3 ans d’infertilité en image

Je voulais écrire cet article avec une note positive dès vendredi, mais il semblerait que j’avais d’abord besoin d’exorciser ma peine, avant de pouvoir repartir.

On a souvent l’impression qu’en PMA notre vie est sur pause alors que celle des autres continue. Pourtant, mon appareil photo m’envoie d’autres impressions. La vie s’est déroulée, et malgré moi, malgré mes impressions, j’ai continué à vivre ma  vie. Un CDI, 3 tatouages dont une manchette, des concerts, un mariage en préparation, un cours de brassage de bière, l’accueil d’un nouveau chaton, et de nombreux voyages, à Lille, Lyon, Prague, Édimbourg, Copenhague, plusieurs villes de Suède (Lund, Malmö, Uppsala, Stockholm x2), le Chili, la Slovénie…

Non la vie a bien continué, et j’ai vécu de très beau moments depuis le début des essais il y a bientôt 3 ans 1/2. Ma vie d’infertile en photo, garantie sans PMA …

 

PS : fouillez vos archives, je suis sûre que vous pouvez faire de même et nous le faire partager 😉

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Tomber, se relever et repartir au combat

J’ai du mal à me remettre de cette FIV abandonnée, je n’en reviens pas de cumuler autant de problèmes et de poisse. J’ai d’ailleurs longuement hésité à vraiment faire cette IAC5. Je me disais à quoi bon, c’est voué à l’échec si l’on en croit l’unique article que j’ai trouvé au sujet des FIVs transformées en IAC. Et j’ai peur de souffrir pour rien, car même si je n’y crois pas, l’espoir est tout de même différent que sur un cycle naturel. Mais on a quand même tenté le coup jeudi, pour se dire qu’on faisait quelque chose au lieu de juste attendre. 1,7 millions de spermatozoïdes. Je ne sais même plus si c’est bon ou mauvais au regard des autres IACs.

Parfois je me dis que j’aurais dû commencer les essais plus tôt, car je ne sais pas combien de temps durera ce parcours. Puis je me souviens que je n’avais que 23 ans au début des essais, et ça me mine encore plus le moral.

Car même si je me raccroche à l’espoir que mes ovaires se sont réveillés avec du gonal F 300 au bout de 10jours, je vois bien qu’en général ça pue du cul de mal répondre à la stimulation. Je sais déjà que mon AMH est pourrie alors que je n’ai que 26ans, alors tout ça cumulé, ça me fait très très peur pour la suite. On va pas se mentir, ce résultat était prévisible, et que mes peurs se réalisent m’angoisse encore plus. Ne pas savoir quand aura lieu la FIV1 BIS n’aide pas non plus.


La veille de l’IAC j’ai craqué comme ça ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. J’avais besoin de réconfort, d’être rassuré, mais mon homme au lieu de ça n’a fait que m’enfoncer la tête sous l’eau avec des raleries et remarques à la con.

Du coup j’ai tout lâché, je lui ai dit que je ne pouvais pas aller mal car il fallait que je le gère lui, et que moi si j’allais mal y’avait personne pour m’aider. Il m’a dit qu’il était un grand garçon, qu’il avait se gérer. Croyez-moi non, il ne sait absolument pas gérer les mauvaises nouvelles, sa réaction le soir de l’annonce de l’abandon de la FIV « je vois pas quoi faire à part me pendre »… réaction très normal bien sûr.

Il m’a dit que j’étais hypocrite que je faisais semblant d’aller bien et que ce n’était pas bien si on ne pouvait pas tout se dire dans notre couple. Pourtant ce n’est pas de l’hypocrisie croyez-moi, c’est juste qu’avec les années de dépressions passées, et surtout la réussite pour s’en sortir, et bien j’ai affuté mes armes pour encaisser les mauvais pas, et ma résistance est bien plus grande.

Mais elle a des limites.

