Essayer de ne pas perdre pieds

Voilà, on y est.

J’ai eu mes règles hier soir et commencé le traitement pour le TEC dans la foulée (2patch de videllot à changer toutes les 48h). Rdv de contrôle dans 2 semaines.

Je les sentais arriver (j’avais calculé au 10/01, on est donc raccord), des spottings annonciateurs depuis quelques jours.

Alors hier j’étais angoissée comme jamais, j’ai fait une crise d’angoisse une fois de plus, en arrivant chez ma psy (je crois que je me suis contenue jusqu’à ce moment de la journée où je pouvais lâcher les vannes).

3 semaines depuis notre dernier rdv, qui était pile avant l’appel du centre PMA. Autant dire que je l’attendais avec impatience, surtout vis à vis des angoisses… Et bien c’est une des 1e fois où j’ai trouvé des limites, où je suis ressortie plus énervée qu’autre chose. Car au final elle a détournée la conversation (bon ok je comprends, c’était pour sortir de l’angoisse), mais elle m’a fait parler de trucs dont j’avais l’impression de les avoir vu et revu. Elle m’a dit qu’il fallait se rapeller pourquoi on voulait un enfant, comment on imaginait notre vie si c’était le cas. Alors sur le coup elle m’a prise au dépourvu, et j’ai galéré à répondre, car effectivement, j’essaye de ne pas penser à ça, de ne pas penser à cette vie rêvée, pour ne pas ressasser le vide. Et c’est ça qui m’a énervé en sortant, après coup, en fait elle m’a fait penser, et je ne sais pas comment elle n’a pas pu le voir, à tout ce que je ne pourrais jamais vivre avec S. … Voilà… super pour aller mieux… donc je suis sortie encore plus triste et sans vraiment avoir pu parler de comment faire passer ces angoisses – car au fond j’ai l’impression que y’a pas de solution à part les affronter. Elle m’a dit de rationaliser dans ces moment là, mais ces angoisses sont tellement légitimes que personne ne peut nous rassurer… J’avais aussi besoin de parler de comment gérer la période entre le transfert et le résultat, mais pareil, je n’ai pas pu en parler.

Je la revois à nouveau dans 3 semaines (son planning était blindé). Plus ou moins au moment du transfert. J’espère que cette séance là sera plus utile… Mais surtout que je la verrais avant le transfert, sinon ça va être chaud. Mais bon c’est pas moi qui vait décider de la date où il tombera !

Et en attendant je vais devoir me démerder comme je peux pour vivre cette période.

J’ai pris rdv chez l’ostéopathe lundi, pour préparer ce TEC, et j’espère que ça m’aidera à être un peu plus zen.

J’ai passée une nuit blanche à cause de ce début des hostilités, j’étais juste angoissée, je ne pensais pas vraiment a quelque chose, mais cette angoisse ne me quittait pas. La journée au boulot va être longue.

Je me suis posée la question, pourquoi autant d’angoisse ? Est ce trop tôt pour retourner en PMA ? Je ne pense pas, car je ne voudrais pas annuler. On en a parlé hier avec mon mari, il l’a dit que s’il fallait on pouvait même attendre une année encore, si j’avais besoin de ce temps pour réussir à gérer, mais je n’ai pas envie d’annuler. J’ai envie d’y aller. Et comme dit, je ne pense pas que le temps appaiserait ces angoisses – la seule solution que j’y vois est de les affronter (et les subir).

Alors on va se battre, contre vent et marée. On dirait que j’ai encore de l’énergie en réserve, je ne sais pas trop d’où je la sors. Il y a des moments où je me dis que tout aurait été plus simple si on avait fait une sortie de route en Finlande sous le choc de l’émotion. On aurait pas eu à traverser toute cette douleur. Mais notre instinct de survie a pris le dessus à ce moment-là. Peut-être que si j’ai survécu à tout ça, et bien justement c’est pour vivre : on a pas autant souffert pour abandonner maintenant. Mais putain, qu’est ce que c’est dur.

À l’aube de 2020

Hello,

En cette fin d’année, je choisi non pas de vous faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler (pour des raisons évidentes, même si on a tout de même réussi à vivre des moments plus doux depuis mars), mais je choisi de parler du futur, des projets pour l’année à venir, et de ce que j’en attends.

