FIV 1 BIS – Top départ et annonce au travail

Ce matin petit RDV pour vérifier si mon corps et l’oromone s’entendait bien. Tout est ok, j’ai même déjà un bel endomètre à 7.2.

On commence donc les injections de Fertistartkit (300) à partir de vendredi soir. La sage-femme a hésité à me faire commencer plus tôt, mais si jamais mon corps était plus réactif que pour la FIV1 première du nom (et on espère ça quand même), trop gros risque que la ponction tombe en plein weekend.

Ce matin j’avais 4 follicules à droite et 5 à gauche. Espérons que cette fois ils se bougent le cul et poussent tous (et si y en a d’autres qu’ils veulent les rejoindre en plus c’est pas de refus ^^).

Prochain contrôle : mercredi 20/06. On espère une ponction vers le 25-26.


Et sinon ce matin j’ai aussi pris mon courage à deux mains et décidé de parler de mon parcours à mon nouveau responsable.

Je ne l’avais pas encore fait en février pour la FIV1n°1, car il venait d’arriver et je ne savais pas trop encore s’il était une personne à qui je pouvais en parler ou non.

Je n’en avais pas du tout parlé à l’ancien responsable (qui est encore dans le service, il y a une sorte de passation d’un an jusqu’à son départ à la retraite), car il est macho, tient beaucoup de propos misogynes, et la famille c’est pas le plus important pour lui. Donc je me voyais pas du tout lui parler en détail de mes absences. Je lui avais juste signalé un soucis de santé (dont je ne risquais pas de mourir).

Vu que ça se passe bien avec ce nouveau responsable, j’ai décidé que je pouvais lui faire confiance. Et que ça le rassurerait aussi sur mon état de santé. C’est aussi plus simple pour aborder le sujet de l’absence pour la ponction.

Ca s’est très bien passé. Il m’a d’ailleurs remercié de lui faire confiance et de lui en parler. Vu la conversation, à mon avis il doit connaitre quelqu’un qui est passé par là, il avait l’air un peu plus informé que la moyenne des gens (sans tout connaitre).

 

Petite anecdote du jour : j’ai appris que le nouveau collègue qui a rejoint notre service il y a 2 mois a adopté son fils (bon en 2001, il n’est plus tout jeune), en Bulgarie. Y a matière à converser…

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La décision

 

Je vous ai quitté sur l’indécision de ma hiérarchie, et sur ma propre indécision concernant ce nouveau poste.

Entre temps il s’est passé plusieurs choses. Un peu plus d’indécisions, et des discussions.

Suite à mon article j’ai décidé de discuter avec mon responsable de mes interrogations concernant ce poste et mes absences. Je n’ai tout de même pas mis le mot PMA, car je n’ai pas pu, et au final car j’ai aussi d’autres RDV pour mes autres soucis de santé souvent pendant la pause de midi ou juste après le boulot, et donc que pour ces RDV là le poste compliquerait les choses.

Je suis ressorti de cet entretien la tête encore plus retournée qu’avant, car au final mon responsable m’a dit que ça devait pas être pris en compte dans la décision finale, que bien-sûr il savait que ces RDV ne disparaitrait pas. mais qu’ils ne devaient que s’en tenir aux qualités pour choisir. Sinon à ce compte là ils devaient prendre en compte la possibilité que je tombe malade pendant plusieurs mois, que je puisse être enceinte (lol), que je doive suivre mon futur mari en cas de mutation, et dans ce cas que les femmes n’auraient jamais de bon poste si on regardait la vie personnelle pour les décisions professionnelles comme cela. Il m’a dit qu’il m’en sentait vraiment capable, mais que c’était tout de même à moi de voir si je me sentais les épaules assez larges pour supporter ce boulot. Mais que santé avant tout, si y a des RDVs médicaux et ben on y va et puis c’est tout.

Je suis ressorti de cet entretien la tête retournée en me disant que finalement ça pouvait le faire. Et du coup avec encore plus de doutes qu’avant.

Jeudi et vendredi je suis en déplacement avec mon collègue qui est en lice avec moi pour le poste. A la pause de midi jeudi il ose aborder le sujet. On discute bien , je me rends compte que je l’avais mal cerné. On critique la façons qu’ils ont eu de nous en parler et de nous mettre en compétition parce qu’ils n’arrivaient pas à choisir. On discute et on fait le constat que ce poste est vraiment pourris, que c’est un peu une arnaque, et que y a pas vraiment de bonne position entre celui qui aura ou n’aura pas le poste.

