… à aujourd’hui – bilan des 3 années écoulées

Il y a deux ans et demi, je consultais pour la 1e fois mon gynéco, et faisait un petit bilan pour ces 6 mois d’essais. Quelques questions, une écho, rien de super grave au 1er regard, il me dit de ne pas m’inquiéter avant 1 ans je suis toujours dans la norme.

Il y a 2 ans je le reverrais pour le 1er anniversaire d’arrêt de pilule. Il me dit qu’on peut commencer les explorations si c’est notre souhait en temps que couple, mais que ce n’est pas rigolo donc il faut s’y préparer, être tous les deux d’accord, etc. Nous en discutons avec mon conjoint et décidons d’attendre janvier 2016.

Nous nous retrouvons donc dans son bureau en janvier 2015. On commence par les cycles de températures, suivit et ciblages de l’ovulation (ça confirme que je ne me trompais pas de date (J20) même sans échochattale). Les 2 premiers spermogrammes sont plutôt normaux (200 millions, même avec 40% de typique on est bien). J’ai peur que ce soit une infertilité inexpliquée, psychologiques, à cause de mes rapports avec ma mère.

En mai et juin 2016 c’est la dégringolade niveau spermogramme. Mais on gagne notre ticket IAC, car l’infertilité n’est plus inexpliquée d’après le gynéco. L’homme entre en dépression, il a peur de devenir stérile car les résultats sont de pire en pire à chaque examen. Le poids des RDV de suivi d’ovulation est trop pesant, je dois faire bonne figure et prendre sur moi devant l’homme car il culpabilise trop. Je m’interdis de craquer. Je pars une semaine en Suède avec ma cousine car j’ai besoin de souffler, de fuir. Il a l’impression que je l’abandonne, alors que c’est pour moi un besoin essentiel pour ne pas craquer et retomber en dépression. Il m’en veut avant, pendant et après, m’insinue que c’est tant pis pour moi s’il se suicide pendant mon absence alors que je suis à des milliers de kilomètres. Quand je rentre, il m’en veut vraiment beaucoup. Et finalement je craque, c’était illusoire de croire qu’on pouvait fuir la réalité. Et je lui sors toute ma douleur que j’ai prise sur moi, il comprends que non je ne le vis pas bien, c’était juste une façade pour lui.

En aout, l’homme fait une capacitation de sperme, et on se prends une grosse claque. On devait commencer les IAC en septembre mais on est sous le seuil. On nous demande d’attendre novembre pour voir si ça s’est améliorer. Heureusement ce sera le cas, mai on attendra janvier 2017 pour enfin commencer.

Il y a un an, nous faisons notre 1er gros voyage, pour fêter mon CDI obtenu il y a quelques mois, et pour enfin voir une partie de sa famille qui habite en Amérique Latine (son père est originaire de là-bas). Malgré ses doutes, le voyage lui fera le plus grand bien. Il y a un an (et 6 jours^^) il me demanda en mariage au pieds d’un volcan.

Début 2017 fut le début des 4 IACs et leurs échecs, d’un craquage psychologique pour moi cette fois et un retour salvateur chez le psy, et les premiers contact avec le CMCO (notre centre de PMA). La découverte aussi du problème de prostate de mon homme expliquant ses problèmes de zozos.


J’ai cette impression que dans cette attente entre les IACs et la FIV pourtant pleins de nouveaux problèmes sont apparus, donnant un nouvel éclairage à cette infertilité.

J’ai l’impression que ma santé se dégrade au fil du temps et ça me fait peur, Je me demande aussi le lien avec l’infertilité. Je découvre déjà qu’avec du Levothyrox, mes règles sont moins hémorragiques qu’avant. Cette thyroïdite auto-immune pourrait donc avoir un impact plus important que ce qu’on pensait sur ma fertilité.