Bien évidemment il y aura le retour en PMA en janvier avec le TEC. On a 2J5 au congélo, donc potentiellement une 2e chance si ce TEC n’était pas concluant. 🍀🍀🍀

Ensuite, je vous ai déjà parlé plusieurs fois de mon blog littéraire que je tiens depuis 1 an et demi avec une amie – pour 2020 nous inaugurons notre 1er partenariat avec une maison d’édition ! On est très fières, cela nous donne l’impression qu’on ne fait pas tout ce boulot pour rien 😀 (je ne mets pas le lien ici, car cet autre blog n’est pas très anonyme, et vu que ce blog est mieux référencé, les gens tomberaient sur ce pan de ma vie qui ne les regarde pas forcément- mais si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me demander l’adresse !).

On s’est fait un cadeau pour Noël en s’achetant une PS4 – je suis vraiment une noob côté jeux vidéo, n’en ayant jamais vraiment eu plus jeune. Alors cette année je vais m’améliorer de ce côté là ! (Puis si jamais je devais être en arrêt pour raison de TEC positif ou pour dépression j’aurai de quoi m’occuper 😬)

J’ai aussi commencé à suivre le challenge de Boma. En commençant par le côté cuisine : des empanadas maison (on réitère l’expérience pour la soirée de Nouvel an), mais aussi des pâtes maison. Voilà le résultat pour notre repas de Noël : raviolis farcies aux morilles et potimarron avec beurre infusé à la sauge. C’était une tuerie 😋 on recommencera l’expérience ! (On travaillera juste un peu la présentation ^^)

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Et toujours pour ce challenge, je commence les petites réparations de l’appartement qui traînent depuis des lustres. Dans cet optique, j’ai acheté de quoi réparer l’interruption cassé dans notre chambre.

– Et on continue le travail pour restaurer la libido dans le couple (pour le moment, on tient le coup, on a jamais été aussi épanouis depuis de longs mois voir années… !). On prend soin de nous deux.

Je n’espère pas de voyage pour cette année, car cela sera le cas seulement si TECs négatifs. Donc j’espère rester bien au chaud en Alsace toute l’année !

 

On va aussi pour notre première fois assister à un spectacle humoristique en janvier (c’est mon cadeau de Noël 😁) avec le spectacle de Jérôme Commandeur. J’ai hâte !

En juillet prochain, si tout se passe bien, l’homme devrait signer son CDI – on commencera alors à chercher une maison pour devenir propriétaires et surtout s’éloigner un peu de la grande ville ! On a besoin de nature, d’espace, et on a eu un coup de cœur pour une petite ville qui respecte tous nos critères (même si ce sera difficile de trouver exactement à cet endroit, mais on est pas pressé non plus !).

 

Voilà, c’est déjà pas mal comme expectatives pour cette nouvelle année ! Quoiqu’il arrive je me dis que de toute façon cette année ne peut que être meilleure que 2019 (enfin je ne mets pas DNLP au défi niveau horreur, qu’on soit clair…). Alors je ferme avec soulagement le chapitre 2019 et accueille avec positivité 2020. Puisse l’avenir être radieux ☀️

Et vous, que prévoyez vous pour 2020 ?

Un long weekend à Budapest

Voilà, pour ne pas oublier qu’il n’y a pas que la PMA dans la vie, et que le vie continue même après les épreuves. Quelques photos de notre voyage à Budapest – même si les Hongrois n’étaient pas très sympa, on a passé un bon moment, et il y avait plein de belles choses à voir.

Avec en vrac : des monuments, des bières, des trucs rigolos, un ruin bar, un goulasch végé…

 

Et en bonus : bonne ambiance dans notre chambre pour la dernière nuit avec ce magnifique tableau 🤣

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La mauvaise blague du jour – suite

On est enfin lundi matin, je peux donc appeler le secrétariat pour demander une nouvelle date pour ce foutu RDV qu’on m’a décalé.

Après 4 appels et 10 minutes d’attente, je parviens à avoir une secrétaire.

Ils n’ont pas encore les nouvelles dates pour les créneaux à venir. Faut donc que je rappelle fin de semaine, avec un peu de chance ils devraient les avoir. Je lui demande si elle sait approximativement pour des RDVs à quelle période ce sera  – « aucune idée ».

