Une semaine sans toi

 

8h30 – heure française – Déjà une semaine que l’on t’a arraché de moi.

Le temps semble avoir filé, alors que chaque jour dure une éternité depuis que tu n’es plus là au creux de moi. Un vide, que dis-je, un trou noir, a pris ta place dans mon cœur. Et la douleur qui en découle est insupportable.

Quitter ce pays en te laissant pour le moment derrière nous a été un vrai déchirement. Et ne pas savoir si l’on pourra te faire revenir en France n’en est plus que difficile. Parait que t’es un cas inédit, même l’Etat civil n’a pas pu se prononcer. Le procureur général de la République va devoir statuer. On va finir dans les livres de droits si ça se trouve. Et le plus dur est de ne même pas savoir ce qui ne leur convient pas dans notre cas….

Revenir vivre dans cet appartement où l’on s’imaginait la vie avec toi est un vrai déchirement. Tu vois mon amour, nous avions prévu de préparer ta chambre à notre retour de voyage, de commencer à faire des achats pour toi…. toutes ces choses tellement rêvées n’arriveront jamais. On nous demande de reprendre le court de notre vie comme si tu n’avais jamais existé, ces prochains mois remplis de rêves ne sont plus. Et l’on se rend compte de tout ce qui n’arrivera pas. Que va-t’on faire pendant l’été ? je devais être en congés maternité de juin à janvier prochain. Mais je n’aurais pas le droit de le prendre, malgré les conseils de la psy –  tu comprends tu es mort-né 4 jours trop tôt pour que j’y ai le droit… Et maintenant il n’y a que du vide. Je ne sais même pas si je prendrais des grandes vacances. De toute façon j’arriverai après la bataille, tous mes collègues les ont déjà posés sans se soucier de moi, puisque je ne devais même pas être là….

Et ton prénom… nous avions passé tellement de temps à en discuter. Nous ne voulions que le meilleur pour toi. On se mentait à nous même ces dernières semaines, en disant que nous n’étions pas encore fixé. Cela nous faisait peur de trancher entre 2 prénoms finaux aussi tôt, mais pourtant ce prénom s’était imposé avec évidence depuis quelques temps. Nous l’avons su dès que nous avons appris que ton cœur avait cessé de battre. Tout ça pour ça. Il est tellement magnifique, tout le monde dans notre entourage le trouve beau. Mais nous n’aurons jamais la chance de le prononcer dans ton quotidien. Pour nous rassurer, nous nous disons qu’heureusement nous avons choisi un prénom rare, pour ne pas avoir à l’entendre tout le temps autour de nous.

J’ai tellement peur d’oublier ton visage. Je m’en veux de ne pas avoir su te regarder plus longtemps. Il nous reste l’empreinte de ton petit pied, que nous chérirons à jamais. Je me souviendrais toujours de la sensation de tes petits coups qui apparaissaient de plus en plus souvent les dernières semaines. C’est d’ailleurs très dur d’avoir encore l’impression de te sentir au creux de moi, alors que je sais que tu n’es plus là. Foutu cerveau de merde.

Je n’ai aucune photo de toi dans mon ventre pour me consoler et garder un souvenir heureux de nous deux ensemble. Je comptais prendre les premières pendant notre voyage. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait seulement quelques heures avant d’apprendre que tu nous avais quitté. Photo que nous avons rapidement effacée, te sachant déjà mort sur cette image…

Alors il nous reste nos souvenirs des moments passés à caresser mon ventre, à te parler avec ton papa, ce moment où je t’ai fait écouté l’album de son groupe qui venait d’être terminé, et où tu as fait la java en réponse, les échographies chez le gynéco où l’on te voyait bouger, le son de ton cœur tellement beau la 1e fois qu’on l’a entendu, le moment où on n’a connu ton sexe et où tout a pris réalité.

Nous aurions tout donné pour toi, si on nous avait laissé cette chance. On t’aimait déjà tellement. C’est tellement difficile et inconcevable de perdre son fils avant d’avoir eu la chance même de le connaitre. On prend mesure de la place que tu avais pris dans notre vie et nos cœurs par l’immensité de ton absence.

Je ne sais pas comment on peut se remettre de la perte de son enfant, si on s’en remet jamais réellement. Jamais je ne pourrais t’oublier mon petit S., je t’aime tellement mon amour …

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FIV1 TER – la ponction et plus si affinités

Je vous ai quitté à la veille du déclenchement, étant déjà stressée. Je dois avouer avoir été très stressée jusqu’à la ponction. A cause de cette histoire d’arrêt maladie, et aussi parce que je me persuadais qu’avec cette accélération en fin de stim’, n’ayant pas pu faire la piqûre d’orgalutran dans la minute, on allait avoir une ponction blanche #paranoïa. Mais j’ai tenu ma résolution pour cette FIV : arrêter d’écrire des articles à l’arrache sous le coup du stress pour que vous me rassuriez XD j’ai bien tenu, et au final c’est une bonne chose. Mais j’étais clairement plus stressé que pour ma 1ère ponction, c’est assez étrange. Je pense qu’une partie est dû à la mémoire du corps de la douleur. La dernière fois j’anticipais la douleur vu que je suis sensible de cette partie de mon corps ; mais cette fois je savais vraiment à quoi m’attendre. Autant dire que mes nuits ont été très courtes ces derniers jours.

