cas elle m’a prescrit des somnifères à ma demande, pour pouvoir souffler une nuit de temps en temps (car là j’accumule trop de fatigue avec ces mauvaises nuits. J’ai essayé les trucs à bases de plantes mais aucun effet). Le but n’est clairement pas d’en prendre en continue, il ne faudrait pas que je développe une peur d’aller me coucher. Mais en prendre occasionnellement pour avoir une ou deux bonnes nuits sans rêves par semaine.

J’en ai pris un cette nuit, et le réveil était bien plus agréable ce matin !

La mauvaise blague du jour

Enfin le weekend, je rentre chez moi et prends le courrier – tiens une lettre de l’hôpital – probablement une facture pour les analyses faites au service d’immunologie.

J’ouvre la lettre. Non pas du tout, ça vient de la PMA – mon RDV de septembre avec le Dr Hibou est déplacé suite à un contretemps.

Nouvelle date le 19/08.

Au début je me dit chouette, il est avancé de presque 1 mois ! Puis je tique. Forcément en déplaçant les RDV en pleins mois d’août ya des chances que les gens soient en congés.

C’est mon cas, je pars en Suède deux jours avant….

Pourquoi ils ne peuvent pas téléphoner pour vérifier ensemble que le nouveau RDV est ok ???

Je dois maintenant attendre lundi pour appeler, j’espère qu’ils ne me le décalent pas à plus tard que le RDV initial… Une fois de plus je suis blasée par leur organisation….

Aimant à femmes enceintes et enfants

Sérieux j’en peux plus, depuis la perte de S., c’est horrible, je me retrouve sans cesse entourée de femmes enceintes et de poussettes.

Certaines me diraient « c’est parce que t’y fais plus attention qu’avant », mais non, c’était déjà une vision pas agréable en PMA, alors je les repérais déjà.

Là ça devient abusé. Si je croise moins de 5 femmes enceintes sur mon trajet travail-maison, c’est une bonne journée…

Et c’est partout… Entre la meuf enceinte de l’immeuble que je croise sans cesse dans l’ascenseur au boulot qui se colle à moi, aux courses où on se retrouve encerclés avec des meufs qui ont leur nouveau-né dans les bras , et le portent à environ 10cm de moi (genre rien à foutre de la zone de distance que les gens tolèrent), les autres qui ont 3 gamins et la meuf est enceinte, etc…

Hier c’était le pire je crois. Je vais boire l’apéro dans un bar, donc je me dis ça devrait aller… Punaise juste après nous débarquent 3 groupes différents avec 3 poussettes de nouveau né et bébé, et deux femmes enceintes. Dans les 10 min, deux autres femmes enceintes passent dans mon champ de vision dans la rue…

J’en peux plus… J’aimerais un peu de répis. Dès que je vois une femme enceinte je sens la haine haine monter en moi (ouaip je sais que c’est fort, mais on contrôle pas ses sentiments…), Mon cœur se brise dès qu’un enfant pleure … Et on parle pas des parents qui se comportent comme des cons avec les enfants et qu’on maudit de ne pas apprécier la chance qu’ils ont, ou de juste ne pas la voir.

Je suis censé faire quoi ? Fuir ? Endurer ?

La voisine

Depuis quelques temps je l’ai déjà repérée. Cette voisine, qui habite dans l’immeuble adjacent au notre. Avec un ventre rond qui indique que sa DPA ne doit pas être très éloignée de celle qui fut un jour la mienne. Et elle a emménagé ici récemment, je ne l’avais jamais vu auparavant.

Dans une autre vie, nous aurions probablement sympathisé, nous aurions sûrement partagé ses nombreuses promenades de l’après-midi, le temps libre de son congé, des discussions de futures mères puis de jeunes mamans.

Mais dans cette vie je dois me préparer à ce que  dans pas longtemps je croiserai fréquemment son bébé qui aura l’âge qu’aurait du avoir S. Cela m’angoisse déjà, rien que de voir son ventre c’est dur, alors un bébé en chair et en os, plein de  vie, je n’ose même pas imaginer comment je vivrais ces moments….

 

Nous sommes en juillet, mois où il aurait dû naître; probablement le 2e mois le plus dur de ma vie que j’aurais à affronter après mars.

Envisager l’avenir

Le plus dur est d’accepter que la vie continue, que nos projets sont toujours voire encore plus présents, sans culpabiliser.

Ça passe par réussir à se réjouir d’aller à un concert alors que normalement on aurait pas pu y aller si tout c’était bien passé. Par planifier les vacances d’été. Par reparler du projet d’achat de maison à moyen terme car on n’en peu plus de la ville. Par réussir à évoquer notre désir d’enfant toujours omniprésent.