Super…. je reste donc dans l’incertitude et le doute.

Par contre mon RDV décalé en août lui est-bien supprimé….

 


Ah et sinon on a traduit la suite des analyses d’autopsie que nous avons reçues – analyses de prélèvements et autres trucs glamour. D’ailleurs au passage merci à Lucienne pour le tips du logiciel OCR 😉

Tout est normal, confirmation qu’il n’y avait pas d’infection ; également les analyses supplémentaires sur le placenta sont toutes normales. Cela ne change donc rien, on reste sans explication.

Une semaine sans toi

 

8h30 – heure française – Déjà une semaine que l’on t’a arraché de moi.

Le temps semble avoir filé, alors que chaque jour dure une éternité depuis que tu n’es plus là au creux de moi. Un vide, que dis-je, un trou noir, a pris ta place dans mon cœur. Et la douleur qui en découle est insupportable.

Quitter ce pays en te laissant pour le moment derrière nous a été un vrai déchirement. Et ne pas savoir si l’on pourra te faire revenir en France n’en est plus que difficile. Parait que t’es un cas inédit, même l’Etat civil n’a pas pu se prononcer. Le procureur général de la République va devoir statuer. On va finir dans les livres de droits si ça se trouve. Et le plus dur est de ne même pas savoir ce qui ne leur convient pas dans notre cas….

Revenir vivre dans cet appartement où l’on s’imaginait la vie avec toi est un vrai déchirement. Tu vois mon amour, nous avions prévu de préparer ta chambre à notre retour de voyage, de commencer à faire des achats pour toi…. toutes ces choses tellement rêvées n’arriveront jamais. On nous demande de reprendre le court de notre vie comme si tu n’avais jamais existé, ces prochains mois remplis de rêves ne sont plus. Et l’on se rend compte de tout ce qui n’arrivera pas. Que va-t’on faire pendant l’été ? je devais être en congés maternité de juin à janvier prochain. Mais je n’aurais pas le droit de le prendre, malgré les conseils de la psy –  tu comprends tu es mort-né 4 jours trop tôt pour que j’y ai le droit… Et maintenant il n’y a que du vide. Je ne sais même pas si je prendrais des grandes vacances. De toute façon j’arriverai après la bataille, tous mes collègues les ont déjà posés sans se soucier de moi, puisque je ne devais même pas être là….

Et ton prénom… nous avions passé tellement de temps à en discuter. Nous ne voulions que le meilleur pour toi. On se mentait à nous même ces dernières semaines, en disant que nous n’étions pas encore fixé. Cela nous faisait peur de trancher entre 2 prénoms finaux aussi tôt, mais pourtant ce prénom s’était imposé avec évidence depuis quelques temps. Nous l’avons su dès que nous avons appris que ton cœur avait cessé de battre. Tout ça pour ça. Il est tellement magnifique, tout le monde dans notre entourage le trouve beau. Mais nous n’aurons jamais la chance de le prononcer dans ton quotidien. Pour nous rassurer, nous nous disons qu’heureusement nous avons choisi un prénom rare, pour ne pas avoir à l’entendre tout le temps autour de nous.

J’ai tellement peur d’oublier ton visage. Je m’en veux de ne pas avoir su te regarder plus longtemps. Il nous reste l’empreinte de ton petit pied, que nous chérirons à jamais. Je me souviendrais toujours de la sensation de tes petits coups qui apparaissaient de plus en plus souvent les dernières semaines. C’est d’ailleurs très dur d’avoir encore l’impression de te sentir au creux de moi, alors que je sais que tu n’es plus là. Foutu cerveau de merde.

Je n’ai aucune photo de toi dans mon ventre pour me consoler et garder un souvenir heureux de nous deux ensemble. Je comptais prendre les premières pendant notre voyage. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait seulement quelques heures avant d’apprendre que tu nous avais quitté. Photo que nous avons rapidement effacée, te sachant déjà mort sur cette image…

Alors il nous reste nos souvenirs des moments passés à caresser mon ventre, à te parler avec ton papa, ce moment où je t’ai fait écouté l’album de son groupe qui venait d’être terminé, et où tu as fait la java en réponse, les échographies chez le gynéco où l’on te voyait bouger, le son de ton cœur tellement beau la 1e fois qu’on l’a entendu, le moment où on n’a connu ton sexe et où tout a pris réalité.

