Se faire avoir comme une bleue

Je vous ai laissé sur mon corps qui faisait n’importe quoi et mes règles qui seraient arrivées trop tôt. Car au moment où j’écrivais cet article, y avait pas de doute, vu le flux et la durée (toute une matinée), c’était forcément mes règles, et vu que j’avais eu des spottings pendant plusieurs jours auparavant, cela correspondait au schéma classique mis à part la semaine d’avance.

Sauf qu’une fois l’article publié, plus rien…. des légers spottings, mais plus un flux de règles. Et toujours des douleurs (mais pas des crampes, des douleurs diffuses, comme souvent en période pré-règles). Bref ça me soûle, je décide de commencer la progestérone le lendemain matin pour calmer ces saignements (et si possible les douleurs). Mon ancien gynéco m’avait déjà prescrit de la progestérone pour ça.

Bon les douleurs ça les a pas trop calmées, mais les saignements débiles se sont arrêtés.

Ca fait une semaine, je suis à J29 aujourd’hui, et pas l’ombre d’un saignement à cette heure-ci. Et croyez moi depuis hier je scrute le PQ environ toutes les heures, pour déceler la moindre goutte qui mettrait fin rapidement à mon supplice mental…

Alors oui la progestérone a toujours retardé mes règles, mais dans le sens où au lieu que les spottings commencent 4 jours avant mes vraies règles, ils commencent à la date supposée de début de règles (et donc ça décale un peu les vraies règles). Et j’ai bien revérifié mes calendriers où je note les spottings et les règles, et ça a toujours été au grand max à J28….

Mais là rien, nada, nothing.

Alors forcément mon cerveau oublie les 3 ans 1/2 d’essais infructueux et les psychotages débiles passés… ben oui le flux abondant de l semaine dernière, ça pourrait pas être la nidation ? et puis la semaine d’avant je me suis farci une semaine de cortisone pour cause de sinusite aigüe. J’ai des problèmes d’auto-immunité, la cortisone est souvent prescrite aux meufs en PMA qui ont des soucis dans ce genre, est-ce que ça aurait pu aider à un miracle ?

Pourtant d’autres signes souvent présent avant mes règles sont aussi présents. Les douleurs se sont intensifiées depuis hier (même si on est pas encore aux crampes), et j’ai très froid sans réussir à me réchauffer (ce qui est aussi un bon signe chez moi).

Bref si mes règles doivent arriver je préfèrerai avoir au moins un petit spotting aujourd’hui, pour ne pas espérer trop fort. J’ai arrêté la progestérone hier, pour ne pas faire durer le supplice si c’est vraiment ça qui les empêche d’arriver.

Je n’y crois pas vraiment, mais forcément avec une once d’espoir ça fait toujours plus mal que ces derniers cycles où je n’en avais aucun…

Allez je m’en vais checker le PQ une nouvelle fois, pour abréger mes souffrances au plus vite….


Bref sans surprise, mes règles sont arrivées dimanche matin

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Et si c’était psychologique ?

Peut-être qu’on se l’est toutes demandées à un moment ou à un autre, surtout si les problèmes rencontrés ne justifiaient entièrement les échecs à répétitions.

Peut-être encore plus pour celles qui ont vécu/vivent des problèmes familiaux.

Peut-être que la société actuelle, l’entourage, les médecins, à force de nous culpabiliser influent sur ces pensées et doutes.

Cette peur chez moi date d’avant même les essais. C’est d’ailleurs à cause de cela qu’avant d’arrêter la pilule, j’ai entamée une thérapie, pour en finir avec la dépression, pour apaiser mes démons. Pour créer un environnement sain pour un enfant, mais aussi pour ne pas risquer d’avoir un blocage psychologique.

J’étais persuadée d’être stérile, car un enfant était la seule chose que je désirai dans ma vie, pour cela que je voulais continuer à vivre. Je ne voulais pas me suicider mourir avant d’avoir vécu cela. Et donc vu que rien ne se passait jamais bien dans ma vie, forcément je devais être stérile, car je ne pourrais jamais vivre de moments heureux (on en revient à la loi de Murphy).

Adolescente, je ne voulais pas d’enfant, je voulais adopter. Pour pouvoir réparer mes blessures les blessures et le manque d’amour de cet enfant. Mais aussi car je trouvais ce monde bien trop pourri pour accepter d’y faire naitre un enfant qui ne méritait pas de devoir vivre au milieu de toute cette horreur. Par contre s’occuper d’un enfant déjà présent et pouvoir faire un peu de bien dans ce monde, c’était l’équation idéale.

