3 ans d’infertilité en image

Je voulais écrire cet article avec une note positive dès vendredi, mais il semblerait que j’avais d’abord besoin d’exorciser ma peine, avant de pouvoir repartir.

On a souvent l’impression qu’en PMA notre vie est sur pause alors que celle des autres continue. Pourtant, mon appareil photo m’envoie d’autres impressions. La vie s’est déroulée, et malgré moi, malgré mes impressions, j’ai continué à vivre ma  vie. Un CDI, 3 tatouages dont une manchette, des concerts, un mariage en préparation, un cours de brassage de bière, l’accueil d’un nouveau chaton, et de nombreux voyages, à Lille, Lyon, Prague, Édimbourg, Copenhague, plusieurs villes de Suède (Lund, Malmö, Uppsala, Stockholm x2), le Chili, la Slovénie…

Non la vie a bien continué, et j’ai vécu de très beau moments depuis le début des essais il y a bientôt 3 ans 1/2. Ma vie d’infertile en photo, garantie sans PMA …

 

PS : fouillez vos archives, je suis sûre que vous pouvez faire de même et nous le faire partager 😉

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FIV 1(LOOOL) #6 – La tristesse du pharmacien

Malgré mes déboires de cette FIV 1 première du nom, j’avais passé commande pour une nouvelle boite de Gonal F et d’orgalutran, car avec les délais je ne pouvais pas attendre le coup de fil de l’aprem’ pour passer commande si jamais (et vu qu’on m’avait laissé entendre que j’en aurais encore besoin…).

Bref je ne pouvais donc pas laisser ma commande à la pharmacie, il fallait bien que je la cherche. Vu mon emploi du temps, j’avais passé commande à la petite pharmacie à côté de mon boulot (et non la grosse de mon quartier qui m’a sauvé la mise samedi avec sa réserve de Gonal F).

Petite officine, où je suis une habituée vu mes 40 000 soucis de santé et le nombre de cachets que j’avale au quotidien. D’ailleurs dans cette officine, il y a un jeune pharmacien qui m’aime bien. Il est tout choupi, tout gentil, tout mignon et plutôt pas mal, et dès qu’il peut, c’est lui qui me sert. Ca ne loupe pas hier, son collègue venait de finir de servir une dame, ça allait être mon tour, mais il m’a aperçu et est vite venu à un autre comptoir pour me servir.

A son habitude, il est toujours aussi sympa, il va me chercher ma commande.

Le pauvre, il avait plus la même tête en revenant, il était tout dépité, mais bon on le comprend, il a apprit en même temps que j’étais en couple, que j’essayais de faire un enfant et que j’étais infertile XD

Le calme avant la tempête

Se ressourcer le temps d’un weekend prolongé, avant le grand plongeon dans les eaux acides et bouillonnantes de la FIV n°1…. le timing est au final tombé parfaitement bien.

Demain matin tout commence… espérons que ce soit le 1er jour sur le chemin d’une nouvelle page de notre vie.

Interlude robe de mariée

Vous aviez été nombreuses à me conseiller sur mon dilemme robe de mariée, alors je vous laisse la primeur du choix final de ma robe, commandée ce samedi 😀 Et puis ça change un peu des article PMA 🙂

 

Comme vous pouvez le voir, c’est le choix du cœur qui l’a emporté. La robe que j’avais repérée n’était malheureusement plus disponible. Mais on ne se refait pas, j’ai craqué sur une robe au final très similaire, mis à part la couleur un peu particulière de l’autre, qui malheureusement n’est plus faite dans la collection 2018. Et en fait l’effet qu’ils appellent « tatouage » avec pleins de dentelles dans le vide sur le décolleté et dans le dos, ben en fait c’est avec pleins de tulle (vu que ça ne tiens pas tout seul^^) et du coup j’ai trouvé ça peu agréable et confortable.

