Raviver la douleur

On a encaissé la nouvelle. On entre dans une nouvelle phase. Déjà je dors mieux qu’avant ce TEC, fini les cauchemars (je me réveille encore tôt, mais c’est déjà mieux).

On laisse derrière nous les angoisses de ce TEC qui ont ravivé les flashback et le traumatisme de la perte de S.

Mais l’échec de ce TEC ravivé d’autres sentiments, et notamment la douleur et le manque de S. Mais aussi le manque lié au ventre vide.

Car cette période de couvade m’a rappelé forcément la grossesse, le bien-être et la félicité que je ressentais, l’apaisement aussi (malgré le stress) et cette sensation si particulière de savoir que la vie grandit en soi. Le manque de ce bonheur imparfait est intense ces derniers jours, car la couvade en était juste un petit aperçu (même si une prochaine grossesse serait emplie de stress et d’angoisse, ayant perdu toute innocence, je ne revivrai jamais cet état là).

Et forcément, cela ravive le manque de S., Je pense tout le temps à lui, à ce bébé que je devrais tenir dans mes bras.

De plus, l’espoir que ce TEC fonctionne était intense car il aurait pu apaiser des peines à venir, plus légèrement si je portais la vie à nouveau, comme la naissance prochaine du fils de mon collègue, les mariages de cet été, le fait de ne pas passer un nouvel anniversaire et une nouvelle année sans un enfant vivant, et puis surtout l’épreuve la plus dur à venir, l’anniversaire des 1 an de sa mort, dans moins d’un mois…

J’aurais préféré affronter ce moment en portant l’espoir. Mais ce ne sera pas le cas. Alors comme toujours, on vivra ça comme on pourra.

Et forcément semaine dernière, c’est le moment que nos amis ont décidé de nous prendre le chou. Le lendemain du résultat, une amie publié une photo d’une de leur connaissance de fac, enceinte. Mon mari leur dit d’être sympa et d’éviter ce genre de photo. Elle s’excuse, mais un autre dit , et que c’est pas de leur faute si en plus le timing est mauvais, faut pas qu’on les fasse culpabiliser »faut quand même pas en faire un tabou ». Mon mari s’est énervé et a quitté le groupe (bon il est parti au quart de tour étant hypersensible et très affecté par l’échec). Moi j’ai gentillement attendu le lendemain, à froid, pour répondre à cet ami que justement c’était notre deuil qui devait pas être tabou. Qu’on était conscient que les gens ne se rendent pas toujours compte, donc qu’il fallait expliquer ce dont on a, besoin et qu’on savait mieux que lui ce qu’on ressentait, que pour eux c’était annondin, ils en parlaient 5min et passaient à autre chose, alors que nous ça nous pourrissaient pendant des heures. Donc que c’était normal de vouloir éviter de souffrir, qu’on espérait au moins que nos proches acceptent de nous protéger. Qu’ils étaient libres d’en tenir compte, mais que fallait pas s’étonner si on finissait par s’éloigner si ce n’était pas le cas, car on a besoin de se protéger.

Pas sûr qu’il est compris/qu’il soit d’accord, mais il m’a répondu que bien-sûr il voulait être bienveillants avec nous.

Un autre pote a aussi réagit avec mon mari, ne comprenant pas notre réaction, et que si d’autres gens du groupe avaient des enfants prochainement, que nous devrions nous en éloigner et probablement ne pas les voir pour se protéger. Ils ne comprennent pas. Heureusement pour le moment un seul couple a un enfant, mais on a jamais été très proche et ils habitent plus loin que le reste du groupe. Mais bon, dans les autres couples, avec les mariages qui arrivent, ça ne tardera pas. On essaye d’être bienveillants, d’expliquer ce qu’on ressent. Mais les gens n’arrivent pas à comprendre, pour eux la vie continue, ils voient ça comme de la jalousie ou où je ne sais quoi. Alors qu’on veut juste souffrir le moins possible.

