FIV1 ter – 2e dosage

Je vous ai laissé il y a deux semaines, après une 1e prise de sang bien positive, pour notre plus grande surprise et bonheur.

Mon centre PMA étant bizarre, ils ne demandaient pas de 2e prise de sang. J’ai donc appelé mon gynéco pour prendre RDV pour la 1e écho, et au passage essayer de quémander subtilement une ordonnance. Mais la secrétaire m’a dit que non ce n’était pas nécessaire. Et vu que de nature je ne suis pas très insistante, j’ai accepté cette reponse. Et mon mari, pour une fois zen, m’a dit « faisons confiance aux médecins s’ils ont tous le même avis ».

Bon c’est bien beau comme résolution, ça tient un certain temps. Mais l’écho n’est que le 12 décembre ! (Encore 2 semaines et demi 😱)

Les symptômes ont joué à la fluctuation la semaine dernière, me faisant un peu peur, et ces dernières nuits ont été remplies de cauchemars (entre fausse couche, écho anormal ou pas d’embryon à l’écho, autant vous dire que mon inconscient me fait des misères la nuit).

Alors ce matin j’ai craqué, je me suis dit que je ne tiendrai pas encore 2 semaines et demi sans savoir si ça évoluait bien !

Je suis donc allée faire une prise de sang ce midi, sans ordonnance. D’ailleurs je suis tombée sur une secrétaire qui se rapellait qu’on avait fait les IACs avec ce labo, et elle était du coup toute contente et compréhensive sur mon stress.

47 399 Ui

Parfait d’après le timing, et la calculette de FIV.fr 😃

Ouf, si tout va bien on va un peu souffler jusqu’au 12 !!! (Bon je prévois de me faire pipi dessus de stress les jours précédents).

 

Un grand merci à vous toutes pour vos nombreux messages remplis d’amour 😘😘😘

Rentrée PMesque

Ce matin avait lieu le RDV avec une sage-femme pour planifier notre FIV1 ter FIV ICSI 1. Et discuter de l’impact de la prostatite de mon mari sur la suite des événements.

J’ai eu la même sage-femme que les autres fois, qui est vraiment très sympa et prend bien le temps de tout expliquer et noter en détails.

Cette fois-ci l’homme pouvait m’accompagner, et de toute façon avec l’histoire de la prostatite je lui aurais pas laissé le choix 😁

On a rapidement évoqué ce problème, la sage-femme a donc appelé une des biologistes pour voir avec elle ce qu’il était nécessaire de faire.

Elle a donc préconisé de faire une semaine après la fin du traitement (dans 3 semaines donc) : spermoculture+spermogramme+ECBU. Si tout est ok pas de soucis, si pas guérit, on avisera et il faudra faire une échographie. Vu qu’on est en ICSI, pas besoin de délais pour enchaîner avec la prochaine tentative (si les résultats sont ok bien évidemment, et c’est le plus probable de ce que j’ai compris, vu qu’il n’a plus de symptômes).

Si tout se passe bien donc, dans un mois jour pour jour début du traitement :

Oromone pendant environ 1 semaine, puis echo de contrôle pour savoir quand commencer les injections.

Petits changements côté piquouzes :

Exit le fertistartkit, et bonjour le menopur (je vais les avoir tous testé 😂).

Pour le déclanchement, pour plus de fun c’est double dose : ovitrelle le vieux copain + decapetyl le petit nouveau en supplément. Tout ça pour espérer améliorer la maturation des ovocytes.

Je vais donc pouvoir profiter de mon mois de septembre tranquillement sans autres RDV, avec le Festival du Film Fantastique de Strasbourg qui débute dans deux semaines (record à battre : 21 films en 10 jours tout en travaillant la journée 😂).

Mes cours de Coréen qui commencent le 25 septembre (j’ai a la fois hâte et peur de ce qui m’attend^^)

Je lis beaucoup aussi pour alimenter mon blog littéraire en parallèle (j’ai supprimé le lien, vu que cet autre blog n’est pas anonyme, pas que des amis tombent sur celui-ci par erreur en cherchant l’autre. Mais vous pouvez toujours me demander le lien si ça vous intéresse 😉 )

Bref je ne m’ennuie pas c’est sûr, et croyez-moi, la PMA ne me manque pas du tout !

Passez une belle rentrée 😉

Compte rendu de tentative de FIV

C’est quand on se dit justement qu’on a pas forcément envie de connaitre tous les détails pour le moment, qu’on finit par les recevoir par la poste.

Je vous confirme, je n’avais pas envie de les recevoir après lecture.

Mais pas du tout pour les raisons que je pensais. Mais plutôt pour l’incompréhension qu’ils ont occasionné. Et la colère qui s’en est suivi.

Lors du fameux appel du biologiste pour annoncer la mauvaise nouvelle, il m’avait dit que le recueil de sperme n’était pas top, ce qui pouvait expliquer cet échec.

Résultat : 4 millions /ml, avec 41% de mobilité. Sachant que mon mari est en général à 5 ml, ou les mauvais jours à 3ml, concrètement ce n’est vraiment pas le pire recueil qu’il ait eu.  Cela explique qu’ils ne soient pas passés en tout ICSI, car en vrai ces résultats étaient corrects et cohérents avec notre historique.