J’avais peur que vu ma carrure un peu différente des mannequins, ce genre de robe près du corps ne soit pas flatteuse, mais au final, malgré mon petit 42, je porte mes kilos en trop de façon assez uniforme. Du coup cette robe va à merveille avec ma morphologie et sublime mes formes. Par contre heureusement que j’ai perdu 10 kg cette année, car les modèles d’essais sont en taille 40, donc je rentrais pile dedans. Il y a quelques mois les essayages auraient vite tourné court ! Comme quoi, remettre les essayages au plus tard possible à cause de la PMA, ça peut avoir des effets positifs inattendus 😉

 

C’est la 1e que j’ai essayé en plus ! forcément toutes les autres paraissaient fades après. Et elle a fait l’unanimité entre ma mère, ma sœur et ma témoin (et moi^^), ce qui a confirmé le choix évident 🙂

 

PS : c’est une robe Pronovias pour celles que ça intéresse.

 

J-16

J-16 avant le RDV avec le Dr Hibou au CMCO. Enfin ça semble se rapprocher.

Tellement impatiente, limite je compte les dodos qu’il reste ! Même si ça me fait un peu peur qu’elle nous dise une fois de plus qu’il faut faire des examens complémentaires…. ou qu’elle préfère attendre le RDV avec le spécialiste en auto-immunité (même si c’est indépendant de la PMA cette consultation).

Niveau timing je me dit que le protocole FIV pourrait débuter au plus tôt mi-décembre si tout se passe comme prévu, mais du coup avec Noël et Nouvel an en plein de dedans je sens que ça va pas trop le faire (vu qu’il y a une chance non négligeable vu mes cycles que la ponction tombe le jour de l’an ^^). Je poserai la question de l’ouverture du centre à cette période.

Sinon ça décalera à janvier (mais la ça risque de tomber en pleins pendant notre weekend à Stockholm, cadeau pour mon anniversaire de l’homme ❤ ) bref le casse-tête du planning se rapproche aussi !

La fin de cette période d’entre deux me permet aussi de faire un petit bilan e cette longue pause. Même si elle aura été très longue (pour rappel 4e et dernière IAC en mai…), elle aura apporté pleins de bonnes choses :

  • Devenir patient vis à vis de ce parcours
  • Apprendre à continuer à vivre en l’absence de cet enfant pour le moment, et prendre du temps pour moi
  • Réussir à en parler moins difficilement avec les personnes au courant
  • Enfin aller chez le kiné pour mes soucis de nuque et de genou
  • Avoir le temps de me faire un gros tatouage sans que ça pose problème avec le parcours PMA
  • Accepter que le bébé couette ne viendra pas et ne plus être au fond du gouffre à chaque survenue de mes règles (en l’absence d’un protocole PMA dans le mois forcément); ce que mon conjoint a aussi accepté, nous vivons donc beaucoup mieux cela au quotidien.
  • Réussir à nouveau à parler de ce futur enfant, de discuter à nouveau de prénoms. Bref recommencer à y croire, que la FIV sera porteuse d’espoir.

 

Je me suis aussi rendu compte récemment que, ce qui me faisait actuellement le plus souffrir ce ne sont pas les femmes enceintes ou les nouveaux nés (ça veut pas dire « pas du tout souffrir », je suis pas Super Woman non plus), non le pire ce sont les enfants autour de 2 ans, car je me dis que ça devrait être l’âge de notre hypothétique enfant…

J’ai l’impression que dans le process nous avons fait le deuil de cet enfant imaginaire. Car même si la FIV nous apportera peut-être cette joie, ce ne sera pas le même enfant, et nous ne serons pas les mêmes parents. Cela se matérialise d’ailleurs dans le choix des noms de notre enfant hypothétique. On connaissait le nom depuis des années et des années, Ambre si c’est une fille, Isaac si c’est un garçon, une certitude absolue. Depuis quelques temps, ces noms ont pourtant disparut de la liste. Car même si nous chérissons toujours ces deux noms, c’est comme s’ils avaient déjà été attribués.

Je n’ai jamais eu d’accroche, pas de fausse couche, mais pourtant, oui, j’ai fait le deuil de cet enfant qui vivait dans ma tête et mon cœur.

Mes espoirs se tournent à présent vers cet enfant-FIV, façonné par de nouveaux rêves, de nouveaux noms, d’un amour différent. J’espère de tout cœur pouvoir lui donner une réalité.

 

 

Avoir à nouveau 13 ans

Non ce n’est pas un moment nostalgie genre « ah j’aimerais tellement voir à nouveau 13 ans », car clairement NON.