Je suis un peu déçue, car jusqu’à présent ces amis avaient été très bienveillants, et ils nous ont beaucoup aidé au moment de la perte de S. Forcément ça arrive dans une période difficile, alors ça entame un peu plus notre moral.

Mais voilà, mon plan d’action pour les prochains temps :

– se réinscrire pour le TEC demain (si mon mari valide ce soir)

– retourner à la salle de sport (j’y ai pas mis les pieds depuis la canicule… En juillet donc…) + Manger mieux. Car en plus d’avoir perdu du muscle, j’ai mangé n’importe quoi ces derniers mois, en utilisant la bouffe comme antidépresseurs 😬 du coup j’ai repris les 5kg que j’avais durement perdu.

– un nouveau tatouage en mars.

– continuer de prendre soin de notre couple et de notre libido (qui a repris un bon coup dans la tronche pendant le TEC)

Puis c’est déjà pas mal comme plan jusqu’au prochain TEC, pour se remettre d’aplomb.

FIV1(ter) TEC1 – suite et fin

Je n’ai pas eu très envie d’aller sur la blogosphère pendant ce TEC, j’avais besoin de prendre du recul. Je ne vous fait pas patienter, on vient de recevoir le résultat, et c’est négatif…

Un coup dur. J’avais envie d’y croire, que la chance pouvait tourner. Que notre vie pouvait à nouveau s’illuminer. Mais non ce ne sera pas pour cette fois.

 

Le retour en PMA a été compliqué. Autant le traitement était light, donc pour mon corps ça allait. Et je n’ai eu qu’un rdv de contrôle. Mais psychologiquement ça a été très dur. Je n’arrêtais pas de faire des crises d’angoisse. Et après le transfert, j’ai demandé un arrêt à ma psy : impossible de sortir de chez moi seule, crises de panique assurée.

Voilà, c’était très difficile, mais on a réussi à reprendre le chemin de la PMA.

On a encore un embryon J5 pour un prochain TEC. On va rapidement se réinscrire. On en a marre de ce temps qui passe, de l’attente, du ventre vide. On espère un nouveau TEC dans deux mois si ça se passe bien… Après il faudra repartir en FIV, et ça je ne suis pas sûr d’être prête.

Je suis infiniment triste, même si je n’y croyais pas trop. Comme dit, j’avais envie de rêver et d’y croire. Mais la douleur paraît légère par rapport au deuil.

C’est surtout la peur de la suite, la peur qu’en fait nos embryons soient de mauvaise qualité, qu’on arrive plus jamais à ce que je sois enceinte. Et ça rien ne pourra me l’enlever pour le moment.

FIV 1(ter) TEC 1 – journal de bord n°1

Ça fait une semaine que j’ai commencé le traitement, alors je me suis dit que ce serait pas mal de faire un point.

Passée la crise d’angoisse du début du traitement, ça s’est bien calmé. C’est surtout le RDV ostéopathe ce lundi qui m’a grandement aidée. Depuis je suis moins angoissée (beaucoup plus léger et supportable), et je dors mieux (je me réveille qu’1 ou 2 fois apr nuit, et je ne ressens pas d’angoisse pendant ces périodes de réveil. C’est de nouveau mon réveil qui me tire du sommeil le matin, ça faisait longtemps). Ce n’est pas parfait et les angoissés sont toujours là en toile de fond, mais c’est le jour et la nuit par rapport à avant.

Pendant ce RDV, l’ostéopathe m’a fait des manipulation pour préparer le TEC, mais aussi de l’ethiopathie qu’elle fait en parallèle – un truc sur les émotions. Cette partie c’est un truc auquel je ne crois pas du tout, ça ressemble plus à du chamanisme/charlatanisme pour moi que de la médecine. Genre elle te pose des cailloux avec des dessins sur le ventre, elle fait des gestes (pour chasser les émotions), pose des questions sur ce qu’elle pense ressentir chez te faire parler. Bref étant une personne terre à terre, ben ça me fait bien marrer voir ça m’énerve quand ma séance de manipulation devient ça, je me dis que je paye pour rien.