 

Et aujourd’hui ?

Une part de moi reste persuadée que les problèmes de mon homme n’expliquent pas tout. Bordel, le 1er spermogramme était très bon (d’ailleurs au début, le gynéco était persuadé que du coup le problème était chez moi). 200 millions de spermatozoïdes, pourquoi ça ne marchait déjà pas à ce moment ? N’y aurait-il pas un autre problème caché ?

Une autre part de moi se rend compte que je n’ai qu’effleuré la surface de mes problèmes familiaux. Avec la PMA, ils ressortent à nouveau mais avec des aspects supplémentaires. Et la nouvelle psychothérapie entamée depuis quelques mois éclaire de nouveaux angles qui étaient passés inaperçus.

Non, les problèmes de relations familiales ne touchent pas que moi au sein de ma famille, mais aussi nos relations entre sœurs, les relations de mes parents avec leurs parents et leur fratrie, mes relations avec mes grands-parents, les relations de mes grands-parents avec leurs parents et leur fratrie….

En fin de séances psy hier, j’ai déballé vite fait tous ces problèmes à ma psy… elle a fait « waouh….. j’ai pris pleins de notes, faut qu’on reprenne tout ça la semaine prochaine parce que c’est assez fou ce que vous me dites là ».

Il y a une incapacité dans ma famille, aussi bien paternelle que maternelle à donner un vrai sens au mot famille, à créer des vraies relations entre les différents membres. Et personne ne le vit bien c’est ça le pire.

Et si une partie de moi l’avait toujours remarqué ? et si une partie de moi se disait que, malgré les souffrances de chacun, même quand ils en avaient conscience, ils ont quand même reproduit la même chose, et je vois que ma sœur le reproduit aussi avec mon neveu, et même moi je reproduis certains aspects par mimétisme, alors… Est-ce que mon inconscient ne se dirait pas que la seule façon de stopper cette chaine est de stopper la lignée une bonne fois pour toute, pour arrêter les souffrances ?

 

 

 

IAC4: les dés sont jetés (+news thyroïde)

Il s’est passé pas mal de choses depuis mon dernier article.

Je vais commencer par un petit récapitulatif thyroïde :

Comme prévu, j’ai du faire une 2e prise de sang vendredi matin, TSH toujours trop haute, mais la T3 et la T4 sont normales. Par contre j’ai beaucoup trop d’anticorps anti-thyroïde (anti-thyropéroxydase pour être exact). Cela indique une thyroïdite (ce qui ne veut pas dire grand chose). Toujours vendredi, le gynéco me donne donc une ordonnance pour effectuer une échographie de la thyroïde. Par miracle, je réussi à décrocher un RDV pour mardi matin (hier) grâce à un désistement. Ca tombe bien en plus, j’ai RTT ce mardi !

Hier matin écho (très agréable de se faire tartiner tout le cou de gel d’ailleurs^^). Rien de particulier de détecté (pas de nodules), mais elle est « micro-vésiculaire » (???). Le médecin me dit que pas de vrai soucis, mais c’est à surveiller car le risque c’est qu’elle finisse par s’atrophier si le problème d’anticorps est durable. Et donc il me conseille de voir un endocrinologue pour savoir s’il est nécessaire ou non d’avoir un traitement.

Par miracle j’ai réussi à prendre un RDV le 15/05 pour un endocrinologue grâce à doctolib.fr (sinon c’est 2/3 mois d’attente). Bon j’ai pris le 1e venu avec un RDV dans des délais convenables, j’espère qu’il n’a pas des disponibilités parce qu’il est trop nul ^^

Ca me rassure un peu de savoir que ce n’est rien de grave dans l’immédiat. Après j’attends de voir le verdict final. En effet, cela peut-être du au stress, à une infection (donc passager), mais cela peu aussi être un symptôme précurseur de la thyroïdite d’Hashimoto ou autre maladie auto-immune (les anti-corps finissent par défoncer la thyroïde, et là commencent les vrai soucis), je pourrais être au tout 1er stade sans autre symptôme. A l’heure actuelle je ne sais pas encore si mon soucis a une influence sur la fertilité.