Il y a bien peu de bons souvenirs que je garde de cette époque (et de mon adolescence en général), et non je ne voudrais jamais la revivre.

D’ailleurs, j’ai beaucoup de mal à réécouter les chansons que j’écoutais à cette période, car trop de mauvais souvenirs y sont rattachés, et je me sens mal instantanément en les écoutant. Mais il y a tout de même quelques groupes que j’ai continué à écouter par la suite et pour lesquels j’éprouve encore beaucoup de plaisir à leur écoute.

Et hier j’ai eu l’occasion d’assister au concert d’un de ces groupes, l’ado que j’étais à 13ans m’a fait un high-five pour avoir accompli ce souhait.

Je n’avais jamais pu les voir car à cette époque je n’avais pas encore le droit d’aller à des concerts, et ensuite ils se sont malheureusement séparés. Ils ont refait une petite tournée il y a quelques années, mais le seul concert en France était à Paris, et je n’avais pas le budget.

Mais hier ils étaient en concert à Nancy, « seulement » à 1h30 de chez moi. Après avoir hésité à cause du prix et de la taille de la salle, je n’ai pas pu résister, je l’aurai regretté sinon. Et c’était vraiment génial de pouvoir enfin les voir 🙂

On a eu beaucoup de points noirs dans cette soirée : 1h30 de bouchon à l’arrivée, les 3 mecs qui chantent à tue-tête pendant 3h, 1/2h de marche depuis le parking, 25min pour passer les contrôles et donc ne voir que 5 min de la 1e partie qu’on voulait aussi voir, alors qu’on est parti à 16h20 pour début du concert à 20h, beaucoup trop de gens (sincèrement 25 000personnes dans ce Zénith c’est trop, on était totalement compressés), une proportion trop importante de c****ds (pourtant j’en ai fait des concerts de métal, mais jamais ça n’a été aussi désagréable parmi le public, les gens étaient totalement irrespectueux, j’ai l’impression que c’est le public français, car ça se passe toujours pas très bien en France, alors qu’en Allemagne on a jamais eu de soucis) les buvettes fermés à la fin du concert, 1h30 pour sortir du parking…

… Malgré tous ces points négatifs, on a passé une soirée géniale avec l’accomplissement d’un rêve de longue date !

 

Hier j’ai eu l’occasion de voir System of a Down, et j’ai à nouveau eu 13 ans le temps d’un concert.

 

SOAD

Un déclic

En cette période de rien du tout, je suis un peu plus absente de la blogosphère, car j’essaye et réussi à penser à d’autres choses. J’avoue qu’en général ça me démoralise un peu quand je rattrape mon retard de lectures car ça me replonge dedans, même si paradoxalement j’ai toujours hâte d’avoir de vos nouvelles.

Vous vous en doutez, nous avons choisi de ne pas faire d’IAC ce mois-ci. Nous ferons peut-être la 5e le mois prochain mais ce n’est pas sûr. Je me sens bien mieux dans cette période de calme avant la tempête le début du parcours FIV, et j’ai peur de perdre cela en faisant une IAC. Mais on en discutera dans une dizaine de jour pour savoir ce qu’on fait. Cela dépendra aussi de l’issue du RDV chez l’endocrinologue le 13 juin.

Mon homme m’étonne, il croit encore et toujours au bébé couette et ce mois-ci il est méga stressé à l’idée de louper la bonne période (« même si ça a moins de chance de marcher on tente hein »). Et j’avoue que ça me gave qu’il me demande tous les jours (même si je lui ai répondu), car je n’ai pas envie de ces rapports programmés. J’ai besoin d’une vie normale, où l’on se voit tout nu juste parce qu’on le désir, et non pas parce qu’il le faut (et au final je vois mal comment on louperait la bonne période vu qu’on est pas vraiment frigides quand y a pas les piquouzes pour défoncer ma libido ^^). Ses espoirs me font peur, car à la fin de ce cycle je sens que je vais devoir le ramasser à la petite cuillère à nouveau.


 

Cette période de calme me permet aussi de prendre un peu plus soin de moi et de réfléchir. Je prends à nouveau plaisir en allant à la salle de sport, et je vois bien les résultats. Mais surtout j’ai pu mener une réflexion sur mon poids.

