Une journée bien ambiguë (attentat et 1e échographie)

Je ne pensais pas du tout que cette article prendrait cette tournure aujourd’hui, mais malgré de bonnes nouvelles, j’ai le cœur bien lourd aujourd’hui en tant que Strasbourgeoise…. Je ne sais pas trop par quoi commencer.

Il y a eu la soirée de hier, totalement irréelle et angoissante. C’est une chose déjà très forte les attaques dans les autres villes, mais quand cela touche notre lieu de vie, la saveur est particulièrement étrange.

Seulement quelques minutes après les événements, l’info apparaissait sur les réseaux sociaux des Strasbourgeois, comme quoi il y aurait eu des coups de feu au centre et des blessés. Quelques minutes après, une connaissance confirmait qu’elle avait entendu des coup de feu, et qu’il y avait une personne ensanglanté en bas de son immeuble…

On ne sait pas encore ce qui se passe, on transmet l’info à tous nos amis, on se rassure que personne n’était sur place. Et on attend d’en savoir plus. Il faudra environ 30 min pour que l’info remonte au niveau national et soit confirmée officiellement par la Police, sans avoir de bilan au début, ni de détails.

Une amie est confinée dans un bar au centre, pas si loin du lieu, même si elle n’a pas assisté à l’attaque. Elle pourra quitter les lieux vers minuit.

Strasbourg est à la fois une grande et petite ville. La vie nocturne est plutôt concentrée dans le centre et quartiers adjacents, si bien que c’est un lieu de passage très fréquenté, aussi bien par les touristes que les habitants. On connait donc quasiment tous plusieurs personnes qui ont été confinés, voir qui sont passés par là quelques minutes avant le drame. La « grand rue » est une des rue les plus fréquentées car remplie de bars et restaurants. Que la fameuse « rue des grandes arcades » est un lieu de passage central, aussi bien pour traverser le centre que pour se rendre dans beaucoup de bars et restaurants. C’est une rue que j’emprunte quotidiennement pour aller au travail… Alors c’est un vrai choc de voir des images de ces lieux aux infos, de voir des blessés dans ces endroits que nous fréquentons si souvent. D’entendre qu’il y a eu 2 blessés dans un bar que je fréquente régulièrement et où j’étais encore la semaine dernière avec des amis.

Il est vrai qu’aux infos on vous parle des contrôles de sécurité pour accéder au centre en cette période de marché de Noël. Je peux vous dire que ces contrôle sont une grosse blague, plutôt censés faire illusion. Ils ne commencent qu’à 11h du matin (donc vous pouvez ramener ce que vous voulez au centre avant), les contrôles des sacs sont très sommaires (en gros faut juste l’ouvrir et ils regardent vite fait) mais aucune vérification des poches ou sous les manteaux. Et la plus grosse blague, en semaine vous pouvez prendre le tram à l’extérieur du périmètre et descendre à l’arrêt « grand rue » sans vous faire contrôler (cet arrêt n’est fermé que le weekend). Donc en fait vous pouvez faire rentrer ce que vous voulez. On en parlait encore la semaine dernière que c’était une blague ce dispositif, et qu’il semblait juste dissuasif…

Un peu plus tard dans la soirée, on entend parler de confinement dans d’autres quartiers, dont le nôtre… et on comprend bien même si ce n’est pas dit, que le suspect s’est échappé dans cette direction. Alors on essaye de glaner des infos, on apprend qu’heureusement les opérations se déroulent loin de chez nous. Ce n’est pas diffusé officiellement, mais en connaissant des gens plus près du lieu, on apprend que le RAID mène une opération là-bas. Des collègues de mon mari sont confinés dans un bar pas trop loin (et le seront jusqu’à 3h du matin !). Heureusement mon mari n’est pas allés boire un verre avec eux, après avoir hésité en fin d’aprem. L’angoisse que ça aurait été !

Il faut savoir que le Neudorf c’est un des plus important quartiers résidentiels de la ville, pas trop loin du centre mais sans en avoir les loyers, plutôt calme, bien desservis par les transports en commun, avec tout ce qu’il faut à proximité. Et donc qu’une bonne moitié de nos amis et connaissances habitent ce quartier, dont certain très près des lieux.

On apprendra ensuite que l’opération n’a rien donné, mais le confinement durera encore plusieurs heures. Avec le bruit des hélicoptères survolant la ville toute la nuit. Vers minuit et demi j’essayerais d’aller dormir, comprenant qu’il n’y aura probablement pas d’autres avancées pour le moment. Mais le sommeil tardera à venir et sera très léger.

La ville se lève avec une sensation bien étrange, la vie doit reprendre malgré ces événement tragique. Pourtant les gens ne se sentent pas très en sécurité, ne sachant pas si le tueur est toujours dans le quartier ou non…. Il faudra du temps pour se remettre de ces événements.

Alors ce matin, même s’il semblerait qu’aucune de mes connaissances ne soit parmi les victimes (bien qu’on ne connaisse pas la liste), je pense très fort aux victimes et à leur famille.


 

Au milieu de tout cela, le 12 décembre c’est aussi  le jour de notre 1e échographie à 7 SG, pour rencontrer, si tout va bien, « le Bidule » comme nous l’avons surnommé. Dans cette ambiance bizarre, en croisant des bouchons monstres à cause des contrôles à la frontières allemandes, et croisant de nombreuses voitures des force de l’ordre, nous arrivons au cabinet du gynéco. Ambiance surréaliste aussi mais d’un autre genre, se retrouver au milieu de nombreuses femmes enceintes, souvent avec leurs premiers enfants présent pour assister au spectacle. 20 min de retard (ça va encore), et c’est notre tour. On remplit notre dossier avec toutes les dates et infos de la PMA, et au bout de 10 longues minutes on passe en salle d’écho. Même pas besoin d’enlever le bas, je suis choquée, j’étais prête au strip-tease.