On m’a donc appelé mardi pour me donner l’heure de la double piqûre de déclenchement, ainsi que l’heure de la ponction. Petite anecdote rigolote : la sage-femme, quand je lui dit que je ferai l’injection de décapétyl moi-même : « mais vous allez réussir à gérer la reconstitution du produit ??? » euh…. tu crois que je faisais comment pour le fertistart kit la dernière fois, et le ménopur cette fois ? XD je deviens pro des injections moi !

Jeudi, 7h20 on arrive au centre. On est les 1ers à passer je pense. C’est pas plus mal, ça évite de tourner en rond chez soi en ayant RDV tôt ! Ils ont d’ailleurs même un peu d’avance. En ce jeudi on est seulement 3 à passer il semblerait, alors c’est bien plus cool ! on est pas entassées dans les chambres.

Pour me détendre, je demande tout de suite à la sage-femme qui nous accueille (pour expliquer la suite des événements post-ponctions, ainsi que pour checker notre dossier) comment obtenir un arrêt maladie pour le lendemain. Réponse intransigeante : on a plus le droit d’en donner en anticipation. J’insiste en disant que ce n’est pas ma 1ère ponction, que je sais que je ne serais pas en état le lendemain. Elle me dit que si c’est le cas demain je peux revenir et le médecin m’en prescrira un, ou alors mon médecin traitant. Je ris jaune, au bord des larmes et lui dit que, de un mon médecin ne travailles pas, et que justement si je ne suis pas en état de travailler, je ne serai pas en état de retraverser toute la ville. Elle me dit alors qu’il faudra que je vois avec le médecin qui fait la ponction (LOL bien-sûr je vais y penser à ce moment-là), ou après quand un médecin vient me donner le compte-rendu. Mais que malheureusement, en sa qualité de sage-femme elle en a l’interdiction, et ne peut rien faire pour moi. Elle avait vraiment l’air désolé, mais bon, ça ne changeait rien pour moi….

Autant vous dire qu’une fois dans ma chambre, en attendant de passer au bloc (environ 1h d’attente, le temps que le xanax et un autre truc que je sais plus ce que c’est^^ fasse effet), j’étais au bord des larmes (y en a quelques unes qui se sont échaMpées). mon mari essaye de me rassurer, de me dire qu’il va appeler mon médecin pour voir s’il peut passer récupérer un arrêt, ou avoir un RDV dans l’aprem, mais cela ne me console pas, car je ne trouve pas ça normal, de devoir juste après une ponction aller encore chez son médecin.

Le temps passe, il me quitte pour aller faire sa part du job, et peu après on me cherche. L’équipe m’accueille, ils sont, comme la 1e fois, super sympas, essayent de me déstresser, font des petites blagues. En routarde de la PMA (bon ok c’est « que » ma 2e ponction ^^), je les préviens de ma maladie qui rend mes muqueuses hypersensibles, donc niveau douleur je douille un peu plus que la moyenne, qu’ils s’attendent à bien me shooter (ponction sous AG, mais sous « sédation légère », on est censés rester conscientes).

Ça commence, j’ai mal, ils augmentent la dose d’anesthésiant, j’ai encore mal, ils augmentent, j’ai encore mal — je me réveille dans le couloir XD assez bizarre, la dernière fois c’était juste flou, mais je ne m’étais pas endormie. Là pour le coup, je n’ai pas souffert bien longtemps et fait un bon dodo ! Mais je supporte bien l’anesthésiant et une fois éveillée, j’émerge quasi-instantanément. Je leur dit  » vous pouvez me mettre du tramadol tout de suite ? la dernière fois j’ai eu du doliprane et ça servait à rien ». On me met donc direct du tramadol 100, la douleur a à peine le temps de s’éveiller qu’elle se calme. (la dernière fois je pleurais de douleur le temps qu’ils testent le doliprane, puis une petite dose de tramadol, et enfin une forte dose). Bon ils ont hésité un moment à me donner de la morphine, mais je préférais un peu de tiraillements que d’en prendre ! Encore en salle de réveil, la médecin qui m’a fait la ponction vient me donner les résultats : 10 ovocytes ponctionnés. Et elle me dit qu’elle m’a aussi fait un arrêt pour le lendemain, qu’on me donnera à ma sortie ! Donc apparemment c’est au cas par cas, mais c’est eux qui décident en fonction de la sensibilité de patient. Elle a du se dire que vu mon hypersensibilité, forcément le lendemain j’aurais encore mal (bonne déduction). Un énorme poids s’est envolé tout à coup !

Petite anecdote, l’infirmère, à côté quand on m’annonce les résultats, devant mon insensibilité me dit « mais c’est très bien 10 ovocytes ! » je lui dit donc « oh je ne me réjouis pas trop vite, la dernière fois on nous en a annoncé 14, mais il y en avait que 3 matures. alors on va attendre avant de se réjouir » — « ah —- et ça s’est fini comment ?  » « échec de fécondation »…. On a vu à sa tête qu’elle a soudain compris mon absence de joie à cette annonce ^^

Après 1h en salle de réveil on me ramènera dans ma chambre, puis on attendra encore 2h…. ils nous ont un peu oublié, moi et ma partenaire de chambre (normalement on reste seulement 1h dans la chambre) Mon mari est allé chercher les infirmières au bout d’un moment. Mais bon pas grave, ça faisait pas mal de se reposer.