Je l’ai déjà mentionné à gauche et à droite sans en parler franchement. Je suis en surpoids depuis maintenant quelques années. 10kg à perdre pour ne plus être en surpoids, 20kg pour atteindre mon poids de forme. J’ai commencé à prendre du poids en allant à la fac et en m’installant avec l’homme. Bien-sûr l’arrêt du sport n’a pas aidé.

Il y a environ 4 ans j’avais réussi à perdre 15kg, mais j’ai tout repris. Je n’avais pas fait de régime drastique, mais je n’avais pas réussi à rééquilibrer mon alimentation. Suite à cela, j’ai même pris 5kg supplémentaires et je suis montée à 90kg (heureusement que je ne suis pas petite). Depuis je variais entre 86 et 90kg. J’ai essayé plusieurs fois de perdre (ou au moins ne pas reprendre), mais à 86kg impossible de descendre en dessous. Pourtant mon alimentation a drastiquement changé entre temps. Le cap du rééquilibre a été franchi, j’ai supprimé énormément de sucre dans mon alimentation (thé, café, yaourt nature, muesli maison sans sucre ajouté) et d’ailleurs depuis je trouve tout trop sucré quand ce n’est pas moi qui le prépare. Depuis 2 ans je fais au minimum 12km de vélo par jour, depuis un an j’ai repris le sport assidûment (course puis depuis novembre salle de sport entre 2 et 3 x/semaine). Mais non, je ne passe pas cette foutue barre de 86kg. C’est frustrant quand on fait plein d’effort, car on ne sait plus quoi changer !

J’ai commencé à prendre conscience que peut-être j’avais un problème avec la nourriture il y a quelques mois, avec le début des IACs. Avant je considérais que j’avais pris du poids parce qu’on mangeait juste en trop grande quantité. Mais non cela va au-delà. Avec les IACs, j’ai commencé à grignoter toutes les aprems au boulot. Dès que ça n’allait pas, je cherchais une barre au distributeur, et je ne l’appréciais même pas parce que je la trouvais trop sucrée, en plus je n’avais même pas faim et je culpabilisais à mort. Je me suis rendu compte de ce mécanisme et que si je commençais à grignotter il y avait un vrai problème. Dès que je vais mal je mange beaucoup plus et mal (trop gras). A chaque échec on finissait par commander des pizzas le soir même, mais aussi souvent quand un jour de la semaine on était trop mal pour cuisiner. Et même avant, je me rends compte que pendant mes périodes de déprimes je mangeais très mal aux repas. Donc maintenant j’évite ce genre de comportement. J’ai dit à l’homme, on ne peut pas manger de la merde dès que ça va pas, sinon on va finir obèses avec la PMA, et ça va pas aider. Mais malgré cela, rien n’a changé sur l’affichage de ma balance.

Plus récemment, il y a 2 ou 3 semaines, une évidence m’est apparu. J’ai commencé à vraiment prendre du poids à 19 ans. Alors oui la bouffe, le manque de sport, le stress des études, l’installation en couple,  ça a eu une influence. Mais à 19 ans il y a eu un autre changement dans ma vie.  A 19 ans c’est le moment où l’envie viscérale mais inassouvissable d’avoir un enfant a pointé le bout de son nez. Inassouvissable car nous étions trop jeunes, on ne se sentait pas assez matures et cela aurait été trop compliqué en étant tous deux étudiant, sachant que monsieur se destinait à un doctorat, donc encore de nombreuses années d’études devant lui. Mais ce n’est pas parce que la raison intervient que l’envie s’estompe. Et oui je dois bien l’avouer, il y avait quelque chose de doux et réconfortant à voir mon ventre s’arrondir….

Mais que faire de cette évidence qui s’affichait sous mes yeux ? et bien comprendre les implications. Depuis 5 ans j’essaye de perdre du poids en prenant en compte les mauvais paramètres mais aussi pour les mauvaises raisons; perdre pour perdre à cause du mot surpoids; perdre avant de débuter les essais BB pour ne pas être une baleine en fin de grossesse et parce que ça sera plus dur à perdre une fois qu’il sera là; perdre parce que les médecins disent que bon c’est plus fréquent d’être infertile quand on a du surpoids (même si au final ça n’aurait pas vraiment de lien pour moi). Depuis 5 ans je cherche des excuses à ma prise de poids sans chercher à savoir vraiment pourquoi j’ai pris au départ.