Il voulait que je me laisse aller à la douleur, il a été servi. Et croyez moi, ses paroles ont défoncé toutes les barrières qu’il me restait. Au lieu de me dire qu’il y avait de l’espoir et des solutions, il me disait qu’il fallait de toute façon s’attendre au pire, que fallait que j’arrête de croire au miracle et au pays des bisounours. A croire qu’il voulait que je craque pour être sûr que ça m’atteignait. Alors que j’essayais juste de ne pas sombrer…

Toutes mes peurs ont éclaté à la surface. J’ai du pleurer une bonne demi-heure. Que dis-je pleurer, crier de douleur serait plus approprié. Je me suis laissée emporter par un flot de douleur pur.

Il a été totalement désemparé, il n’avait pas imaginé un instant ce qui se cachait derrière la digue…

Il m’a laissé brisée, amorphe toute la soirée…

Je vous avoue que j’ai du mal à remonter à la surface depuis. Une fois que les peurs ont été lâchées, il est difficile de revenir en arrière.

Je vous dirais que comme toujours, je vais me relever et avancer, pour continuer ce combat. Cependant l’horizon s’assombrit avec le temps et les obstacles qui s’amoncèlent, et je ne peux rien faire contre ça….

FIV 1(LOOOL) #6 – La tristesse du pharmacien

Malgré mes déboires de cette FIV 1 première du nom, j’avais passé commande pour une nouvelle boite de Gonal F et d’orgalutran, car avec les délais je ne pouvais pas attendre le coup de fil de l’aprem’ pour passer commande si jamais (et vu qu’on m’avait laissé entendre que j’en aurais encore besoin…).

Bref je ne pouvais donc pas laisser ma commande à la pharmacie, il fallait bien que je la cherche. Vu mon emploi du temps, j’avais passé commande à la petite pharmacie à côté de mon boulot (et non la grosse de mon quartier qui m’a sauvé la mise samedi avec sa réserve de Gonal F).

Petite officine, où je suis une habituée vu mes 40 000 soucis de santé et le nombre de cachets que j’avale au quotidien. D’ailleurs dans cette officine, il y a un jeune pharmacien qui m’aime bien. Il est tout choupi, tout gentil, tout mignon et plutôt pas mal, et dès qu’il peut, c’est lui qui me sert. Ca ne loupe pas hier, son collègue venait de finir de servir une dame, ça allait être mon tour, mais il m’a aperçu et est vite venu à un autre comptoir pour me servir.

A son habitude, il est toujours aussi sympa, il va me chercher ma commande.

Le pauvre, il avait plus la même tête en revenant, il était tout dépité, mais bon on le comprend, il a apprit en même temps que j’étais en couple, que j’essayais de faire un enfant et que j’étais infertile XD

FIV1 #5 – 3e contrôle

Je ne pensais pas faire un article par contrôle, mais finalement avec le stress du début et le démarrage un peu lent, et bien y a du changement à chaque RDV.

L’homme a gentiment proposer de faire taxi ce matin car son emploi du temps était plus souple aujourd’hui (c’est quand même plus agréable que le vélo à une heure précoce^^), c’est vrai que le temps passe plus vite quand on est accompagné.

La prise de sang s’est très bien passée, j’ai rien senti alors que j’appréhendais un max vu le gros bleu sur ma veine (et difficulté à piquer l’autre bras pour cause de tatouage). l’infirmière était très sympa, on a d’ailleurs discuté de Tolkien et légendes médiévales quand elle a vu mon tatouage (elle a essayé de voir si elle trouvais la veine, mais a quand même préféré piquer dans le bleu au final).

J’ai une le droit à une nouvelle salle pour l’écho. Ca devait être la salle de luxe : la sage-femme avait un bureau, y’avait de l’espace et même de la musique douce en fonds. A côté l’autre salle c’est un placard à balais !

Du coup rentrons dans le vif du sujet : ça pousse ENFIN ! A gauche : 6 follicules (un de 17, celui qui est là depuis le début, et les autres entre 12 et 8 il me semble). Et miracle : à droite aussi ! 3 (ou 4 j’ai un doute alors on va dire 3) de 7-8 (et deux petits).