Le temps que le gynéco prépare le tout, mon mari et moi nous tenons très fort la main, les dés sont jetés, l’angoisse est à son apogée… le gel miraculeux… et là un embryon apparaît ! Zoom, pas de doute, on commence même à bien deviner la tête. Et là il met le son magique, celui qui nous fait craquer, fondre en larmes et nous rassure tellement…. un petit cœur qui bat bien fort ❤

Bidule est bien dans la place, ce n’était pas qu’une illusion.

Jusqu’ici tout va bien….

 

PS : bon, côté symptôme je ne suis pas épargnée, même s’il y a bien pire que mon cas. Même si j’ai « juste » des nausées, j’ai mal au bide plus ou moins en continu, je fais de l’hypoglycémie toutes les 3h donc j’apprend à manger fractionner (mais même ça marche pas tout le temps). J’ai déjà perdu 3kg (bon j’ai des bonnes réserves, alors c’est pas très grave ^^)  Et surtout depuis une semaine je fais de l’hypotension. En gros dès que je suis debout plus de 5-10min je suis proche du malaise (malaise que j’ai d’ailleurs eu au début de ses problèmes, dans le tram la semaine dernière, tout est devenue noir pendant 5 min, c’était bien flippant…). Je suis donc en arrêt maladie pour une bonne semaine, avec ordre de repos, et bas de contention à mettre dès que je les recevrais. En espérant que ça résolve le problème. Mais le plus important dans tout ça, c’est que ce n’est pas grave pour Bidule, et ça c’est le plus important !

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FIV1 ter – 2e dosage

Je vous ai laissé il y a deux semaines, après une 1e prise de sang bien positive, pour notre plus grande surprise et bonheur.

Mon centre PMA étant bizarre, ils ne demandaient pas de 2e prise de sang. J’ai donc appelé mon gynéco pour prendre RDV pour la 1e écho, et au passage essayer de quémander subtilement une ordonnance. Mais la secrétaire m’a dit que non ce n’était pas nécessaire. Et vu que de nature je ne suis pas très insistante, j’ai accepté cette reponse. Et mon mari, pour une fois zen, m’a dit « faisons confiance aux médecins s’ils ont tous le même avis ».

Bon c’est bien beau comme résolution, ça tient un certain temps. Mais l’écho n’est que le 12 décembre ! (Encore 2 semaines et demi 😱)

Les symptômes ont joué à la fluctuation la semaine dernière, me faisant un peu peur, et ces dernières nuits ont été remplies de cauchemars (entre fausse couche, écho anormal ou pas d’embryon à l’écho, autant vous dire que mon inconscient me fait des misères la nuit).

Alors ce matin j’ai craqué, je me suis dit que je ne tiendrai pas encore 2 semaines et demi sans savoir si ça évoluait bien !

Je suis donc allée faire une prise de sang ce midi, sans ordonnance. D’ailleurs je suis tombée sur une secrétaire qui se rapellait qu’on avait fait les IACs avec ce labo, et elle était du coup toute contente et compréhensive sur mon stress.

47 399 Ui

Parfait d’après le timing, et la calculette de FIV.fr 😃

Ouf, si tout va bien on va un peu souffler jusqu’au 12 !!! (Bon je prévois de me faire pipi dessus de stress les jours précédents).

 

Un grand merci à vous toutes pour vos nombreux messages remplis d’amour 😘😘😘

FIV1 TER – Le chat de Schrödinger

15 jours exactement que le transfert a eu lieu. Soit le moment fatidique de la prise de sang. Malgré la tentation de faire un test de pharmacie avant (ce weekend), j’ai, nous avons résisté.

Car je ne le sentais pas. Et faire le test aurait validé que ça avait foiré. Je me suis dit, s’il y a une accroche, vu ma sensibilité utérine je vais forcément avoir des saignements le jour de l’accroche. Mais aucun saignement.

Il y a une semaine, j’ai commencé à avoir des douleurs, comme d’habitude une semaine avant la date prévu de mes règles. Ces deux éléments combinés m’ont fait perdre espoir (alors que j’en avais plein la 1ère semaine). Et aujourd’hui les douleurs sont plus intenses, annonciatrices de règles a venir.

Seul élément un peu différent : mes seins ont tellement gonflés qu’on dirait des pastèques. Je vous jure tout le monde a capté ça, tout le monde mate (genre même les collègues femmes). Mais bon c’est la progestérone quoi.

Alors non pas question de faire de test précoce. Tant que je ne le fais pas, je suis à la fois enceinte et pas enceinte. Tant que je n’ai pas de résultats, je peux vivre dans le déni de l’échec à venir.

Les résultats étaient dans ma boite mail à 15h, le stress d’attendre 18h d’être avec l’amoureux pour les regarder ensemble et pouvoir se soutenir. J’ai failli vomir de stress sur le chemin du retour…

On ouvre… C’est les résultats de ma TSH, il faut ouvrir le 2e mail.

Je lis d’abord <1Ui.

Je bug… C’est la colonne « résultats antécédents ».

Je relis …

862 Ui

….

On a un putain de taux, et il semble parfait pour le moment ! On a verifié plusieurs fois qu’on lisait bien !

Demain je devrais appeler le Centre pma pour savoir si je dois faire une 2e contrôle (ça me rassurerait !). Et les douleurs, même si j’ai entendu beaucoup de personnes qui en avaient, ça me rassure pas des masses.