Je suis extrêmement fatiguée ces derniers temps, cela devient difficile au quotidien. J’ai de plus en plus de problèmes digestifs ( douleur aux intestin de façon diffuse et parfois en pics et crispation par phase de crise). Mes symptômes de toux asthmatique et de rhinites s’intensifient à nouveau (alors que mon médicament est déjà très fort). Je vais donc à nouveau passer ma vie en salle d’attente de pleins de médecins différents, mais même pas pour la PMA. Je me demande de plus en plus s’il n’y a pas une vrai explication derrière tout ça qui regrouperait tous mes problèmes, et je vois mes résultats d’anticorps anti-nucléaires comme une piste possible d’explication. Il va bien falloir creuser au lieu de juste traiter, car même si en prenant des médicaments matin e soir ça empire à nouveau, je ne vais bientôt plus pouvoir faire de sport, sortir (à cause du parfum, de la cigarette, des pots d’échappement). Je n’ai pas envie d’arrêter de vivre non plus. et surtout ça m’inquiète un peu cette aggravation continue d’année en année.

Mais je garde plus ou moins bien le moral, y a des jours avec et sans. Surtout qu’on se prend souvent la tête pour n’importe quoi avec l’homme car je suis fatiguée, et qu’il ne comprend pas à quel point c’est difficile à gérer au quotidien en ce moment. Heureusement que je suis toujours suivie chez le psy. Elle m’a rappelé l’importance de ne pas s’enfermer dans un statut de malade, et de continuer à faire des choses pour soi, qui nous plaisent et nous aident à penser à autre chose. (Bon quand on a envie de dormir à 20h30 c’est parfois compliqué^^).

Donc pour continuer « à vivre », j’ai décider de sauter le pas et de me faire un gros tatouage (sur tout le bras). Le tatouage m’aide à reprendre possession de mon corps, par les motifs choisis, par l’acte de même de se tatouer quelque chose pour la vie, mais aussi en partie par la douleur (bon c’est pas la cause principale de pourquoi je le fais, je suis pas maso non plus). Je pense donc que c’est le moment idéal pour réaliser ce projet.

J’hésite aussi à me lancer dans le roller derby, mais j’hésite. Parce qu’en période de FIV, je ne pense pas que ce soit indiqué… et que si on s’implique dans un sport collectif ce n’est pas juste pour 3 mois… Mais en même temps ça fait 1 an que j’hésite, qu’une amie me tanne pour que je la rejoigne et je me dis qu’il faut aussi que je vives ma vie… Je ne sais pas trop quoi faire du coup, si vous avez un conseil, un avis….

 

Je ne suis pas pressée que la FIV arrive, même si elle devrait être lancé dans le mois suivant notre prochain RDV avec le Dr Hibou (le 16/11). Ca me fait peur, car on pourrait découvrir d’autres problèmes niveau nidation, qualité des ovocytes et embryons…j’ai très peur d’une mauvaise nouvelle de ce côté là. Et puis la FIV c’est la dernière chance, donc les échecs possibles font encore plus peur.

Mais en même temps avec une FIV gagnante fin en décembre ou janvier, dans 1 ans l’article des 4 ans d’arrêts de contraception pourrait être tout autre…

2018 sera l’année de notre mariage, espérons que ce soit l’année où la roue tourne vraiment et que ma vie arrête de partir en vrille.

 

IAC4 : bilan et questionnement + EDIT

Les douleurs ont commencé légèrement hier, se sont intensifiés ce matin. Même si ma poitrine est toujours douloureuse, les 1er spottings sont arrivés ce matin, sonnant l’échec de cette 4e IAC. Mes vrais règles suivront probablement demain ou après-demain.

Pas besoin de faire de prise de sang pour ne pas psychotter, même si au final je ne l’avais pas planifié. Etrangement ce cycle j’étais assez sereine. Je n’ai presque pas psychotté pour les DPOs, et je ne me disais pas en continue que « les IACs ça sert à rien ». Non, pour une fois je me disais on verra bien, après tout ça peut marcher. Même quand pour l’IAC on était légèrement sous le million car le labo prépare ça n’importe comment, je me disais « il en suffit d’un ». Malgré les effets secondaire qui étaient bien présent, je restais zen. Le moral n’était pas au beau fixe, mais tout de même je me surprenais.