« Bel endomètre » triple couches à 10,4.

Alors on va dire que c’est psychologique, mais depuis samedi soir, j’ai piqué uniquement le Gonal F côté droit du ventre. J’avais déjà remarqué pendant la stim’ pour les IACs qu’en général le côté où je piquais influait sur la croissance. Peut-être que je me fais des films, mais la semaine dernière je piquais essentiellement à gauche (car mon ventre est moins ravagés par de cicatrices de vergetures de ce côté-là), et bien ça ne poussais qu’à gauche. Je me force à piquer à droite, ça se réveille à droite. J’ai du mal à croire à une coïncidence à force 😉

Du coup je me dis, bon ça met du temps à démarrer (on est à 10 jours de stim’) mais c’est pas grave. Jusqu’à l’appel pour me dire la suite…

Résumé de l’appel : ça pousse pas, on a un beau follicule, alors on tente une IAC jeudi.  On va pas vous gâcher une tentative pour 1 follicule. On avait 2 choix, soit on arrête tout, soit on tente l’IAC, alors avec l’équipe on s’est dit autant tenter l’IAC pour ne pas avoir fait ça pour rien…

Je leur ai demandé si on ne pouvait pas poussez les autres (vu que merde y’en a un bon nombre qui s’est réveillé), mis elle m’a répondu qu’on avait déjà augmenté la dose 2x, donc non fallait pas espérer.

Je suis en colère, car à mon avis, samedi ils pouvaient déjà voir que ça puait, donc je vois pas l’intérêt d’avoir augmenté la dose pour ça… Je sens aussi qu’ils vont refuser qu’on enchaine à nouveau sur le prochain cycle du coup ça nous ramènera à avril. Et forcément c’est jamais rassurant pour la suite, même si j’ai l’impression que c’est surtout un problème de dosage qui a fait capoter ça…

Bref je pleurerais bien un coup si je n’étais pas au boulot….

 

FIV1 #4 – Journal de bord stim’- semaine 1 et 2

J’écris ce journal de bord pour avoir une trace pour la suite, pour me rappeler des petits détails et de mon ressenti (d’où l’abondance de détails). Et je me dis que ça peut aider certaines par la suite, de voir un exemple de FIV un peu au jour le jour avec ces effets indésirables (ou non) et autre.

Du mardi 30/01 au soir à vendredi  09/02 —>  : prise d’Oromone (2mg). Pas d’effets secondaires à noter à part modification des règles (deux jours de fausses règles (sans douleurs), puis pause de 2 jours, puis vrai règles). Et une glaire cervicale très chelou (genre abondante, méga épaisse, collante et élastique, faisant des méga-filaments mais totalement transparente. Comme un mollard quoi XD (#glamour)

1e écho de contrôle le jeudi 08/02. Ovaires bien au repos, 4 follicules à droite et 5 à gauche (ou l’inverse ?).

On commence donc avec le Gonal F 175 le samedi 10/02.

Lundi 12/02 : 2e jour de Gonal F : La fatigue commence à faire son apparition. Je sens que les ovaires travaillent (sensation de gonflement/bulles).

Je fais une petite visite à ma psy entre midi et deux, pour évacuer les problèmes et difficultés de ce début d’année. Mais au final on a beaucoup parlé de ma famille plutôt que de soucis médicaux, en faisant un bilan de ses derniers mois où elle ne m’avait plus suivit. C’est bien et dommage à la fois, car j’avais besoin de parler de la PMA (mais la séance a été bien trop courte). Prochain RDV pris le 08/03. C’est dans longtemps mais de toute façon je ne ressens plus le besoin d’un suivi hebdomadaire.

Mardi 13/02 : Si je pouvais ramper pour me déplacer je le ferai. Je me demande si cette fatigue est un symptôme fréquent, ou si elle est extrême car je suis déjà fatiguée en tant normal (#corpsencarton). J’ai l’impression que mes muscles sont en coton, et que les infos dans mon cerveau et mes nerfs mettent 10x plus de temps à arriver. La piqûre du soir fait mal.