On ne réalise pas ce qui se passe… Cette soirée est irréelle….

FIV 1 TER – des blastos au congélo

Quelle poésie 😂

Appel du centre de ce matin : on a donc deux blastocystes qui ont pu être congelés (enfin vitrifiés). Une nouvelle rassurante, ça permettra d’attenuer un peu la tristesse si ce 1er transfert venait à échouer. Et apparemment on est plus ou moins dans la moyenne niveaux statistiques, ce qui est toujours rassurant.

Pour rappel petit historique depuis la ponction :

10 ovocytes prélevés > 8 micro-injectés > 7 embryons à J0 > 6 embryons à J2 (un anormal a été stoppé > 5 embryons à J3 (un s’est arrêté dans la nuit), transfert d’un >>>> résultats final : 2 blastocystes au congel + un embryon bien au chaud.

 

Le transfert s’est bien passé (juste ma vessie qui etait vide alors j’avais bu plein d’eau j’ai pas compris !)

Plus trop de tiraillements post-ponction aujourd’hui.

Mon homme me traite comme une poupée en porcelaine, c’est très drôle ! Limite il me force à rester sur le canapé 😂 de toute façon c’est le plan de se reposer cette semaine, pour reprendre des forces.

Bien évidemment ça fait seulement 2 jours que je couve, mais c’est déjà éprouvant psychologiquement, surtout que la prise de sang est prévue le 12/11 !!! Ça paraît être une éternité !!!

Comme nous toutes en cette phase je suppose, j’oscille entre espoir fou et pessimisme (même si l’espoir l’emporte). J’ai quand même fait genre 3 cauchemars différents cette nuit où à chaque fois j’apprenais que ça n’avait pas fonctionné. La déprime au réveil !

Alors que hier le père de mon mari lui a demandé au téléphone (au milieu d’une longue conversation sur pleins d’autres sujets) si j’étais enceinte. Forcément mon mari a vu ça comme une signe 😅 j’ai du le calmer toute la soirée 😂

Allez je vais tenter d’hiberner jusqu’aux résultats, peut-être que ça passera plus vite !

FIV1 TER – la ponction et plus si affinités

Je vous ai quitté à la veille du déclenchement, étant déjà stressée. Je dois avouer avoir été très stressée jusqu’à la ponction. A cause de cette histoire d’arrêt maladie, et aussi parce que je me persuadais qu’avec cette accélération en fin de stim’, n’ayant pas pu faire la piqûre d’orgalutran dans la minute, on allait avoir une ponction blanche #paranoïa. Mais j’ai tenu ma résolution pour cette FIV : arrêter d’écrire des articles à l’arrache sous le coup du stress pour que vous me rassuriez XD j’ai bien tenu, et au final c’est une bonne chose. Mais j’étais clairement plus stressé que pour ma 1ère ponction, c’est assez étrange. Je pense qu’une partie est dû à la mémoire du corps de la douleur. La dernière fois j’anticipais la douleur vu que je suis sensible de cette partie de mon corps ; mais cette fois je savais vraiment à quoi m’attendre. Autant dire que mes nuits ont été très courtes ces derniers jours.

On m’a donc appelé mardi pour me donner l’heure de la double piqûre de déclenchement, ainsi que l’heure de la ponction. Petite anecdote rigolote : la sage-femme, quand je lui dit que je ferai l’injection de décapétyl moi-même : « mais vous allez réussir à gérer la reconstitution du produit ??? » euh…. tu crois que je faisais comment pour le fertistart kit la dernière fois, et le ménopur cette fois ? XD je deviens pro des injections moi !

Jeudi, 7h20 on arrive au centre. On est les 1ers à passer je pense. C’est pas plus mal, ça évite de tourner en rond chez soi en ayant RDV tôt ! Ils ont d’ailleurs même un peu d’avance. En ce jeudi on est seulement 3 à passer il semblerait, alors c’est bien plus cool ! on est pas entassées dans les chambres.

Pour me détendre, je demande tout de suite à la sage-femme qui nous accueille (pour expliquer la suite des événements post-ponctions, ainsi que pour checker notre dossier) comment obtenir un arrêt maladie pour le lendemain. Réponse intransigeante : on a plus le droit d’en donner en anticipation. J’insiste en disant que ce n’est pas ma 1ère ponction, que je sais que je ne serais pas en état le lendemain. Elle me dit que si c’est le cas demain je peux revenir et le médecin m’en prescrira un, ou alors mon médecin traitant. Je ris jaune, au bord des larmes et lui dit que, de un mon médecin ne travailles pas, et que justement si je ne suis pas en état de travailler, je ne serai pas en état de retraverser toute la ville. Elle me dit alors qu’il faudra que je vois avec le médecin qui fait la ponction (LOL bien-sûr je vais y penser à ce moment-là), ou après quand un médecin vient me donner le compte-rendu. Mais que malheureusement, en sa qualité de sage-femme elle en a l’interdiction, et ne peut rien faire pour moi. Elle avait vraiment l’air désolé, mais bon, ça ne changeait rien pour moi….

Autant vous dire qu’une fois dans ma chambre, en attendant de passer au bloc (environ 1h d’attente, le temps que le xanax et un autre truc que je sais plus ce que c’est^^ fasse effet), j’étais au bord des larmes (y en a quelques unes qui se sont échaMpées). mon mari essaye de me rassurer, de me dire qu’il va appeler mon médecin pour voir s’il peut passer récupérer un arrêt, ou avoir un RDV dans l’aprem, mais cela ne me console pas, car je ne trouve pas ça normal, de devoir juste après une ponction aller encore chez son médecin.