C’est la 2e fois qu’elle me fait une séance comme ça. Ben malgré mes réticences et ma non-croyance, je ne peux que constater le changement entre avant et après la séance. Je ne l’explique pas vraiment, et je n’y crois toujours pas. Mais les résultats là sont là et c’est l’essentiel ! Espérons que ces angoisses calmées tiennent le plus longtemps possible.

J’ai rigolé intérieurement quand elle m’a dit qu’il fallait que j’accepte de ne pas tout contrôler et qu’il fallait lâcher prise, je me suis dit que ça plairait à Kae Browneyes 😄

Et sinon j’en oublirai presque que je suis de retour en PMA, tellement c’est light (et appréciable du coup !) le traitement pour le TEC. Juste des patchs à changer tous les deux jours, ça n’impacte pas vraiment le planning. Et je n’ai que le 1er contrôle dans 1 semaine.

Bon je constate quand même quelques effets secondaires des hormones sur mon humeur : je m’énerve très facilement. Mais tout de même ça n’a rien avoir avec les effets secondaires liés aux doses de cheval des 3 stimulations que j’ai déjà eu ! Et c’est tant mieux, cela rend ce retour en PMA plus facile.

Je pense que la partie compliquée s’annonce avec les contrôles : j’appréhende les échographies et de devoir me déssapper devant un médecin depuis l’accouchement. Alors qu’avant en routarde de la PMA limite j’étais à poil avant qu’on me le demande 🤣 C’est probablement des restes traumatiques, ça  me rappelle des souvenirs de quand ça allait bien puis de l’hôpital quand ça a chaviré à l’horreur et les RDV qui en ont suivi par la suite. Puis ensuite il y aura le stress du transfert.

Mais j’ai encore une semaine de calme avant cela, alors je vais essayer d’en profiter un maximum.

Essayer de ne pas perdre pieds

Voilà, on y est.

J’ai eu mes règles hier soir et commencé le traitement pour le TEC dans la foulée (2patch de videllot à changer toutes les 48h). Rdv de contrôle dans 2 semaines.

Je les sentais arriver (j’avais calculé au 10/01, on est donc raccord), des spottings annonciateurs depuis quelques jours.

Alors hier j’étais angoissée comme jamais, j’ai fait une crise d’angoisse une fois de plus, en arrivant chez ma psy (je crois que je me suis contenue jusqu’à ce moment de la journée où je pouvais lâcher les vannes).

3 semaines depuis notre dernier rdv, qui était pile avant l’appel du centre PMA. Autant dire que je l’attendais avec impatience, surtout vis à vis des angoisses… Et bien c’est une des 1e fois où j’ai trouvé des limites, où je suis ressortie plus énervée qu’autre chose. Car au final elle a détournée la conversation (bon ok je comprends, c’était pour sortir de l’angoisse), mais elle m’a fait parler de trucs dont j’avais l’impression de les avoir vu et revu. Elle m’a dit qu’il fallait se rapeller pourquoi on voulait un enfant, comment on imaginait notre vie si c’était le cas. Alors sur le coup elle m’a prise au dépourvu, et j’ai galéré à répondre, car effectivement, j’essaye de ne pas penser à ça, de ne pas penser à cette vie rêvée, pour ne pas ressasser le vide. Et c’est ça qui m’a énervé en sortant, après coup, en fait elle m’a fait penser, et je ne sais pas comment elle n’a pas pu le voir, à tout ce que je ne pourrais jamais vivre avec S. … Voilà… super pour aller mieux… donc je suis sortie encore plus triste et sans vraiment avoir pu parler de comment faire passer ces angoisses – car au fond j’ai l’impression que y’a pas de solution à part les affronter. Elle m’a dit de rationaliser dans ces moment là, mais ces angoisses sont tellement légitimes que personne ne peut nous rassurer… J’avais aussi besoin de parler de comment gérer la période entre le transfert et le résultat, mais pareil, je n’ai pas pu en parler.

