Interlude livresque

Plusieurs articles me trottent dans la tête ces derniers temps – mais pas forcément joyeux ou positifs, alors j’essaye de me concentrer sur le « mieux », et vous propose en 1er une petite pause littérature.

Dans les prochains temps attendez-vous à un article spécial tatouage après plusieurs demandes (qui sera en privé car je mettrais des photos à l’appui) ; un nouvel article sur la libido ; un article en mode « cherchons la positivité dans nos vies » ; probablement un article sur ma mère et les (non) grands-mères face à la PMA et le deuil ; et peut être un ou deux articles misanthropes si je n’arrive pas à me les sortir de la tête autrement qu’en les écrivant ici ^^

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parlé littérature ici, à l’occasion j’avais mis un extrait de Désorientale de Négar Djavadi dans l’article ici, un livre qui parle de choc culturel mais aussi en filligrane de PMA et plus particulièrement dans le cadre d’un couple homosexuel.

Je vous ai aussi parlé de cette BD magnifique L’adoption de Zidrou et Monin (un tome 2 est d’ailleurs sorti, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire), qui touchera toute PMette, même celles qui ne se projettent pas dans l’adoption.

Aujourd’hui je vais vous parler d’un auteur que j’admire particulièrement, pour moi l’auteur français actuel le plus talentueux, Alain Damasio. Pour ceux qui ne le connaitrait pas, cet auteur écrit peu, mais on comprend vite à la lecture pourquoi il met tellement de temps à sortir un livre. Il joue et réinvente la langue, lui donne un nouveau sens, une nouvelle forme, un mouvement dans l’espace. Quand en cours de français ou de littérature votre prof essayait de vous faire croire que l’auteur avait choisi ce mot exact et cette tournure de phrase pour dire ceci ou cela implicitement, vous rigoliez un peu comme moi ? Avec cet auteur, il n’y a aucun doute que c’est le cas.

C’est un auteur engagé, il qualifie d’ailleurs la littérature comme un territoire de « langagement ». Il écrit de l’anticipation, S-F et fantasy. Toutefois même si vous n’êtes pas spécialement amateurs de littérature de l’imaginaire, je vous recommande tout de même la lecture de cet auteur. J’ai eu l’occasion de le rencontrer 2 fois en 2019 (pour la sortie du livre et lors d’une conférence sur la littérature et notre futur), et à chaque fois c’est un bonheur, même si je me suis sentie toute petite face à son éloquence et sa culture (alors qu’il est très abordable et sympathique).

Il a publié 3 romans ainsi qu’un recueil de nouvelles (et d’autres nouvelles un peu à droite à gauche) :

  • La Zone du Dehors (1999)
  • La Horde du Contrevent (2003) – c’est d’ailleurs avec ce livre que j’ai publié ma 1e chronique sur mon blog littéraire, dont je vous ai mis le lien.
  • Aucun souvenir assez solide (2012, nouvelles)
  • Les Furtifs (2019) – dont je vais vous parler aujourd’hui.

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Outre le fait que Les Furtifs est indéniablement un chef d’œuvre, je choisis de vous en parler ici pour un des thèmes qu’il aborde : le deuil lié à la perte d’un enfant.

Dans un futur proche (où les multinationales ont pris le pouvoir, le « naming » est devenue une chose commune, les grandes villes sont rachetées et privatisées, et la vie privée est quasiment inexistante), ce roman raconte l’histoire d’un couple confronté à la disparition et la mort probable de leur petite fille de 4 ans. Le couple s’est déchiré car ils n’affrontaient pas cet événement de la même manière. Sahar la mère voulant réellement faire le deuil pour avancer dans sa vie, alors que son mari Lorca refuse d’accepter la mort de sa fille et vit dans le passé et les souvenirs. Lorca intègre alors le Récif, une unité militaire secrète qui étudie et essaye de capturer des animaux spéciaux : les furtifs – il est persuadé que leur fille les a rejoint. Ces animaux sont dotés de capacités extraordinaires, permettant de se fondre totalement dans le décor et d’éviter le regard. Car si on arrive à vraiment en voir un, il se céramise instantanément et meurt. Pour le moment, on n’a jamais réussi à en capturer un vivant.