Le temps passe, il me quitte pour aller faire sa part du job, et peu après on me cherche. L’équipe m’accueille, ils sont, comme la 1e fois, super sympas, essayent de me déstresser, font des petites blagues. En routarde de la PMA (bon ok c’est « que » ma 2e ponction ^^), je les préviens de ma maladie qui rend mes muqueuses hypersensibles, donc niveau douleur je douille un peu plus que la moyenne, qu’ils s’attendent à bien me shooter (ponction sous AG, mais sous « sédation légère », on est censés rester conscientes).

Ça commence, j’ai mal, ils augmentent la dose d’anesthésiant, j’ai encore mal, ils augmentent, j’ai encore mal — je me réveille dans le couloir XD assez bizarre, la dernière fois c’était juste flou, mais je ne m’étais pas endormie. Là pour le coup, je n’ai pas souffert bien longtemps et fait un bon dodo ! Mais je supporte bien l’anesthésiant et une fois éveillée, j’émerge quasi-instantanément. Je leur dit  » vous pouvez me mettre du tramadol tout de suite ? la dernière fois j’ai eu du doliprane et ça servait à rien ». On me met donc direct du tramadol 100, la douleur a à peine le temps de s’éveiller qu’elle se calme. (la dernière fois je pleurais de douleur le temps qu’ils testent le doliprane, puis une petite dose de tramadol, et enfin une forte dose). Bon ils ont hésité un moment à me donner de la morphine, mais je préférais un peu de tiraillements que d’en prendre ! Encore en salle de réveil, la médecin qui m’a fait la ponction vient me donner les résultats : 10 ovocytes ponctionnés. Et elle me dit qu’elle m’a aussi fait un arrêt pour le lendemain, qu’on me donnera à ma sortie ! Donc apparemment c’est au cas par cas, mais c’est eux qui décident en fonction de la sensibilité de patient. Elle a du se dire que vu mon hypersensibilité, forcément le lendemain j’aurais encore mal (bonne déduction). Un énorme poids s’est envolé tout à coup !

Petite anecdote, l’infirmère, à côté quand on m’annonce les résultats, devant mon insensibilité me dit « mais c’est très bien 10 ovocytes ! » je lui dit donc « oh je ne me réjouis pas trop vite, la dernière fois on nous en a annoncé 14, mais il y en avait que 3 matures. alors on va attendre avant de se réjouir » — « ah —- et ça s’est fini comment ?  » « échec de fécondation »…. On a vu à sa tête qu’elle a soudain compris mon absence de joie à cette annonce ^^

Après 1h en salle de réveil on me ramènera dans ma chambre, puis on attendra encore 2h…. ils nous ont un peu oublié, moi et ma partenaire de chambre (normalement on reste seulement 1h dans la chambre) Mon mari est allé chercher les infirmières au bout d’un moment. Mais bon pas grave, ça faisait pas mal de se reposer.

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Ma tête après la ponction, imaginez des yeux bien défoncés XD

Ce matin, était programmé l’appel pour nous informer de l’évolution de tout ça. « En fin de matinée ou début d’aprem ». Autant vous dire qu’on en menait pas large depuis hier, on craignait un nouvel échec comme l’autre fois, qui annoncerait un avenir plus sombre que prévu. J’avais d’ailleurs demandé à ce qu’ils appellent mon mari, pour ne pas avoir directement les nouvelles XD Pour vous dire la confiance !

Ce matin, 9h05, mon téléphone sonne… Je décroche, c’est la biologiste (je me fais un peu pipi dessus à ce moment là).

Sur 10 ovocytes, 8 ont pu être micro-injectés. Ils ont donné 7 embryons. Mais un se développe anormalement alors on l’arrête. On a donc 6 embryons. On peut faire un transfert demain ou mardi

Euh je rêve ou elle me demande de choisir là maintenant si je veux un J3 ou un J5 ? mais on a pas discuté de ça avec l’homme ! et la marmotte mon mari dort encore profondément ! Elle me dit que j’ai plus de chance de tomber enceinte avec un J5, mais bon on a pas eu de transfert la dernière fois. J’ajoute que la 1er première fois on a même pas eu de ponction.

Alors je choisis, par peur de ne pas avoir de transfert car on ne sais pas combien il en restera à J5, de faire un transfert demain. Pour être sûr d’avoir un transfert. Et, là on nous laisse pas le choix, les 5 autres sont laissés en culture jusqu’à mardi.

Sitôt raccroché, je vais réveiller la marmotte pour lui annoncer ça ! il en pleure de joie. Et oui, après tant de déboires, on a un peu de chance. Même si on ne sait pas combien d’embryons seront congelés au final, c’est la 1e fois depuis le début de notre parcours qu’on a une bonne nouvelle. Et c’est une étape énorme de franchi, car on commençait sérieusement à douter de mes ovocytes et de la possibilité que nos gamètes arrivent à se rencontrer. Ce n’est qu’une première étape de franchie, mais ça nous parait encore irréel et un peu magique, même si la suite n’est pas garanti d »être formidable, on le sait bien.

Quelque part à l’autre bout de la ville, pour la première fois nos deux gamètes se rencontrent et évoluent ensemble… 

BFMTV « La PMA : un enfant quand je veux »

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Moi ce matin, quand tranquillement entrain de manger mon bol de céréales, je lis ce titre de « reportage ».


Vous vous dites, en même temps quelle idée de regarder cette chaîne. Mon excuse c’est qu’ils passent la météo dans un bon timing pour moi le matin, et c’est une info essentielle pour savoir comment m’habiller avant de partir, vu que je me déplace uniquement à vélo #3615mylife

Que dire… En gros ce titre racoleur est utilisé car si j’ai bien suivi entre deux étouffements, un vote doit avoir lieu dans la journée pour statuer sur « la PMA pour toutes. » Un titre putassier pour mettre du l’huile sur le feu.