La culpabilité est présente en fond, on n’y peut pas grand chose, mais on avance contre vents et marées ; et on la combat en concrétisant tout de même ces projets petit à petit.

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Puis il y a le côté médical aussi.

Reprendre l’exploration de mes soucis de santé probablement lié à une/des maladies auto-immunes. Pour mon bien-être (je commence à avoir des douleurs articulaires aux mains de plus en plus fortes) mais aussi pour évaluer tout risque/explication d’impact sur la grossesse si jamais on trouvait quelque chose.

Pour rappel, on m’avait diagnostiqué un probable Syndrome de Goujerot-Sjögren. Car j’en ai tous les symptômes. Mais il y a des analyses spécifiques pour le confirmer. Certains anticorps typiques, les anti SSA et SSB (mais pas toujours présent), cela je ne les ai pas (j’en ai d’autres, non spécifiques à une maladie en particulier, des anticorps anti-nucléaires au 1/640e). Et/ou une biopsie des glandes salivaires pour voir si elles sont attaquées/inflammées.

Si on a ce fameux syndrome, il y a un traitement connu pour les douleurs articulaires. Si les douleurs sont liées à autre chose, il faut explorer d’autres pistes pour traiter.

Donc le rhumatologue m’avait demandé de faire une biopsie des glandes salivaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic du syndrome. Et savoir si ce médicament était adapté. Cela c’était avant la grossesse en octobre, et j’avais du ensuite annuler la biopsie car je venais de découvrir que S. s’était accroché.

J’ai donc repris le cours des choses et la biopsie a été faite. Résultats non concluant il semblerait. Il y a effectivement des signes d’attaques lymphocytaires sur mes glandes salivaires, mais l’échelle va de 0 à 4, et je suis au grade 1. Pour le syndrome de Goujerot-Sjögren c’est 3 ou 4.

Ça complique les choses. Je n’ai pas encore eu de débrief, RDV dans 2 semaines avec le rhumatologue, on verra ce qu’il dit. Même s’il n’est pas spécialiste en immunologie, il est censé être tout de même un minimum calé en maladies inflammatoires et connait bien le syndrome de Gougerot-Sjögren.

Je sens que je repars pour une errance de diagnostique… J’ai vu que le qualificatif « maladie inflammatoire chronique non-spécifique » pouvait parfois être donné quand ils ne savent pas vraiment ce que c’est, que ça ne ressemble à rien de connu, mais qu’on repère une origine auto-immune. Je sais pas pourquoi, mais je le sens venir gros comme une maison que je suis dans cette catégorie….

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Début mai on a aussi eu un RDV de débrief avec ma gynéco du centre PMA. Pour avoir son avis sur le rapport d’autopsie et tout ça. Elle non plus n’a pas trouvé d’explication (mais elle a salué le travail des finlandais, nous a dit que ça avait même l’air mieux qu’en France).

Par contre, elle a demandé à faire un bilan auto-immunité à cause de mes anticorps chelou, avec une spécialiste immunité et grossesse, pour écarter tout risque pour une prochaine grossesse. Même si elle ne pense pas que ça ait causé la mort de S., elle préfère écarter tous les doutes (et moi aussi ça me rassure).

On a RDV le 3 juillet (j’ai découvert en prenant RDV qu’il y avait une équipe de recherche consacré à cette thématique dans ma ville). Ce/cette spécialiste pourra probablement m’en dire plus aussi sur la signification des résultats de la biopsie.

Et le plus gros avancement vis à vis du deuil, vendredi dernier j’ai repris RDV avec la gynéco PMA pour ensuite pouvoir valider notre dossier PMA (faire le point sur d’éventuels nouveaux protocoles suite au RDV auto-immunité, maj des différentes prises de sang obligatoires, etc…) pour envisager une reprise. L’envie pointe le bout de son nez, même si on ne se sent pas encore prêt psychologiquement. Vu les délais on préfère que tout soit ok le moment venu et qu’on ait tous les éléments en main pour savoir dans quoi on se lance, pour qu’on ait aussi plus qu’à se réinscrire sur la liste d’attente (et là il y a encore environ 2-3 mois d’attente dans mes souvenirs pour lancer le protocole). J’ai bien fait, car déjà là ça nous donne RDV avec la gynéco à mi-septembre.

D’ici là, on aura bien le temps d’avancer encore dans notre deuil. On verra bien à ce moment-là si on se sent prêt ou si on attendra encore quelques mois avant de se lancer dans les hostilités.

