Travail+PMA+Dépression = « Nirnaeth à le cancer ? »

Après 3 semaines de congés maladie pour bronchite carabinée + dépression, (et officiellement pour mon service juste bronchite) je faisais mon grand retour au travail ce matin. Depuis hier soir je stressais un peu, mais comment vont réagir mes collègues et mon supérieur hiérarchique à ce retour ?

Flashback :

Mois de janvier, juste avant la 1e IAC : bossant dans le privé, je faisais valoir mes droits d’absence PMA auprès de ma DRH, car cela ne devenait plus possible de concilier travail et absence. Ensuite j’ai pris la décision d’expliquer à mon supérieur hiérarchique que en accord avec la DRH, j’allais avoir des absences fréquentes, que les RDV serait connu à la dernière minute. Je lui ai aussi dit que ma vie n’était pas en danger, même si une annonce come cela pouvait faire un peur. il m’a demandé plusieurs fois si j’étais bien sûre, qu’il ne fallait pas que je le cache si j’étais vraiment en très mauvaise santé. Je lui ai bien expliqué que non. Je n’ai pas voulu lui dire que j’étais en PMA, même en sachant que cela l’inquiétait. Car malheureusement, j’aurais peur d’être mise au placard, et que mes absence soient moins bien vue. Bien-sûr il serait triste pour moi au moment de l’annonce, mais ensuite j’ai peur qu’on me le reprocherai. Il est un peu misogyne sur certains côté, et très lunatique, mais quand on va mal il s’inquiète en général, et c’est pour cela que j’ai voulu le rassurer en lui disant clairement que je n’étais pas mourante.

 

Ce matin :

Mes collègues me demandent juste si ça va mieux, si je suis bien guérie, si je ne suis plus contagieuse et que je n’ai pas la peste. Puis en dernier je salue mon chef. Et là il me dit « alors ? » « c’est bon ça va » « vraiment? » « oui » « on avait pas eu une discussion y a quelques temps? » « oui mais ça rien n’avoir, c’est pas lié » « vraiment ? » « aucun lien » « sûre ? » « oui » « aucun lien? » « non aucun lien ça n’a rien à voir » « sûre-sûre ? » « oui, sûre sûre ».

OK donc il est tout de même persuadé que je suis en très mauvaise santé physique, et vu ses questions et son insistance, il pense que je suis mourante, et probablement que j’ai un cancer ! Et en plus il croit que je lui mens et que je n’ose pas lui dire pour e rassurer ! c’est horrible, mais en même temps je ne peux pas le rassurer plus que cela sans dire la raison exacte de mes absences et mon arrangement avec la DRH ! si vous avez des idées je suis preneuse ^^

 

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IAC2 : Verdict

Bon si vous avez lu mon article de ce matin, vous savez ce que cela veut dire :

giphy

DNLP a entendu mon appel, mais c’est pas la réponse que j’espérais. Je n’aurais pas besoin de faire la prise de sang, car finalement le sang s’échappe sans besoin de seringue.

J’y ai cru un instant, ma vigilence a baissé, sous la douche vers 15h (on ne juge pas les gens en pause-travail^^) je me demandais comment j’annoncerais à mon homme le résultat de la prise de sang de demain, si c’était négatif autant lui dire tout de suite. Mais si… si c’était positif, je l’appellerais ? lui enverrais un SMS ? attendrait qu’il rentre ? le reviendrais-je avant que j’irais faire la prise de sang ou non dans l’espoir de lui faire une surprise ?

BIM – 1h après, les 1ères gouttes de sang. Il suffit d’y croire un instant pour que DNLP nous rappelle de suite à la réalité, c’est quand même fou.

Je déteste prendre la progesterone, ça me ralonge mes cycles, et après je me fais des faux-espoirs. J’avais 1 jour de retard (une première), aucun saignements anarchiques ce cycle après la fin de mes règles; j’ai cru que c’était un très bon signe. Mais non une fois encore…

Alors pour me changer les idées et avoir des pensées positives, je me plonge à fonds dans l’organisation de notre mariage en mai 2018, ça marche bien, c’est des bonnes pensées, une bonne distraction.

Avec M. on a discuté, le cycle prochain on attend pas de voir si les règles débarquent ou non, on fera la prise de sang vers 11 ou 12 DPO, comme ça pas de faux espoir à cause de la progesterone.


Protocole IAC3

La bonne nouvelle dans notre malheur, c’est que notre gynéco a accepté de mettre en oeuvre le protocole préconisé par le Dr Hibou du centre PMA !!! Youpi il accepte enfin que je me pique ! (bon finalement…. j’aimais bien ma PMA light en fait^^). Et forcément on enchaîne de suite pour ne pas perdre de temps.