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Ma tête après la ponction, imaginez des yeux bien défoncés XD

Ce matin, était programmé l’appel pour nous informer de l’évolution de tout ça. « En fin de matinée ou début d’aprem ». Autant vous dire qu’on en menait pas large depuis hier, on craignait un nouvel échec comme l’autre fois, qui annoncerait un avenir plus sombre que prévu. J’avais d’ailleurs demandé à ce qu’ils appellent mon mari, pour ne pas avoir directement les nouvelles XD Pour vous dire la confiance !

Ce matin, 9h05, mon téléphone sonne… Je décroche, c’est la biologiste (je me fais un peu pipi dessus à ce moment là).

Sur 10 ovocytes, 8 ont pu être micro-injectés. Ils ont donné 7 embryons. Mais un se développe anormalement alors on l’arrête. On a donc 6 embryons. On peut faire un transfert demain ou mardi

Euh je rêve ou elle me demande de choisir là maintenant si je veux un J3 ou un J5 ? mais on a pas discuté de ça avec l’homme ! et la marmotte mon mari dort encore profondément ! Elle me dit que j’ai plus de chance de tomber enceinte avec un J5, mais bon on a pas eu de transfert la dernière fois. J’ajoute que la 1er première fois on a même pas eu de ponction.

Alors je choisis, par peur de ne pas avoir de transfert car on ne sais pas combien il en restera à J5, de faire un transfert demain. Pour être sûr d’avoir un transfert. Et, là on nous laisse pas le choix, les 5 autres sont laissés en culture jusqu’à mardi.

Sitôt raccroché, je vais réveiller la marmotte pour lui annoncer ça ! il en pleure de joie. Et oui, après tant de déboires, on a un peu de chance. Même si on ne sait pas combien d’embryons seront congelés au final, c’est la 1e fois depuis le début de notre parcours qu’on a une bonne nouvelle. Et c’est une étape énorme de franchi, car on commençait sérieusement à douter de mes ovocytes et de la possibilité que nos gamètes arrivent à se rencontrer. Ce n’est qu’une première étape de franchie, mais ça nous parait encore irréel et un peu magique, même si la suite n’est pas garanti d »être formidable, on le sait bien.

Quelque part à l’autre bout de la ville, pour la première fois nos deux gamètes se rencontrent et évoluent ensemble… 

FIV1 BIS – 1er contrôle

Un réveil qui ne sonne pas; 10min pour se préparer et sauter sur le vélo; Un monde fou en salle d’attente, y’avait plus de places assises à un moment; Une meuf qui se pointe avec son gamin de 5ans et qui passe son temps à lui caresser les cheveux en mode « c’est vraiment trop génial d’être maman »; des regards noirs du reste de la salle ; une infirmière fan de fantasy mais pas des gros tatouages avec qui on discute des livres à lire; 1h30 de retard sur leur planning; et enfin c’est mon tour.

J’aborde tout de suite la question des saignements, la sage-femme le note dans le dossier et me dit que je pourrai poser la question au médecin qui va arriver pour faire l’écho – ça doit expliquer le retard, c’est une gynéco qui fait les échos et pas les internes habituels. Coup de bol pour moi, je pourrai poser ma question sans intermédiaire.

La gynéco (qui n’est pas ma référente) arrive, écho….

2 follicules de 7 à droite, 1 follicule de 6-7 à gauche. Quelques petits qui trainent.

Coup de massue… répétition, je ne répond toujours pas bien au traitement de stimulation…

Vu que c’est la gynéco, elle peut me donner les instructions pour la suite sans attendre. On augmente la dose de Fertistartkit à 450 dès ce soir. Orgalutran à partir de dimanche matin. On contrôle lundi prochain.

Je ne sais pas si en augmentant la dose elle espère en faire pousser plus, ou si elle espère juste réussir à faire pousser ces 3 là jusqu’au bout…

Je lui pose donc la question plus précisément des saignements « est ce que je dois m’inquiéter à un moment ? Est-ce que je dois appeler si ça continue? est ce que c’est mauvais signe ? »

Elle me dit que non pas besoin de s’inquiéter pour la stimulation, on peut continuer sans soucis. Par contre y a un risque qu’on repousse le transfert et qu’on congèle tout car mon endomètre est effectivement pourri pas top, et ça doit être lié aux saignements. Il est passé à 5,6 (alors que lundi la semaine dernière j’avais déjà un bel endomètre triple-couche à 7,2… il a réduit quoi !). Alors qu’en temps normal je n’ai jamais de problème d’épaisseurs d’endomètre. La preuve que les hormones de stimulation peuvent altérer sa qualité au lieu de l’améliorer…

Bref je suis un peu sonné… seulement 3 follicules et pas de certitudes qu’ils soient tous encore là lundi ; probablement pas de transfert sur ce cycle (j’espère ne pas devoir attendre aussi 3 mois pour un simple TEC… enfin si ponction puis embryon il y a…)… c’est pas aujourd »hui que ma chance a tournée…

Et je commence à vraiment croire ces études qui disent qu’AMH pourrie (mais LH normale) = mauvaise réponse aux stimulations…

 

Y’en a parmi vous qui ont eu des ponctions avec seulement 3 follicules ? ça a donné quoi ?