Je suppose que cette phrase en particulier réfère à la possibilité de congeler ses ovocytes pour avoir une roue de secours plus tard si on tarde trop. Si on « choisit » de faire un enfant tard.

Sauf que ce titre est totalement débile. Et ce débat autour de la PMA pour toutes fait oublier que non la PMA ce n’est pas un parcours de routine. Qu’on ne passe pas par ce parcours comme on irait chercher une baguette de pain. Que l’enfant en général n’est justement pas arrivé quand on voulait. Et qu’on a pas la certitude qu’il arrivera malgré ce parcours.

« Quand on veut » N’oublions pas les délais pour le don de gamètes, pour avoir des RDV dans les centres PMA déjà surchargés, puis être intégré au planning pour suivre la procédure IAC/FIV, la probabilité des échecs et de devoir repartir pour un tour… Et parmi ces couples homosexuels ou ces femmes célibataires, celles qui pendant leur parcours se découvriront des problèmes de fertilité et dont le parcours sera bien plus corsé que prévu…

Et si on pouvait arrêter ce cliché que les femmes en PMA y sont parce qu’elles ont toutes trop tardé pour vouloir un enfant. Ce n’est pas l’image que renvoit la blogosphère (certes on pourra argumenter que plus de jeunes tiennent un blog, mais tout de même) Combien d’entre nous avons commencé les essais jeunes ? Et commencé le parcours PMA avant nos 30 ans ? Perso j’avais 23 ans. J’ai commencé la PMA à 25. Oui l’âge a un impact sur la fertilité, mais ce n’est pas la seule explication du nombre de couples infertiles qui augmentent de plus en plus. Faut arrêter de se voiler la face. Et de rejeter la faute sur les femmes plutôt que sur tous les produits toxiques qu’on ingère malgré nous au quotidien.

Alors au bout d’un moment ça serait bien qu’on arrête de voir la PMA comme une solution de facilité. Je trouve que c’est un manque de respect pour nous toutes qui enduront ce parcours pendant des mois ou des années, qui devont subir les traitements et maltraiter nos corps. Comme une négation des épreuves par lesquels passent les couples en PMA. Alors qu’on a pas choisi de se retrouver là. On a pas demandé. On avait juste pas d’autres alternatives pour tenter de devenir parents.

Compte rendu de tentative de FIV

C’est quand on se dit justement qu’on a pas forcément envie de connaitre tous les détails pour le moment, qu’on finit par les recevoir par la poste.

Je vous confirme, je n’avais pas envie de les recevoir après lecture.

Mais pas du tout pour les raisons que je pensais. Mais plutôt pour l’incompréhension qu’ils ont occasionné. Et la colère qui s’en est suivi.

Lors du fameux appel du biologiste pour annoncer la mauvaise nouvelle, il m’avait dit que le recueil de sperme n’était pas top, ce qui pouvait expliquer cet échec.

Résultat : 4 millions /ml, avec 41% de mobilité. Sachant que mon mari est en général à 5 ml, ou les mauvais jours à 3ml, concrètement ce n’est vraiment pas le pire recueil qu’il ait eu.  Cela explique qu’ils ne soient pas passés en tout ICSI, car en vrai ces résultats étaient corrects et cohérents avec notre historique.

Donc déjà, pourquoi nous avoir dit cette phrase ? pour nous « rassurer » ? nous donner une fausse « explication » de cet échec ? on va mettre ça sur le compte de la maladresse…

 

Mais voici la partie qui, paradoxalement est une bonne nouvelle en soit mais m’a fait sortir de mes gonds.

13 ovocytes mis en fécondation. 13 ovocytes matures.

Pourquoi n’ont ils pas respecté la consigne 50%classique/50% ICSI ???

Notre gynéco nous avait bien dit, pour une 1ère FIV avec un sperme limite, on fait 50/50 pour être sûr et voir ce qui fonctionne. SAUF si moins de 5/6 ovocytes, dans quel cas on tente la FIV classique pour une 1e tentative.

J’étais donc persuadée que le nombre d’ovocytes matures est ce qui avait occasionné ce changement de protocole. 5/6 matures, c’était cohérent avec la dernière écho de contrôle.

Mais non. Et ce changement a fait foirer à 100% notre tentative, alors que potentiellement, en faisant de l’ICSI sur la moitié, on aurait peut-être eu des embryons…

Perdre 3/4mois pour savoir si l’ICSI fonctionne ou pas. Savoir si c’est « juste » un problème de spermatozoïdes un peu moches ou si le problème est plus grave, et qu’il faut approfondir les examens pour avoir encore une chance d’un enfant de nous deux.

Et vu le nombre d’ovocytes et le recueil pas si horrible que ça, la voie « problème plus grave » ne me semble plus si improbable.

J’aurais préféré savoir tout de suite. Savoir si je dois envisager d’autres voies, d’autres médecins, d’autres examens.

Ou au contraire ne pas avoir eu à vivre ces moments horribles si la partie ICSI avait fonctionnée.

J’ai l’impression d’avoir une guillotine au-dessus de moi jusqu’à la prochaine tentative.

Comment aborder la prochaine stimulation sereinement avec ce doute énorme, cette probabilité que l’ICSI pourrait ne pas fonctionner, et que ce serait une 3e fois des traitements très lourd pour un échec final cuisant? Alors qu’ils auraient pu m’épargner ça en ayant une réponse déjà maintenant s’ils s’en étaient tenus à ce putain de protocole inscrit noir sur blanc dans notre dossier ?