Il y a des passages qui vous prennent aux tripes (même si vous n’avez pas vécu de deuil), et m’ont fait fondre en larme, par des mots simples mais amené au moment parfait (je pense notamment à la comptine sur le Paparapluie pour ceux qui l’ont lu). Mais aussi des moments d’actions qui vous tiendront en haleine, et des moments plus doux.

Bien-sûr ce livre aborde d’autres thèmes avec notamment une forte critique de notre société et du risque de dérives de nos technologies actuelles. Même s’il apporte aussi un message d’espoir aux travers des gens, qui ont la force en eux de lutter et de refuser le diktat des grands groupes.

Mais je l’ai lu avant tout comme un vrai questionnement sur le processus de deuil, les épreuves et étapes qu’on traverse, la vie qui reprend son chemin, la quête d’un sens à tout ça même quand il n’y en a pas.

Si on s’éloigne des thèmes abordés et qu’on prend un peu de recul, le plus remarquable dans ce livre reste la forme : les jeux avec la langue, chaque personne qui a sa propre voix dans ce roman choral (dans le choix des mots, des structures, des sons…), c’est bluffant. C’est un livre qui se lit lentement pour pouvoir digérer les multiples couches qu’il renferme. Mais cette lecture en vaut vraiment la peine.

Alors, vous connaissez déjà cet auteur ? vous avez envie de le découvrir ?

3 ans d’infertilité en image

Je voulais écrire cet article avec une note positive dès vendredi, mais il semblerait que j’avais d’abord besoin d’exorciser ma peine, avant de pouvoir repartir.

On a souvent l’impression qu’en PMA notre vie est sur pause alors que celle des autres continue. Pourtant, mon appareil photo m’envoie d’autres impressions. La vie s’est déroulée, et malgré moi, malgré mes impressions, j’ai continué à vivre ma  vie. Un CDI, 3 tatouages dont une manchette, des concerts, un mariage en préparation, un cours de brassage de bière, l’accueil d’un nouveau chaton, et de nombreux voyages, à Lille, Lyon, Prague, Édimbourg, Copenhague, plusieurs villes de Suède (Lund, Malmö, Uppsala, Stockholm x2), le Chili, la Slovénie…

Non la vie a bien continué, et j’ai vécu de très beau moments depuis le début des essais il y a bientôt 3 ans 1/2. Ma vie d’infertile en photo, garantie sans PMA …

 

PS : fouillez vos archives, je suis sûre que vous pouvez faire de même et nous le faire partager 😉

FIV 1(LOOOL) #6 – La tristesse du pharmacien

Malgré mes déboires de cette FIV 1 première du nom, j’avais passé commande pour une nouvelle boite de Gonal F et d’orgalutran, car avec les délais je ne pouvais pas attendre le coup de fil de l’aprem’ pour passer commande si jamais (et vu qu’on m’avait laissé entendre que j’en aurais encore besoin…).

Bref je ne pouvais donc pas laisser ma commande à la pharmacie, il fallait bien que je la cherche. Vu mon emploi du temps, j’avais passé commande à la petite pharmacie à côté de mon boulot (et non la grosse de mon quartier qui m’a sauvé la mise samedi avec sa réserve de Gonal F).

Petite officine, où je suis une habituée vu mes 40 000 soucis de santé et le nombre de cachets que j’avale au quotidien. D’ailleurs dans cette officine, il y a un jeune pharmacien qui m’aime bien. Il est tout choupi, tout gentil, tout mignon et plutôt pas mal, et dès qu’il peut, c’est lui qui me sert. Ca ne loupe pas hier, son collègue venait de finir de servir une dame, ça allait être mon tour, mais il m’a aperçu et est vite venu à un autre comptoir pour me servir.

A son habitude, il est toujours aussi sympa, il va me chercher ma commande.

Le pauvre, il avait plus la même tête en revenant, il était tout dépité, mais bon on le comprend, il a apprit en même temps que j’étais en couple, que j’essayais de faire un enfant et que j’étais infertile XD

Le calme avant la tempête

Se ressourcer le temps d’un weekend prolongé, avant le grand plongeon dans les eaux acides et bouillonnantes de la FIV n°1…. le timing est au final tombé parfaitement bien.