Mercredi 14/02 : j’ai encore toujours des légers saignements, alors que ça fait 10 jours que mes règles ont débutées. La fatigue est un peu plus supportable dans la journée, mais me rattrape le soir. J’ai les jambes qui commencent à trembler de fatigue quand je ne suis pas au repos. La piqûre du soir fait à nouveau mal.

Jeudi 15/02 : La fatigue va mieux. 2e écho de contrôle. L’accueil n’est pas au top pour l’écho, un interne me fait l’écho mais il ne trouve rien et farfouille mon utérus. Vraiment sympa. La sage-femme prend le relais. Elle galère à trouver mes ovaires. A gauche « que des petits », à droite « un de 10 et un autre plus petit ». On ne me dit rien de plus. Je panique car j’ai l’impression que cette stim’ est vouée à l’échec si je n’ai qu’un follicule digne de ce nom. La sage-femme ne fait qu’énumérer un cas, elle ne prend pas du tout le patient en considération. C’est comme si on était pas là, aucune info sur le moment. Heureusement que vous êtes là pour me rassurer et faire redescendre la panique, je ne sais pas comment j’aurai fait sans votre soutient, et que je redevienne un peu plus rationnelle.

Appel en milieu d’aprem : on augmente la dose à 225, et écho+prise de sang samedi matin.

Vendredi 16/02 : avec l’augmentation de la dose, la fatigue réapparais, et moins sympa. je ne suis pas juste très fatiguée, je suis en plus dans le mal (maux de tête principalement).

La piqûre du soir se passe de nouveau mieux. Je fais plus attention à là où je pique. Je pense que les soirs où je me suis fait mal, j’ai du piquer dans une vergeture (ouais les joies d’avoir pris un peu trop de poids trop rapidement il y a quelques années, elles sont piles là où on fait les injections).

Samedi 17/02 : RDV à 7h40, c’est très dur un samedi matin ! L’homme m’accompagne car on doit partir tout de suite après pour un weekend avec ma famille. On aurait déjà du y aller la veille au soir, mais la PMA en a décidé autrement.

Je découvre les joies de la permanence du samedi. On est que 4, on a presque toutes RDV au même moment. il n’y a pas d’accueil, c’est l’infirmière qui fait les prises de sang qui vient récupérer les pauvres âmes perdues qui ne comprennent pas pourquoi il n’y a personne. 2e prise de sang en jours sur le même bras, je morfle et hérite d’un très beau bleu. (Je sens que la prochaine sera encore plus douloureuse). Puis on doit attendre au moins 45min, le temps que quelqu’un veuille bien venir faire les échos. Ce sera ma gynéco attitrée, Dr Hibou, qui viendra les faire. Bon on peu pas attendre d’une gynéco qui à 3 mois d’attente pour un RDV qu’elle se souvienne de qui on est, mais elle sait qu’elle me suit tout de même. Le contrôle se passe tout de même mieux, on me demande comment je vais. Résultat de l’écho : à droite : que des petits (encore..), à gauche : 4 follicules entre 8 et 12 (y a un peu du mieux). Dr Hibou dit « ah ça commence à se réveiller ».

Je prédis qu’on va m’augmenter la dose, or je n’ai du produit que pour le soir même si c’est le cas, et je me vois mal essayer de chopper du Gonal F un dimanche dans une pharmacie de garde. je demande donc une ordonnance pour chopper une boite avant de partir en weekend. Je fais 4 pharmacie, aucune n’en a en stock. Au plus tôt je peux l’avoir l’aprem à 14h. Ouais mais moi je suis pas là à 14h…. Je tente le tout pour le tout, j’appelle ma pharmacie habituelle, qui en a normalement toujours une d’avance en stock. C’est bon, ils en ont une. On retraverse la ville et on perd une demi-heure, mais on évite de faire 40 pharmacies. Je suis quand même choquée que les pharmacies autour d’un centre de PMA n’aient pas ce produit en stock….