Leurs explications ne changeront rien aux faits malheureusement, même si je vais les contacter pour savoir pourquoi.

Et essayer de trouver une façon d’encaisser ça, pour vivre au mieux ces prochains mois d’incertitudes.

Résultats IRM endométriose + quelques nouvelles

Ayant été happée par les préparatif du mariages, j’ai déserté la blogosphère depuis presque deux semaines. Je rattrape donc mon retard surtout concernant vos commentaires vis à vis de mon précédent article sur l’erreur de diagnostique.

Je pense que ce sera plus simple due répondre à tout le monde en même temps ici. Je ne pense pas que je vais faire une lettre de réclamation à l’hôpital. Malheureusement on connait trop bien la situation dans les hôpitaux et particulièrement aux urgences. De plus certains éléments ne les ont pas aidé à me diagnostiquer (normalement un test bandelette permet d’écarter l’infection urinaire, sauf que quand il est positif ça vire au rouge, et que mon urine était rouge, donc impossible d’interpréter le test). Mais c’est vrai que cette histoire me restera en travers de la gorge tout de même. Je n’ai finalement pas eu le temps d’aller chez mon médecin traitant (de toute façon en soit il n’y avait plus d’urgence), je vais essayer d’y aller dans les prochains jours.

Et sinon mercredi 29/05 j’ai effectuer la fameuse IRM pour diagnostiquer l’endométriose…. Elle n’a rien révélé. (pour l’adénomyose je ne sais pas, ce n’était pas sur l’ordonnance donc pas sûr qu’ils aient regardé). C’est une bonne nouvelle, même si ça n’explique pas mes douleurs pendant les rapports intimes.

 

J’ai commencé la prise d’Oromone le 1er juin, prier RDV de contrôle lundi 11 pour voir quand on commence les injections. Ca y est, la FIV1BIS a officiellement débuté.

 

Et sinon je me suis mariée samedi dernier. Tout était parfait, on a pas eu de gros couac (em même temps ona eu notre lot avant le mariage), plein d’émotion, du beau temps pour la cérémonie laïque (alors que depuis deux semaine ils prévoyaient de la pluie l’aprem), des invités contents, un groupe de musique du tonnerre, des amis, de la famille, un mari magnifique, bref du bonheur… !

(je vous publierais quelques photos protégées par un MDP pour mes fidèles amies pmesques, quand la photographe nous les donnera 😉 )

 

 

Le St-Graal des examens

Après mon dernier article, je me suis dis que si je voulais booster ma libido et la fréquence des séances de poney, il serait tout de même temps que j’essaye une fois de plus d’approfondir mes soucis de douleurs utérines et saignements anarchiques.

Pour rappel, ce n’est pas la 1e fois que je signale ce soucis au corps médical, notamment à cause des saignements anarchiques, des règles longues abondantes et assez douloureuses, puis avec le temps des douleurs de plus en plus fréquentes en dehors des règles et pendant les rapports.

En y repensant, les douleurs pendant les rapports sont là depuis longtemps, dans certaines positions, certains jours. Mais à l’époque je me suis toujours dis « bah c’est un mauvais angle, ça doit être normal, faut juste l’éviter ». Et avant la PMA on avait tendance à être des lapins (on se marrait bien quand on nous disait au début des consultations qu’on loupait peut-être juste l’ovulation, non non pas possible). Du coup quand j’avais des douleurs, je me disais que c’était probablement la fréquence un peu trop rapprochée qui faisait cela.

Sauf que maintenant je sais que ç n’a pas trop de lien avec la fréquence, même si les rapports accentuent intensément la douleur en période « de crise ». et que j’ai maintenant mal la plupart du temps.

J’ai donc signalé les saignements à mon ancien gynéco, qui avait pour seule réponse « oh le corps humain est bizarre parfois », car rien d’anormal visible à l’échographie ni hormonalement.

J’ai ensuite signalé cela à ma gynéco du centre PMA, ces saignements abondants anarchiques, la fois où j’ai eu des règles hémorragiques en continue pendant 1 mois quand j’étais ado, les douleurs qui apparaissaient de temps à autres. Au début celle-ci n’en a rien fait, a regardé les clichés de l’hystérosalpingographie mais a dit qu’il n’y avait strictement rien; puis la 2e fois a a fait une écho et a dit y a rien, un peu d’adénomyose mais rien d’inquiétant mais m’a envoyé chez le spécialiste en hémostase tout de même pour les saignements et m’a fait passé l’hystéroscopie (qui n’a rien révélé).

Je m’en suis tenu à ça, car c’est eux les pro, mais je n’étais pourtant pas satisfaite. Pourtant sur la blogosphère on m’avait déjà rendu attentive que la description de mes symptômes faisait quand même beaucoup penser à de l’endométriose.  Je ne sais pas si ça peut-être de l’endométriose, quand je lis les témoignages de douleurs de certaines, j’en suis très loin, même si ma douleur semble être au-dessus de la normale. Mais quand je vois le nombre de femmes en PMA qui ont été diagnostiquées très tardivement dans le parcours, je me dis que la possibilité qu’on passe à côté est tout de même réel. Et tant qu’un doute persiste, difficile d’être tranquille. Mais je me battais déjà avec le corps médical pour avoir une réponse pour mes autres soucis de santé, je n’avais pas la force de mener deux combats en même temps.