Demain matin tout commence… espérons que ce soit le 1er jour sur le chemin d’une nouvelle page de notre vie.

Interlude robe de mariée

Vous aviez été nombreuses à me conseiller sur mon dilemme robe de mariée, alors je vous laisse la primeur du choix final de ma robe, commandée ce samedi 😀 Et puis ça change un peu des article PMA 🙂

 

Comme vous pouvez le voir, c’est le choix du cœur qui l’a emporté. La robe que j’avais repérée n’était malheureusement plus disponible. Mais on ne se refait pas, j’ai craqué sur une robe au final très similaire, mis à part la couleur un peu particulière de l’autre, qui malheureusement n’est plus faite dans la collection 2018. Et en fait l’effet qu’ils appellent « tatouage » avec pleins de dentelles dans le vide sur le décolleté et dans le dos, ben en fait c’est avec pleins de tulle (vu que ça ne tiens pas tout seul^^) et du coup j’ai trouvé ça peu agréable et confortable.

J’avais peur que vu ma carrure un peu différente des mannequins, ce genre de robe près du corps ne soit pas flatteuse, mais au final, malgré mon petit 42, je porte mes kilos en trop de façon assez uniforme. Du coup cette robe va à merveille avec ma morphologie et sublime mes formes. Par contre heureusement que j’ai perdu 10 kg cette année, car les modèles d’essais sont en taille 40, donc je rentrais pile dedans. Il y a quelques mois les essayages auraient vite tourné court ! Comme quoi, remettre les essayages au plus tard possible à cause de la PMA, ça peut avoir des effets positifs inattendus 😉

 

C’est la 1e que j’ai essayé en plus ! forcément toutes les autres paraissaient fades après. Et elle a fait l’unanimité entre ma mère, ma sœur et ma témoin (et moi^^), ce qui a confirmé le choix évident 🙂

 

PS : c’est une robe Pronovias pour celles que ça intéresse.

 

J-16

J-16 avant le RDV avec le Dr Hibou au CMCO. Enfin ça semble se rapprocher.

Tellement impatiente, limite je compte les dodos qu’il reste ! Même si ça me fait un peu peur qu’elle nous dise une fois de plus qu’il faut faire des examens complémentaires…. ou qu’elle préfère attendre le RDV avec le spécialiste en auto-immunité (même si c’est indépendant de la PMA cette consultation).

Niveau timing je me dit que le protocole FIV pourrait débuter au plus tôt mi-décembre si tout se passe comme prévu, mais du coup avec Noël et Nouvel an en plein de dedans je sens que ça va pas trop le faire (vu qu’il y a une chance non négligeable vu mes cycles que la ponction tombe le jour de l’an ^^). Je poserai la question de l’ouverture du centre à cette période.

Sinon ça décalera à janvier (mais la ça risque de tomber en pleins pendant notre weekend à Stockholm, cadeau pour mon anniversaire de l’homme ❤ ) bref le casse-tête du planning se rapproche aussi !

La fin de cette période d’entre deux me permet aussi de faire un petit bilan e cette longue pause. Même si elle aura été très longue (pour rappel 4e et dernière IAC en mai…), elle aura apporté pleins de bonnes choses :

  • Devenir patient vis à vis de ce parcours
  • Apprendre à continuer à vivre en l’absence de cet enfant pour le moment, et prendre du temps pour moi
  • Réussir à en parler moins difficilement avec les personnes au courant
  • Enfin aller chez le kiné pour mes soucis de nuque et de genou
  • Avoir le temps de me faire un gros tatouage sans que ça pose problème avec le parcours PMA
  • Accepter que le bébé couette ne viendra pas et ne plus être au fond du gouffre à chaque survenue de mes règles (en l’absence d’un protocole PMA dans le mois forcément); ce que mon conjoint a aussi accepté, nous vivons donc beaucoup mieux cela au quotidien.
  • Réussir à nouveau à parler de ce futur enfant, de discuter à nouveau de prénoms. Bref recommencer à y croire, que la FIV sera porteuse d’espoir.