Je la revois à nouveau dans 3 semaines (son planning était blindé). Plus ou moins au moment du transfert. J’espère que cette séance là sera plus utile… Mais surtout que je la verrais avant le transfert, sinon ça va être chaud. Mais bon c’est pas moi qui vait décider de la date où il tombera !

Et en attendant je vais devoir me démerder comme je peux pour vivre cette période.

J’ai pris rdv chez l’ostéopathe lundi, pour préparer ce TEC, et j’espère que ça m’aidera à être un peu plus zen.

J’ai passée une nuit blanche à cause de ce début des hostilités, j’étais juste angoissée, je ne pensais pas vraiment a quelque chose, mais cette angoisse ne me quittait pas. La journée au boulot va être longue.

Je me suis posée la question, pourquoi autant d’angoisse ? Est ce trop tôt pour retourner en PMA ? Je ne pense pas, car je ne voudrais pas annuler. On en a parlé hier avec mon mari, il l’a dit que s’il fallait on pouvait même attendre une année encore, si j’avais besoin de ce temps pour réussir à gérer, mais je n’ai pas envie d’annuler. J’ai envie d’y aller. Et comme dit, je ne pense pas que le temps appaiserait ces angoisses – la seule solution que j’y vois est de les affronter (et les subir).

Alors on va se battre, contre vent et marée. On dirait que j’ai encore de l’énergie en réserve, je ne sais pas trop d’où je la sors. Il y a des moments où je me dis que tout aurait été plus simple si on avait fait une sortie de route en Finlande sous le choc de l’émotion. On aurait pas eu à traverser toute cette douleur. Mais notre instinct de survie a pris le dessus à ce moment-là. Peut-être que si j’ai survécu à tout ça, et bien justement c’est pour vivre : on a pas autant souffert pour abandonner maintenant. Mais putain, qu’est ce que c’est dur.

À l’aube de 2020

Hello,

En cette fin d’année, je choisi non pas de vous faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler (pour des raisons évidentes, même si on a tout de même réussi à vivre des moments plus doux depuis mars), mais je choisi de parler du futur, des projets pour l’année à venir, et de ce que j’en attends.

Bien évidemment il y aura le retour en PMA en janvier avec le TEC. On a 2J5 au congélo, donc potentiellement une 2e chance si ce TEC n’était pas concluant. 🍀🍀🍀

Ensuite, je vous ai déjà parlé plusieurs fois de mon blog littéraire que je tiens depuis 1 an et demi avec une amie – pour 2020 nous inaugurons notre 1er partenariat avec une maison d’édition ! On est très fières, cela nous donne l’impression qu’on ne fait pas tout ce boulot pour rien 😀 (je ne mets pas le lien ici, car cet autre blog n’est pas très anonyme, et vu que ce blog est mieux référencé, les gens tomberaient sur ce pan de ma vie qui ne les regarde pas forcément- mais si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me demander l’adresse !).

On s’est fait un cadeau pour Noël en s’achetant une PS4 – je suis vraiment une noob côté jeux vidéo, n’en ayant jamais vraiment eu plus jeune. Alors cette année je vais m’améliorer de ce côté là ! (Puis si jamais je devais être en arrêt pour raison de TEC positif ou pour dépression j’aurai de quoi m’occuper 😬)

J’ai aussi commencé à suivre le challenge de Boma. En commençant par le côté cuisine : des empanadas maison (on réitère l’expérience pour la soirée de Nouvel an), mais aussi des pâtes maison. Voilà le résultat pour notre repas de Noël : raviolis farcies aux morilles et potimarron avec beurre infusé à la sauge. C’était une tuerie 😋 on recommencera l’expérience ! (On travaillera juste un peu la présentation ^^)

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Et toujours pour ce challenge, je commence les petites réparations de l’appartement qui traînent depuis des lustres. Dans cet optique, j’ai acheté de quoi réparer l’interruption cassé dans notre chambre.