 

Revenons à nos moutons l’IAC : Contrôle des mes follicules vendredi : par chance ils n’ont pas fait de sprint comme la dernière fois (avec 4 jours d’avance), et donc ils tiendront jusqu’à mardi matin pour l’IAC (mais seul 1 sur les 3 devrait être mature).  Par contre, il faut faire une injection d’HCG lundi soir (le 1e mai donc) et genre à 22h (vu l’heure de mes infections de Gonal F). Soit, il me demande si j’ai une amie infirmière, et là comme une andouille je dis « ah ben ma mère », ok pas de soucis donc, il me donne direct le produit avec la seringue et l’aiguille.

Sauf que une fois rentrée chez moi ( à 20h), et bien je me dis que déjà faut que je vérifie que ma mère est bien là, mais surtout que c’était peut-être pas le bon choix vu que j’ai 1h15 de route pour aller chez mes parents. Donc je regarde pour un(e) infirmier(e) libéral et de garde. J’en trouve un. Sauf que je me rend compte à ce moment que le gynéco ne m’a pas donné d’ordonnance « au cas où »… Bon ben pas le choix, il faudra faire 2h30 de route pour une petite piqûre. On a donc mangé chez mes parents, mais c’était un peu la course tout ça.

On prépare les papiers pour l’IAC, on se rend compte que le gynéco n’a pas signé le papier du consentement, et de surcroit, il a mis le 2e prénom de mon homme sur l’ordonnance–> ils vont être contents au labo !

Comme prévu ils ont bien embêté mon homme, mais tout s’est déroulé correctement finalement.

IAC bien déroulé, par contre c’était très douloureux. D’ailleurs je n’ai jamais posé la question, mais vous avez eu mal au moment de l’IAC ? (moi à chaque fois, mais là particulièrement).

Le résultat est mitigé cependant. On ne comprend pas comment le labo fait les préparations sérieux. En soit le dépôt de M. était mieux que l’autre fois (on est passé de 16 millions à 74 millions quand même, toujours 25% de spermatozoïdes normaux et mobiles), mais ils n’ont utilisé que 2ml (d’habitude 3mL), donc forcément, la préparation du jour = seulement 0.92 millions, alors que la dernière fois on était à 1,3 millions…

C’est totalement incohérent, et on est un peu dégouté du coup, on ne comprend pas leur fonctionnement.

Bref, croisons les doigts, comme toujours, il en suffit d’un seul 😉

 

 

IAC3 : le compte à rebours commence +EDIT : et il s’allonge…

Rahhhhhhhhh je les ai pas eu ils m’ont menti ! C’est horrible normalement ils ferment à 18h donc c’est mort à mon avis…. Donc ça veut dire qu’on doit attendre demain…. Je les déteste, la soirée et la nuit vont être abominables !


Après maintes hésitations, je suis allée faire la prise de sang ce midi. J’en suis à 13DPO. Résultat ce soir en rentrant du boulot, vers 18h (j’ai épuisé mon forfait internet, je ne peux donc pas me connecter à ma boite mail sur mon téléphone. Mais ce n’est pas plus mal, je ne préfère pas voir ça au boulot).

J’ai vraiment hésité à la faire. Car j’ai très peur du résultat. Mais en même temps je ne voulais pas revivre le mois dernier, et l’espoir des 2jours de retard. Je sais que chez moi la progestérone m’allonge vraiment ma phase lutéale, donc mes règles arriveront normalement plus tard que prévues.

Je vous avoue que pendant une semaine j’ai commencé à y croire pour de vrai. D’habitude j’arrive à me refréner, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas me faire des films. Pour moi si c’est comme d’habitude, ce n’est pas bon signe.

Et cette fois, ben j’ai eu quelques variations. Bon entre temps, et surtout depuis midi(lol) j’ai mal au ventre donc c’est pas très très bon signe pour le résultat.

Allez, je vous raconte mon psychottage à la noix. Google+crétissimo ne m’ont pas aider à rester rationnelle il faut bien le dire.

D’abord les insomnies. Elles ont commencés juste après l’IAC, au début de la prise de progestérone. J’ai donc recherché si c’était un effet secondaire. Mais au contraire c’est censé faire dormir. Non, les seules personnes qui ont eu des insomnies et qui prenaient de la progestérone (ou non, mais qui étaient en DPO), étaient au final des femmes enceintes DANS TOUS LES CAS, je vous l’assure, j’ai épluché le web. Et forcément, insomnie = courant en début de grossesse. D’ailleurs beaucoup disent que ces insomnies ont débutés avant qu’elles sachent qu’elles étaient enceintes (donc inconscient)….