Après la fatigue engendrée par le gonal F, la progestérone ne m’a pas épargnée. J’étais constamment de mauvaise humeur, irritable à souhait. Et à cela s’est rajouté un autre symptôme bizarre, des douleurs à l’utérus, dès que je faisais un effort physique (vélo, sport en salle), et pendant les rapports intimes aussi, 1e fois qu’on doit s’interrompre en pleine action à cause de la douleur trop forte. J’en ai parlé à mon gynéco, il a bien vérifié pendant l’écho, pas de kyste, rien à la vessie. Pourtant la progestérone est censé avoir l’effet inverse…. J’ai fait une analyse urinaire, pas d’infection. J’ai donc arrêté la progestérone et ça s’est atténuée. Mais j’avoue que je ne suis pas sereine tout de même….

 

Je sens que mon amure des derniers essais est entrain de se fissurer. Je ne me sens pas de taille à annoncer cet échec à mon homme. Je sais que sa réaction va me dévaster. Je sens la vague de la tristesse+rage+incompréhension monter en moi d’heure en heure et qui va tout submerger sur son passage.

J’aurai tellement besoin d’un RDV psy aujourd’hui, mais je sais qu’elle ne pourra pas me prendre. Mais je crois que je n’aurai pas résisté à demander quelques jours d’arrêt pour digérer (et en plus on a plus internet ni TV ni téléphone depuis hier, alors rester à la maison serait de la torture^^)

 

Echec de l’IAC4=passage en FIV…. Encore un échec, on fait encore un pas de plus vers l’horreur. Même si au final je pense que cela a plus de chance de fonctionner que l’IAC, je suis terrifiée d’en arriver là.

Nous n’avions finalement pas appelé le centre de PMA pour prendre RDV, j’avais peur que cela nous porte malchance, je ne pouvais pas faire ce geste. Il va bien falloir le faire maintenant et rapidement pour ne pas trop perdre de temps.

Notre gynéco propose de faire une IAC 5 et 6 en attendant, mais je ne sais pas….

Ai-je envie de continuer là dedans alors que je n’y crois pas ? Est-ce qu’on coupe la poire en 2 et qu’on se lance au moins pour la 5e ? n’est-ce pas faire souffrir mon corps en vain ?

Je suis fatiguée de ce cycle qui a été très éprouvant physiquement. Si nous faisons l’IAC5, programmons là tout de suite « pour en finir » ? mais en même temps est-ce que je ne risque pas de craquer psychologiquement ? Mais si on ne la fait pas ce mois, arriverais-je à me relancer le mois d’après ?

Et ne serait-il pas préférable d’attendre le RDV endocrinologue pour la thyroïdite ? or il sera seulement le 13 juin….

Et si on ne les fait pas ces 2 IACs, ne regretterai-je pas de ne pas avoir tout tenté ? Supporterai-je l’attente jusqu’à la FIV ? Surtout que je n’ai été stimulé que pour l’IAC 3 et 4, n’avons nous pas perdu trop de chance lors des 2 premières avec l’absence de stimulation ?

Si vous avez un avis sur la question, je prends tout conseil utile, car je suis un peu perdue….


RDV au centre PMA pris, ce sera le 24 juillet

IAC4: les dés sont jetés (+news thyroïde)

Il s’est passé pas mal de choses depuis mon dernier article.

Je vais commencer par un petit récapitulatif thyroïde :

Comme prévu, j’ai du faire une 2e prise de sang vendredi matin, TSH toujours trop haute, mais la T3 et la T4 sont normales. Par contre j’ai beaucoup trop d’anticorps anti-thyroïde (anti-thyropéroxydase pour être exact). Cela indique une thyroïdite (ce qui ne veut pas dire grand chose). Toujours vendredi, le gynéco me donne donc une ordonnance pour effectuer une échographie de la thyroïde. Par miracle, je réussi à décrocher un RDV pour mardi matin (hier) grâce à un désistement. Ca tombe bien en plus, j’ai RTT ce mardi !

Hier matin écho (très agréable de se faire tartiner tout le cou de gel d’ailleurs^^). Rien de particulier de détecté (pas de nodules), mais elle est « micro-vésiculaire » (???). Le médecin me dit que pas de vrai soucis, mais c’est à surveiller car le risque c’est qu’elle finisse par s’atrophier si le problème d’anticorps est durable. Et donc il me conseille de voir un endocrinologue pour savoir s’il est nécessaire ou non d’avoir un traitement.