 

Je me suis aussi rendu compte récemment que, ce qui me faisait actuellement le plus souffrir ce ne sont pas les femmes enceintes ou les nouveaux nés (ça veut pas dire « pas du tout souffrir », je suis pas Super Woman non plus), non le pire ce sont les enfants autour de 2 ans, car je me dis que ça devrait être l’âge de notre hypothétique enfant…

J’ai l’impression que dans le process nous avons fait le deuil de cet enfant imaginaire. Car même si la FIV nous apportera peut-être cette joie, ce ne sera pas le même enfant, et nous ne serons pas les mêmes parents. Cela se matérialise d’ailleurs dans le choix des noms de notre enfant hypothétique. On connaissait le nom depuis des années et des années, Ambre si c’est une fille, Isaac si c’est un garçon, une certitude absolue. Depuis quelques temps, ces noms ont pourtant disparut de la liste. Car même si nous chérissons toujours ces deux noms, c’est comme s’ils avaient déjà été attribués.

Je n’ai jamais eu d’accroche, pas de fausse couche, mais pourtant, oui, j’ai fait le deuil de cet enfant qui vivait dans ma tête et mon cœur.

Mes espoirs se tournent à présent vers cet enfant-FIV, façonné par de nouveaux rêves, de nouveaux noms, d’un amour différent. J’espère de tout cœur pouvoir lui donner une réalité.

 

 

Avoir à nouveau 13 ans

Non ce n’est pas un moment nostalgie genre « ah j’aimerais tellement voir à nouveau 13 ans », car clairement NON.

Il y a bien peu de bons souvenirs que je garde de cette époque (et de mon adolescence en général), et non je ne voudrais jamais la revivre.

D’ailleurs, j’ai beaucoup de mal à réécouter les chansons que j’écoutais à cette période, car trop de mauvais souvenirs y sont rattachés, et je me sens mal instantanément en les écoutant. Mais il y a tout de même quelques groupes que j’ai continué à écouter par la suite et pour lesquels j’éprouve encore beaucoup de plaisir à leur écoute.

Et hier j’ai eu l’occasion d’assister au concert d’un de ces groupes, l’ado que j’étais à 13ans m’a fait un high-five pour avoir accompli ce souhait.

Je n’avais jamais pu les voir car à cette époque je n’avais pas encore le droit d’aller à des concerts, et ensuite ils se sont malheureusement séparés. Ils ont refait une petite tournée il y a quelques années, mais le seul concert en France était à Paris, et je n’avais pas le budget.

Mais hier ils étaient en concert à Nancy, « seulement » à 1h30 de chez moi. Après avoir hésité à cause du prix et de la taille de la salle, je n’ai pas pu résister, je l’aurai regretté sinon. Et c’était vraiment génial de pouvoir enfin les voir 🙂

On a eu beaucoup de points noirs dans cette soirée : 1h30 de bouchon à l’arrivée, les 3 mecs qui chantent à tue-tête pendant 3h, 1/2h de marche depuis le parking, 25min pour passer les contrôles et donc ne voir que 5 min de la 1e partie qu’on voulait aussi voir, alors qu’on est parti à 16h20 pour début du concert à 20h, beaucoup trop de gens (sincèrement 25 000personnes dans ce Zénith c’est trop, on était totalement compressés), une proportion trop importante de c****ds (pourtant j’en ai fait des concerts de métal, mais jamais ça n’a été aussi désagréable parmi le public, les gens étaient totalement irrespectueux, j’ai l’impression que c’est le public français, car ça se passe toujours pas très bien en France, alors qu’en Allemagne on a jamais eu de soucis) les buvettes fermés à la fin du concert, 1h30 pour sortir du parking…

… Malgré tous ces points négatifs, on a passé une soirée géniale avec l’accomplissement d’un rêve de longue date !

 

Hier j’ai eu l’occasion de voir System of a Down, et j’ai à nouveau eu 13 ans le temps d’un concert.