Programme des festivités :

J3 : le matin prise de sang pour revérifier l’AMH et l’inhibine B  (parce que ça lui convient pas l’AMH fait en plein milieux du cycle, et vu que le taux était pourri un peu bas, il veut vérifier, chouette 45€ de ma poche à nouveau)

Le soir je commence la stimulation : 1 injection de Gonal F 40UI si je comprends comment l’auto-injection fonctionne

J5 : matin prise de sang pour vérifier l’oestradiol.

dans l’après-midi RDV gynéco pour vérifier si tout est bon et voir si on continue sur la dose prescrite ou s’il faut adapter.

Voilà voilà, tout un programme. Bon sur ce je retourne chercher la salle idyllique pour ce futur mariage merveilleux qui va vider mon PEL

L’attente interminable

Je suis à 15dpo, toujours pas la moindre trace de sang. Mais depuis vendredi j’ai pourtant bien des douleurs d’avant règles, plus intenses que les douleurs pré-regles de d’habitude. Pourquoi ne pas faire une prise de sang vous demandez vous ? Ben je sais qu’avec la progestérone, mes cycles sont plus long que d’habitude (règles à 11dpo sans progestérone). Donc je ne veux pas me faire de faux espoirs. Aller faire la prise de sang, ce serait avouer que j’y crois vraiment….

J’ai fait un test bandelette qui trainait chez moi lundi, c’était négatif…Mais j’ai vu hier qu’ils sont périmés depuis novembre, donc pas forcément encore efficace… (un test de grossesse périmé, c’est un peu la loose, comme des préservatifs qui ont eu le temps de périmer quand t’es jeune ^^)

Alors j1, si t’as l’intention de te pointer, c’est aujourd’hui ou jamais, parce que j’en peu plus. Passée cette dead line, je t’interdis de repointer ton nez avant 9mois. Je te préviens, si t’es pas là, demain je fais la prise de sang, et si je dois la faire, elle a intérêt à être positive, non mais oh !

Quelques nouvelles du fond de mon canapé

J’ai été un peu moins productives ces derniers jours, pas que je n’ai pas eu le temps d’écrire, mais plutôt dans une tentative de me vider la tête.

Suite à mes résultats d’AMH pourrie, j’ai rappelé ma nouvelle psy pour avoir un 1er RDV plus tôt, j’ai eu donc mon 1er RDV vendredi dernier, et le 2e ce matin. Et du coup pour que je reprenne du poil de la bête, elle m’avait mise en arrêt maladie cette semaine (donc la semaine précédente où j’étais déjà en arrêt à cause de ma bronchite, qui n’est d’ailleurs toujours pas guérie). Et du coup, ce matin elle m’a encore prolongé d’une semaine. (vu que mes règles sont prévues pour ce week-end/début de semaine, je ne me vois pas affronter ça au travail). Là c’est sûr, mes collègues vont penser que je suis vraiment mourante ^^

Cette semaine m’a fait un bien fou (ça comptait pas semaine dernière vu que j’était au fond de mon lit en essayant de retenir mes poumons à l’intérieur de moi-même), j’ai passé mon temps à regarder Netflix pour me vider la tête (j’ai regardé 2 saisons et demi de Gossip Girl, oui le but est de ne pas réfléchir), et franchement comme médicament ça marche bien. Le mot de la semaine : ne penser à rien.

Bon j’ai tout de même eu quelques rappels à la réalité, notamment mercredi où je devais passer un scanner des sinus, et du coup je l’ai joué honnête à la question « y a t’il un risque que vous soyez enceinte » ben oui ça fait 2ans que la moitié du temps j’ai ce « risque », mais bon faut bien que je fasse des examens moi Monsieur, mais si on parle franchement le « risque n’est pas très élevé « euh oui » « vous avez du retard » « non pas encore » « vous devriez faire une prise de sang » « oui mais ça n’aurait servi à rien vu que c’est trop tôt » « bon ben reprenez RDV quand vous saurez »….. J’ai donc appris que pour un scanner, on peut pas du tout s’il y a un risque de grossesse, c’est pas comme les radios où ils peuvent nous mettent un tablier de protection. Et même en fait c’est que dans le cas où la grossesse est avéré et que l’examen est extrêmement important/urgent. SAUF QUE on aurait pu me le dire au téléphone quand j’ai pris RDV ! quand j’avais fait une IRM il y a 2 ans, on m’avait tout de suite préciser au téléphone et si jamais y avait un risque, il fallait faire une prise de sang absolument, sinon c’était annulé. Mais bon je ne regrette pas d’avoir été honnête, car en cas de règle, j’aurais toujours eu ce doute « et si le scanner avait tout fait foiré ».