Par miracle j’ai réussi à prendre un RDV le 15/05 pour un endocrinologue grâce à doctolib.fr (sinon c’est 2/3 mois d’attente). Bon j’ai pris le 1e venu avec un RDV dans des délais convenables, j’espère qu’il n’a pas des disponibilités parce qu’il est trop nul ^^

Ca me rassure un peu de savoir que ce n’est rien de grave dans l’immédiat. Après j’attends de voir le verdict final. En effet, cela peut-être du au stress, à une infection (donc passager), mais cela peu aussi être un symptôme précurseur de la thyroïdite d’Hashimoto ou autre maladie auto-immune (les anti-corps finissent par défoncer la thyroïde, et là commencent les vrai soucis), je pourrais être au tout 1er stade sans autre symptôme. A l’heure actuelle je ne sais pas encore si mon soucis a une influence sur la fertilité.


 

Revenons à nos moutons l’IAC : Contrôle des mes follicules vendredi : par chance ils n’ont pas fait de sprint comme la dernière fois (avec 4 jours d’avance), et donc ils tiendront jusqu’à mardi matin pour l’IAC (mais seul 1 sur les 3 devrait être mature).  Par contre, il faut faire une injection d’HCG lundi soir (le 1e mai donc) et genre à 22h (vu l’heure de mes infections de Gonal F). Soit, il me demande si j’ai une amie infirmière, et là comme une andouille je dis « ah ben ma mère », ok pas de soucis donc, il me donne direct le produit avec la seringue et l’aiguille.

Sauf que une fois rentrée chez moi ( à 20h), et bien je me dis que déjà faut que je vérifie que ma mère est bien là, mais surtout que c’était peut-être pas le bon choix vu que j’ai 1h15 de route pour aller chez mes parents. Donc je regarde pour un(e) infirmier(e) libéral et de garde. J’en trouve un. Sauf que je me rend compte à ce moment que le gynéco ne m’a pas donné d’ordonnance « au cas où »… Bon ben pas le choix, il faudra faire 2h30 de route pour une petite piqûre. On a donc mangé chez mes parents, mais c’était un peu la course tout ça.

On prépare les papiers pour l’IAC, on se rend compte que le gynéco n’a pas signé le papier du consentement, et de surcroit, il a mis le 2e prénom de mon homme sur l’ordonnance–> ils vont être contents au labo !

Comme prévu ils ont bien embêté mon homme, mais tout s’est déroulé correctement finalement.

IAC bien déroulé, par contre c’était très douloureux. D’ailleurs je n’ai jamais posé la question, mais vous avez eu mal au moment de l’IAC ? (moi à chaque fois, mais là particulièrement).

Le résultat est mitigé cependant. On ne comprend pas comment le labo fait les préparations sérieux. En soit le dépôt de M. était mieux que l’autre fois (on est passé de 16 millions à 74 millions quand même, toujours 25% de spermatozoïdes normaux et mobiles), mais ils n’ont utilisé que 2ml (d’habitude 3mL), donc forcément, la préparation du jour = seulement 0.92 millions, alors que la dernière fois on était à 1,3 millions…

C’est totalement incohérent, et on est un peu dégouté du coup, on ne comprend pas leur fonctionnement.

Bref, croisons les doigts, comme toujours, il en suffit d’un seul 😉

 

 

IAC4 : énergie au ras des pâquerettes

Je ne pensais pas avoir des effets secondaires avec le gonal F (dose de 37.5 seulement), le mois dernier tout s’était passé sans embuches. Mais là, depuis hier matin (donc dès la 2e piqure), c’est l’horreur. J’ai envie de dormir en continue, j’ai mal à la tête, impossible de me concentrer, et soit je suis en rogne, soit j’ai envie de chialer sans raison.

Bon faut dire que hier c’était journée marathon (labo, puis boulot, puis psy à midi (donc pas de pause), puis aller-retour chez le gynéco en plein milieu de l’aprem, puis médecin après le boulot (avec 2h d’attente), j’ai enfin pu rentrer chez moi à 20h30, le temps de cuisiner et manger, j’ai pu me poser à 21h30).

Mais ça ne va pas mieux aujourd’hui.

Je vais faire un bilan sanguin pour vérifier tout ce qui est fer, vitamines, etc car je sens que de base ce n’est pas top (déjà une carence en magnésium depuis 2semaines). Et ayant presque fait un malaise et mis 4h à me remettre de la prise de sang d’hier (carabinée car combo de plusieurs ordonnances et analyses), je soupçonne d’avoir à nouveau un manque de fer.

