On finit par rire de tout

Réflexion du jour en regardant le nouvel épisode de The Handmaid’s tale : ah ben au moins le côté positif, c’est que ça risque pas de nous arriver ça 😂 au pire on serait du côté des « mechants » !

Voilà voilà, j’ai envoyé ma réflexion/blague à ma meilleure amie, elle m’a dit que j’étais horrible ^^ ,  je lui ai répondu « comme quoi on trouve du positif à toute situation » , elle m’a dit que j’étais vraiment glauque (mais elle était morte de rire en disant tout ça, c’est pas ma meilleure amie pour rien 💚 )

 

Je crois que j’ai passé un sacre cap, à pouvoir faire des blagues sur l’infertilité !

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Le St-Graal des examens

Après mon dernier article, je me suis dis que si je voulais booster ma libido et la fréquence des séances de poney, il serait tout de même temps que j’essaye une fois de plus d’approfondir mes soucis de douleurs utérines et saignements anarchiques.

Pour rappel, ce n’est pas la 1e fois que je signale ce soucis au corps médical, notamment à cause des saignements anarchiques, des règles longues abondantes et assez douloureuses, puis avec le temps des douleurs de plus en plus fréquentes en dehors des règles et pendant les rapports.

En y repensant, les douleurs pendant les rapports sont là depuis longtemps, dans certaines positions, certains jours. Mais à l’époque je me suis toujours dis « bah c’est un mauvais angle, ça doit être normal, faut juste l’éviter ». Et avant la PMA on avait tendance à être des lapins (on se marrait bien quand on nous disait au début des consultations qu’on loupait peut-être juste l’ovulation, non non pas possible). Du coup quand j’avais des douleurs, je me disais que c’était probablement la fréquence un peu trop rapprochée qui faisait cela.

Sauf que maintenant je sais que ç n’a pas trop de lien avec la fréquence, même si les rapports accentuent intensément la douleur en période « de crise ». et que j’ai maintenant mal la plupart du temps.

J’ai donc signalé les saignements à mon ancien gynéco, qui avait pour seule réponse « oh le corps humain est bizarre parfois », car rien d’anormal visible à l’échographie ni hormonalement.

J’ai ensuite signalé cela à ma gynéco du centre PMA, ces saignements abondants anarchiques, la fois où j’ai eu des règles hémorragiques en continue pendant 1 mois quand j’étais ado, les douleurs qui apparaissaient de temps à autres. Au début celle-ci n’en a rien fait, a regardé les clichés de l’hystérosalpingographie mais a dit qu’il n’y avait strictement rien; puis la 2e fois a a fait une écho et a dit y a rien, un peu d’adénomyose mais rien d’inquiétant mais m’a envoyé chez le spécialiste en hémostase tout de même pour les saignements et m’a fait passé l’hystéroscopie (qui n’a rien révélé).

Je m’en suis tenu à ça, car c’est eux les pro, mais je n’étais pourtant pas satisfaite. Pourtant sur la blogosphère on m’avait déjà rendu attentive que la description de mes symptômes faisait quand même beaucoup penser à de l’endométriose.  Je ne sais pas si ça peut-être de l’endométriose, quand je lis les témoignages de douleurs de certaines, j’en suis très loin, même si ma douleur semble être au-dessus de la normale. Mais quand je vois le nombre de femmes en PMA qui ont été diagnostiquées très tardivement dans le parcours, je me dis que la possibilité qu’on passe à côté est tout de même réel. Et tant qu’un doute persiste, difficile d’être tranquille. Mais je me battais déjà avec le corps médical pour avoir une réponse pour mes autres soucis de santé, je n’avais pas la force de mener deux combats en même temps.

En novembre je suis donc allée chez mon nouveau gynéco le Dr Goliath (qui m’avait fait l’hystéroscopie et que j’avais déjà vu une fois il y a plusieurs années, mais il n’est pas conventionné et je n’avais pas de mutuelle et pas les moyens à l’époque, je n’étais donc pas restée). Les douleurs étaient plus présentes au quotidien, et j’ai commencé à me dire, que non ce n’était vraiment pas normal, et cela devenait handicapant pour ma vie intime. ce gynéco, même si le contact est très bien passé, m’a juste fait une écho pour vérifier l’absence de kyste, un prélèvement pour vérifier l’absence d’infection. Mais rien d’autre car il ne voulait pas interférer avec la PMA (en mode c’est eux les spécialistes, vous avez déjà fait 40 examens, s’ils n’ont rien détectés on leur fait confiance).

Depuis je suis restée sur cette idée que de toute façon ce gynéco ne ferait rien, et que je devais attendre 3 mois pour voir ma gynéco PMA si je voulais un RDV, que ça risquerait de retarder encore la FIV1 puis la FIV1 BIS. Pourtant lors de ma dernière séance avec ma psy il y a un mois, on avait beaucoup parlé de cela, de mon manque de confiance face au corps médical qui ne cherche pas assez loin. Elle m’avait dit qu’il fallait que j’insiste pour avoir des réponses si ça me rongeait, et que SI, on pouvait réclamer des examens complémentaires, qu’il fallait que je le fasse car ça me rendait mal. A ce moments là je ne trouvais pas la motivation de me lancer, j’avais déjà mis 3 ans à trouver une réponse pour mes autres soucis, enfin un peu d’apaisement, je ne voulais pas recommencer. Je me suis dit, on laisse passer la FIV1bis, et en pas d’échec on approfondira ensuite.