Nous aurions tout donné pour toi, si on nous avait laissé cette chance. On t’aimait déjà tellement. C’est tellement difficile et inconcevable de perdre son fils avant d’avoir eu la chance même de le connaitre. On prend mesure de la place que tu avais pris dans notre vie et nos cœurs par l’immensité de ton absence.

Je ne sais pas comment on peut se remettre de la perte de son enfant, si on s’en remet jamais réellement. Jamais je ne pourrais t’oublier mon petit S., je t’aime tellement mon amour …

FIV1 TER – la ponction et plus si affinités

Je vous ai quitté à la veille du déclenchement, étant déjà stressée. Je dois avouer avoir été très stressée jusqu’à la ponction. A cause de cette histoire d’arrêt maladie, et aussi parce que je me persuadais qu’avec cette accélération en fin de stim’, n’ayant pas pu faire la piqûre d’orgalutran dans la minute, on allait avoir une ponction blanche #paranoïa. Mais j’ai tenu ma résolution pour cette FIV : arrêter d’écrire des articles à l’arrache sous le coup du stress pour que vous me rassuriez XD j’ai bien tenu, et au final c’est une bonne chose. Mais j’étais clairement plus stressé que pour ma 1ère ponction, c’est assez étrange. Je pense qu’une partie est dû à la mémoire du corps de la douleur. La dernière fois j’anticipais la douleur vu que je suis sensible de cette partie de mon corps ; mais cette fois je savais vraiment à quoi m’attendre. Autant dire que mes nuits ont été très courtes ces derniers jours.

On m’a donc appelé mardi pour me donner l’heure de la double piqûre de déclenchement, ainsi que l’heure de la ponction. Petite anecdote rigolote : la sage-femme, quand je lui dit que je ferai l’injection de décapétyl moi-même : « mais vous allez réussir à gérer la reconstitution du produit ??? » euh…. tu crois que je faisais comment pour le fertistart kit la dernière fois, et le ménopur cette fois ? XD je deviens pro des injections moi !

Jeudi, 7h20 on arrive au centre. On est les 1ers à passer je pense. C’est pas plus mal, ça évite de tourner en rond chez soi en ayant RDV tôt ! Ils ont d’ailleurs même un peu d’avance. En ce jeudi on est seulement 3 à passer il semblerait, alors c’est bien plus cool ! on est pas entassées dans les chambres.

Pour me détendre, je demande tout de suite à la sage-femme qui nous accueille (pour expliquer la suite des événements post-ponctions, ainsi que pour checker notre dossier) comment obtenir un arrêt maladie pour le lendemain. Réponse intransigeante : on a plus le droit d’en donner en anticipation. J’insiste en disant que ce n’est pas ma 1ère ponction, que je sais que je ne serais pas en état le lendemain. Elle me dit que si c’est le cas demain je peux revenir et le médecin m’en prescrira un, ou alors mon médecin traitant. Je ris jaune, au bord des larmes et lui dit que, de un mon médecin ne travailles pas, et que justement si je ne suis pas en état de travailler, je ne serai pas en état de retraverser toute la ville. Elle me dit alors qu’il faudra que je vois avec le médecin qui fait la ponction (LOL bien-sûr je vais y penser à ce moment-là), ou après quand un médecin vient me donner le compte-rendu. Mais que malheureusement, en sa qualité de sage-femme elle en a l’interdiction, et ne peut rien faire pour moi. Elle avait vraiment l’air désolé, mais bon, ça ne changeait rien pour moi….

Autant vous dire qu’une fois dans ma chambre, en attendant de passer au bloc (environ 1h d’attente, le temps que le xanax et un autre truc que je sais plus ce que c’est^^ fasse effet), j’étais au bord des larmes (y en a quelques unes qui se sont échaMpées). mon mari essaye de me rassurer, de me dire qu’il va appeler mon médecin pour voir s’il peut passer récupérer un arrêt, ou avoir un RDV dans l’aprem, mais cela ne me console pas, car je ne trouve pas ça normal, de devoir juste après une ponction aller encore chez son médecin.