Puis il y a 3 jours, bim, une petite mycose. (les seules fois où j’en ai eu c’était à cause de la pilule). Alors non ce n’est pas non plus un effet secondaire de la progestérone. Oh mais tiens, chez qui ça peut bien être fréquent les mycoses ? ah ben tiens chez les femmes enceintes, et particulièrement au début à cause des changements hormonaux.

OK OK OK je veux bien rester calme et ne pas me faire des films MAIS SERIEUX c’est sadique tout ça !!!!!

Bon, d’accord l’insomnie ça peut juste être du au stress post-IAC, à cause de l’attente et tout. Et les mycoses, avec toutes les hormones ingurgitées, c’est plausibles (même si je n’ai pas trouvé de choses allant dans ce sens sur google+cretissimo…)

Voilà voilà, verdict ce soir (mais mes douleurs ne me rendent pas optimiste) . J’essayerai de mettre le résultat rapidement (mais bon si c’est négatif je déprimerai peut-être trop pour y penser)

 

L’ambivalence de la PMA (+ IAC3 et DPO)

8DPO. Rien de bizarre. Grâce à la progestérone j’ai mal aux boobs 1 semaine, depuis ce matin utérus un peu douloureux (comme presque à chaque cycle vers cette période, encore plus vrai avec la progestérone). Les saignements qui me faisaient flipper ont stoppé au bout de 2 jours. Depuis j’ai cru voir un ou 2 spottings mais très très légers donc on va dire que ça va.-  Bref rien de nouveau (mais du coup l’absence de nouveautés me fait toujours dire que c’est mauvais signe^^). Ah si ça fait environ une semaine que j’ai des insomnies et dors 2-3h par nuit. Je crois que vu le timing il y a un lien avec les DPOs ^^.

Mais ces DPOs et cette IAC je ne les vis pas bien. Peut-être à cause de la déception du mois dernier où j’y ai cru, car il y avait des nouveautés : aucun spotting (pas arrivé depuis presque 1 an), 2 jours de retard, utérus sensible pendant tous les DPOs… Bref j’avais l’impression que si y a un cycle où ça devait marcher c’était celui là. Et non.

Pourtant ce mois on augmente légèrement les chances (environ 5% de chances en plus d’après Dr Hibou du centre PMA) en stimulant légèrement. Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus.

J’ai une impression un peu amère et paradoxale (j’ai essayé de l’expliquer à ma psy mais elle n’a pas compris) : plus on s’approche du but, plus on s’en éloigne. Peut-être avez vous aussi eu cette sensation.

Avant de débuter les IACs, j’avais juste l’impression de faire du sur-place, car je m’étais faite à l’idée que sans aide on n’y arriverait pas.

Mais chaque IAC est une claque. Car oui chaque tentative fait qu’il y a une plus grande probabilité que ça marche. Mais chaque échec nous rapproche aussi de la fin des tentatives et de la PMA, et de l’horreur d’en sortir sans enfant. Même si on en est qu’aux IACs, rien que se rapprocher de la FIV nous confirme cela.

Je vis la PMA comme le début de la fin. Je ne crois pas aux IACs (sérieux autant je vois des filles chez qui les FIVs ça marche, mais les IACs…. ben non. Si vous avez des exemples pour me prouver que j’ai tord, je suis preneuse), j’ai l’impression de faire ça dans le vent. La FIV aura probablement plus de chance de marcher, mais en même temps c’est la tentative de la dernière chance, et ça me fait très peur.

Je n’arrive plus à me projeter dans le futur. Je n’arrive plus à imaginer notre futur enfant, à imaginer une vie de famille. La seule chose que j’arrive à imaginer c’est toutes les choses que je peux faire si je n’ai pas d’enfant. Et ça me fait peur de penser comme cela. Mon homme me dit « j’espère qu’on aura un enfant ou au moins que tu sera enceinte pour notre mariage » (en juin 2018), mais je n’ose pas espérer. Car si ce n’est pas le cas, cela gâcherait une partie du mariage. Avant dans tous mes projets je me disais « ah mais si on a un enfant faudra qu’on repousse » « ah on ne peut pas faire ça, je serais probablement enceinte ». Non, maintenant je prévois juste, comme si j’avais oublié cette possibilité.