Qu’est ce qui peut bien me bloquer ?

Il faut que j’accepte que perdre du poids ne veut pas dire que je ne serais jamais enceinte, cela ne veut pas dire que mon ventre ne s’arrondira plus jamais.

La nourriture a beau remplir mon ventre et le faire grossir, ce n’est pas mon utérus qu’elle remplira.

Deux semaines que j’ai pris conscience de cela, deux semaines que je n’ai plus envie de grignoter, que je mange moins au repas sans aucun effort.

Deux semaines que j’ai pris conscience de cela. A ce moment là la balance affichait inlassablement 86kg.

Ce matin elle affichait 83.8kg ….

 

Lecture « Infertilité »- découverte du jour

Au travers de mon C.E, je participe à deux programmes/prix IRCOS de la BD et du roman. Les deux sont indépendants, mais je m’y suis inscrite, pour varier un peu des romans fantastiques (Tolkien et Hobb mes amours ❤ ), et pour lire des BDs sans y laisser un rein. Nous avons 10 romans et 10 BD à lire avant fin septembre, et à l’issue nous devrons les classer de 1 à 10 pour permettre l’élection du meilleur roman et de la meilleure BD.

Et pour les BDs, j’avoue que la sélection pour le moment est sympa. Le 1er était Le crépuscule des idiots, une BD satirique de la religion. Ce matin j’ai reçu la 2e, et je l’ai dévorée pendant ma pause de midi. Si j’ai décidé d’en parler sur ce blog, c’est à cause du thème : la BD s’appelle L’adoption –  Qinaya – de Zidrou et Monin.

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Cette B.D. prend le point de vue du grand-père dont la fille vient d’adopter une petite péruvienne après l’échec de son parcours PMA. J’ai bien aimé la façon de traiter ce sujet, et les dialogues parlent un peu de la douleur de l’infertilité, je trouve de façon assez juste (même si le sujet principal est l’acception de cette petite dans la famille par le grand-père).

Voici deux petits extraits choisi qui m’ont touché :

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Voilà, peut-être que ça vous donnera envie de la lire 🙂

 

La cloche a sonné, c’est la fin de la récré

Le RDV avec le gynéco d’hier marquait la fin de la récré. Il est temps de ramasser les armes et repartir au combat.

Le protocole ne change pas pour cette 4e (et normalement dernière) IAC :

  • 1 injection de gonal F 37.5mg chaque soir à partir de J3,
  • dosage oestradiol à J3 et J5 (pour le moment)
  • RDV avec le gynéco à J5 pour surveiller la croissance du/des follicules.

J1 n’est pas encore arrivé, mais bon depuis samedi j’ai des gros spottings, donc ça ne devrait pas tarder (si le jour où je suis enceinte j’ai tout de même des spottings, promis je l’appellerai Moïse).

Et oui, partir en vacances n’aura pas suffit, c’est vraiment étrange 😉


Je n’ai toujours pas appelé le centre PMA pour prendre RDV pour la FIV, car en fait lors de la prise de RDV je devrais dire que nous avons 4 échec d’IACs (puisque c’est la condition pour qu’ils nous acceptent), et j’ai l’impression que dire ça pendant l’IAC en cours ça porte malheur….


Hier pendant l’écho chattale j’ai aussi remarqué quelque chose. Pour certaines ce qui est difficile c’est de voir sur leur appli le nombre de cycles d’essai depuis le début (c’est pour ça que je n’en ai pas installé). Et bien moi, ce qui est dur c’est l’écran du gynéco, car mon âge exact apparait à l’écran. J’étais à 23ans11mois au 1er RDV infertilité, je suis à 25ans5mois aujourd’hui, et chaque mois le décompte file inlassablement….