 

Bref je n’ai qu’une envie, retrouver mon lit au plus vite.

Et je vais essayer de ne pas trucider mon homme à cause de ma fatigue et mon humeur pourrie (il râle parce qu’ il doit passer un appel chiant depuis genre 1 mois, mais il ne l’a toujours pas fait, alors que j’ai 8 RDV médicaux cette semaine et je ne me plains pas…enfin pas devant lui XD)

 

Je sais, je me plains beaucoup aujourd’hui, mais c’est le gonal F qui parle ^^

IAC4 : une tradition est née

Ça y est c’est décidé, je fêterai chaque 1e prise de sang d’un cycle par un petit déj chez Starbucks (et je vous posterai une photo ^^)

Au menu : carrotcake + café viennois choco-noisette.

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Comme ça la journée ne commencera pas si mal ^^ ( et faut du courage pour combiner travail+prise de sang+psy+gynéco dans une journée !)

PS : et sinon c’est affiche, c’est censé être cool ou me faire culpabiliser pour le nombre de km ? Je suis confuse !

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La cloche a sonné, c’est la fin de la récré

Le RDV avec le gynéco d’hier marquait la fin de la récré. Il est temps de ramasser les armes et repartir au combat.

Le protocole ne change pas pour cette 4e (et normalement dernière) IAC :

  • 1 injection de gonal F 37.5mg chaque soir à partir de J3,
  • dosage oestradiol à J3 et J5 (pour le moment)
  • RDV avec le gynéco à J5 pour surveiller la croissance du/des follicules.

J1 n’est pas encore arrivé, mais bon depuis samedi j’ai des gros spottings, donc ça ne devrait pas tarder (si le jour où je suis enceinte j’ai tout de même des spottings, promis je l’appellerai Moïse).

Et oui, partir en vacances n’aura pas suffit, c’est vraiment étrange 😉


Je n’ai toujours pas appelé le centre PMA pour prendre RDV pour la FIV, car en fait lors de la prise de RDV je devrais dire que nous avons 4 échec d’IACs (puisque c’est la condition pour qu’ils nous acceptent), et j’ai l’impression que dire ça pendant l’IAC en cours ça porte malheur….


Hier pendant l’écho chattale j’ai aussi remarqué quelque chose. Pour certaines ce qui est difficile c’est de voir sur leur appli le nombre de cycles d’essai depuis le début (c’est pour ça que je n’en ai pas installé). Et bien moi, ce qui est dur c’est l’écran du gynéco, car mon âge exact apparait à l’écran. J’étais à 23ans11mois au 1er RDV infertilité, je suis à 25ans5mois aujourd’hui, et chaque mois le décompte file inlassablement….

IAC3 : le compte à rebours commence +EDIT : et il s’allonge…

Rahhhhhhhhh je les ai pas eu ils m’ont menti ! C’est horrible normalement ils ferment à 18h donc c’est mort à mon avis…. Donc ça veut dire qu’on doit attendre demain…. Je les déteste, la soirée et la nuit vont être abominables !


Après maintes hésitations, je suis allée faire la prise de sang ce midi. J’en suis à 13DPO. Résultat ce soir en rentrant du boulot, vers 18h (j’ai épuisé mon forfait internet, je ne peux donc pas me connecter à ma boite mail sur mon téléphone. Mais ce n’est pas plus mal, je ne préfère pas voir ça au boulot).

J’ai vraiment hésité à la faire. Car j’ai très peur du résultat. Mais en même temps je ne voulais pas revivre le mois dernier, et l’espoir des 2jours de retard. Je sais que chez moi la progestérone m’allonge vraiment ma phase lutéale, donc mes règles arriveront normalement plus tard que prévues.

Je vous avoue que pendant une semaine j’ai commencé à y croire pour de vrai. D’habitude j’arrive à me refréner, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas me faire des films. Pour moi si c’est comme d’habitude, ce n’est pas bon signe.

Et cette fois, ben j’ai eu quelques variations. Bon entre temps, et surtout depuis midi(lol) j’ai mal au ventre donc c’est pas très très bon signe pour le résultat.