Il y a quelque chose de tellement machinal dans tout ce process, tous ces RDVs, prises de sang, échos, piqures, que j’en oubli dans quel but vraiment je le fais. J’ai l’impression que ça ne sert à rien, qu’on fait ça car c’est la procédure.

Comment bien vivre la PMA si on arrive même plus à y croire ?

Peut-être que je me mets dans cet état psychologique pour atténuer la douleur des échecs, les désagréments sur la vie quotidienne… Je ne sais pas.

Je ne sais même plus pourquoi je veux tant cet enfant qui ne vient pas, je l’ai oublié en chemin. J’ai besoin de retrouver le désir du début, exempt de tout problème. Ce désir pur qui rend heureux. J’en ai marre de ce désir qui me calcine de l’intérieur.

IAC3 :bizarreries donc psychotage

D’habitude je tiens une bonne semaine avec de commencer à psychoter. Mais là DNLP est contre moi.


Bizarrerie n°1 (positive) : je crois que j’ai ovulé un 2e fois hier matin….

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Depuis les IACs, avec le déclanchement de l’ovulation j’ai tendance à la sentir (en temps normal j’ovule dans la nuit, donc je ne la sens pas).

Donc en résumé : lundi soir déclanchement de l’ovulation avec Ovitrelle. (donc ovulation doit s’effectuer dans les 36h). 2 follicules, mais un seul mature (l’autre est un peu à la traine).

IAC3 mardi matin.

Mardi soir : je ressens l’ovulation du côté droit, donc  côté follicule mature.

Hier matin (jeudi) : je ressens des symptômes d’ovulation du côté gauche. Je trouve ça bizarre. Mais en même temps avec le retard de ce follicule, et ben on est dans les temps pour qu’il ait atteint la bonne taille entre temps, et dans les temps avec le déclanchement par ovitrelle. J’ai regardé sur internet, et bien en fait 2 ovulations en décalé c’est plus fréquent qu’on le croit (d’où beaucoup de faux jumeaux), même sans être stimulé.

Bon la mauvaise nouvelle c’est qu’on a pas pu faire de câlins hier. On était sur le point quand l’homme a eu la bonne idée de se fracasser le doigt de pied dans un mur en allant dans la chambre. Il a eu horriblement mal toute la soirée, il se l’est probablement fêlé ou cassé. Comme tue l’amour c’est radical !

Donc même si c’est bien le cas, et bien ça n’a malheureusement pas servi à grand chose. Ca m’attriste un peu…


Bizarrerie n°2 (négative) : depuis hier soir j’ai des douleurs de règles. Ca a commencé quand j’étais à la salle de sport, sur le vélo elliptique. Pourtant je fais beaucoup plus doucement en cette période post-IAC. Quand ça a commencé j’ai encore ralenti le rythme, et question « musculation », et bien je n’ai fait que des exos pour bras, et évité de contracter un maximum les abdos.

Ca n’a pas vraiment cessé de la soirée, j’ai même eu des pertes roses avant de me coucher. J’ai commencé la progestérone hier soir comme demandé (et j’ai espéré que ça stoppe tout ça).

Ce matin j’avais des trace de sang dans ma culotte (+ importantes que de simples spottings) et toujours des pertes rosées. Dons la progestérone n’a pas fait effet. Et depuis ce matin, et bien les douleurs ont repris, elles sont mêmes plus fortes. Alors oui, le cycle dernier j’avais un peu mal au ventre, mais seulement après 2-3 de progestérone, et je pense que c’était lié ! (mais pas douleurs de règles, plutôt douleur diffuses et plu légères)

–> Pensez vous que je doive augmenter la progestérone ? je n’ai qu’une prise le soir de 200mg. Or la plupart des femmes en PMA prennent au minimum 2/jours, voir 2×2/jour. Même dans la notice, ils disent qu’en PMA c’est normalement 400mg/jour.

–> Dois-je stopper le sport totalement pendant les DPOs  d’après vous? (c’est la 1e fois que j’ai ça, or j’ai repris la salle depuis novembre, et en juin dernier la course à pied jusqu’en novembre). On ne m’en a jamais parlé. e gynéco m’a juste dit de ne pas faire de sport le jour de l’IAC.