Bref cet épisode m’a rappelé ma situation, j’ai chialé en rentrant, alors que tout ça n’était pas dramatique en soi. Et je me suis dit que je vais galéré à faire cet examen vu que les RDV sont pris en général 3 semaines/1 mois à l’avance, donc va falloir estimer une date en 1e partie de cycle (en cas d’échec de cette IAC bien-sûr).

Et sinon j’en suis à 10 DPO, l’attente commence à être horrible. Une partie de moi n’y crois pas du tout avec ce cycle étrange qui a mal débuté, et en plus j’ai des douleurs (enfin plutôt sensations désagréables) depuis le début de ce cycle, et ça ne s’est pas vraiment interrompu (d’habitude c’est annonciateur des règles, 2-3 jours avant, mais vu que c’est en continu, c’est pas interprétable). Je me dis toujours, si je note rien de différent, c’est pas bon signes. Ben le « problème », c’est que ce cycle est différent, et que depuis l’ovulation, je n’ai eu aucun saignement anarchique, ce qui n’est pas arrivé depuis….  je ne sais plus…. Même les 3 mois où j’ai pris de la progestérone au printemps dernier (comme ce mois-ci), j’avais tout de même eu des spottings. Mais bon, je me dis que faut pas se faire de film, et que de toute façon vu que j’écris cette phrase dans cet article,ce soir j’aurai surement des spottings ^^

Bref je retourne à mon psychottage et mes séries débiles. A bientôt pour le verdict.

IAC2 +RDV PMA :un lundi bien rempli

Alors ce lundi c’était la grosse journée, heureusement que c’était mon RTT mensuel, sinon j’aurais bien galéré. (Tellement grosse journée d’ailleurs que mon corps a dit fuck, que j’ai choppé une bronchite et suis en arrêt pour le reste de la semaine d’ailleurs).

Commençons par le début, le RDV de suivi de cycle chez mon gynéco. Finalement mon corps n’a pas chômé, et le follicule est mature, du coup il décide de me faire une piqûre pour déclencher l’ovulation, avec IAC le mardi matin. (même si on va pas se mentir, naturellement, malgré le follicule mature, mon corps aurait encore pris un peu de temps pour ovuler). Et du coup il me donne une ordonnance de progestérone, pour la prendre après l’IAC, pour réguler un peu tout ça.

RDV au centre PMA : après 1h15 de transports en commun (et j’habite même pas Paris, mais Strasbourg ^^), j’arrive enfin au centre PMA, et timing parfait mon homme y arrive au même moment. L’accueil nous indique où aller. On doit prendre un ticket. Nous sommes les suivants. On attend 5 min, on nous appelle. Bon en fait c’est le 1er passage pour nous faire payer, nous donner une fiche de soin (sérieux, même pas de télétransmission pour qu’on soit remboursés rapidement???), elle remplie la partie administrative de notre dossier, nous donne un questionnaire détaillé que nous devons remplir avant le RDV, puis nous invite à aller dans une autre salle d’attente. Bon je me disais aussi que ça aurait été un peu trop rapide; là il y 4 couples qui attendent (dont une enceinte, frimeuse va), et une femme seule. Nous sommes les plus jeunes. Heureusement à force de vous lire j’ai prévu le coup et ramener un gros bouquin et un magasine. Remplir le questionnaire nous prend une bonne quinzaine de minute. Étrangement on arrive à rigoler et dire des bêtises, on dénote un peu dans la salle^^ Au bout de 30min la doc (nous l’appellerons Dr Hibou) nous cherche (je suis étonnée par le peu d’attente au final !).

Donc Dr Hibou nous reçoit dans son cabinet, nous demande de nous raconter tout notre dossier. On commence par M., elle dit qu’effectivement les problèmes de prostates ça explique bien ses soucis. Apparemment dans les hormones y en a une qui indiquait déjà que c’était problématique et qui aurait pu nous prévenir plus tôt, et que du coup il doit prendre les antibios préconisés par le gynéco, et qu’il doit surtout boire beaucoup d’eau (même si ça le fait pisser en continue), que ça devrait pas mal aider pour avoir des taux un peu mieux et éviter une nouvelle infection. Et qu’il doit aussi réduire un peu l’alcool en soirée (même si ce n’est pas le fond du problème).