 

Ah et sinon j’ai pas pensé à demander, pour le fertistartkit, je peux faire une seule injection avec les 3 flacons de poudres ? ou c’est 2 max par seringue de solvant ? (bon si personne n’a la réponse je rappellerai en fin de journée pour avoir confirmation)

EDIT : pour celles qui se poseraient la même question, on peut bien utiliser une seule seringue de solvant (et donc 1 seule injection) pour les 3 flacons de poudres 😉

Quand y a une nouvelle à la DRH…

A force de m’absenter grâce à notre chère loi travail, je suis souvent en contact avec ma DRH. J’avais donc une interlocutrice privilégiée depuis janvier pour tout ce qui concerne mes absences PMA. Elle avait l’air assez calée sur le sujet et connaissait tous les points de la loi. Et en plus elle était vraiment très gentille  🙂

Sauf que HORREUR, MALHEUR, elle a changé de service le mois dernier. Pour ce cycle d’IAC j’ai donc eu affaire à sa remplaçante.

Donc tout commence bien, je l’informe de ma 1e absence, elle me dit ok, n’oubliez juste pas d’envoyer le justificatif.

Je reviens du RDV et lui transmets donc mon attestation. Je reçois en retour un message qui me dit que le justificatif n’est pas valable, il faut soit un arrêt maladie, soit que je pose un RTT… bon je me dis que celle que j’aimais tant n’a malheureusement pas du transmettre les dossiers et donc elle ne savait pas que c’était dans le cadre de la PMA.

Je lui explique, le malentendu est dissipé. Elle me demande juste de mettre « PMA » ou autre mot dans le mail la prochaine fois pour que ça fasse tilt. On arrive à se mettre d’accord pour que je n’indique cela que dans le mail pour le justificatif, car quand j’informe en amont de mon absence mon chef est en copie (et il ne connait pas le motif exact).

Tout s’est bien passé jusqu’à ce que je reçoive ma fiche de paie ce jour…. Elle a mal enregistrée mes absences, et les a mis en « maladie payée », ce qui impacte donc mes RTT, le nombre de jour de maladie payés dans l’année, les tickets resto, la fiche de paie…

Alors que normalement c’est une « autorisation d’absence », qui compte donc comme du temps de travail effectif et n’apparait pas sur la fiche de paie (et donc n’impacte pas tout ce que j’ai mentionné au dessus).

Bref elle ne connait pas du tout la loi Travail et PMA, j’ai donc du lui expliquer moi-même …

 

EDIT : elle vient de me répondre en s’excusant mille fois, ce sera donc régularisé sur la fiche du mois prochain. J’espère que maintenant tout sera OK !

 

IAC4 : énergie au ras des pâquerettes

Je ne pensais pas avoir des effets secondaires avec le gonal F (dose de 37.5 seulement), le mois dernier tout s’était passé sans embuches. Mais là, depuis hier matin (donc dès la 2e piqure), c’est l’horreur. J’ai envie de dormir en continue, j’ai mal à la tête, impossible de me concentrer, et soit je suis en rogne, soit j’ai envie de chialer sans raison.

Bon faut dire que hier c’était journée marathon (labo, puis boulot, puis psy à midi (donc pas de pause), puis aller-retour chez le gynéco en plein milieu de l’aprem, puis médecin après le boulot (avec 2h d’attente), j’ai enfin pu rentrer chez moi à 20h30, le temps de cuisiner et manger, j’ai pu me poser à 21h30).

Mais ça ne va pas mieux aujourd’hui.

Je vais faire un bilan sanguin pour vérifier tout ce qui est fer, vitamines, etc car je sens que de base ce n’est pas top (déjà une carence en magnésium depuis 2semaines). Et ayant presque fait un malaise et mis 4h à me remettre de la prise de sang d’hier (carabinée car combo de plusieurs ordonnances et analyses), je soupçonne d’avoir à nouveau un manque de fer.

 

Bref je n’ai qu’une envie, retrouver mon lit au plus vite.

Et je vais essayer de ne pas trucider mon homme à cause de ma fatigue et mon humeur pourrie (il râle parce qu’ il doit passer un appel chiant depuis genre 1 mois, mais il ne l’a toujours pas fait, alors que j’ai 8 RDV médicaux cette semaine et je ne me plains pas…enfin pas devant lui XD)

 

Je sais, je me plains beaucoup aujourd’hui, mais c’est le gonal F qui parle ^^

Rencontre BAMP : bilan de ma 1e participation

Je vous avais promis un article sur cette rencontre BAMP à Strasbourg, c’est donc en mode cobaye que je m’y suis rendue ce samedi. Mon bilan final personnel est un peu mitigé.