 

SOAD

Un déclic

En cette période de rien du tout, je suis un peu plus absente de la blogosphère, car j’essaye et réussi à penser à d’autres choses. J’avoue qu’en général ça me démoralise un peu quand je rattrape mon retard de lectures car ça me replonge dedans, même si paradoxalement j’ai toujours hâte d’avoir de vos nouvelles.

Vous vous en doutez, nous avons choisi de ne pas faire d’IAC ce mois-ci. Nous ferons peut-être la 5e le mois prochain mais ce n’est pas sûr. Je me sens bien mieux dans cette période de calme avant la tempête le début du parcours FIV, et j’ai peur de perdre cela en faisant une IAC. Mais on en discutera dans une dizaine de jour pour savoir ce qu’on fait. Cela dépendra aussi de l’issue du RDV chez l’endocrinologue le 13 juin.

Mon homme m’étonne, il croit encore et toujours au bébé couette et ce mois-ci il est méga stressé à l’idée de louper la bonne période (« même si ça a moins de chance de marcher on tente hein »). Et j’avoue que ça me gave qu’il me demande tous les jours (même si je lui ai répondu), car je n’ai pas envie de ces rapports programmés. J’ai besoin d’une vie normale, où l’on se voit tout nu juste parce qu’on le désir, et non pas parce qu’il le faut (et au final je vois mal comment on louperait la bonne période vu qu’on est pas vraiment frigides quand y a pas les piquouzes pour défoncer ma libido ^^). Ses espoirs me font peur, car à la fin de ce cycle je sens que je vais devoir le ramasser à la petite cuillère à nouveau.


 

Cette période de calme me permet aussi de prendre un peu plus soin de moi et de réfléchir. Je prends à nouveau plaisir en allant à la salle de sport, et je vois bien les résultats. Mais surtout j’ai pu mener une réflexion sur mon poids.

Je l’ai déjà mentionné à gauche et à droite sans en parler franchement. Je suis en surpoids depuis maintenant quelques années. 10kg à perdre pour ne plus être en surpoids, 20kg pour atteindre mon poids de forme. J’ai commencé à prendre du poids en allant à la fac et en m’installant avec l’homme. Bien-sûr l’arrêt du sport n’a pas aidé.

Il y a environ 4 ans j’avais réussi à perdre 15kg, mais j’ai tout repris. Je n’avais pas fait de régime drastique, mais je n’avais pas réussi à rééquilibrer mon alimentation. Suite à cela, j’ai même pris 5kg supplémentaires et je suis montée à 90kg (heureusement que je ne suis pas petite). Depuis je variais entre 86 et 90kg. J’ai essayé plusieurs fois de perdre (ou au moins ne pas reprendre), mais à 86kg impossible de descendre en dessous. Pourtant mon alimentation a drastiquement changé entre temps. Le cap du rééquilibre a été franchi, j’ai supprimé énormément de sucre dans mon alimentation (thé, café, yaourt nature, muesli maison sans sucre ajouté) et d’ailleurs depuis je trouve tout trop sucré quand ce n’est pas moi qui le prépare. Depuis 2 ans je fais au minimum 12km de vélo par jour, depuis un an j’ai repris le sport assidûment (course puis depuis novembre salle de sport entre 2 et 3 x/semaine). Mais non, je ne passe pas cette foutue barre de 86kg. C’est frustrant quand on fait plein d’effort, car on ne sait plus quoi changer !

J’ai commencé à prendre conscience que peut-être j’avais un problème avec la nourriture il y a quelques mois, avec le début des IACs. Avant je considérais que j’avais pris du poids parce qu’on mangeait juste en trop grande quantité. Mais non cela va au-delà. Avec les IACs, j’ai commencé à grignoter toutes les aprems au boulot. Dès que ça n’allait pas, je cherchais une barre au distributeur, et je ne l’appréciais même pas parce que je la trouvais trop sucrée, en plus je n’avais même pas faim et je culpabilisais à mort. Je me suis rendu compte de ce mécanisme et que si je commençais à grignotter il y avait un vrai problème. Dès que je vais mal je mange beaucoup plus et mal (trop gras). A chaque échec on finissait par commander des pizzas le soir même, mais aussi souvent quand un jour de la semaine on était trop mal pour cuisiner. Et même avant, je me rends compte que pendant mes périodes de déprimes je mangeais très mal aux repas. Donc maintenant j’évite ce genre de comportement. J’ai dit à l’homme, on ne peut pas manger de la merde dès que ça va pas, sinon on va finir obèses avec la PMA, et ça va pas aider. Mais malgré cela, rien n’a changé sur l’affichage de ma balance.