Ensuite elle regarde mon dossier, tout est plus ou moins ok (j’ai juste oublié le dernier bilan sanguin…), sauf un taux de TSH qu’elle trouver légèrement élevé (à 3 et quelques), même si officiellement c’est dans la norme. Mais j’au la TSH à un autre moment, et là c’est bon. Donc elle conseille juste de revérifier que de ce côté là c’est ok (et après prise de sans, aucun soucis de ce côté). Elle va conclure la partie « dossier », donc là je lui dis, bon je suis sûr que le gynéco ne l’a pas mis dans sa lettre, mais je rencontre quelques soucis qu’il ne prend pas au sérieux », donc je lui parle de règles abondantes, douloureuses et longues, et surtout des saignements tout au long du cycle. Donc là elle tique, reprend les clichés de l’hystérosalpingographie (décidément c’est le sujet des derniers jours), le regarde attentivement. Puis elle nous dit non, ya vraiment rien. Donc là c’est mon homme (ah tiens, mes symptômes n’étaient totalement anodins ?) qui lui demande si ces symptômes peuvent être de l’endométriose. Elle dit que oui c’est possible, mais vu qu’on voit rien du tout, même si c’est le cas ce n’est pas ça qui nous rend infertile, y’en aurait pas assez pour que ça soit problématique. Et les petits saignements hors cycle, ça peut être du aux hormones (très léger dérèglement, rien de grave non plus) et que du coup, une légère stimulation ça peut aider à réguler tout ça.. Elle me prescrit une ordonnance avec notamment l’AMH.

Conclusion : pour le moment on est « refusé » en FIV, si après 4 IACs ça ne fonctionne pas, on les recontacte et là ils nous font rentrer dans le parcours au centre PMA. On lui demande ce qu’elle pense de cette IAC2 sans stimulation, elle dit qu’effectivement ça réduit un peu les chances, mais que vu qu’on est lancé, c’est à nous de voir, ce n’est pas non plus une erreur de la faire. Pour IAC3 et 4, elle conseille un protocole léger, avec juste une piqûre de gonal à J3, puis déclenchement avec ovitrelle. On lui demande du coup si on fait ça chez notre gynéco habituel, elle dit oui, pas de soucis vu qu’il a déjà commencé, mais bien évidement s’il refuse la stimulation vous nous rappeler et vous ferez ça ici (bon c’est déjà ça, même si ça sera plus rapide s’il ne fait pas son relou).

Je lui demande aussi conseil pour la progestérone, vu que j’en ai eu 3 mois puis plus après (alors que ma phase lutéal est un peu limite), elle me dit qu’effectivement c’est mieux avec les problèmes de saignements, et surtout après un déclenchement d’ovulation, car les études montrent que cela créer une chute de progestérone environ 3-4 jours après la piqûre, donc c’est mieux de compenser. Tiens tiens, mes saignement ont débuté 4 jours après la piqûre de la dernière fois… coïncidence ? je ne pense pas, mais ça veux quand même dire que l’IAC1 n’avait pas beaucoup de chance de marcher… En sortant, le couple suivant était la femme enceinte. C’est bon signe ça non ?^^

Bilan : ce RDV m’a rassuré, le 2nd avis ça fait du bien. Dr Hibou est vraiment très calée sur le sujet, elle nous a souvent parlé de littérature, d’études récentes, etc, montrant bien qu’elle sait de quoi elle parle, et qu’elle se tient au courant. ça m’a un peu rassuré aussi qu’elle me prenne au sérieux, et qu’elle me donne au moins une petite explication sur mes saignements bizarres. ça ma aussi rassuré qu’elle ne dise pas que notre gynéco faisait n’importe quoi depuis le début, et qu’on pouvait continuer avec lui vu qu’il gérait bien la situation (enfin s’il accepte la stimulation en cas d’échec de l’IAC2).

Par contre concernant l’endométriose, je me pose des questions. Pour celles chez qui on l’a découvert tardivement parce que ça ne s’est vu qu’à l’IRM, mais pas avant, est-ce que cela peut tout de même être un facteur aggravant, ou la cause première de vos problèmes d’infertilité ? ou comme Dr Hibou l’a dit, si on ne le détecte pas à l’hystérosalpingographie, c’est que même s’il y en a ce n’est pas assez important pour troubler la fertilité ? donc en gros, est-ce que je dois à côté voir un spécialiste de l’endométriose pour confirmer ou réfuter que j’en suis atteinte ou non ???

Mardi matin on a donc fait l’IAC2, mais bon j’ai du mal à y croire, en plus j’avais de la fièvre et je toussais beaucoup, donc j’ai peur que tout soit ressorti (c’est possible non?). On a vite débriefé sur le RDV PMA, je lui ai parlé vite fait des conseils de la stimulation pour l’IAC3, et il a dit ah oui mais une piqûre c’est fort tout ça, on va plutôt commencé par du clomid. (en soit il avait mentionné qu’à l’IAC3 on passerait à la stimulation tout même). Mais bon ça c’est pas vraiment être conciliant… va falloir qu’on négocie tout ça.

Et donc le soir, avant de dormir j’ai fait l’erreur de regarder mes mails, et découvert le résultat pour l’AMH (d’où mon précédent article tardif)… ça me fait un peu peur, je ne sais pas trop quoi penser à ce sujet pour le moment.