Ma tête est de nouveau chamboulée. Si j’ai le poste mes journées à venir vont être horribles, mais si je ne l’ai pas aussi car on récupérera en supplément le boulot de celui qui a le poste. Je me dis que tant qu’à faire avec le nouveau poste au moins ça me changera. Mais bon je ne suis pas du tout sûr que ce soit une bonne idée.

Dimanche soir j’en discute beaucoup avec l’homme (car je pensais avoir une réponse lundi). J’hésite vraiment à aller dire que je ne veux pas le poste avant même d’avoir la réponse (comme ça j’ai même pas de risque de réponse négative XD). Mais en même temps ça le fait mal de refuser un poste. Je le sens pas, je pense pas que je l’aurais car c’est pas mon responsable qui prend la décision, et je sais que l’autre a des doutes faces à mon manque d’aisance à l’oral. Je me dis que y’a des grandes chances que je n’ai pas le poste, et donc que ma meilleure option c’est de ne rien dire pour ne pas refuser le poste (ce qui serait mal vu) et d’attendre. Et si j’ai le poste, ben la panique totale !

J’ai donc attendu jusqu’à aujourd’hui… finalement je n’aurai pas le poste, car effectivement mon manque d’aisance à l’oral est  qui les a aidé à prendre leur décision.

Sentiment ambivalent, je suis à la fois déçue et soulagée. Déçue car c’est mon amour-propre qui prend un coup (même si je reconnais très bien mon manque d’aisance avec les gens en face à face, je connais bien ce défaut sur lequel j’ai encore du travail).

Mais en même temps soulagée, car ma raison sait qu’au final c’est probablement le meilleur scénario pour moi, pou mon mental, pour les RDVs, pour ma santé.

 

Bonus : j’ai tout de même reçu officiellement ce jour une petite augmentation pour mon implication. et puis du coup je peux prendre ma semaine de vacances la semaine pro, et pour la 1e fois je pourrais prendre des congés à Noël.

 

 

 

Quand y a une nouvelle à la DRH…

A force de m’absenter grâce à notre chère loi travail, je suis souvent en contact avec ma DRH. J’avais donc une interlocutrice privilégiée depuis janvier pour tout ce qui concerne mes absences PMA. Elle avait l’air assez calée sur le sujet et connaissait tous les points de la loi. Et en plus elle était vraiment très gentille  🙂

Sauf que HORREUR, MALHEUR, elle a changé de service le mois dernier. Pour ce cycle d’IAC j’ai donc eu affaire à sa remplaçante.

Donc tout commence bien, je l’informe de ma 1e absence, elle me dit ok, n’oubliez juste pas d’envoyer le justificatif.

Je reviens du RDV et lui transmets donc mon attestation. Je reçois en retour un message qui me dit que le justificatif n’est pas valable, il faut soit un arrêt maladie, soit que je pose un RTT… bon je me dis que celle que j’aimais tant n’a malheureusement pas du transmettre les dossiers et donc elle ne savait pas que c’était dans le cadre de la PMA.

Je lui explique, le malentendu est dissipé. Elle me demande juste de mettre « PMA » ou autre mot dans le mail la prochaine fois pour que ça fasse tilt. On arrive à se mettre d’accord pour que je n’indique cela que dans le mail pour le justificatif, car quand j’informe en amont de mon absence mon chef est en copie (et il ne connait pas le motif exact).

Tout s’est bien passé jusqu’à ce que je reçoive ma fiche de paie ce jour…. Elle a mal enregistrée mes absences, et les a mis en « maladie payée », ce qui impacte donc mes RTT, le nombre de jour de maladie payés dans l’année, les tickets resto, la fiche de paie…

Alors que normalement c’est une « autorisation d’absence », qui compte donc comme du temps de travail effectif et n’apparait pas sur la fiche de paie (et donc n’impacte pas tout ce que j’ai mentionné au dessus).

Bref elle ne connait pas du tout la loi Travail et PMA, j’ai donc du lui expliquer moi-même …

 

EDIT : elle vient de me répondre en s’excusant mille fois, ce sera donc régularisé sur la fiche du mois prochain. J’espère que maintenant tout sera OK !

 

Travail+PMA+Dépression = « Nirnaeth à le cancer ? »

Après 3 semaines de congés maladie pour bronchite carabinée + dépression, (et officiellement pour mon service juste bronchite) je faisais mon grand retour au travail ce matin. Depuis hier soir je stressais un peu, mais comment vont réagir mes collègues et mon supérieur hiérarchique à ce retour ?