Le temps passe, il me quitte pour aller faire sa part du job, et peu après on me cherche. L’équipe m’accueille, ils sont, comme la 1e fois, super sympas, essayent de me déstresser, font des petites blagues. En routarde de la PMA (bon ok c’est « que » ma 2e ponction ^^), je les préviens de ma maladie qui rend mes muqueuses hypersensibles, donc niveau douleur je douille un peu plus que la moyenne, qu’ils s’attendent à bien me shooter (ponction sous AG, mais sous « sédation légère », on est censés rester conscientes).

Ça commence, j’ai mal, ils augmentent la dose d’anesthésiant, j’ai encore mal, ils augmentent, j’ai encore mal — je me réveille dans le couloir XD assez bizarre, la dernière fois c’était juste flou, mais je ne m’étais pas endormie. Là pour le coup, je n’ai pas souffert bien longtemps et fait un bon dodo ! Mais je supporte bien l’anesthésiant et une fois éveillée, j’émerge quasi-instantanément. Je leur dit  » vous pouvez me mettre du tramadol tout de suite ? la dernière fois j’ai eu du doliprane et ça servait à rien ». On me met donc direct du tramadol 100, la douleur a à peine le temps de s’éveiller qu’elle se calme. (la dernière fois je pleurais de douleur le temps qu’ils testent le doliprane, puis une petite dose de tramadol, et enfin une forte dose). Bon ils ont hésité un moment à me donner de la morphine, mais je préférais un peu de tiraillements que d’en prendre ! Encore en salle de réveil, la médecin qui m’a fait la ponction vient me donner les résultats : 10 ovocytes ponctionnés. Et elle me dit qu’elle m’a aussi fait un arrêt pour le lendemain, qu’on me donnera à ma sortie ! Donc apparemment c’est au cas par cas, mais c’est eux qui décident en fonction de la sensibilité de patient. Elle a du se dire que vu mon hypersensibilité, forcément le lendemain j’aurais encore mal (bonne déduction). Un énorme poids s’est envolé tout à coup !

Petite anecdote, l’infirmère, à côté quand on m’annonce les résultats, devant mon insensibilité me dit « mais c’est très bien 10 ovocytes ! » je lui dit donc « oh je ne me réjouis pas trop vite, la dernière fois on nous en a annoncé 14, mais il y en avait que 3 matures. alors on va attendre avant de se réjouir » — « ah —- et ça s’est fini comment ?  » « échec de fécondation »…. On a vu à sa tête qu’elle a soudain compris mon absence de joie à cette annonce ^^

Après 1h en salle de réveil on me ramènera dans ma chambre, puis on attendra encore 2h…. ils nous ont un peu oublié, moi et ma partenaire de chambre (normalement on reste seulement 1h dans la chambre) Mon mari est allé chercher les infirmières au bout d’un moment. Mais bon pas grave, ça faisait pas mal de se reposer.

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Ma tête après la ponction, imaginez des yeux bien défoncés XD

Ce matin, était programmé l’appel pour nous informer de l’évolution de tout ça. « En fin de matinée ou début d’aprem ». Autant vous dire qu’on en menait pas large depuis hier, on craignait un nouvel échec comme l’autre fois, qui annoncerait un avenir plus sombre que prévu. J’avais d’ailleurs demandé à ce qu’ils appellent mon mari, pour ne pas avoir directement les nouvelles XD Pour vous dire la confiance !

Ce matin, 9h05, mon téléphone sonne… Je décroche, c’est la biologiste (je me fais un peu pipi dessus à ce moment là).

Sur 10 ovocytes, 8 ont pu être micro-injectés. Ils ont donné 7 embryons. Mais un se développe anormalement alors on l’arrête. On a donc 6 embryons. On peut faire un transfert demain ou mardi

Euh je rêve ou elle me demande de choisir là maintenant si je veux un J3 ou un J5 ? mais on a pas discuté de ça avec l’homme ! et la marmotte mon mari dort encore profondément ! Elle me dit que j’ai plus de chance de tomber enceinte avec un J5, mais bon on a pas eu de transfert la dernière fois. J’ajoute que la 1er première fois on a même pas eu de ponction.