En novembre je suis donc allée chez mon nouveau gynéco le Dr Goliath (qui m’avait fait l’hystéroscopie et que j’avais déjà vu une fois il y a plusieurs années, mais il n’est pas conventionné et je n’avais pas de mutuelle et pas les moyens à l’époque, je n’étais donc pas restée). Les douleurs étaient plus présentes au quotidien, et j’ai commencé à me dire, que non ce n’était vraiment pas normal, et cela devenait handicapant pour ma vie intime. ce gynéco, même si le contact est très bien passé, m’a juste fait une écho pour vérifier l’absence de kyste, un prélèvement pour vérifier l’absence d’infection. Mais rien d’autre car il ne voulait pas interférer avec la PMA (en mode c’est eux les spécialistes, vous avez déjà fait 40 examens, s’ils n’ont rien détectés on leur fait confiance).

Depuis je suis restée sur cette idée que de toute façon ce gynéco ne ferait rien, et que je devais attendre 3 mois pour voir ma gynéco PMA si je voulais un RDV, que ça risquerait de retarder encore la FIV1 puis la FIV1 BIS. Pourtant lors de ma dernière séance avec ma psy il y a un mois, on avait beaucoup parlé de cela, de mon manque de confiance face au corps médical qui ne cherche pas assez loin. Elle m’avait dit qu’il fallait que j’insiste pour avoir des réponses si ça me rongeait, et que SI, on pouvait réclamer des examens complémentaires, qu’il fallait que je le fasse car ça me rendait mal. A ce moments là je ne trouvais pas la motivation de me lancer, j’avais déjà mis 3 ans à trouver une réponse pour mes autres soucis, enfin un peu d’apaisement, je ne voulais pas recommencer. Je me suis dit, on laisse passer la FIV1bis, et en pas d’échec on approfondira ensuite.

Mais dans mon dernier article je me suis rendu compte que l’impact sur ma vie intime, ma vie de couple et mon bien-être étaient un peu trop affectés par cela. Et puis les chances d’endométriose chez les gens atteint de maladies auto-immunes sont plus élevées que pour le reste de la population. J’ai donc décidé de prendre RDV à nouveau avec mon gynéco. Bon RDV proposé sur Doctolib seulement fin mai, soit juste avant le début probable de la FIV1 BIS. Je me dis c’est mort, si je dois passer une IRM ça sera pas dans le timing, de toute façon je ne pourrais pas la faire avant cette tentative. A tout hasard dans mon désespoir, je clique sur « envoyer une alerte mail si un RDV plutôt se libère », sans trop y croire, et de toute façon si jamais ça tombera forcément pendant mes heures de boulot et je vais pas prendre un RTT pour ça (vous sentez ma motivation débordante ^^).

Le soir je reçois un mail me disant qu’une place se libère dans 2 jours, sur ma pause de midi qui plus est. Bon je crois que c’est un signe du destin ^^

Je me suis donc rendu au cabinet ce midi, prête à poser mes couilles mes ovaires sur la table et quémander une IRM pour écarter tout doute persistant, en justifiant pourquoi je ne voulais pas attendre un RDV avec l’usine le centre de PMA.

Ben j’ai pas eu besoin. Je lui ai expliqué à nouveau mes problèmes, ajouté les maladies auto-immunes découvertes depuis notre dernier RDV. Il a tout de suite dit : « bon les derniers examens étaient parfait, la thyroïde dans votre cas ne semble pas pouvoir expliquer vos problèmes, on refait une écho juste pour être sûr, mais sinon on va programmer une IRM pour écarter toute suspicion d’endométriose, car vos douleurs et saignements ne sont tout de même pas normal. »

Il m’a expliqué un peu la suite si jamais on en trouvait à l’examen, que si jamais on trouvait rien ça commencerait à devenir compliqué ^^ mais voilà, ça y est, j’ai déroché le « St Graal », une ordonnance pour passer une IRM et enfin mettre fin aux doutes !

 

RDV pris le mardi 29/05 (à quelques jours du mariage ça va être bien niveau stress, mais au moins c’est avant le cycle probable de la FIV1 bis)

FIV1 #4 – Journal de bord stim’- semaine 1 et 2

J’écris ce journal de bord pour avoir une trace pour la suite, pour me rappeler des petits détails et de mon ressenti (d’où l’abondance de détails). Et je me dis que ça peut aider certaines par la suite, de voir un exemple de FIV un peu au jour le jour avec ces effets indésirables (ou non) et autre.

Du mardi 30/01 au soir à vendredi  09/02 —>  : prise d’Oromone (2mg). Pas d’effets secondaires à noter à part modification des règles (deux jours de fausses règles (sans douleurs), puis pause de 2 jours, puis vrai règles). Et une glaire cervicale très chelou (genre abondante, méga épaisse, collante et élastique, faisant des méga-filaments mais totalement transparente. Comme un mollard quoi XD (#glamour)

1e écho de contrôle le jeudi 08/02. Ovaires bien au repos, 4 follicules à droite et 5 à gauche (ou l’inverse ?).

On commence donc avec le Gonal F 175 le samedi 10/02.

Lundi 12/02 : 2e jour de Gonal F : La fatigue commence à faire son apparition. Je sens que les ovaires travaillent (sensation de gonflement/bulles).

Je fais une petite visite à ma psy entre midi et deux, pour évacuer les problèmes et difficultés de ce début d’année. Mais au final on a beaucoup parlé de ma famille plutôt que de soucis médicaux, en faisant un bilan de ses derniers mois où elle ne m’avait plus suivit. C’est bien et dommage à la fois, car j’avais besoin de parler de la PMA (mais la séance a été bien trop courte). Prochain RDV pris le 08/03. C’est dans longtemps mais de toute façon je ne ressens plus le besoin d’un suivi hebdomadaire.