Allez, je vous raconte mon psychottage à la noix. Google+crétissimo ne m’ont pas aider à rester rationnelle il faut bien le dire.

D’abord les insomnies. Elles ont commencés juste après l’IAC, au début de la prise de progestérone. J’ai donc recherché si c’était un effet secondaire. Mais au contraire c’est censé faire dormir. Non, les seules personnes qui ont eu des insomnies et qui prenaient de la progestérone (ou non, mais qui étaient en DPO), étaient au final des femmes enceintes DANS TOUS LES CAS, je vous l’assure, j’ai épluché le web. Et forcément, insomnie = courant en début de grossesse. D’ailleurs beaucoup disent que ces insomnies ont débutés avant qu’elles sachent qu’elles étaient enceintes (donc inconscient)….

Puis il y a 3 jours, bim, une petite mycose. (les seules fois où j’en ai eu c’était à cause de la pilule). Alors non ce n’est pas non plus un effet secondaire de la progestérone. Oh mais tiens, chez qui ça peut bien être fréquent les mycoses ? ah ben tiens chez les femmes enceintes, et particulièrement au début à cause des changements hormonaux.

OK OK OK je veux bien rester calme et ne pas me faire des films MAIS SERIEUX c’est sadique tout ça !!!!!

Bon, d’accord l’insomnie ça peut juste être du au stress post-IAC, à cause de l’attente et tout. Et les mycoses, avec toutes les hormones ingurgitées, c’est plausibles (même si je n’ai pas trouvé de choses allant dans ce sens sur google+cretissimo…)

Voilà voilà, verdict ce soir (mais mes douleurs ne me rendent pas optimiste) . J’essayerai de mettre le résultat rapidement (mais bon si c’est négatif je déprimerai peut-être trop pour y penser)

 

L’ambivalence de la PMA (+ IAC3 et DPO)

8DPO. Rien de bizarre. Grâce à la progestérone j’ai mal aux boobs 1 semaine, depuis ce matin utérus un peu douloureux (comme presque à chaque cycle vers cette période, encore plus vrai avec la progestérone). Les saignements qui me faisaient flipper ont stoppé au bout de 2 jours. Depuis j’ai cru voir un ou 2 spottings mais très très légers donc on va dire que ça va.-  Bref rien de nouveau (mais du coup l’absence de nouveautés me fait toujours dire que c’est mauvais signe^^). Ah si ça fait environ une semaine que j’ai des insomnies et dors 2-3h par nuit. Je crois que vu le timing il y a un lien avec les DPOs ^^.

Mais ces DPOs et cette IAC je ne les vis pas bien. Peut-être à cause de la déception du mois dernier où j’y ai cru, car il y avait des nouveautés : aucun spotting (pas arrivé depuis presque 1 an), 2 jours de retard, utérus sensible pendant tous les DPOs… Bref j’avais l’impression que si y a un cycle où ça devait marcher c’était celui là. Et non.

Pourtant ce mois on augmente légèrement les chances (environ 5% de chances en plus d’après Dr Hibou du centre PMA) en stimulant légèrement. Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus.

J’ai une impression un peu amère et paradoxale (j’ai essayé de l’expliquer à ma psy mais elle n’a pas compris) : plus on s’approche du but, plus on s’en éloigne. Peut-être avez vous aussi eu cette sensation.

Avant de débuter les IACs, j’avais juste l’impression de faire du sur-place, car je m’étais faite à l’idée que sans aide on n’y arriverait pas.

Mais chaque IAC est une claque. Car oui chaque tentative fait qu’il y a une plus grande probabilité que ça marche. Mais chaque échec nous rapproche aussi de la fin des tentatives et de la PMA, et de l’horreur d’en sortir sans enfant. Même si on en est qu’aux IACs, rien que se rapprocher de la FIV nous confirme cela.

Je vis la PMA comme le début de la fin. Je ne crois pas aux IACs (sérieux autant je vois des filles chez qui les FIVs ça marche, mais les IACs…. ben non. Si vous avez des exemples pour me prouver que j’ai tord, je suis preneuse), j’ai l’impression de faire ça dans le vent. La FIV aura probablement plus de chance de marcher, mais en même temps c’est la tentative de la dernière chance, et ça me fait très peur.