Voilà voilà, encore un petit RDV pour ce cycle ce soir, -parce que oui, on a jamais assez d’échochattale….- pour vérifier que l’ovulation a bien eu lieu, je lui parlerai de l’AMH en même temps, et j’espère que M. viendra avec pour aussi parler de la stimulation pour la potentielle IAC3, avec le protocole conseillé par Dr Hibou, parce que bon moi je ne sais pas vraiment m’imposer, mais lui en tant que métalleux barbu ça marche un peu mieux tout de même ^^

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Mon AMH est dégueulasse…

Mon AMH est de 1.09… Ça pue.

Mes autres dosages qui avaient été fait (F.S.H, inhibine B) étaient normaux. J’ovule chaque mois.

Ça veut dire quoi ? Que ma réserve ovarienne est faible ? Que je vais « juste » mal répondre aux stimulations ovariennes ? Qu’il y a un risque de fausse couche accrue ?

Si y en a qui peuvent m’eclairer je suis preneuse…

IAC2 (ou pas, enfin peut-être) : RDV de suivi de cycle, ras-le-bol et coup de blues

Beaucoup de choses se bousculent dans ma tête depuis vendredi soir. Je crois que cet article risque d’être un peu long, j’ai beaucoup de choses à dire.

Partie I : RDV gynéco

Je vais commencer par ce RDV de suivi de cycle chez mon gynéco vendredi. Bon déjà les saignements ont enfin cessé le vendredi, après 16 jours. Mais du coup ça a décalé mon cycle de 4 jours d’après l’écho de contrôle. Donc mon ovulation tombera pile-poil quand je serai en formation…. Le gynéco vérifiera encore lundi matin pour qu’on soit sûr, vu que c’est décalé mais bon vu comme ça s’annonce, c’est un cycle dans le vent. Et bon dans la lignée de mon article précédent, il n’a même pas daigné de s’intéresser à ces saignements de 16 jours. Alors perso je pense clairement que c’est cette piqûre pour déclencher l’ovulation (sur cycle sans stimulation) qui m’a totalement déréglé. Mais même si c’est ça, il aurait pu le dire. Mais non, rien, nada, aucune explication, ça ne lui importait pas. A ce stade, je crois que je n’ai plus aucune confiance en lui.

Puis on débriefe avec M. le compte-rendu de l’échographie de la prostate, avec la lettre de compte-rendu. Enfin débriefer est un grand mot, il a lu la lettre, entouré les mots qui l’intéresse puis a sorti son carnet d’ordonnance. Il oublie que le compte rendu, on ne reçoit pas de copie en tant que patient en général. Donc le gynéco lui prescrit un traitement de choc à base d’antibio, je ne comprends pas trop. En sortant, je vois que M. n’est pas trop bien, du coup je lui demande ce qui se passe, et en fait il a vu sur le compte-rendu que le mec de l’échographie ne lui avait pas tout dit. Il lui avait dit que c’était rongé à cause de l’ancienne infection. Mais sur le compte rendu la conclusion indique que l’échographie est compatible avec une infection un peu généralisé de la prostate et glandes séminales et tout et tout. Et il n’y a pas marqué « ancienne infection », mais bien infection, genre c’est encore en cours. Je ne comprends pas trop pourquoi il ne lui a pas dit ça…. mais bon je me dis qu’on demandera aussi l’avis au RDV PMA de lundi, quitte à voir si il peut consulter un spécialiste de la prostate, pour mieux comprendre tout ça, et éviter que ça s’aggrave. Mais MINCE pourquoi les spécialistes ne nous disent pas tout en face ??? on sait ça juste parce que M. a eu le bon sens de lire le compte-rendu à l’envers en même temps que le gynéco. Et vu qu’on a le RDV PMA, le gynéco nous a passé la lettre pour la photocopier et la mettre au dossier, donc on a pu la lire. Sinon on ne l’aurait même pas su….. Bref j’ai de moins en moins confiance dans les médecins.

Partie II : la prise de tête

En sortant on discute avec M. il est faché/triste à cause de cette nouvelle qui a été cachée, mais aussi in s’énerve parce que on va rater le moment de l’ovulation ce mois-ci. Je lui explique que bon, moi aussi ça me fait chier déjà, et ce n’est quand même pas de ma faute si j’ai une formation ! (qui en plus me fait déjà chier car je loupe un concours que je voulais passer en vue d’une reconversion, donc elle tombe vraiment mal mais pas moyen de la décaler.), et il ajoute qu’en plus au cycle d’après on sera probablement à l’étranger donc ça reporte à avril les IACS

Alors je lui précise que de toute façon, il y a une chance qu’au centre PMA ils nous déconseillent de faire ces IACs dans ses conditions. Et là c’est partie en n’importe quoi.