Mardi 13/02 : Si je pouvais ramper pour me déplacer je le ferai. Je me demande si cette fatigue est un symptôme fréquent, ou si elle est extrême car je suis déjà fatiguée en tant normal (#corpsencarton). J’ai l’impression que mes muscles sont en coton, et que les infos dans mon cerveau et mes nerfs mettent 10x plus de temps à arriver. La piqûre du soir fait mal.

Mercredi 14/02 : j’ai encore toujours des légers saignements, alors que ça fait 10 jours que mes règles ont débutées. La fatigue est un peu plus supportable dans la journée, mais me rattrape le soir. J’ai les jambes qui commencent à trembler de fatigue quand je ne suis pas au repos. La piqûre du soir fait à nouveau mal.

Jeudi 15/02 : La fatigue va mieux. 2e écho de contrôle. L’accueil n’est pas au top pour l’écho, un interne me fait l’écho mais il ne trouve rien et farfouille mon utérus. Vraiment sympa. La sage-femme prend le relais. Elle galère à trouver mes ovaires. A gauche « que des petits », à droite « un de 10 et un autre plus petit ». On ne me dit rien de plus. Je panique car j’ai l’impression que cette stim’ est vouée à l’échec si je n’ai qu’un follicule digne de ce nom. La sage-femme ne fait qu’énumérer un cas, elle ne prend pas du tout le patient en considération. C’est comme si on était pas là, aucune info sur le moment. Heureusement que vous êtes là pour me rassurer et faire redescendre la panique, je ne sais pas comment j’aurai fait sans votre soutient, et que je redevienne un peu plus rationnelle.

Appel en milieu d’aprem : on augmente la dose à 225, et écho+prise de sang samedi matin.

Vendredi 16/02 : avec l’augmentation de la dose, la fatigue réapparais, et moins sympa. je ne suis pas juste très fatiguée, je suis en plus dans le mal (maux de tête principalement).

La piqûre du soir se passe de nouveau mieux. Je fais plus attention à là où je pique. Je pense que les soirs où je me suis fait mal, j’ai du piquer dans une vergeture (ouais les joies d’avoir pris un peu trop de poids trop rapidement il y a quelques années, elles sont piles là où on fait les injections).

Samedi 17/02 : RDV à 7h40, c’est très dur un samedi matin ! L’homme m’accompagne car on doit partir tout de suite après pour un weekend avec ma famille. On aurait déjà du y aller la veille au soir, mais la PMA en a décidé autrement.

Je découvre les joies de la permanence du samedi. On est que 4, on a presque toutes RDV au même moment. il n’y a pas d’accueil, c’est l’infirmière qui fait les prises de sang qui vient récupérer les pauvres âmes perdues qui ne comprennent pas pourquoi il n’y a personne. 2e prise de sang en jours sur le même bras, je morfle et hérite d’un très beau bleu. (Je sens que la prochaine sera encore plus douloureuse). Puis on doit attendre au moins 45min, le temps que quelqu’un veuille bien venir faire les échos. Ce sera ma gynéco attitrée, Dr Hibou, qui viendra les faire. Bon on peu pas attendre d’une gynéco qui à 3 mois d’attente pour un RDV qu’elle se souvienne de qui on est, mais elle sait qu’elle me suit tout de même. Le contrôle se passe tout de même mieux, on me demande comment je vais. Résultat de l’écho : à droite : que des petits (encore..), à gauche : 4 follicules entre 8 et 12 (y a un peu du mieux). Dr Hibou dit « ah ça commence à se réveiller ».

Je prédis qu’on va m’augmenter la dose, or je n’ai du produit que pour le soir même si c’est le cas, et je me vois mal essayer de chopper du Gonal F un dimanche dans une pharmacie de garde. je demande donc une ordonnance pour chopper une boite avant de partir en weekend. Je fais 4 pharmacie, aucune n’en a en stock. Au plus tôt je peux l’avoir l’aprem à 14h. Ouais mais moi je suis pas là à 14h…. Je tente le tout pour le tout, j’appelle ma pharmacie habituelle, qui en a normalement toujours une d’avance en stock. C’est bon, ils en ont une. On retraverse la ville et on perd une demi-heure, mais on évite de faire 40 pharmacies. Je suis quand même choquée que les pharmacies autour d’un centre de PMA n’aient pas ce produit en stock….

Nous arrivons enfin au gite pour notre weekend. Et là… pas de réseau… ouais mais j’attend un appel pour la suite du traitement, et ils laissent pas de messages…. Je panique, il y a une barre de temps en temps, je sens que ça va être galère. On part se balader. Peu avant midi, je sens mon téléphone vibrer, je viens d’avoir un message sur le répondeur (mais pas l’appel….) La sage-femme qui me dit qu’elle va réessayer de m’appeler plus tard. Je re-panique car le réseau est intermittent, et quand je rappelle ça sonne occupé. (comment ça je suis un peu trop stressée et panique pour un rien ?)Au bout de 20min j’arrive enfin à les joindre.

On augmente la dose à 300, et on débute l’orgalutran dès dimanche matin. Prochain contrôle mardi matin.

Dimanche 18/02 : 1e injection d’orgalutran, dans le haut de la cuisse. L’injection se passe bien, mais je trouve cela tout de même bizarre de ne pas devoir chasser l’air de la seringue, ça ne me plait pas trop :/ le produit gratte un peu dans les 15min qui suivent mais après ça passe.

J’expérimente une fatigue que je n’ai jamais connue sans être malade. Je dors 1h dans la voiture sur le chemin du retour. Je redors encore de 17h à 18h, puis devant la TV en essayant de regarder un film. Mais je passe tout de même une nuit agitée, je me réveille plusieurs fois.