Récréation et révélation

Je vis mon mois de pause comme une récré entre deux grosses interros. (Je suis donc un peu moins présente dans la blogosphère, même si je lis tous vos articles quand je passe par là)

Quelle bonne idée on a eu de partir quelques jours pendant cette période, ça m’a fait un bien fou et ça nous a fait un bien fou pour notre couple aussi ! Et d’ailleurs c’était génial Edimbourg. On a pas eu de pluie, mais beau temps, et un peu de vent+nuages. On a visité les pubs de la ville au lieu des châteaux (c’était moins cher, vous comprenez), on a eu la joie de découvrir qu’il y a des plats végétariens dans tous les pubs et restaurants, on a fait tous les points de vue panoramique de la ville. On a beaucoup marché, on a beaucoup mangé, on a beaucoup bu, on a beaucoup baisé 😉  Bref même si c’était que 3 jours, et bien c’était parfait !

Bon on ne change pas ses réflexes, je sais que j’ai ovulé je dirais dans la nuit de vendredi à samedi. Je ne sais pas encore si je commence ou non à prendre la progestérone ce soir. Peut-être que non, pour que ce soit des vrais vacances.

Bien évidement, la fin de la récré va bientôt sonner, il faut d’ailleurs que j’appelle mon gynéco pour prendre RDV pou début de semaine prochaine, pour mettre en place le protocole pour cette 4e et dernière IAC.

Nous n’avons pas appelé le centre de PMA pour prendre RDV pour la FIV, car je crois que cela aurait un peu gâché cette pause.

Je pensais mal vivre cette période d’inaction, mais au final j’ai l’impression de revivre. J’ai le temps de faire des choses sans passer ma vie en salle d’attente et à courir à droite et à gauche. Et avec ce beau temps, et bien je peux le dire, ça fait très longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien. Je sais que ça ne durera pas, mais pour le moment je profite.


 

Profitant de ces vacances PMA/boulot, j’ai donc passé une journée au SPA avec ma mère la semaine dernière.

Je recadre un peu les choses, j’ai des relations assez compliquées avec ma famille, et particulièrement ma mère et ma grande sœur. Ma mère fait des efforts ces derniers temps, et c’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle voulait faire une journée SPA avec moi. Avec ma grande-sœur c’est un peu différent. Elle est assez particulière, assez hautaine, et passe son temps à critiquer tous mes choix et ma vie en général. Donc on est pas vraiment très proche. Même si c’est la première personne à qui j’ai parlé de notre infertilité (un jour où elle a demandé si c’était pour bientôt, pour savoir si elle devait mettre de côté les habits de mon neveu, que je lui ai dit que ce n’était pas si simple, qu’elle a donc cru que c’était mon homme qui ne voulait pas (car forcément c’est mon homme donc c’est un connard quoi…) et que j’ai craqué et tout lâché).

Je reviens donc à cette journée SPA de vendredi :

Nous avons discuté de beaucoup de choses : de l’organisation du mariage, du choix de la robe (et comment je ferais pour rentrer dedans si dans ce laps de temps un heureux événement arrive enfin), de PMA (on en parle très très rarement, elle n’ose pas aborder le sujet avec moi), de perturbateurs endocriniens, …etc

Et là elle me parle de ma grande sœur (donc apparemment elles discutent de notre infertilité dans notre dos, c’est toujours sympa ça) , et comme quoi apparemment elle lui aurait dit qu’elle était incapable de mettre en route le 2e avant que j’ai un enfant, car elle aurait l’impression de me voler la place…

Je suis restée bouché bée… j’ai quand même placé un « ben la pauvre elle risque d’attendre encore longtemps alors ». Déjà de la part de n’importe qui c’est assez surprenant comme réaction, mais encore plus venant de la part de ma sœur !

Je vous avoue que je suis encore sous le choc, je ne sais pas trop comment réagir, je ne sais pas si je dois lui parler directement de ça ou non. Et je suis très touchée par cette réaction, car je ne m’attendais pas du tout à ça (j’appréhendais d’ailleurs chaque jour un peu plus qu’elle m’annonce être enceinte du 2e, à scruter si elle boit du vin ou non, à se demander pourquoi elle se caresse le ventre,… oui une vrai paranoïa)

 

Sur ce, je vous dis à bientôt, quand la sonnerie de la récré aura retenti. Je m’en vais profiter à fond des jours de répits restants.