A base de reproche parce que je ne fais plus confiance au gynéco, que y a quelques mois il avait lui des doutes et que c’est moi qui avait voulu continué chez lui. (mais maintenant il lui fait confiance vu qu’il avait vu juste pour la prostatite) Alors oui, mais je lui rappelle qu’il a eu le dernier mot, que je lui avais dit que s’il voulait vraiment changer on pouvait car je veux qu’on soit tout les deux ok sur ce choix. Et qu’il a choisit de rester, pour qu’on puisse lancer les IACs plus rapidement. Mais ça il l’oublie, m’accuse de nous faire perdre notre temps, car ça va tout repousser. J’essaye de lui expliquer que non, vu que de toute façon on aurait attendu pour le RDV PMA dans tous les cas, donc non on ne perd pas de temps à cause de ça. Il me dit que je rêve, que si on fait les IACs en ambulatoire, au centre PMA ils nous prendront que pour la FIV mais pas les IACs, parce que ça ne se fait pas de piquer les patients à un Dr. J’essaye de lui expliquer que non, c’est fréquent les gens qui changent de Dr dans leur parcours. Mais il ne veut pas l’entendre. Et il s’énerve contre moi aussi en disant que je m’invente des problèmes suite à mes saignements, que le gynéco c’est son métier donc s’il dit que ce n’est pas inquiétant ça ne l’est pas. Je lui dit que non, ça arrive souvent de passer à côté, et que surtout j’ai besoin que ça soit vérifié. il me dit qu’on a déjà assez de problèmes, qu’en gros c’est lui qui a le monopole des soucis, des problèmes vu que ça a été prouvé, et que moi tant que y a rien en gros ben faut que j’arrête d’en parler parce que ça rend la situation plus difficile pour rien… SOUTIEN = 0. Je lui précise que j’en parlerai quand même au RDV de lundi, parce que je ne veux pas foncer tête baissée juste pour faire des IACs rapidement, et qu’ensuite on se rende compte qu’il y avait autre chose et qu’on ait gaspillé inutilement des tentatives.

C’est horrible, je n’ai aucun soutien de sa part, et il ne me prend pas au sérieux.

 

Partie III: j’ai rechuté

La plupart des gens infertiles commencent à consulter les psy quand les problèmes deviennent difficiles à accepter.

Pour moi c’est un peu différent. J’ai consulté le psy avant les essais BB. Car oui j’ai été dépressive pendant de très longues années (environ de mes 10 ans à mes 22ans…), et avant de commencer les essais, je voulais partir sur de bonnes bases, me sortir de cette situation. Être capable de me gérer moi pour me sentir capable d’être mère. J’ai réussi à m’en sortir à ce moment là, parce que pour la 1e fois j’en ai eu la force et la motivation.

Heureusement que je l’ai fait car sinon je n’aurais jamais réussi à supporter les épreuves par lesquelles nous sommes passés depuis. Quand j’ai fini le suivi psy, quelques mois plus tard nous avons lancé les essais. J’ai appris à gérer la tristesse, les mauvaises nouvelles, les mauvaises passes. Ça m’a souvent aidé à relativiser tout ce qui nous arrivait. Il y a eu des moments ou j’ai du vraiment me battre et m’accrocher pour rester à la surface, mais le souvenir du mal-être de ma dépression passée m’a aidé à me battre et ,e pas replonger.

Mais hier matin j’ai reconnu les signes. J’ai replongé. On dit souvent que la dépression on n’en guérit jamais, mais qu’on peut tout de même s’en sortir. C’est un peu comme l’alcoolisme, il faut faire attention et se battre pour ne pas replonger.

Mais là c’était trop pour moi. Je l’ai senti venir, mais c’est insidieux. Je sentais qu’il fallait que je retourne chez le psy car mes propres ressources ne suffisait plus. J’ai appelé 2 fois dans la semaine, mais je tombais sur le répondeur et ne laissait pas de message pour qu’elle me rappelle. Je pense aussi que c’est pour cela que j’ai lancé ce blog, je me sentais au bord de craquer.

C’est trop pour moi, trop de choses en même temps : le décès de l’arrière-grand-mère, le travail qui ne me plait pas, l’impression de passer tout mon temps libre en salle d’attente et  RDV médicaux, mon corps qui me lâche (en 1 mois je cumule grippe, sinusite infectieuse, angine, et maintenant bronchite; j’ai une rhinite chronique et de l’asthme et je viens de découvrir que vu que ce n’est pas allergique il n’y a pas vraiment de traitement efficace sur le long terme, donc médicaments quotidien à vie), ce cycle débile avec des saignements à rallonge, la peur que j’ai des soucis plus graves, la peur de passer plusieurs années encore en PMA, le je-m’en-foutisme de mon gynéco, l’incompréhension de ma mère, le manque de soutien de mon homme…

 

Bref j’ai rechuté, la dépression m’a rattrapée. je ne veux pas revivre ça.