– Et on continue le travail pour restaurer la libido dans le couple (pour le moment, on tient le coup, on a jamais été aussi épanouis depuis de longs mois voir années… !). On prend soin de nous deux.

Je n’espère pas de voyage pour cette année, car cela sera le cas seulement si TECs négatifs. Donc j’espère rester bien au chaud en Alsace toute l’année !

 

On va aussi pour notre première fois assister à un spectacle humoristique en janvier (c’est mon cadeau de Noël 😁) avec le spectacle de Jérôme Commandeur. J’ai hâte !

En juillet prochain, si tout se passe bien, l’homme devrait signer son CDI – on commencera alors à chercher une maison pour devenir propriétaires et surtout s’éloigner un peu de la grande ville ! On a besoin de nature, d’espace, et on a eu un coup de cœur pour une petite ville qui respecte tous nos critères (même si ce sera difficile de trouver exactement à cet endroit, mais on est pas pressé non plus !).

 

Voilà, c’est déjà pas mal comme expectatives pour cette nouvelle année ! Quoiqu’il arrive je me dis que de toute façon cette année ne peut que être meilleure que 2019 (enfin je ne mets pas DNLP au défi niveau horreur, qu’on soit clair…). Alors je ferme avec soulagement le chapitre 2019 et accueille avec positivité 2020. Puisse l’avenir être radieux ☀️

Et vous, que prévoyez vous pour 2020 ?

Les angoisses

C’était une chose d’être impatiente en attendant d’avoir une date pour le TEC, s’en est une autre quand on la reçoit.

J’ai reçu l’ordonnance pour le traitement deux jours après l’appel du centre. Et depuis… Et bien je galère. J’ai trouvé l’enveloppe dans ma boîte aux lettres en rentrant un soir tard, me suis couchée peu après, et ait eu une crise de panique a l’idée que ça y est, on y retourne vraiment.

Idem à midi je suis allée cherchée le traitement, et ça m’a mise mal toute la matinée.

Ça impacte mon sommeil – cette fois ce n’est plus tant des cauchemars, mais des difficultés à m’endormir et des réveils très tôt, qui me font ensuite cogiter dans mon lit et je dois me lever au bout d’un moment pour éviter de trop réfléchir et partir en crise d’angoisse.

Forcément l’appel du centre est arrivé le lendemain de la séance dernière séance psy, juste avant les fêtes, donc je ne la vois pas avant le 09/01 vu qu’elle est en vacances…

Habituellement j’arrive à gérer mes crises d’angoisses liée au deuil (notamment la peur irrationnelle qu’il m’arrive à moi ou mon mari un accident), avec des mécanismes qui doivent d’approcher de l’auto-hypnose, que j’ai développé en affrontant les échecs de la PMA puis le deuil.

Mais là ça ne fonctionne pas. Probablement parce que ces angoisses dans ce cas-là ne sont pas vraiment irrationnelles, mais bien plus ancrées dans le réel.

J’angoisse car je sais que je vais mal vivre les contrôles, l’hôpital, les échographies puis l’attente entre le transfert et le résultat. Et que je sais que cela ne s’arrêtera pas à l’issue du résultat : ce sera soit un échec cuisant que je redoute de vivre (car ce sera très difficile à vivre émotionnellement et déclanchera d’autres angoisses), soit ce sera positif et dans ce cas je serais dans l’angoisse permanente que tout s’arrête à nouveau.

