Bilan 2018 (+point Bidule)

Préambule : J’ai attendu un peu avant d’écrire cet article, pour ne pas porter la poisse. Il semblerait bien qu’un nouveau chapitre s’ouvre pour nous, mais j’y reviendrai à la fin de cet article, pour que celles qui n’ont pas la force/pas envie d’entendre parler de femme enceinte puisse éviter cette partie plus facilement. Je ne sais pas ce que deviendra ce blog dans les prochains mois. Clairement pas un blog PB/parentalité, car ce n’était pas le but quand je l’ai ouvert. Je pense vous faire part des nouvelles importantes (en espérant qu’elles ne soient que bonnes 🍀) de temps en temps pour celles que ça intéressera. Et pour celles qui ne suivront plus ce compte, et bien je vous comprends totalement, et vous souhaite que le futur soit plus clair. Pour ma part je continuerai à vous lire et suivre vos aventures et périples.

 

Le Bilan :

Cette année 2018 est, je pense, l’année la plus émotive que j’aurai vécu jusqu’à présent. J’ai eu l’impression de vivre à la fois les pires et les meilleurs moments de ma vie quand je repense aux mois écoulés. Et comme quoi une année peut commencer très mal mais pourtant finir très bien. Rien n’est jamais écrit d’avance.

En janvier 2018, nous étions pleins d’espoir. Après 3 ans d’essais, plusieurs reports, nous allions enfin commencer les FIVs (après 4 IACs infructueuses).

Début février je vivais une bouffée d’air enchantée dans un Stockholm enneigé, avant de me lancer dans cette FIV1. Qui fût la 1e claque de l’année. Mauvaise réponse à la stimulation (1 ovocyte pour des doses de 450 UI de gonal F). Elle fût transformée en IAC sans trop y croire, mais comme on s’y attendait, le miracle n’eut pas lieu.

En parallèle de la PMA , je préparais mon mariage (beaucoup de stress, de problèmes avec l’organisation et les prestataires).

En mai, petite parenthèse à Prague avec une bande d’amis, pour déstresser avant le mariage (et la FIV 1bis). Une très belle expérience !

Fin mai, malaise au travail et passage aux urgences, diagnostiqué comme infection urinaire ce sera en fait une colique néphrétique, rien de très marrant à vivre, mais heureusement ça passera vite.

Début juin je me mariais. Beaucoup de larmes de joie, d’émotions, de tendresse, d’amour, entourés d’une grande partie de la famille et de tous nos amis. Et ce fut un mariage à notre image : une cérémonie laïque dans la forêt, un repas végétarien, un thème nature… Que tous nos invités semblent avoir apprécié et dépassés leurs a priori pour ces « manquements à la tradition » d’après les retours qu’on a eu. Malgré les couacs, cette journée a été magique, et nous avons réussi à en profiter, et finir la soirée des étoiles pleins les yeux. Je n’aurai pu espérer mieux.

Et la semaine d’après commençait le nouveau traitement pour la FIV 1 BIS. Stimulation un peu longue, 450 UI de Fertistartkit, mais ça finit par pousser. Une ponction de programmée ! Enfin ! Et une belle récolte de 14 ovocytes. Résultats inespérés. Mais le pire était à venir. 2 jours plus tard le téléphone sonna. On pensait avoir des embryons et un transfert le lendemain. Au final on se prit un 35 tonnes dans la gueule. Échec total de fécondation, normalement avec 50% en FIV classique et 50% en ICSi. Rien ne peut préparer à un résultat pareil. 2 semaines plus tard, quand le compte rendu arriva, on apprit qu’en fait sur les 14 ovocytes, seuls trois étaient matures, et donc juste en FIV classique (il en fallait +de 6 pour qu’ils appliquent le 50/50). Cette nouvelle n’est pas plus rassurante. Nous sommes pour la première fois devant l’abysse, cette possibilité que pour nous il ne soit jamais possible d’avoir d’enfants. Car ce problème de maturité+stimulation difficile+échec de fécondation, et bien ce n’est pas très bon signe concernant la qualité de mes ovocytes. C’est même très inquitéant. Sachant que je n’ai à ce moment là même pas encore 27 ans. L’été fût très difficile. Encaisser de telles nouvelles aussi. Réfléchir à la suite en cas d’échec à la prochaine tentative, suis-je prête à accepter le don d’ovocytes ? Entamer le parcours de l’adoption ? Un seul espoir subsiste : que la FIV ICSI fonctionne. On essaye de se raccrocher à cela, sans trop y croire.

Octobre : FIV 1 ter, en ICSI. Nouveau protocole : 300UI de menopur, et double déclenchement (ovitrelle + decapetyl). On arrive à 10 ovocytes ponctionnés. 2 jours après le téléphone sonne : c’est un miracle, 8 ovocytes matures, 7 fécondés, 6 embryons à J2, (5 à  J3). On pleure de joie, avec l’impression d’avoir gagné la guerre (alors qu’on a seulement gagné une bataille). On me laisse le choix entre un transfert d’un J3 ou J5. Je décide d’un transfert à J3, je ne veux pas tenter d’attendre J5 par peur qu’aucun embryon survive. J’ai besoin d’avoir un transfert certain pour mon bien-être psychologique, me^me si on me dit que le chance de réussite est plus grand avec un J5. Mais vu nos antécédents ils acceptent. En parallèle les 4 autres embryons sont poussés à J5 et deux survivants pourront être vitrifiés.

Le 28/10, je commençais à couver un petit J3, et le 12/11, j’apprenais que ce transfert était positif ! On a du revérifier plusieurs fois la prise de sang, et faire un test bâton pour y croire, que c’était bien nous, que le labo ne c’était pas trompé de personne. On était totalement incrédules !

Le 12/12 on entendait son cœur battre pour la première fois, et on voyait cette forme qui ressemblait déjà dans les contours à un petit être humain.

… Jusqu’ici tout va bien …

Avec l’année qu’on a eu, je ne pensais vraiment pas pouvoir la finir avec un bouquet final pareil. Comme quoi on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Et on peut toujours avoir de bonnes surprises dans ce parcours ! Même si notre parcours a été semé d’embûches, je mesure la chance incroyable que le 1er transfert qui a pu enfin être fait ait été positif.

J’ai réalisé il y a quelques temps que ce test positif a été à moins d’une semaine près, 4 ans jour pour jour après les règles survenues à la fin de mon C1, le 1er parmi d’innombrables cycles d’échecs. Comme si le temps avait été suspendu pendant 4 années. Le hasard du timing est parfois bizarre.

Je vous souhaite à toutes la meilleure année possible qui soit.

Et n’oubliez pas, l’échec n’est pas la norme.





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