Je n’arrive plus à me projeter dans le futur. Je n’arrive plus à imaginer notre futur enfant, à imaginer une vie de famille. La seule chose que j’arrive à imaginer c’est toutes les choses que je peux faire si je n’ai pas d’enfant. Et ça me fait peur de penser comme cela. Mon homme me dit « j’espère qu’on aura un enfant ou au moins que tu sera enceinte pour notre mariage » (en juin 2018), mais je n’ose pas espérer. Car si ce n’est pas le cas, cela gâcherait une partie du mariage. Avant dans tous mes projets je me disais « ah mais si on a un enfant faudra qu’on repousse » « ah on ne peut pas faire ça, je serais probablement enceinte ». Non, maintenant je prévois juste, comme si j’avais oublié cette possibilité.

Il y a quelque chose de tellement machinal dans tout ce process, tous ces RDVs, prises de sang, échos, piqures, que j’en oubli dans quel but vraiment je le fais. J’ai l’impression que ça ne sert à rien, qu’on fait ça car c’est la procédure.

Comment bien vivre la PMA si on arrive même plus à y croire ?

Peut-être que je me mets dans cet état psychologique pour atténuer la douleur des échecs, les désagréments sur la vie quotidienne… Je ne sais pas.

Je ne sais même plus pourquoi je veux tant cet enfant qui ne vient pas, je l’ai oublié en chemin. J’ai besoin de retrouver le désir du début, exempt de tout problème. Ce désir pur qui rend heureux. J’en ai marre de ce désir qui me calcine de l’intérieur.

IAC3 :bizarreries donc psychotage

D’habitude je tiens une bonne semaine avec de commencer à psychoter. Mais là DNLP est contre moi.


Bizarrerie n°1 (positive) : je crois que j’ai ovulé un 2e fois hier matin….

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Depuis les IACs, avec le déclanchement de l’ovulation j’ai tendance à la sentir (en temps normal j’ovule dans la nuit, donc je ne la sens pas).

Donc en résumé : lundi soir déclanchement de l’ovulation avec Ovitrelle. (donc ovulation doit s’effectuer dans les 36h). 2 follicules, mais un seul mature (l’autre est un peu à la traine).

IAC3 mardi matin.

Mardi soir : je ressens l’ovulation du côté droit, donc  côté follicule mature.

Hier matin (jeudi) : je ressens des symptômes d’ovulation du côté gauche. Je trouve ça bizarre. Mais en même temps avec le retard de ce follicule, et ben on est dans les temps pour qu’il ait atteint la bonne taille entre temps, et dans les temps avec le déclanchement par ovitrelle. J’ai regardé sur internet, et bien en fait 2 ovulations en décalé c’est plus fréquent qu’on le croit (d’où beaucoup de faux jumeaux), même sans être stimulé.

Bon la mauvaise nouvelle c’est qu’on a pas pu faire de câlins hier. On était sur le point quand l’homme a eu la bonne idée de se fracasser le doigt de pied dans un mur en allant dans la chambre. Il a eu horriblement mal toute la soirée, il se l’est probablement fêlé ou cassé. Comme tue l’amour c’est radical !

Donc même si c’est bien le cas, et bien ça n’a malheureusement pas servi à grand chose. Ca m’attriste un peu…


Bizarrerie n°2 (négative) : depuis hier soir j’ai des douleurs de règles. Ca a commencé quand j’étais à la salle de sport, sur le vélo elliptique. Pourtant je fais beaucoup plus doucement en cette période post-IAC. Quand ça a commencé j’ai encore ralenti le rythme, et question « musculation », et bien je n’ai fait que des exos pour bras, et évité de contracter un maximum les abdos.

Ca n’a pas vraiment cessé de la soirée, j’ai même eu des pertes roses avant de me coucher. J’ai commencé la progestérone hier soir comme demandé (et j’ai espéré que ça stoppe tout ça).