Bref je n’ai pour le moment pas de solution pour les calmer, alors si vous avez des pistes…

Mais voilà c’est le prix à payer si on veut tenter d’être parents d’un enfant vivant…. Ce n’est pas le temps qui nous empêchera d’avoir ces angoisses. On est prêt, au bout d’un moment il faut oser plonger, et prendre le risque, affronter ces angoisses et avancer malgré elles. Mais c’est dur…

Et un pas de plus en avant

Hier, quand j’étais entrain d’écrire mon article  hot 🔥🔞 (ou pas 😆), j’ai au même moment reçu l’APPEL ! Celui pour programmer le TEC.

Un peu perturbant quand t’es entrain de parler de ton calendrier de l’avent un peu spécial 😆😆😆

Bref, on a programmé le début du traitement pour le TEC, je vais recevoir les ordonnances et explications par courrier. Début des patchs (car sur cycle substitué à ma demande) aux prochaines règles, soit environ le 10/01, puis rdv de contrôle 15 jours après. Et ensuite advienne que pourra.

Ça me soulage vraiment d’avoir eu cette date fatidique avant de passer les fêtes, histoire d’avoir un planning de reprise des festivités en tête.

Puis autre point positif, on sera donc en cours de traitement quand mon mari devra passer le cap fatidique des 30 ans. Ce sera probablement un peu plus facile, car l’espoir sera permis, on sera dans l’action à ce moment là.

Autre bonne nouvelle, ma TSH est revenu dans les clous suite à ma dernière prise de sang, donc tous les feux sont au vert. Même si  ça fait un peu peur, j’ai vraiment hâte (car mon cerveau n’envisage pas l’échec, ce con 🙈).

Yapluka !

Attente et impatience

Encore et toujours, attendre. Avoir l’impression de passer à côté de sa vie en se focalisant sur une fuite en avant, sur ce qui pourrait advenir grâce à la PMA.

J’attends ce foutu appel, pour programmer le traitement du TEC. On m’a dit le 14 novembre qu’on m’appelait en décembre/janvier, de ne pas espérer de transfert avant janvier voir fevrier (tellement ils ont trop de patientes).

Une patiente… Ça porte tellement le nom en PMA. J’espère vraiment avoir l’appel encore en décembre, avant Noël, pour faciliter un peu le passage des fêtes de fin d’année.

Puis je patiente pour mes règles. Rapelez vous, j’ai du prendre la pilule en octobre pour passer une hystéroscopie. Je l’ai arrêtée le 12/11. Et depuis j’attends les règles (les dernières, sous pilule, étaient le 31/10).

Je sais que la pilule perturbe le cycle, alors je ne sais pas vraiment où j’en suis. J’ai eu des saignements la semaine dernière, cru qu’elles arrivaient mais non. Depuis hier des douleurs, mais pas encore de saignements.

Alors j’espère qu’elles arrivent vite (d’où cet article que j’espère déclancheur), car forcément mon cerveau déraille avec des règles qui tardent (même si quand j’ai initialement arrêté la pilule, elles avaient mis 2mois à revenir…). Je n’ai pas envie de me faire du mal à commencer à espérer l’impossible, sachant que rationnellement elles vont finir par arriver, tout ça c’est juste la pilule qui a tout détraqué.

Puis faudrait pas que je reçoive l’appel pour le TEC avant, car ne sachant pas où j’en suis dans mon cycle, et bien ce serait problématique pour programmer le TEC !

Donc j’espère que mes règles arrivent rapidement, et que l’appel suive juste après. Ce serait parfait.

J’aimerais tellement que le début du TEC soit programmé en janvier. Je n’en peux plus d’attendre.

Je me rend compte à l’instant en regardant le calendrier qu’on est le 10, que ça fait exactement 9mois que S. est mort-né. On en peut plus d’être entravés par les délais de la PMA pour avancer dans notre désir de parentalité, et pouvoir avoir de nouveau un peu d’espoir.