Alors je choisis, par peur de ne pas avoir de transfert car on ne sais pas combien il en restera à J5, de faire un transfert demain. Pour être sûr d’avoir un transfert. Et, là on nous laisse pas le choix, les 5 autres sont laissés en culture jusqu’à mardi.

Sitôt raccroché, je vais réveiller la marmotte pour lui annoncer ça ! il en pleure de joie. Et oui, après tant de déboires, on a un peu de chance. Même si on ne sait pas combien d’embryons seront congelés au final, c’est la 1e fois depuis le début de notre parcours qu’on a une bonne nouvelle. Et c’est une étape énorme de franchi, car on commençait sérieusement à douter de mes ovocytes et de la possibilité que nos gamètes arrivent à se rencontrer. Ce n’est qu’une première étape de franchie, mais ça nous parait encore irréel et un peu magique, même si la suite n’est pas garanti d »être formidable, on le sait bien.

Quelque part à l’autre bout de la ville, pour la première fois nos deux gamètes se rencontrent et évoluent ensemble… 

FIV1 BIS – 1er contrôle

Un réveil qui ne sonne pas; 10min pour se préparer et sauter sur le vélo; Un monde fou en salle d’attente, y’avait plus de places assises à un moment; Une meuf qui se pointe avec son gamin de 5ans et qui passe son temps à lui caresser les cheveux en mode « c’est vraiment trop génial d’être maman »; des regards noirs du reste de la salle ; une infirmière fan de fantasy mais pas des gros tatouages avec qui on discute des livres à lire; 1h30 de retard sur leur planning; et enfin c’est mon tour.

J’aborde tout de suite la question des saignements, la sage-femme le note dans le dossier et me dit que je pourrai poser la question au médecin qui va arriver pour faire l’écho – ça doit expliquer le retard, c’est une gynéco qui fait les échos et pas les internes habituels. Coup de bol pour moi, je pourrai poser ma question sans intermédiaire.

La gynéco (qui n’est pas ma référente) arrive, écho….

2 follicules de 7 à droite, 1 follicule de 6-7 à gauche. Quelques petits qui trainent.

Coup de massue… répétition, je ne répond toujours pas bien au traitement de stimulation…

Vu que c’est la gynéco, elle peut me donner les instructions pour la suite sans attendre. On augmente la dose de Fertistartkit à 450 dès ce soir. Orgalutran à partir de dimanche matin. On contrôle lundi prochain.

Je ne sais pas si en augmentant la dose elle espère en faire pousser plus, ou si elle espère juste réussir à faire pousser ces 3 là jusqu’au bout…

Je lui pose donc la question plus précisément des saignements « est ce que je dois m’inquiéter à un moment ? Est-ce que je dois appeler si ça continue? est ce que c’est mauvais signe ? »

Elle me dit que non pas besoin de s’inquiéter pour la stimulation, on peut continuer sans soucis. Par contre y a un risque qu’on repousse le transfert et qu’on congèle tout car mon endomètre est effectivement pourri pas top, et ça doit être lié aux saignements. Il est passé à 5,6 (alors que lundi la semaine dernière j’avais déjà un bel endomètre triple-couche à 7,2… il a réduit quoi !). Alors qu’en temps normal je n’ai jamais de problème d’épaisseurs d’endomètre. La preuve que les hormones de stimulation peuvent altérer sa qualité au lieu de l’améliorer…

Bref je suis un peu sonné… seulement 3 follicules et pas de certitudes qu’ils soient tous encore là lundi ; probablement pas de transfert sur ce cycle (j’espère ne pas devoir attendre aussi 3 mois pour un simple TEC… enfin si ponction puis embryon il y a…)… c’est pas aujourd »hui que ma chance a tournée…

Et je commence à vraiment croire ces études qui disent qu’AMH pourrie (mais LH normale) = mauvaise réponse aux stimulations…

 

Y’en a parmi vous qui ont eu des ponctions avec seulement 3 follicules ? ça a donné quoi ?