Comme avant toute nouvelle chose, j’étais un peu stressée, et l’Homme encore plus que moi. Je crois qu’il n’avait pas vraiment réfléchi à la chose avant vendredi soir ^^

Le RDV était donné dans un laboratoire, avec une petite visite du labo en début de rencontre. C’est un peu bizarre soit, mais allons-y. Nous arrivons donc pile à l’heure, la boule au ventre. Un autre couple sur le parking.. ah des « comme-nous »… sensation très étrange, on se sent mis à nu, tout le monde sait pourquoi on est là.

Un homme nous accueil à l’entrée, puis nous rejoignons les autres participants dans la salle d’attente du labo, où se déroulera cette rencontre. Heureusement, la salle est accueillante, et on passe outre le « salle d’attente médicale ». Nous sommes 15 ou 16 je crois au final, environ la moitié venu en couple, et l’autre moitié des femmes venues seules. Une moitié de petits nouveau, et une moitié qui s’est déjà rencontrée lors de précédentes rencontres ailleurs en Alsace.

Céline, référente Alsace, nous accueille donc, nous explique qu’on est pas aux alcooliques anonymes, donc c’est comme on le sent : on est pas obligé de parler, on peut donner des détails ou non sur notre parcours, poser des questions,… bref chacun fait comme il le sent.

Elle nous explique ensuite pourquoi on se retrouve dans un laboratoire : et bien c’est juste qu’elle ne vient pas de ce coin de l’Alsace, donc elle ne connait pas trop les lieux de rencontres, elle n’a pas vraiment trouvé d’endroit idéal pour cette 1ere rencontre à Strasbourg, et vu qu’elle était en relation avec le directeur du labo, il a gentiment accepté de nous accueillir. Et en même temps ils se sont dit que tant qu’à faire une petite visite du labo et particulièrement du coin AMP ça pouvait être intéressant.

Après cette petite introduction, nous somme donc allés faire un tour dans les salles notamment celles liées aux préparations pour IAC, spermogrammes et capacitation. C’était au final très intéressant, nous avons pu poser des questions sur les procédés au Dr/directeur du labo, il nous a expliqué le processus pour préparer le sperme, il nous a montré le microscope utilisé pour étudier les spermatozoïdes (on a donc pu en voir en live action).

On a aussi discuté de centre PMA avec lui, et on a appris que lui et d’autres praticiens essayent depuis des années d’ouvrir un 2e centre à Strasbourg, mais que le CMCO fait tout pour les en empêcher…. (alors que les délais d’attentes se rallongent de plus en plus). Et d’ailleurs cette année il y a de nouveau une réunion pour étudier leur demande, donc ils espèrent avoir gain de cause cette fois-ci vu l’augmentation du nombre de couples (en 1 an de 1000 couples à 1300 couples…). Tout ça pour une histoire d’argent, pour garder le monopole… pensent-ils vraiment parfois aux patients en tant qu’êtres humains ?

Quand la visite a été terminée, le Dr s’est éclipsé et nous avons donc réellement débuté la rencontre. Céline nous a un peu parlé de l’origine de BAMP, c’est drôle de ce dire que ce sont des bloggeuses comme nous qui en ont à l’origine ! Elle nous a aussi parlé de leurs actions plus politiques pour faire avancer les choses (avec notamment le succès de la loi pour autoriser les absences au travail).

Nous avons ensuite discuté d’un peu de tout, de certaines qui arrivaient en fin de parcours mais le ventre vide, de nombreux échecs et fausses couches, de FIV DO et de DPI en Belgique, Espagne et République Tchèque, de la difficulté de parler de nos problèmes avec notre entourage et surtout de leur incompréhension, etc…

C’était difficile de prendre la parole (déjà car je suis très timide en public), mais même pour mon homme qui pourtant à la tchatche d’habitude. Nous étions beaucoup, donc c’était un peu difficile dans la pratique de pouvoir toujours intervenir dès qu’on en avait envie (il y avait de grands parleurs)

En tout cela a duré 3h. Certains sont ensuite encore allés manger ensemble. Nous avions d’autres projets donc nous n’avons pas pu les accompagner. Mais je pense que de toute façon pour une 1e expérience c’était suffisant.


Donc là vous vous dites « ça a l’air sympa cette rencontre, mais pourquoi elle met « bilan mitigé » elle est un peu bête cette Nirnaeth, non ? »

Alors non je ne suis pas tout le temps bête, disons que dans l’ensemble la rencontre était bien, intéressante, et je ne regrette pas d’y être allée.

Cependant, tout n’est pas rose, mais je pense que c’est normal vu le parcours en PMA est un sujet tabou sensible. Cette impression de mitigé est je pense très personnelle. J’ai par moment eu l’impression de ne pas être à ma place, notamment car nous n’en somme « qu’aux IACs », alors que tous les autres couples en sont déjà à plusieurs FIVs, voir même ont fini le parcours. Nous étions aussi les seuls « jeunes ». Tous les autres avaient environ entre 38 et 42 ans. Je me suis dit que cela venait peut-être du fait que les plus jeunes assument moins de se montrer et son plus habitués à l’anonymat du web.

Pour certains d’entre eux, ils avaient aussi un parcours long comme le bras (7ans de PMA, 15ans de PMA….). Ils ont aussi parlé du parcours du combattant pour adopter, et au final du nombre du couple (1/3…) qui a un enfant en fin de PMA, et du nombre de couple qui arrive à adopter….

