8DPO. Rien de bizarre. Grâce à la progestérone j’ai mal aux boobs 1 semaine, depuis ce matin utérus un peu douloureux (comme presque à chaque cycle vers cette période, encore plus vrai avec la progestérone). Les saignements qui me faisaient flipper ont stoppé au bout de 2 jours. Depuis j’ai cru voir un ou 2 spottings mais très très légers donc on va dire que ça va.-  Bref rien de nouveau (mais du coup l’absence de nouveautés me fait toujours dire que c’est mauvais signe^^). Ah si ça fait environ une semaine que j’ai des insomnies et dors 2-3h par nuit. Je crois que vu le timing il y a un lien avec les DPOs ^^.

Mais ces DPOs et cette IAC je ne les vis pas bien. Peut-être à cause de la déception du mois dernier où j’y ai cru, car il y avait des nouveautés : aucun spotting (pas arrivé depuis presque 1 an), 2 jours de retard, utérus sensible pendant tous les DPOs… Bref j’avais l’impression que si y a un cycle où ça devait marcher c’était celui là. Et non.

Pourtant ce mois on augmente légèrement les chances (environ 5% de chances en plus d’après Dr Hibou du centre PMA) en stimulant légèrement. Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus.

J’ai une impression un peu amère et paradoxale (j’ai essayé de l’expliquer à ma psy mais elle n’a pas compris) : plus on s’approche du but, plus on s’en éloigne. Peut-être avez vous aussi eu cette sensation.

Avant de débuter les IACs, j’avais juste l’impression de faire du sur-place, car je m’étais faite à l’idée que sans aide on n’y arriverait pas.

Mais chaque IAC est une claque. Car oui chaque tentative fait qu’il y a une plus grande probabilité que ça marche. Mais chaque échec nous rapproche aussi de la fin des tentatives et de la PMA, et de l’horreur d’en sortir sans enfant. Même si on en est qu’aux IACs, rien que se rapprocher de la FIV nous confirme cela.

Je vis la PMA comme le début de la fin. Je ne crois pas aux IACs (sérieux autant je vois des filles chez qui les FIVs ça marche, mais les IACs…. ben non. Si vous avez des exemples pour me prouver que j’ai tord, je suis preneuse), j’ai l’impression de faire ça dans le vent. La FIV aura probablement plus de chance de marcher, mais en même temps c’est la tentative de la dernière chance, et ça me fait très peur.

Je n’arrive plus à me projeter dans le futur. Je n’arrive plus à imaginer notre futur enfant, à imaginer une vie de famille. La seule chose que j’arrive à imaginer c’est toutes les choses que je peux faire si je n’ai pas d’enfant. Et ça me fait peur de penser comme cela. Mon homme me dit « j’espère qu’on aura un enfant ou au moins que tu sera enceinte pour notre mariage » (en juin 2018), mais je n’ose pas espérer. Car si ce n’est pas le cas, cela gâcherait une partie du mariage. Avant dans tous mes projets je me disais « ah mais si on a un enfant faudra qu’on repousse » « ah on ne peut pas faire ça, je serais probablement enceinte ». Non, maintenant je prévois juste, comme si j’avais oublié cette possibilité.

Il y a quelque chose de tellement machinal dans tout ce process, tous ces RDVs, prises de sang, échos, piqures, que j’en oubli dans quel but vraiment je le fais. J’ai l’impression que ça ne sert à rien, qu’on fait ça car c’est la procédure.

Comment bien vivre la PMA si on arrive même plus à y croire ?

Peut-être que je me mets dans cet état psychologique pour atténuer la douleur des échecs, les désagréments sur la vie quotidienne… Je ne sais pas.

Je ne sais même plus pourquoi je veux tant cet enfant qui ne vient pas, je l’ai oublié en chemin. J’ai besoin de retrouver le désir du début, exempt de tout problème. Ce désir pur qui rend heureux. J’en ai marre de ce désir qui me calcine de l’intérieur.

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9 réflexions sur “L’ambivalence de la PMA (+ IAC3 et DPO)

  1. Un exemple sympa : ma boss. Première IAC et bingo, enceinte !

    Chacun sa façon de gérer les choses, mais parfois peut-être que ne pas trop y croire permet de mieux vivre la PMA (et ses échecs) … Moi je vois ça comme une chance (ça me permet de mieux accepter les trucs pas super cool liés à la PMA) mais sans aucune garantie de réussite (histoire de ne pas m’écraser trop fort par terre si jamais ça foire). Même si on ne peut jamais vraiment empêcher l’espoir …

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    1. Sérieux ? Bon ça me donne un petit espoir alors. C’est exactement ça j’ai l’impression que c’est une protection. Mais parfois la protection quand même lourd :/
      Ah non c’est sur même quand il est bien tapi, il est toujours là. J’ai déjà eu des espoirs quand j’avais juste des règles légères au lieu du déluge , vu que sur des forums j’avais vu des filles qui disaient qu’elles avaient eu des règles lègeres et qu’en fait elle étaient enceintes^^ alors que sérieux avoir ses règles et se croire enceinte, dans le mode espoir débile c’est bien classé ^^

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  2. j’ai ressenti la même chose que toi en stimulation simple, puis en IAC : petit à petit, de tentative en tentative, je finissais par ne plus y croire et ne plus bien me rappeler pourquoi on faisait tout ça. La PMA était juste devenue un routine, un truc machinal à faire, un truc qui faisait partie de nos vies.
    Je me disais aussi que chaque tentative passée nous rapprochait de l’échéance finale… Et comme toi j’appréhendais beaucoup le passage en FIV pour ça. Comme une arrivée sur la dernière case… Ce qui est vrai, en un sens, mais pas totalement non plus : le temps n’a plus le même rythme en FIV, les échéances ne sont plus les mêmes, rien ne compte plus pareils. Ca peut paraître étrange, mais pour moi les stim et les IAC avec leur enchaînement sans fin ont été beaucoup plus compliquées à gérer moralement que nos FIV.
    Je te souhaite quand même bien sur de ne pas en arriver là ! Et pour le reste vraiment, je trouve toutes tes interrogations normales et légitimes.

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    1. Merci pour ton message, ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à avoir ce ressenti. J’espère que si on en arrive à la FIV cela changera aussi le ressenti comme pour toi 🙂

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  3. Je me retrouve aussi dans cette idée de ne plus y croire, j’ai l’impression parfois de devoir m’obliger à m’imaginer maman, sinon je focalise trop sur mon plan b,c,d… sans enfant. Et je culpabilise de ne pas vouloir assez cet enfant. Mais au fond de moi je pense comme toi que c’est juste une protection étrange… je croise les doigts pour que cette IA mette fin à toutes ces interrogations et les remplace par des questions existantielles comme »mini hibous ou fraises à poids pour la gigoteuse ?  » 🙂

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    1. Oui je ressens aussi cette culpabilité. Et si ça ne marchait pas parce qu’au final je n’en ai pas vraiment envie ? Alors que pourtant j’ai eu cette certitude de vouloir cet enfant, et en plus d’autres facteurs prouvent qu’il ya des vrais problèmes physiologiques qui expliquent notre infertilité.
      Le cerveau humain nous fait quand même réagir de façon étrange…
      Oui, vivement les questionnements plus légers !

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  4. Je me retrouve complètement dans tes interrogations…je n’ai pas les réponses mais c’est plutôt rassurant de voir que je ne suis pas la seule à me triturer l’esprit 😉
    Bon courage pour cette torture mentale que sont les dpo !
    Des bisous

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