Nous arrivons enfin au gite pour notre weekend. Et là… pas de réseau… ouais mais j’attend un appel pour la suite du traitement, et ils laissent pas de messages…. Je panique, il y a une barre de temps en temps, je sens que ça va être galère. On part se balader. Peu avant midi, je sens mon téléphone vibrer, je viens d’avoir un message sur le répondeur (mais pas l’appel….) La sage-femme qui me dit qu’elle va réessayer de m’appeler plus tard. Je re-panique car le réseau est intermittent, et quand je rappelle ça sonne occupé. (comment ça je suis un peu trop stressée et panique pour un rien ?)Au bout de 20min j’arrive enfin à les joindre.

On augmente la dose à 300, et on débute l’orgalutran dès dimanche matin. Prochain contrôle mardi matin.

Dimanche 18/02 : 1e injection d’orgalutran, dans le haut de la cuisse. L’injection se passe bien, mais je trouve cela tout de même bizarre de ne pas devoir chasser l’air de la seringue, ça ne me plait pas trop :/ le produit gratte un peu dans les 15min qui suivent mais après ça passe.

J’expérimente une fatigue que je n’ai jamais connue sans être malade. Je dors 1h dans la voiture sur le chemin du retour. Je redors encore de 17h à 18h, puis devant la TV en essayant de regarder un film. Mais je passe tout de même une nuit agitée, je me réveille plusieurs fois.

 

FIV1 #3 2e contrôle + EDIT

Il fait encore nuit quand je me lève. 6e jours de traitement, 4e jours de fatigue extrême. Si je pouvais ramper telle une limace toute la journée, je le ferais.  Avant de partir je regarde par la fenêtre… il neige… Le seul jour de la semaine où je dois faire 9km de vélo… Je me dis que c’est le signe du début d’une grosse journée de merde.

Bon je vous rassure on est pas à Paris mais en Alsace (fallait que je la place celle là^^), c’est pas de la neige qui nous empêche de faire de vélo, rouler ou vivre, c’est juste que c’est un peu plus long de s’emmitoufler, et on va plus doucement sur son vélo.

Malgré mon sarcophage de vêtements, les flocons me piquent les yeux, mais je ne peux que constater la beauté de ce paysage enneigé (On ne critique pas l’attirance sexuelle pour les suédois et les suédoises les paysages nordiques enneigés). J’hésite un instant à m’arrêter pour immortaliser cette vue et vous la faire partager, mais je suis à la bourre comme toujours, il fait -3°C et il faudrait que j’enlève mes gants.

J’arrive pile à l’heure au CMCO pour mon RDV prise de sang + écho, mais bon c’est pas comme si ça servait à quelque chose. Je ne vous ai pas expliqué le fonctionnement des RDV ?

  • les 1ers RDVs sont programmés à partir de 7h15.
  • Le secrétariat ouvre à 7h30, et elle commence à appeler les gens vers 7h35-40.
  • Une fois qu’on a été appelé, on peut aller faire la prise de sang.
  • Les échographies ne commencent qu’à 8h.

J’avais RDV à 7h35, donc j’ai été appelée à 8h au secrétariat (normal),  le temps de faire la prise de sang et l’écho je suis ressortie à 8h40. (Au 1er RDV c’était pire, je devais encore revoir la sage-femme après l’écho, du coup j’ai attendu 3 plombes et suis arrivée à 10h au boulot alors que j’avais RDV à 7h25…). Je sais vous connaissez souvent pire comme attente, mais là ce que je trouve chelou, c’est que même sans aucun retard, leur système pourri crée de l’attente.

L’échographie… j’ai eu le droit à l’interne qui sait pas faire. Et là je me dis, mais pourquoi vous envoyez les internes en PMA pour se faire la main sur les échos ? c’est déjà un parcours assez compliqué comme ça, on pourrait se passer du supplément triturage de l’intérieur parce que il n’est pas foutu de trouver l’endomètre et les ovaires.

Bref, la sage-femme prend le relais, elle galère un peu aussi ( » vos ovaires ils sont décalés un peu de côté »… euh ouais c’est la 1e à me le dire). Endomètre triple-couches à 6.3. Follicules : à droite… « que des petits », à gauche un de 10, un 2e un peu moins gros, et c’est tout….