Promis demain je laisse mes coordonnées au psy pour qu’elle me rappelle.

Je crois qu’il me faudra bien ça pour affronter demain une prise de sang, un RDV de suivi de cycle et un 1er RDV PMA…. je vous raconterais l’issue de cette folle journée.

Allez on garde la tête haute, c’est dimanche, il faut en profiter.

 

IAC2 (ou pas, enfin peut-être) : quand DNLP te fait un gros fuck mais t’évite un dilemme

Aujourd’hui, j’avais RDV chez mon cher gynéco, pour monitorer ce cycle en vue de faire l’IAC2 ce mois-ci (toujours sans stimulation).

Sauf que voilà, ce mois-ci mon corps a décidé de faire n’importe quoi. Bon je vous préviens, je rentre dans les détails (mais ça va c’est pas très glauque)

Déjà j’ai eu des spottings 3 jours seulement après l’IAC1 (donc il y a 2 semaines). Mais bon, vu que j’ai souvent des spottings à l’arrache, à force on s’y ferait presque. Sauf que j’en ai eu en continu, tous les jours 2-3 gouttes. Vas-y devine ton J1 dans des conditions pareilles. Donc bon je l’ai estimé quand j’ai eu mal au ventre et plus de douleurs au sein (car en général c’est là que les vrais règles commencent), et 4-5 gouttes de sang. J’ai donc estimé mon J1 le dimanche 22/01. Sauf que ensuite jusqu’au jeudi 26, je n’ai eu que des spottings. Puis vendredi, mon duo de jours de règles horribles est arrivé : douleurs très très fortes et flux très très abondant.

Alors petite interlude, si certaines se demandent ce que j’entend par très très abondant, je vais répondre simplement sur quoi je me base : vous avez peut-être vu la vidéo sur Mademoizelle, qui parle de la cup. Dans cette vidéo, elle parle que même si on a l’impression de se vider de son sang, en général on perd l’équivalent d’une cup pendant la totalité de sa semaine de règles. C’est donc des hémorragies internes que j’ai. Pendant mes deux jours horribles, je remplis l’équivalent d’une cup toutes les 2h… (super pratique pour travailler, aller au ciné, au resto, voyager, dormir…).

Je reprends, donc en général j’ai 3/4 jours de petites règles, 2 jours horribles, puis 2 jours de petites règles et ensuite c’est fini. Sauf que là, ben c’est toujours pas fini, et c’est même pas juste des spottings, mais des règles légères, et j’ai toujours des crampes légères. Depuis mon J1 (enfin….) cela fait 11 jours, et donc 15 jours depuis que les spottings en continu ont commencé….

Donc bon je me rends à ce RDV qui doit avoir lieu vers J10-11 un peu à l’aveuglette.

Je m’installe, « bonjour, racontez moi tout » (en gros, J1 à quelle date ou enceinte ?). Donc je lui dis ben c’est l’anarchie totale, j’ai estimé un J1 à l’arrache mais je ne suis pas sur, j’ai des saignements totalement débiles.

-oui bon donnez moi une date quoi (#j’en ai rien à péter de savoir ce que tu entends par cela).

On passe à côté, pour voir où en est la glaire (miam), « ah bah ça saigne encore », bah oui, merci c’est ce que je disais « donc ça fait 11 jours que vous vous saignez  » ouais enfin plutôt 15 jours même, si tu avais demandé des détails tout de suite.

« Bon on va voir à l’écho comment ça se passe là-dedans » –> endomètre et ovaires pas du tout ok pour un J11. « bon parfois ça arrive d’avoir un cycle de repos, où ça n’ovule pas » ouais mais bon en vrai je ne sais pas vraiment si c’est un vrai J11 donc c’est vraiment n’importe quoi, vu que comme je vous l’ai dit, c’est calculé un peu à l’arrache. « bon on se revoit sous 48h pour voir s’il y a une croissance ou non, si c’est juste un cycle bizarre ou un cycle sans ovulation » (depuis 2 ans ce n’est jamais arrivé).

Il me demande quand même si j’ai des règles douloureuses, je lui dit oui, en général 2 jours très abondants (on ne m’a jamais demandé ce que j’entendais par là d’ailleurs), où j’ai vraiment très mal. Il me demande quand c’était ces jours, je lui dit (peut-être qu’on peut se baser sur ça pour le J1… mais ça n’explique pas ce WTF de mon corps).