Je suis ressortie de cette rencontre découragée…. Pourtant plus je suis la blogosphère PMA, plus je suis consciente que oui, tous les parcours ne se finissent pas bien. Je n’en étais pas consciente avant, j’étais naïve et me disais que sans gros problème, j’aurais forcément un enfant en PMA, « facilement ». Donc dans un coin de mon cerveau, c’est enregistré ce risque, même si j’essaye qu’il ne prenne pas le dessus et ne me décourage pas totalement. Mon homme non… on en a discuté en sortant et lui m’a dit qu’il ne l’a pas encore accepté, même si cette rencontre lui a un peu ouvert les yeux (et il a eu le même sentiment de découragement).

Il ne regrette pas d’y être allé non plus, mais « il faut un peu de temps pour digérer « , il serait prêt à en faire une autre, car ça lui a fait du bien de parler de tout ça avec des gens qui comprennent (il n’a pas de blog lui), mais pas forcément tout de suite.

Entendre ces parcours, leur durée qui semble interminable, voir la douleur sur les visages quand on en parle…. c’était dur. Et la partie adoption m’a achevé. Je ne pense pas qu’en sortant d’un parcours PMA je serais prête à recommencer un 2e parcours aussi dur. Et avec les critères de sélections, je pense qu’on aurait aucune chance. Vu l’état d’esprit des Français, qui confierait un enfant à un couple tatoué et piercé avec une fille aux cheveux rouges et un mec au cheveux long et une grosse barbe ?….J’ai un gros gros doute là dessus, et je crois que la PMA est notre seule chance, il n’y aura probablement pas de « voie de secours ».

Une chose est sûr, je ne veux pas passer 15 ans en PMA… Quitte à expédier les FIVs, je préfère les enchainer et tenter le tout pour le tout rapidement pour pouvoir vivre ensuite une vie normale à nouveau, avec ou sans enfant.

 

Je pense que ces rencontres sont au final très semblables à la blogosphère PMA, même si on a peut-être moins envie de se livrer en chair et en os, car c’est difficile de parler de tout ça en face des gens. Mais peut-être sont elles plus bénéfiques quand on est plus avancées dans le parcours PMA. Je crois aussi que je préfèrerai participer à des rencontres à thèmes comme il s’en fait (ex : sur les médecines alternatives).

Après le blog me correspond mieux. J’ai maintenant cet espace pour échanger avec d’autres copines de galère, où je peux m’exprimer « à chaud », déballer mon sac, sans avoir peur. Ce ne serait pas possible de faire cela en face à face je pense, car certains mots, certaines pensées sont trop durs pour être dit les yeux dans les yeux.

C’est vrai, ça me manque de ne pas avoir de personnes dans mon entourage qui comprennent vraiment notre galère, et avec qui je pourrais parfois discuter de tout ça. Mais après tout, ne serait-ce pas toxique ? ne risquerions nous pas de ne parler que de ça ? Grâce à ce blog (combiné au psy), j’ai réussi à trouver un meilleur équilibre pour vivre la PMA un peu mieux.

Vendredi : torture et introspection

Vendredi = suite de la formation.

Pas mieux que la veille, j’ai eu le droit à une formation pour gérer les incivilités par un mec misogyne qui réglait les incivilités par…. des incivilités…. C’était fun, vous pouvez pas imaginer.

Pause midi avec le club des femmes enceintes/jeunes mères. Ne pouvant fuir j’ai intégré la discussion, et parlé d’habillement de bébé par les papas, d’où habiter pour élever sa progéniture…. A mon avis elles ont du capter que pour moi l’envie d’être mère ne se cachait pas très loin.

Le soir j’ai eu la malchance de faire 1h30 de train à côté de la nana enceinte de 6mois. On a donc parlé d’aménagement de chambre d’enfant, de l’annonce de la grossesse à la DRH et des avantages de notre convention collectives (elle a vraiment du capter que j’étais très intéressée). J’ai donc appris qu’après annonce auprès de la DRH, on reçoit un courrier qui explique tous nos droits. Et que grâce à notre convention collective, on a le droit à 45 jours de congés maternités en +, et encore 45jours supplémentaire si on allaite ! ça donnerait presque envie vous ne trouvez pas ?

Et puis j’ai beaucoup réfléchi sur moi… notamment à cause d’une phrase prononcé la veille pendant le diner, sur le débat des baignoires et femmes enceintes. Quand la nana enceinte a dit qu’elle n’avait pas réussi à négocier une chambre avec baignoire parce qu’il n’y en avait plus de libre, une conasse autre nana a dit « si ça se trouve c’était juste une meuf jalouse et aigrie parce qu’elle peut pas avoir d’enfant, alors exprès elle ne t’en a pas donné »

….

Vous imaginez bien la douleur d’une telle phrase…. Je me suis posé plusieurs questions, déjà pourquoi les gens s’en prennent à nous ? c’est dégueulasse de dire des choses pareilles ! Et je me suis demandée, Est-ce vraiment la vision que l’on renvoi ?

Suis-je vraiment aigrie et jalouse ?