Euh…. c’est moi où je ne réponds absolument pas à la stimulation ? parce que des résultats pourris comme ça, c’est exactement les mêmes résultats que j’ai sans me piquer le bide pendant 5 jours…

Je ressors dépitée, dans ma tête résonne « tout ça pour ça ». La fatigue n’aidant pas, j’ai envie de chialer mais je me retiens.

Reste plus qu’à attendre le coup de fil de cet aprèm, pour savoir la suite du programme. Mais 2 follicules sérieux, ça me donne envie de tout arrêter là.

 

EDIT  : suite à appel de la sage-femme « on passe à 225 car ça a un peu de mal à démarrer ». Nouveau contrôle samedi matin à 7h40.

Bon du coup le contrôle samedi ça fout la merde, je devais partir vendredi soir à 1h de chez nous pour un weekend centerpark avec ma famille. Donc on pourra y aller que le samedi 😦  (et pas de grasse mat’ du coup 😥  )

Le calme avant la tempête

Se ressourcer le temps d’un weekend prolongé, avant le grand plongeon dans les eaux acides et bouillonnantes de la FIV n°1…. le timing est au final tombé parfaitement bien.

Demain matin tout commence… espérons que ce soit le 1er jour sur le chemin d’une nouvelle page de notre vie.

La PMA rend-elle violent ?

« Les médicaments que prenait Alexia avaient-ils un impact sur son humeur? C’est la thèse avancée par l’avocat de Jonathann. Il a affirmé qu’Alexia « pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l’encontre de son compagnon ». « C’est un couple dont malheureusement l’un des conjoints était violent mais ce n’est pas celui auquel on pense », a ajouté Me Randall Schwerdorffer. La question de savoir si les médicaments pris par Alexia pour la fertilité avaient des conséquences sur son comportement a été posée »

Source : Le journal du dimanche – Meurtre d’Alexia Daval : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore

 

Sincèrement je n’aime pas rentrer dans les polémiques en général, mais sérieusement cet avocat enchaine les phrases dans ce type, avec un bon relent misogyne en arrière-plan.

Je ne veux pas émettre de jugement hâtif sur une affaire dont on ne connait pas tout. Peut-être qu’il était effectivement victime de violence verbales, physiques et harcèlement psychologique. Peut-être que c’est juste une ligne de défense. Même si en aucun cas ça n’excuse son geste, et qu’au mieux ça peut juste aider à comprendre pourquoi. Mais là n’est pas la question de cet article.

Cependant, même si les médicaments hormonaux ont un effet plus ou moins important sur notre humeur, nous en avons toute fait l’expérience, cette phrase renvoit tellement à cette idée de femme hystérique et incontrôlable à cause de ces hormones, quand elle a ses règles, quand elle est enceinte, etc…

Nan mais sérieux, j’ai jamais eu envie de frapper mon conjoint quand j’étais en traitement PMA…

Bref ça m’a un peu choqué/dégouté ce type de propos, je ne sais pas ce que vous en pensez de ce point particulier, mais bon c’est peut-être juste parce que je suis sous oromone.

Prévenez-moi si ça vous est arrivé ces envies de violences sous traitement, que je demande à mon conjoint de prendre garde si jamais et de me donner un sédatif.

FIV1 #2 – La pharmacie du quartier s’enrichit

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Voilà à quoi ressemble 1 mois de traitement chez Nirnaeth quand on accumule FIV+asthme+2 maladies auto-immunes. (ou quand tu vas à la pharmacie avec ton cabas à courses et tes 5 ordonnances et que la pharmacienne affiche un air dépité)

C’est pas le moment de chopper la grippe ou autre maladie hivernale, y a plus de place de le placard à médicaments ou dans le frigo !

Si quelqu’un veut me faire un cadeau, je pense que le pilulier est une bonne idée ! XD

PS : On devrait prendre des actions chez Merck et Mylan