Et là le gros lol, il me demande d’aller faire un test de grossesse, au cas où, parce qu’il y a « des grossesses qui ont du mal à démarrer ». Bon je vous fais pas de suspens, j’ai eu le résultat ce soir, c’est négatif, quelle surprise^^ en même temps avec mes deux jours horribles, si un embryon arrive à braver ça c’est la réincarnation de Moïse en fait !

Parfois j’ai l’impression qu’il se prend pour un apprenti sorcier de la PMA, sauf qu’il a pas une baguette magique, mais un cathéter pour les IACs… faut juste qu’il prononce la bonne formule la prochaine fois, ça serait plus sympa tout de même.

Du coup si ce cycle avait été normal, l’IAC2 aurait probablement eu lieu lundi, soit le même jour que le RDV au centre PMA. et j’avoue que plus je discute avec vous (et même déjà avant), plus je me posais réellement la question de faire cette IAC2 avant d’avoir eu le 2nd avis, et que du coup ça tombait mal vu que c’était en même temps : donc soit il fallait oublier ce cycle, soit tenter tout de même.

Ben au final, je n’ai pas à me poser la question, la date potentielle arrivera forcément après le RDV PMA, donc ça me soulage d’un poids. C’est le côté positif. peut-être que c’est inconscient pour m’éviter de choisir^^

Ou alors ma théorie perso, c’est que la piqûre pour déclencher l’ovulation pour l’IAC1 a totalement foutu en l’air mes hormones et mon cycle, d’où cette anarchie…

Ou alors c’est un coup de pute de DNLP car si l’ovulation tombe fin de semaine pro, je suis en formation 3 jours, donc je ne pourrais de toute façon par faire d’IAC (vu ma chance ça va probablement se passer comme ça).

 

Bref j’espère vraiment qu’au RDV de lundi pour le centre PMA on s’intéressera vraiment aussi à mes soucis au lieu de se focaliser uniquement sur mon homme, parce que bon faut pas être médecin pour savoir qu’il y a un truc bizarre, et que « la nature est bizarre », ce n’est ni un diagnostic, ni une explication. Et ils nous diront aussi leur avis si cette IAC2 est une bonne idée ou un gâchis sans plus de réponses et sans stimulation.

Sur ce, il faut vraiment que j’aille dormir, car là je vais vraiment galérer demain matin. Bonne nuit ^^

La vie continue – ou pas…

En PMA, on a souvent l’impression d’être embourbés dans le temps, que notre vie est sur pause, même si le temps passe indubitablement, et il finit par nous rattraper :

Les 50 ans de ma mère, l’annonce du petit 2e pour une amie qui a commencé (avec succès) les essais BB1 plus de 6 mois après le début de nos essais, cette amie qui à nos débuts ne se sentait pas prête mais envisage d’arrêter la pilule, et puis les nouvelles bien plus tristes, comme la mort de l’arrière-grand-mère de M. ce week-end…

Pendant tout ce temps, on a un peu oublié que le temps passait. Mais il nous a rattrapé et nous a frappé de plein fouet. C’était la matriarche de la famille, veuve de guerre depuis ses 20 ans, jamais remariée, et très indépendante. C’était le pilier autour de qui tous les repas de fêtes étaient organisés. C’était la personne qui m’a le mieux et le plus vite accueillit dans la famille, alors que je n’avais que 15 ans la première fois que je l’ai rencontrée. Elle a toujours été bienveillante et m’a toujours considéré comme un membre de la famille à part entière, s’est toujours inquiété de l’avancement de mes études, de mon travail. Il y avait aussi une sorte de remerciement du bonheur que j’apportais à son arrière-petit-fils.

C’était un roc, naïvement elle nous apparaissait presque immortelle même si sa mémoire défaillait depuis 2 ans.

L’enterrement a eu lieu hier. Mon homme a fait un magnifique discours en sa mémoire, et a mis des mots sur ce que ma douleur cachait. Notre infertilité est toujours tapie dans un coin, prête à foutre un coup de patte dès qu’on passe à côté (tel mon amour de petite p**e de chat que j’adore), et une fois de plus ça n’a pas loupé. Non elle n’assistera pas à notre mariage l’an prochain. Mais surtout, elle ne connaitra jamais son arrière-arrière-petit enfant qui tarde à venir parce que DNLP s’en est mêlé. Et cela comptait beaucoup à nos yeux. Mais la vie n’est jamais celle que l’on s’était imaginé.

 

J’ai vu sa tante qui s’est retournée et m’a regardé quand il a dit cette phrase, mais ce doit bien être la seule qui en a compris complètement le sens (seule la mère de M. est au courant dans sa famille). Trop absorbés par la douleur, et ce n’est pas plus mal d’un côté.

 

Alors au revoir J., j’espère que cette famille pourra rester aussi soudée maintenant que tu es partie. Tu nous manques déjà beaucoup.