Flashback :

Mois de janvier, juste avant la 1e IAC : bossant dans le privé, je faisais valoir mes droits d’absence PMA auprès de ma DRH, car cela ne devenait plus possible de concilier travail et absence. Ensuite j’ai pris la décision d’expliquer à mon supérieur hiérarchique que en accord avec la DRH, j’allais avoir des absences fréquentes, que les RDV serait connu à la dernière minute. Je lui ai aussi dit que ma vie n’était pas en danger, même si une annonce come cela pouvait faire un peur. il m’a demandé plusieurs fois si j’étais bien sûre, qu’il ne fallait pas que je le cache si j’étais vraiment en très mauvaise santé. Je lui ai bien expliqué que non. Je n’ai pas voulu lui dire que j’étais en PMA, même en sachant que cela l’inquiétait. Car malheureusement, j’aurais peur d’être mise au placard, et que mes absence soient moins bien vue. Bien-sûr il serait triste pour moi au moment de l’annonce, mais ensuite j’ai peur qu’on me le reprocherai. Il est un peu misogyne sur certains côté, et très lunatique, mais quand on va mal il s’inquiète en général, et c’est pour cela que j’ai voulu le rassurer en lui disant clairement que je n’étais pas mourante.

 

Ce matin :

Mes collègues me demandent juste si ça va mieux, si je suis bien guérie, si je ne suis plus contagieuse et que je n’ai pas la peste. Puis en dernier je salue mon chef. Et là il me dit « alors ? » « c’est bon ça va » « vraiment? » « oui » « on avait pas eu une discussion y a quelques temps? » « oui mais ça rien n’avoir, c’est pas lié » « vraiment ? » « aucun lien » « sûre ? » « oui » « aucun lien? » « non aucun lien ça n’a rien à voir » « sûre-sûre ? » « oui, sûre sûre ».

OK donc il est tout de même persuadé que je suis en très mauvaise santé physique, et vu ses questions et son insistance, il pense que je suis mourante, et probablement que j’ai un cancer ! Et en plus il croit que je lui mens et que je n’ose pas lui dire pour e rassurer ! c’est horrible, mais en même temps je ne peux pas le rassurer plus que cela sans dire la raison exacte de mes absences et mon arrangement avec la DRH ! si vous avez des idées je suis preneuse ^^

 

IAC2 (ou pas, enfin peut-être) : quand DNLP te fait un gros fuck mais t’évite un dilemme

Aujourd’hui, j’avais RDV chez mon cher gynéco, pour monitorer ce cycle en vue de faire l’IAC2 ce mois-ci (toujours sans stimulation).

Sauf que voilà, ce mois-ci mon corps a décidé de faire n’importe quoi. Bon je vous préviens, je rentre dans les détails (mais ça va c’est pas très glauque)

Déjà j’ai eu des spottings 3 jours seulement après l’IAC1 (donc il y a 2 semaines). Mais bon, vu que j’ai souvent des spottings à l’arrache, à force on s’y ferait presque. Sauf que j’en ai eu en continu, tous les jours 2-3 gouttes. Vas-y devine ton J1 dans des conditions pareilles. Donc bon je l’ai estimé quand j’ai eu mal au ventre et plus de douleurs au sein (car en général c’est là que les vrais règles commencent), et 4-5 gouttes de sang. J’ai donc estimé mon J1 le dimanche 22/01. Sauf que ensuite jusqu’au jeudi 26, je n’ai eu que des spottings. Puis vendredi, mon duo de jours de règles horribles est arrivé : douleurs très très fortes et flux très très abondant.

Alors petite interlude, si certaines se demandent ce que j’entend par très très abondant, je vais répondre simplement sur quoi je me base : vous avez peut-être vu la vidéo sur Mademoizelle, qui parle de la cup. Dans cette vidéo, elle parle que même si on a l’impression de se vider de son sang, en général on perd l’équivalent d’une cup pendant la totalité de sa semaine de règles. C’est donc des hémorragies internes que j’ai. Pendant mes deux jours horribles, je remplis l’équivalent d’une cup toutes les 2h… (super pratique pour travailler, aller au ciné, au resto, voyager, dormir…).