Mais dans mon dernier article je me suis rendu compte que l’impact sur ma vie intime, ma vie de couple et mon bien-être étaient un peu trop affectés par cela. Et puis les chances d’endométriose chez les gens atteint de maladies auto-immunes sont plus élevées que pour le reste de la population. J’ai donc décidé de prendre RDV à nouveau avec mon gynéco. Bon RDV proposé sur Doctolib seulement fin mai, soit juste avant le début probable de la FIV1 BIS. Je me dis c’est mort, si je dois passer une IRM ça sera pas dans le timing, de toute façon je ne pourrais pas la faire avant cette tentative. A tout hasard dans mon désespoir, je clique sur « envoyer une alerte mail si un RDV plutôt se libère », sans trop y croire, et de toute façon si jamais ça tombera forcément pendant mes heures de boulot et je vais pas prendre un RTT pour ça (vous sentez ma motivation débordante ^^).

Le soir je reçois un mail me disant qu’une place se libère dans 2 jours, sur ma pause de midi qui plus est. Bon je crois que c’est un signe du destin ^^

Je me suis donc rendu au cabinet ce midi, prête à poser mes couilles mes ovaires sur la table et quémander une IRM pour écarter tout doute persistant, en justifiant pourquoi je ne voulais pas attendre un RDV avec l’usine le centre de PMA.

Ben j’ai pas eu besoin. Je lui ai expliqué à nouveau mes problèmes, ajouté les maladies auto-immunes découvertes depuis notre dernier RDV. Il a tout de suite dit : « bon les derniers examens étaient parfait, la thyroïde dans votre cas ne semble pas pouvoir expliquer vos problèmes, on refait une écho juste pour être sûr, mais sinon on va programmer une IRM pour écarter toute suspicion d’endométriose, car vos douleurs et saignements ne sont tout de même pas normal. »

Il m’a expliqué un peu la suite si jamais on en trouvait à l’examen, que si jamais on trouvait rien ça commencerait à devenir compliqué ^^ mais voilà, ça y est, j’ai déroché le « St Graal », une ordonnance pour passer une IRM et enfin mettre fin aux doutes !

 

RDV pris le mardi 29/05 (à quelques jours du mariage ça va être bien niveau stress, mais au moins c’est avant le cycle probable de la FIV1 bis)

Se faire avoir comme une bleue

Je vous ai laissé sur mon corps qui faisait n’importe quoi et mes règles qui seraient arrivées trop tôt. Car au moment où j’écrivais cet article, y avait pas de doute, vu le flux et la durée (toute une matinée), c’était forcément mes règles, et vu que j’avais eu des spottings pendant plusieurs jours auparavant, cela correspondait au schéma classique mis à part la semaine d’avance.

Sauf qu’une fois l’article publié, plus rien…. des légers spottings, mais plus un flux de règles. Et toujours des douleurs (mais pas des crampes, des douleurs diffuses, comme souvent en période pré-règles). Bref ça me soûle, je décide de commencer la progestérone le lendemain matin pour calmer ces saignements (et si possible les douleurs). Mon ancien gynéco m’avait déjà prescrit de la progestérone pour ça.

Bon les douleurs ça les a pas trop calmées, mais les saignements débiles se sont arrêtés.

Ca fait une semaine, je suis à J29 aujourd’hui, et pas l’ombre d’un saignement à cette heure-ci. Et croyez moi depuis hier je scrute le PQ environ toutes les heures, pour déceler la moindre goutte qui mettrait fin rapidement à mon supplice mental…

Alors oui la progestérone a toujours retardé mes règles, mais dans le sens où au lieu que les spottings commencent 4 jours avant mes vraies règles, ils commencent à la date supposée de début de règles (et donc ça décale un peu les vraies règles). Et j’ai bien revérifié mes calendriers où je note les spottings et les règles, et ça a toujours été au grand max à J28….

Mais là rien, nada, nothing.

Alors forcément mon cerveau oublie les 3 ans 1/2 d’essais infructueux et les psychotages débiles passés… ben oui le flux abondant de l semaine dernière, ça pourrait pas être la nidation ? et puis la semaine d’avant je me suis farci une semaine de cortisone pour cause de sinusite aigüe. J’ai des problèmes d’auto-immunité, la cortisone est souvent prescrite aux meufs en PMA qui ont des soucis dans ce genre, est-ce que ça aurait pu aider à un miracle ?

Pourtant d’autres signes souvent présent avant mes règles sont aussi présents. Les douleurs se sont intensifiées depuis hier (même si on est pas encore aux crampes), et j’ai très froid sans réussir à me réchauffer (ce qui est aussi un bon signe chez moi).

Bref si mes règles doivent arriver je préfèrerai avoir au moins un petit spotting aujourd’hui, pour ne pas espérer trop fort. J’ai arrêté la progestérone hier, pour ne pas faire durer le supplice si c’est vraiment ça qui les empêche d’arriver.

Je n’y crois pas vraiment, mais forcément avec une once d’espoir ça fait toujours plus mal que ces derniers cycles où je n’en avais aucun…

Allez je m’en vais checker le PQ une nouvelle fois, pour abréger mes souffrances au plus vite….


Bref sans surprise, mes règles sont arrivées dimanche matin