Plus récemment, il y a 2 ou 3 semaines, une évidence m’est apparu. J’ai commencé à vraiment prendre du poids à 19 ans. Alors oui la bouffe, le manque de sport, le stress des études, l’installation en couple,  ça a eu une influence. Mais à 19 ans il y a eu un autre changement dans ma vie.  A 19 ans c’est le moment où l’envie viscérale mais inassouvissable d’avoir un enfant a pointé le bout de son nez. Inassouvissable car nous étions trop jeunes, on ne se sentait pas assez matures et cela aurait été trop compliqué en étant tous deux étudiant, sachant que monsieur se destinait à un doctorat, donc encore de nombreuses années d’études devant lui. Mais ce n’est pas parce que la raison intervient que l’envie s’estompe. Et oui je dois bien l’avouer, il y avait quelque chose de doux et réconfortant à voir mon ventre s’arrondir….

Mais que faire de cette évidence qui s’affichait sous mes yeux ? et bien comprendre les implications. Depuis 5 ans j’essaye de perdre du poids en prenant en compte les mauvais paramètres mais aussi pour les mauvaises raisons; perdre pour perdre à cause du mot surpoids; perdre avant de débuter les essais BB pour ne pas être une baleine en fin de grossesse et parce que ça sera plus dur à perdre une fois qu’il sera là; perdre parce que les médecins disent que bon c’est plus fréquent d’être infertile quand on a du surpoids (même si au final ça n’aurait pas vraiment de lien pour moi). Depuis 5 ans je cherche des excuses à ma prise de poids sans chercher à savoir vraiment pourquoi j’ai pris au départ.

Qu’est ce qui peut bien me bloquer ?

Il faut que j’accepte que perdre du poids ne veut pas dire que je ne serais jamais enceinte, cela ne veut pas dire que mon ventre ne s’arrondira plus jamais.

La nourriture a beau remplir mon ventre et le faire grossir, ce n’est pas mon utérus qu’elle remplira.

Deux semaines que j’ai pris conscience de cela, deux semaines que je n’ai plus envie de grignoter, que je mange moins au repas sans aucun effort.

Deux semaines que j’ai pris conscience de cela. A ce moment là la balance affichait inlassablement 86kg.

Ce matin elle affichait 83.8kg ….

 

Lecture « Infertilité »- découverte du jour

Au travers de mon C.E, je participe à deux programmes/prix IRCOS de la BD et du roman. Les deux sont indépendants, mais je m’y suis inscrite, pour varier un peu des romans fantastiques (Tolkien et Hobb mes amours ❤ ), et pour lire des BDs sans y laisser un rein. Nous avons 10 romans et 10 BD à lire avant fin septembre, et à l’issue nous devrons les classer de 1 à 10 pour permettre l’élection du meilleur roman et de la meilleure BD.

Et pour les BDs, j’avoue que la sélection pour le moment est sympa. Le 1er était Le crépuscule des idiots, une BD satirique de la religion. Ce matin j’ai reçu la 2e, et je l’ai dévorée pendant ma pause de midi. Si j’ai décidé d’en parler sur ce blog, c’est à cause du thème : la BD s’appelle L’adoption –  Qinaya – de Zidrou et Monin.

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Cette B.D. prend le point de vue du grand-père dont la fille vient d’adopter une petite péruvienne après l’échec de son parcours PMA. J’ai bien aimé la façon de traiter ce sujet, et les dialogues parlent un peu de la douleur de l’infertilité, je trouve de façon assez juste (même si le sujet principal est l’acception de cette petite dans la famille par le grand-père).

Voici deux petits extraits choisi qui m’ont touché :

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Voilà, peut-être que ça vous donnera envie de la lire 🙂