J’hésite à contactez mon gynéco (mais peut-être que j’abuse à force de psychoter) car avec des saignements et des douleurs, je vois mal comment une nidation pourra avoir lieu, et du coup je commence déjà à me dire que c’est mort pour ce cycle vu comme ça commence. Mon prochain RDV est jeudi prochain, ça peut déjà foirer entretemps….

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« Peut-être que tu devrais voir quelqu’un” partie 1

Ca fait quelques temps que cet article est dans mes brouillons, et j’ai un peu hésité à le publier. Et puis je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de parler de ma propre expérience sur le sujet, alors j’ai appuyé sur le bouton.

Ce sera un article en 3 parties car il était un peu trop long sinon


Quand on arrive en PMA, suivant notre parcours cela ne va pas de soi de consulter un psy. Et les gynécos n’en parlent pas forcément, le mien n’a jamais évoqué le soutien psychologique depuis le début de notre parcours. Il s’attache uniquement au physiologique, peu importe les conséquences de tout ça dans notre tête. Et d’ailleurs cette approche un peu froide et indifférente peut faire mal ou nous révolter.

J’ai l’impression qu’un tabou autour de la consultation d’un psy persiste. Les gens n’osent pas trop dirent qu’ils consultent, comme si c’était une tare.

 

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Ta vision du psy avant d’y être allé pour la 1ère fois

 

Il y en a peut-être parmi vous qui hésitent, alors pourquoi pas donner mon avis sur la question, par rapport à mon expérience personnelle. Quant aux autres alternatives qui peuvent aider (type acuponcteur, ostéopathe, etc…), et bien je  n’ai pas encore testé, même si l’acuponcteur me tente bien.

Je pense qu’un soutien psychologique est à recommander, car même si par chance on arrive à parler de nos problèmes d’infertilité et de PMA à notre conjoint, notre famille, notre entourage, et bien ce n’est pas la même chose. Bien-sûr cela peut faire peur si l’on n’a jamais été chez un psy auparavant. Pour moi c’était différent, je voyais ça comme un échec, puisque j’y avais déjà été pour d’autres soucis et j’avais par la suite réussi à aller mieux et passer à autre chose. J’ai donc mis du temps à y retourner pour la PMA, quand vraiment je commençais à sombrer. Mais en n’attendant pas de sombrer trop profondément, on peut s’éviter des souffrances, et je pense au final qu’il n’est pas forcément bon d’attendre (même si en général c’est ces périodes là qui entrainent le déclic dont on a besoin pour oser se lancer).

Un de mes arguments pour ne pas y aller était aussi le manque de temps. Avec la PMA j’ai déjà l’impression de passer mon temps dans les cabinets médicaux. Je n’avais donc pas encore envie de me rajouter un RDV dans la semaine et dans mon planning déjà trop chargé. Mais au final, il ne faut pas prendre le psy comme un RDV médical, le ressenti n’est au final pas du tout le même. Prendre le temps d’aller chez le psy, au final ça revient à prendre du temps pour soi. Et ça c’est essentiel.

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Bienvenue dans la résidence secondaire de Nirnaeth

 

Consultez un psy, ce n’est pas passer son temps à y parler de PMA et infertilité. Au final on peut passer plusieurs séances à parler d’autres choses. Cela permet de faire de l’ordre dans sa tête. Parfois notre tristesse face à notre ventre vide trouve aussi une résonnance dans notre passé, à laquelle on n’avait pas pensé. L’échec peut aussi s’entremêler à pleins d’autres domaines de notre vie, et c’est la globalité qui au final nous fait souffrir.

Pour moi au final le psy, c’est un peu comme faire un grand nettoyage de printemps dans sa tête. Ca permet de faire du rangement dans ses idées, de se débarrasser de choses inutiles. On découvre ou redécouvre des choses qu’on avait enfoui, mais qui impactaient pourtant quand même notre quotidien.

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Une séance banale chez le psy

 

Alors oui, ce n’est pas la solution miracle. Cela ne veut pas dire qu’on ne sera plus jamais triste. Mais c’est un espace qui nous permet d’exprimer notre tristesse, nos doutes, nos remises en questions. Et cela peut aider à un peu lisser la douleur, à apaiser le feu. Cela peu aussi nous apprendre à gérer la tristesse et les mauvaises nouvelles, pour qu’elles nous fassent un peu moins mal quand elles arrivent.