Ce matin j’avais des trace de sang dans ma culotte (+ importantes que de simples spottings) et toujours des pertes rosées. Dons la progestérone n’a pas fait effet. Et depuis ce matin, et bien les douleurs ont repris, elles sont mêmes plus fortes. Alors oui, le cycle dernier j’avais un peu mal au ventre, mais seulement après 2-3 de progestérone, et je pense que c’était lié ! (mais pas douleurs de règles, plutôt douleur diffuses et plu légères)

–> Pensez vous que je doive augmenter la progestérone ? je n’ai qu’une prise le soir de 200mg. Or la plupart des femmes en PMA prennent au minimum 2/jours, voir 2×2/jour. Même dans la notice, ils disent qu’en PMA c’est normalement 400mg/jour.

–> Dois-je stopper le sport totalement pendant les DPOs  d’après vous? (c’est la 1e fois que j’ai ça, or j’ai repris la salle depuis novembre, et en juin dernier la course à pied jusqu’en novembre). On ne m’en a jamais parlé. e gynéco m’a juste dit de ne pas faire de sport le jour de l’IAC.

J’hésite à contactez mon gynéco (mais peut-être que j’abuse à force de psychoter) car avec des saignements et des douleurs, je vois mal comment une nidation pourra avoir lieu, et du coup je commence déjà à me dire que c’est mort pour ce cycle vu comme ça commence. Mon prochain RDV est jeudi prochain, ça peut déjà foirer entretemps….

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IAC 3 : AMH + 1e stimulation+ Jour J

Avec cette première stimulation, mon corps s’est un peu emballé niveau timing. Du coup tout est arrivé trop vite, c’est assez bizarre comme sensation (j’étais pas préparé psychologiquement à l’IAC, même si au but du compte ça fait moins de piqures), et en + que deux jours de câlins entre la fin des règles et le début d’abstinence pré-dépôt… Je suis en manque de relation charnelle !!!!

Donc petit résumé de ce début de cycle :

au total 6 injections de gonal F 37.5UI (ça va je m’en sors pas trop mal), 4 prises de sang, 1 piqure d’ovitrelle.

2 follicules, mais seulement 1 vraiment mature, le 2e ne devrait rien donner.

2e prise de sang pour l’AMH à J3, avec l’inhibine B pour vérifier les résultats : autant l’inhibine B est normale, l’AMH elle est encore pire, 1,01 ….. D’après le gynéco, ça ne veut pas vraiment dire que ma réserve ovarienne est très basse (vu que inhibine B normale), le plus gros risque est que en cas de IV je ne réponde pas très bien à la stimulation (ce qui confirme les infos que vous m’avez donné). Mais d’après lui il ne faut pas trop s’inquiéter car depuis 1an qu’il me suit, j’ai ovulé chaque cycle, avec toujours un beau follicule.

Et du coup, le gonal F a surtout accéléré les choses, j’ai 4 jours d’avance sur mes cycles naturels. Donc ovulation à J12. Je m’attendais à une IAC fin de semaine, ben au final elle a eu lieu ce midi —1.82 millions dans la préparation. Mais le nombre total est bien plus bas que les autres fois. Même si la mobilité+typique était plus correcte que certaines fois (on est repassé à 20%, après avoir atteint les 9% une fois). Je me dis qu' »à notre niveau on s’en fout du nombre total, le plus important c’est le nombre à inséminer. Mais bon mon homme ça le fait quand même bader un peu.

— Voilà voilà, début du psychotage qui ne va pas tarder (en général je tiens 1 semaine avant de me triturer l’esprit).

Et sinon on a dépassé un nouveau cap avec mon gynéco (bon je l’aurai vu 5 fois en 8jours), maintenant il me tutoie ^^


Et sinon mon RDV psy de ce lundi était assez bizarre. Je lui ait que je commençais enfin à accepter de devoir passer par la PMA. Et là elle m’a dit : mais est-ce qu’il faut vraiment accepter cela ? oui c’est totalement injuste, alors pourquoi devoir l’accepter ?…..

Elle m’a aussi demandé comment se déroulait la stimulation et la PMA dans les détails (d’habitude en fait on parle de totalement autre chose en fait), et elle m’a beaucoup plaint ^^ J’ai trouvé ça bizarre venant d’une psy en fait ! genre elle avait de la compassion ! mon ancien psy n’était pas du tout pareil, on aurait dit qu’il n’éprouvait aucun sentiment. Alors qu’elle ne les cache pas, et ne s’empêche pas de donné son avis. Surprenant quand on passe de l’un à l’autre, mais le feeling passe tellement mieux au final !