 

Allez, je retourne attendre…. Je sais, ce n’est pas sain, mais rien ne me fais envie pour combler le temps et vivre ma vie pleinement au lieu de juste espérer que ces semaines passent au plus vite.

Des bises

Analyse des cauchemars

J’ai eu l’occasion hier soir de discuter de mes fameux cauchemars avec ma psy. Bon pour l’interprétation pure et dure on a eu plus ou moins la même, à la différence que pour les scènes où je m’enguelais avec tout le monde, j’avais l’impression que c’était moi qui m’en prenais à tout le monde, alors qu’elle voyait ça comme « tout le monde vient me chercher des noises sans raisons, m’agresser donc je me défends comme je peux ».  

S’il fallait décrypter le rêve dans la forêt, pas besoin d’aller chercher bien loin. On a la peur que tout bascule à un moment où l’on ne s’y attend pas, la peur de perdre un nouvel enfant (dodo l’enfant do pour faire référence à la mort), et en lien la peur de retourner en PMA ;  et le chemin de forêt qui apparaît dans le rêve ressemble beaucoup à l’endroit où est enterré S.

Forcément avec toutes ces significations imbriquées, pas étonnant que j’ai des frissons dès que je repense ou évoque ce cauchemar.

 

Ensuite on a discuté s’il fallait continuer ou non de noter les cauchemars. Pour elle se n’est pas nécessaire. Noter ses rêves permets effectivement de voir parfois bien plus rapidement où se situent nos angoisses. Là on a vu. Et d’après elle rien que le fait d’avoir parler de ces cauchemars, et notamment le plus horrible dans la forêt qui semble reçurent, pourrait permettre de ne plus le faire car on en a débriefé. On verra bien.

Pour moi, ces rêves me donnent l’impression, surtout vis a vis de la colère, que j’intériorise tellement cette rage, que le fait que je pète un câble dans mes rêves montre peut-être que j’en ai beaucoup trop en moi et que c’est tendancieux, que je vais craquer dans la vraie vie. Ça m’a fait un peu peur de voir que j’insultais tout le monde à haute voix. Alors que même si j’ai l’impression de détester tous les gens que je croise en ce moment, je sais que cette colère vers des personnes en particulier n’est pas justifiée, donc je garde ça dans ma tête.

Alors que ma psy n’en a pas eu du tout la même vision. Pour elle, les rêves (et cauchemars) sont des soupapes, qui justement permettent à notre cerveau de gérer certains événements traumatiques en les refaisant jusqu’à ce qu’ils soient digéré, qu’on s’en souvienne ou non, ils ont cet effet dans les deux cas. Cette soupape peut aussi permettre à ma colère de sortir la nuit, pour que justement la journée soit supportable. Donc pas de peur à avoir, je ne tourne pas psychopathe, je ne vais pas me mettre à insulter tout le monde dans la rue. Ce que fait mon cerveau est très sain.

En parallèle je lui ai demandé quoi faire pour gérer cette colère : faire de la boxe, taper dans des trucs (des objets hein, pas des humains 😬). Ça fait un bien fou pour extérioriser une colère générale  face à la vie. Ça tombe bien on avait acheté un punching-ball peu de temps après la mort de S. , qui nous a souvent bien aidé.  Je vais le ressortir.

Quid de quand cette période de cauchemars disparaîtra ? On ne peut pas savoir… En tout cas elle m’a prescrit des somnifères à ma demande, pour pouvoir souffler une nuit de temps en temps (car là j’accumule trop de fatigue avec ces mauvaises nuits. J’ai essayé les trucs à bases de plantes mais aucun effet). Le but n’est clairement pas d’en prendre en continue, il ne faudrait pas que je développe une peur d’aller me coucher. Mais en prendre occasionnellement pour avoir une ou deux bonnes nuits sans rêves par semaine.

J’en ai pris un cette nuit, et le réveil était bien plus agréable ce matin !