 

C’est fini

Tout s’est fini hier matin, vers 9h30-10h. On est rentré à l’Hôpital la veille à 18h. J’ai rapidement réagit au médicament (dès la 1ere dose, au bout de 2h). Soit environ 12h de contractions. Pas vraiment de saignements, seuls 2-3 spotting en début de matinée. Ça a enlevé un peu de difficulté. Et puis les douleurs se sont intensifiées, devenir insupportable vers 9h, malgré les injections d’anti-douleurs et les électrodes, à deux doigts de la péridurale. Mais c’est là que l’infirmière a compris que c’était le moment.

On peut essayer de trouver d’autres termes mais je trouve ça stupide. J’ai bien du accoucher de mon bébé mort.

L’horreur à l’état pur. Je revis sans cesse ces instants, toutes les sensations épouvantesques dès que je ferme les yeux ou que je pense à quelque chose de lié. Je ne sais pas comment on va réussir à surmonter ce traumatisme.

On a réussi à lui dire au revoir. C’était difficile mais la bonne décision, cela nous faisait peur, mais c’était tout de même un soulagement. Il était beau notre fils. Je ne l’oublierai jamais…

Ma mère nous a rejoint en urgence samedi soir. Ça nous a fait énormément fait de bien de voir un visage connu.

L’équipe et la prise en charge sont vraiment bien. Ca facilite les choses. Mon mari a un lit comme moi, et les memes droits. Il y a une cuisine où on peut se servir en boissons et nourriture à tout moment. Idéal vu les circonstances de pouvoir grignoter au fur et à mesure. On nous donne aussi de vrais repas vegetariens. On a eu les mêmes infirmières tout le weekend. C’était aussi rassurant. On voit que notre cas les touche particulièrement, que même pour eux c’est particulièrement difficile comme situation.

Mais le plus compliqué dans cette situation c’est de devoir gérer les à cotés, comme l’annulation du reste du voyage, voir avec les assureurs pour la prise en charge du retour et des nuits à l’hôtel qu’on devra passer avant de rentrer. Mais aussi, que faire du bébé. Même pour eux c’est une situation inédite avec des étrangers, et pour ne pas aider la loi est différente entre les lois françaises et finlandaises diffèrent sur ce sujet. Alors ils ne savent pas comment ça fonctionne. L’ambassade nous aide un peu. Pleins de formalités à voir et remplir. De décisions difficiles à prendre…

Heureusement qu’on parle couramment anglais, et de même pour les infirmières, sinon je n’ose pas imaginer comment tout ca se passerait.

On doit quitter l’hôpital aujourd’hui, à l’heure qu’on veut plus ou moins une fois que les détails seront reglés. Ensuite d’après eux on doit attendre mardi ou mercredi pour pouvoir prendre l’avion sans risque pour moi.


Je fais appel à celles qui sont passées par des moments aussi difficile.

Deja une question me taraude, doit-on si on en a la possibilité, inscrire le bébé dans le livret de famille. Je sais que c’est une décision personnelle, mais à celles qui l’auraient fait, n’est ce pas trop difficile de voir cette inscription ? Ou pensez vous toujours que c’était le bon choix même après ?

 

Et ensuite si vous avez quoique ce soit comme conseils, ressources, associations, pour nous aider à surmonter cela, et réussir a nous reconstruire par la suite, n’hesitez pas à me les transmettre. Je ne lirais probablement pas ca tout de suite, mais ça me fera du bien d’y avoir accès en temps voulu.

Vous pouvez m’écrire en commentaire ou par mail : nirnaethenpma@gmail.com

 

Merci à toutes pour vos mots de soutien

Et le pire reste à venir…

Il va être 4h du matin. On rentre des urgences. On est en Finlande pour la 2e nuit de notre « lune de miel » (ouais on est pas allé en Nouvelle Zélande).

Hier cela faisait 19SG. Il y a pile 1 semaine nous avons vu son cœur battre, pour vérifier que tout allait bien avant de partir.

Mais ce soir le coeur de Bidule ne bat plus…

Et le notre s’est arrêté par la même occasion.

Mais le pire reste à venir. On doit rester en Finlande, pour finir tout ça. J’ai eu un 1er comprimé pour dilater mon col .Et demain 18h je dois y retourner pour prendre le 2e, pour que Bidule puisse s’en aller. En espérant que cela ne dure pas de long jours….

 

Je n’ai pas la force de vous raconter tout ce qui nous a mené à cette soirée. Il semblerait qu’il était malade, qu’on aurait probablement rien pu faire. Même s’il est trop tôt pour savoir exactement. On espère en savoir plus un jour.

C’était un garçon, il avait un prénom…