 

Ah et sinon j’ai pas pensé à demander, pour le fertistartkit, je peux faire une seule injection avec les 3 flacons de poudres ? ou c’est 2 max par seringue de solvant ? (bon si personne n’a la réponse je rappellerai en fin de journée pour avoir confirmation)

EDIT : pour celles qui se poseraient la même question, on peut bien utiliser une seule seringue de solvant (et donc 1 seule injection) pour les 3 flacons de poudres 😉

Quand y a une nouvelle à la DRH…

A force de m’absenter grâce à notre chère loi travail, je suis souvent en contact avec ma DRH. J’avais donc une interlocutrice privilégiée depuis janvier pour tout ce qui concerne mes absences PMA. Elle avait l’air assez calée sur le sujet et connaissait tous les points de la loi. Et en plus elle était vraiment très gentille  🙂

Sauf que HORREUR, MALHEUR, elle a changé de service le mois dernier. Pour ce cycle d’IAC j’ai donc eu affaire à sa remplaçante.

Donc tout commence bien, je l’informe de ma 1e absence, elle me dit ok, n’oubliez juste pas d’envoyer le justificatif.

Je reviens du RDV et lui transmets donc mon attestation. Je reçois en retour un message qui me dit que le justificatif n’est pas valable, il faut soit un arrêt maladie, soit que je pose un RTT… bon je me dis que celle que j’aimais tant n’a malheureusement pas du transmettre les dossiers et donc elle ne savait pas que c’était dans le cadre de la PMA.

Je lui explique, le malentendu est dissipé. Elle me demande juste de mettre « PMA » ou autre mot dans le mail la prochaine fois pour que ça fasse tilt. On arrive à se mettre d’accord pour que je n’indique cela que dans le mail pour le justificatif, car quand j’informe en amont de mon absence mon chef est en copie (et il ne connait pas le motif exact).

Tout s’est bien passé jusqu’à ce que je reçoive ma fiche de paie ce jour…. Elle a mal enregistrée mes absences, et les a mis en « maladie payée », ce qui impacte donc mes RTT, le nombre de jour de maladie payés dans l’année, les tickets resto, la fiche de paie…

Alors que normalement c’est une « autorisation d’absence », qui compte donc comme du temps de travail effectif et n’apparait pas sur la fiche de paie (et donc n’impacte pas tout ce que j’ai mentionné au dessus).

Bref elle ne connait pas du tout la loi Travail et PMA, j’ai donc du lui expliquer moi-même …

 

EDIT : elle vient de me répondre en s’excusant mille fois, ce sera donc régularisé sur la fiche du mois prochain. J’espère que maintenant tout sera OK !

 

IAC4 : énergie au ras des pâquerettes

Je ne pensais pas avoir des effets secondaires avec le gonal F (dose de 37.5 seulement), le mois dernier tout s’était passé sans embuches. Mais là, depuis hier matin (donc dès la 2e piqure), c’est l’horreur. J’ai envie de dormir en continue, j’ai mal à la tête, impossible de me concentrer, et soit je suis en rogne, soit j’ai envie de chialer sans raison.

Bon faut dire que hier c’était journée marathon (labo, puis boulot, puis psy à midi (donc pas de pause), puis aller-retour chez le gynéco en plein milieu de l’aprem, puis médecin après le boulot (avec 2h d’attente), j’ai enfin pu rentrer chez moi à 20h30, le temps de cuisiner et manger, j’ai pu me poser à 21h30).

Mais ça ne va pas mieux aujourd’hui.

Je vais faire un bilan sanguin pour vérifier tout ce qui est fer, vitamines, etc car je sens que de base ce n’est pas top (déjà une carence en magnésium depuis 2semaines). Et ayant presque fait un malaise et mis 4h à me remettre de la prise de sang d’hier (carabinée car combo de plusieurs ordonnances et analyses), je soupçonne d’avoir à nouveau un manque de fer.

 

Bref je n’ai qu’une envie, retrouver mon lit au plus vite.

Et je vais essayer de ne pas trucider mon homme à cause de ma fatigue et mon humeur pourrie (il râle parce qu’ il doit passer un appel chiant depuis genre 1 mois, mais il ne l’a toujours pas fait, alors que j’ai 8 RDV médicaux cette semaine et je ne me plains pas…enfin pas devant lui XD)

 

Je sais, je me plains beaucoup aujourd’hui, mais c’est le gonal F qui parle ^^