IAC 3 : AMH + 1e stimulation+ Jour J

Avec cette première stimulation, mon corps s’est un peu emballé niveau timing. Du coup tout est arrivé trop vite, c’est assez bizarre comme sensation (j’étais pas préparé psychologiquement à l’IAC, même si au but du compte ça fait moins de piqures), et en + que deux jours de câlins entre la fin des règles et le début d’abstinence pré-dépôt… Je suis en manque de relation charnelle !!!!

Donc petit résumé de ce début de cycle :

au total 6 injections de gonal F 37.5UI (ça va je m’en sors pas trop mal), 4 prises de sang, 1 piqure d’ovitrelle.

2 follicules, mais seulement 1 vraiment mature, le 2e ne devrait rien donner.

2e prise de sang pour l’AMH à J3, avec l’inhibine B pour vérifier les résultats : autant l’inhibine B est normale, l’AMH elle est encore pire, 1,01 ….. D’après le gynéco, ça ne veut pas vraiment dire que ma réserve ovarienne est très basse (vu que inhibine B normale), le plus gros risque est que en cas de IV je ne réponde pas très bien à la stimulation (ce qui confirme les infos que vous m’avez donné). Mais d’après lui il ne faut pas trop s’inquiéter car depuis 1an qu’il me suit, j’ai ovulé chaque cycle, avec toujours un beau follicule.

Et du coup, le gonal F a surtout accéléré les choses, j’ai 4 jours d’avance sur mes cycles naturels. Donc ovulation à J12. Je m’attendais à une IAC fin de semaine, ben au final elle a eu lieu ce midi —1.82 millions dans la préparation. Mais le nombre total est bien plus bas que les autres fois. Même si la mobilité+typique était plus correcte que certaines fois (on est repassé à 20%, après avoir atteint les 9% une fois). Je me dis qu' »à notre niveau on s’en fout du nombre total, le plus important c’est le nombre à inséminer. Mais bon mon homme ça le fait quand même bader un peu.

— Voilà voilà, début du psychotage qui ne va pas tarder (en général je tiens 1 semaine avant de me triturer l’esprit).

Et sinon on a dépassé un nouveau cap avec mon gynéco (bon je l’aurai vu 5 fois en 8jours), maintenant il me tutoie ^^


Et sinon mon RDV psy de ce lundi était assez bizarre. Je lui ait que je commençais enfin à accepter de devoir passer par la PMA. Et là elle m’a dit : mais est-ce qu’il faut vraiment accepter cela ? oui c’est totalement injuste, alors pourquoi devoir l’accepter ?…..

Elle m’a aussi demandé comment se déroulait la stimulation et la PMA dans les détails (d’habitude en fait on parle de totalement autre chose en fait), et elle m’a beaucoup plaint ^^ J’ai trouvé ça bizarre venant d’une psy en fait ! genre elle avait de la compassion ! mon ancien psy n’était pas du tout pareil, on aurait dit qu’il n’éprouvait aucun sentiment. Alors qu’elle ne les cache pas, et ne s’empêche pas de donné son avis. Surprenant quand on passe de l’un à l’autre, mais le feeling passe tellement mieux au final !

L’attente interminable

Je suis à 15dpo, toujours pas la moindre trace de sang. Mais depuis vendredi j’ai pourtant bien des douleurs d’avant règles, plus intenses que les douleurs pré-regles de d’habitude. Pourquoi ne pas faire une prise de sang vous demandez vous ? Ben je sais qu’avec la progestérone, mes cycles sont plus long que d’habitude (règles à 11dpo sans progestérone). Donc je ne veux pas me faire de faux espoirs. Aller faire la prise de sang, ce serait avouer que j’y crois vraiment….

J’ai fait un test bandelette qui trainait chez moi lundi, c’était négatif…Mais j’ai vu hier qu’ils sont périmés depuis novembre, donc pas forcément encore efficace… (un test de grossesse périmé, c’est un peu la loose, comme des préservatifs qui ont eu le temps de périmer quand t’es jeune ^^)

Alors j1, si t’as l’intention de te pointer, c’est aujourd’hui ou jamais, parce que j’en peu plus. Passée cette dead line, je t’interdis de repointer ton nez avant 9mois. Je te préviens, si t’es pas là, demain je fais la prise de sang, et si je dois la faire, elle a intérêt à être positive, non mais oh !