Je reprends, donc en général j’ai 3/4 jours de petites règles, 2 jours horribles, puis 2 jours de petites règles et ensuite c’est fini. Sauf que là, ben c’est toujours pas fini, et c’est même pas juste des spottings, mais des règles légères, et j’ai toujours des crampes légères. Depuis mon J1 (enfin….) cela fait 11 jours, et donc 15 jours depuis que les spottings en continu ont commencé….

Donc bon je me rends à ce RDV qui doit avoir lieu vers J10-11 un peu à l’aveuglette.

Je m’installe, « bonjour, racontez moi tout » (en gros, J1 à quelle date ou enceinte ?). Donc je lui dis ben c’est l’anarchie totale, j’ai estimé un J1 à l’arrache mais je ne suis pas sur, j’ai des saignements totalement débiles.

-oui bon donnez moi une date quoi (#j’en ai rien à péter de savoir ce que tu entends par cela).

On passe à côté, pour voir où en est la glaire (miam), « ah bah ça saigne encore », bah oui, merci c’est ce que je disais « donc ça fait 11 jours que vous vous saignez  » ouais enfin plutôt 15 jours même, si tu avais demandé des détails tout de suite.

« Bon on va voir à l’écho comment ça se passe là-dedans » –> endomètre et ovaires pas du tout ok pour un J11. « bon parfois ça arrive d’avoir un cycle de repos, où ça n’ovule pas » ouais mais bon en vrai je ne sais pas vraiment si c’est un vrai J11 donc c’est vraiment n’importe quoi, vu que comme je vous l’ai dit, c’est calculé un peu à l’arrache. « bon on se revoit sous 48h pour voir s’il y a une croissance ou non, si c’est juste un cycle bizarre ou un cycle sans ovulation » (depuis 2 ans ce n’est jamais arrivé).

Il me demande quand même si j’ai des règles douloureuses, je lui dit oui, en général 2 jours très abondants (on ne m’a jamais demandé ce que j’entendais par là d’ailleurs), où j’ai vraiment très mal. Il me demande quand c’était ces jours, je lui dit (peut-être qu’on peut se baser sur ça pour le J1… mais ça n’explique pas ce WTF de mon corps).

Et là le gros lol, il me demande d’aller faire un test de grossesse, au cas où, parce qu’il y a « des grossesses qui ont du mal à démarrer ». Bon je vous fais pas de suspens, j’ai eu le résultat ce soir, c’est négatif, quelle surprise^^ en même temps avec mes deux jours horribles, si un embryon arrive à braver ça c’est la réincarnation de Moïse en fait !

Parfois j’ai l’impression qu’il se prend pour un apprenti sorcier de la PMA, sauf qu’il a pas une baguette magique, mais un cathéter pour les IACs… faut juste qu’il prononce la bonne formule la prochaine fois, ça serait plus sympa tout de même.

Du coup si ce cycle avait été normal, l’IAC2 aurait probablement eu lieu lundi, soit le même jour que le RDV au centre PMA. et j’avoue que plus je discute avec vous (et même déjà avant), plus je me posais réellement la question de faire cette IAC2 avant d’avoir eu le 2nd avis, et que du coup ça tombait mal vu que c’était en même temps : donc soit il fallait oublier ce cycle, soit tenter tout de même.

Ben au final, je n’ai pas à me poser la question, la date potentielle arrivera forcément après le RDV PMA, donc ça me soulage d’un poids. C’est le côté positif. peut-être que c’est inconscient pour m’éviter de choisir^^

Ou alors ma théorie perso, c’est que la piqûre pour déclencher l’ovulation pour l’IAC1 a totalement foutu en l’air mes hormones et mon cycle, d’où cette anarchie…

Ou alors c’est un coup de pute de DNLP car si l’ovulation tombe fin de semaine pro, je suis en formation 3 jours, donc je ne pourrais de toute façon par faire d’IAC (vu ma chance ça va probablement se passer comme ça).

 

Bref j’espère vraiment qu’au RDV de lundi pour le centre PMA on s’intéressera vraiment aussi à mes soucis au lieu de se focaliser uniquement sur mon homme, parce que bon faut pas être médecin pour savoir qu’il y a un truc bizarre, et que « la nature est bizarre », ce n’est ni un diagnostic, ni une explication. Et ils nous diront aussi leur avis si cette IAC2 est une bonne idée ou un gâchis sans plus de réponses et sans stimulation.

Sur ce, il faut vraiment que j’aille dormir, car là je vais vraiment galérer demain matin. Bonne nuit ^^