Certes je ne pense pas qu’être enceinte donne des passe-droits, ce n’est pas une maladie, et on n’est pas la reine-mère parce qu’ on a un polichinelle dans le tiroir. Mais je pensais cela avant même de vouloir un enfant ! Après si une meuf enceinte de 6 mois est debout pour un trajet d’1h dans les transports en commun, je lui laisserais tout de même ma place.

Je n’ai pas arrêté de penser à cela tout le jeudi soir et tout le vendredi. Et encore plus pendant les discussions avec le club des ++.

Au fond pourquoi évite t’on les discussions de femmes enceintes et bébés ? Par simple jalousie ? Et bien je ne pense pas. Ma réflexion a avancé avec les discussions auxquelles je pouvais difficilement échapper.

Je n’en veux pas aux femmes enceintes, je ne les détestes pas sauf quand elles se plaignent. Je suis triste de ne pas être dans leur situation. Je ne déteste pas ces conversations. Au final je rêve de les avoir, je crève d’envie de les avoir. Mais ça fait un mal de chien et c’est pour ça que je les évite.

Ne pas avoir réussi à y échapper m’en a fait m’en rendre compte. Même si ça m’a fait mal, j’avais envie de prendre part à ces discussions. Bon résultat des courses j’étais au 36e en dessous en rentrant chez moi le vendredi soir, car c’était très éprouvant.

Je ne suis pas aigrie, je suis juste triste.

 

 

 

Jeudi de torture…

Chouette aujourd’hui je suis en formation. Ça va me changer les idées, 2 jours dans une autre ville avec nuit à l’hôtel.

Ah tiens, deux filles avec qui j’avais déjà eu une formation. La 1e était enceinte la nouvelle dernière fois. Maintenant elle est maman d’un garçon de 3 mois. Quelques banalités, je fais ma sociable et lui demande comment tout se passe. Et là la 2e que je connais nous rejoins…. Avec un ventre de 6mois de grossesse…. Ça s’annonce prometteur.

Bon… Pause café, forcément ça devait sur la maternité, la grossesse, l’accouchement… Et bim apparition surprise d’une 2e fille enceinte….

J’ai envie de crever, elles se plaignent de nausées, de douleurs, de nuits courtes, d’avoir un fils au lieu d’une fille….

Heureusement un collègue qui donne une formation dans la salle d’attente côté me croise et vient me parler – sauvetage inattendu.

Bref rajoutez à ça que je me tape deux jours de formation qui ne me concernent pas un poil, j’ai cru que j’allais y rester.

Je me suis tapé ces discussions à chaque pause, et même au repas de ce soir, car une est restée aussi à l’hôtel et on est allés manger tous ensemble. Donc ça n’a parlé que de ça, et quand avoir un enfant, et quand machin à fait une fausse-couche mais c’était pas grave car c’était pas l’homme de sa vie, et quand machin à avorté …. Kiffe ton repas.

Je vous épargne les détails (habituels de ces conversations), et je vais prendre un bon bain car mouahaha je suis la seule à avoir une baignoire dans ma chambre. Et même les meufs enceintes ont pas réussi à en avoir. Mais je crois que ça ne suffira pas à effacer mes sentiments du moment.

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J’ai vraiment hâte de la journée de demain….. (Passez moi une corde s’il vous plaît)

IAC3 : le compte à rebours commence +EDIT : et il s’allonge…

Rahhhhhhhhh je les ai pas eu ils m’ont menti ! C’est horrible normalement ils ferment à 18h donc c’est mort à mon avis…. Donc ça veut dire qu’on doit attendre demain…. Je les déteste, la soirée et la nuit vont être abominables !


Après maintes hésitations, je suis allée faire la prise de sang ce midi. J’en suis à 13DPO. Résultat ce soir en rentrant du boulot, vers 18h (j’ai épuisé mon forfait internet, je ne peux donc pas me connecter à ma boite mail sur mon téléphone. Mais ce n’est pas plus mal, je ne préfère pas voir ça au boulot).

J’ai vraiment hésité à la faire. Car j’ai très peur du résultat. Mais en même temps je ne voulais pas revivre le mois dernier, et l’espoir des 2jours de retard. Je sais que chez moi la progestérone m’allonge vraiment ma phase lutéale, donc mes règles arriveront normalement plus tard que prévues.

Je vous avoue que pendant une semaine j’ai commencé à y croire pour de vrai. D’habitude j’arrive à me refréner, à ne pas faire de plans sur la comète, à ne pas me faire des films. Pour moi si c’est comme d’habitude, ce n’est pas bon signe.

Et cette fois, ben j’ai eu quelques variations. Bon entre temps, et surtout depuis midi(lol) j’ai mal au ventre donc c’est pas très très bon signe pour le résultat.

Allez, je vous raconte mon psychottage à la noix. Google+crétissimo ne m’ont pas aider à rester rationnelle il faut bien le dire.

D’abord les insomnies. Elles ont commencés juste après l’IAC, au début de la prise de progestérone. J’ai donc recherché si c’était un effet secondaire. Mais au contraire c’est censé faire dormir. Non, les seules personnes qui ont eu des insomnies et qui prenaient de la progestérone (ou non, mais qui étaient en DPO), étaient au final des femmes enceintes DANS TOUS LES CAS, je vous l’assure, j’ai épluché le web. Et forcément, insomnie = courant en début de grossesse. D’ailleurs beaucoup disent que ces insomnies ont débutés avant qu’elles sachent qu’elles étaient enceintes (donc inconscient)….

Puis il y a 3 jours, bim, une petite mycose. (les seules fois où j’en ai eu c’était à cause de la pilule). Alors non ce n’est pas non plus un effet secondaire de la progestérone. Oh mais tiens, chez qui ça peut bien être fréquent les mycoses ? ah ben tiens chez les femmes enceintes, et particulièrement au début à cause des changements hormonaux.

OK OK OK je veux bien rester calme et ne pas me faire des films MAIS SERIEUX c’est sadique tout ça !!!!!

Bon, d’accord l’insomnie ça peut juste être du au stress post-IAC, à cause de l’attente et tout. Et les mycoses, avec toutes les hormones ingurgitées, c’est plausibles (même si je n’ai pas trouvé de choses allant dans ce sens sur google+cretissimo…)

Voilà voilà, verdict ce soir (mais mes douleurs ne me rendent pas optimiste) . J’essayerai de mettre le résultat rapidement (mais bon si c’est négatif je déprimerai peut-être trop pour y penser)

 

L’ambivalence de la PMA (+ IAC3 et DPO)

8DPO. Rien de bizarre. Grâce à la progestérone j’ai mal aux boobs 1 semaine, depuis ce matin utérus un peu douloureux (comme presque à chaque cycle vers cette période, encore plus vrai avec la progestérone). Les saignements qui me faisaient flipper ont stoppé au bout de 2 jours. Depuis j’ai cru voir un ou 2 spottings mais très très légers donc on va dire que ça va.-  Bref rien de nouveau (mais du coup l’absence de nouveautés me fait toujours dire que c’est mauvais signe^^). Ah si ça fait environ une semaine que j’ai des insomnies et dors 2-3h par nuit. Je crois que vu le timing il y a un lien avec les DPOs ^^.

Mais ces DPOs et cette IAC je ne les vis pas bien. Peut-être à cause de la déception du mois dernier où j’y ai cru, car il y avait des nouveautés : aucun spotting (pas arrivé depuis presque 1 an), 2 jours de retard, utérus sensible pendant tous les DPOs… Bref j’avais l’impression que si y a un cycle où ça devait marcher c’était celui là. Et non.

Pourtant ce mois on augmente légèrement les chances (environ 5% de chances en plus d’après Dr Hibou du centre PMA) en stimulant légèrement. Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus.

J’ai une impression un peu amère et paradoxale (j’ai essayé de l’expliquer à ma psy mais elle n’a pas compris) : plus on s’approche du but, plus on s’en éloigne. Peut-être avez vous aussi eu cette sensation.

Avant de débuter les IACs, j’avais juste l’impression de faire du sur-place, car je m’étais faite à l’idée que sans aide on n’y arriverait pas.

Mais chaque IAC est une claque. Car oui chaque tentative fait qu’il y a une plus grande probabilité que ça marche. Mais chaque échec nous rapproche aussi de la fin des tentatives et de la PMA, et de l’horreur d’en sortir sans enfant. Même si on en est qu’aux IACs, rien que se rapprocher de la FIV nous confirme cela.

Je vis la PMA comme le début de la fin. Je ne crois pas aux IACs (sérieux autant je vois des filles chez qui les FIVs ça marche, mais les IACs…. ben non. Si vous avez des exemples pour me prouver que j’ai tord, je suis preneuse), j’ai l’impression de faire ça dans le vent. La FIV aura probablement plus de chance de marcher, mais en même temps c’est la tentative de la dernière chance, et ça me fait très peur.

Je n’arrive plus à me projeter dans le futur. Je n’arrive plus à imaginer notre futur enfant, à imaginer une vie de famille. La seule chose que j’arrive à imaginer c’est toutes les choses que je peux faire si je n’ai pas d’enfant. Et ça me fait peur de penser comme cela. Mon homme me dit « j’espère qu’on aura un enfant ou au moins que tu sera enceinte pour notre mariage » (en juin 2018), mais je n’ose pas espérer. Car si ce n’est pas le cas, cela gâcherait une partie du mariage. Avant dans tous mes projets je me disais « ah mais si on a un enfant faudra qu’on repousse » « ah on ne peut pas faire ça, je serais probablement enceinte ». Non, maintenant je prévois juste, comme si j’avais oublié cette possibilité.

Il y a quelque chose de tellement machinal dans tout ce process, tous ces RDVs, prises de sang, échos, piqures, que j’en oubli dans quel but vraiment je le fais. J’ai l’impression que ça ne sert à rien, qu’on fait ça car c’est la procédure.

Comment bien vivre la PMA si on arrive même plus à y croire ?

Peut-être que je me mets dans cet état psychologique pour atténuer la douleur des échecs, les désagréments sur la vie quotidienne… Je ne sais pas.

Je ne sais même plus pourquoi je veux tant cet enfant qui ne vient pas, je l’ai oublié en chemin. J’ai besoin de retrouver le désir du début, exempt de tout problème. Ce désir pur qui rend heureux. J’en ai marre de ce désir qui me calcine de l’intérieur.