Donc déjà, pourquoi nous avoir dit cette phrase ? pour nous « rassurer » ? nous donner une fausse « explication » de cet échec ? on va mettre ça sur le compte de la maladresse…

 

Mais voici la partie qui, paradoxalement est une bonne nouvelle en soit mais m’a fait sortir de mes gonds.

13 ovocytes mis en fécondation. 13 ovocytes matures.

Pourquoi n’ont ils pas respecté la consigne 50%classique/50% ICSI ???

Notre gynéco nous avait bien dit, pour une 1ère FIV avec un sperme limite, on fait 50/50 pour être sûr et voir ce qui fonctionne. SAUF si moins de 5/6 ovocytes, dans quel cas on tente la FIV classique pour une 1e tentative.

J’étais donc persuadée que le nombre d’ovocytes matures est ce qui avait occasionné ce changement de protocole. 5/6 matures, c’était cohérent avec la dernière écho de contrôle.

Mais non. Et ce changement a fait foirer à 100% notre tentative, alors que potentiellement, en faisant de l’ICSI sur la moitié, on aurait peut-être eu des embryons…

Perdre 3/4mois pour savoir si l’ICSI fonctionne ou pas. Savoir si c’est « juste » un problème de spermatozoïdes un peu moches ou si le problème est plus grave, et qu’il faut approfondir les examens pour avoir encore une chance d’un enfant de nous deux.

Et vu le nombre d’ovocytes et le recueil pas si horrible que ça, la voie « problème plus grave » ne me semble plus si improbable.

J’aurais préféré savoir tout de suite. Savoir si je dois envisager d’autres voies, d’autres médecins, d’autres examens.

Ou au contraire ne pas avoir eu à vivre ces moments horribles si la partie ICSI avait fonctionnée.

J’ai l’impression d’avoir une guillotine au-dessus de moi jusqu’à la prochaine tentative.

Comment aborder la prochaine stimulation sereinement avec ce doute énorme, cette probabilité que l’ICSI pourrait ne pas fonctionner, et que ce serait une 3e fois des traitements très lourd pour un échec final cuisant? Alors qu’ils auraient pu m’épargner ça en ayant une réponse déjà maintenant s’ils s’en étaient tenus à ce putain de protocole inscrit noir sur blanc dans notre dossier ?

Leurs explications ne changeront rien aux faits malheureusement, même si je vais les contacter pour savoir pourquoi.

Et essayer de trouver une façon d’encaisser ça, pour vivre au mieux ces prochains mois d’incertitudes.

FIV1 BIS – 3e contrôle et résultats de l’ECBU

Après 12 injections de doses de cheval et le combo avec l’orgalutran, je vous avoue que mon corps arrive à bout de force. Je suis fatiguée et j’ai cette impression d’être mal. Plus un état général que un endroit particulier. J’ai mal à l’estomac, j’ai rien pu bouffer hier soir (entre effet secondaire et stress dur de faire la part des choses); mon bras est bien bleu, mon ventre et mes cuisses commencent aussi à morfler, mon ventre est tout gonflé, et j’ai l’impression que mes ovaires appuient sur ma vessie. Du coup même avec la vessie plein j’ai envie de pisser, et là c’est plus les restes de coliques néphrétiques vu l’absence de douleur. Je me dis quand même que c’est bizarre en soit, j’ai l’impression de ne pas réussir à vide ma vessie. Comme une infection urinaire ? mais bon j’ai pas mal quand je fais pipi, et j’arrive à uriner. C’est juste que l’envie ne passe pas. D’où ma conclusion que mes ovaires appuieraient sur ma vessie. Vivement que ça se finisse !

Côté coliques, ça s’est enfin calmé dans la soirée, j’ai bu un verre d’eau avec du bicarbonate de soude (j’ai lu que ça pouvait aider, et j’ai l’impression que ça a fait effet) et le matin tout allait bien. Du coup, l’écho de la vessie et des reins n’a rien donné (mais c’est pas plus mal, rien de très grave au moins, et ça n’a pas compris la FIV).

Les résultats de l’analyse urinaire arrivent en fin de matinée. Et là je me dis que DNLP a un drôle de sens de l’humour.

Pas de cristaux (donc pas de coliques néphrétiques pour cette fois)

Non non, cette fois c’est une infection urinaire !

Donc voilà, quand on croit que j’ai une infection c’est des coliques néphrétiques, et quand on croit que c’est des coliques néphrétiques c’est une infection urinaire. MA VIE EST UNE GROSSE BLAGUE !

Bon ben du coup c’était pas mes ovaires qui appuyaient sur ma vessie au final ^^

Seul petit soucis : mon médecin n’est pas ouvert aujourd’hui (et injoignable, j’ai tenté). Du coup je vais devoir attendre encore demain pour les antibios :/ j’aime pas trop (vu que je me traine ça depuis lundi du coup); mais j’ai demandé conseil à une amie médecin et elle m’a dit qu’en l’absence de fièvre et de douleurs au dos/reins, ça peut attendre demain. Et en attendant prendre des cranberries.


Côté PMA :

Ce matin contrôle encore plus tôt. Je croise tous les types de personnes que j’adore devant un centre PMA, la meuf enceinte qui fume devant (mais sérieux c’est une épidémie là-bas ! ils devraient coller des affiches de préventions franchement) et la meuf qui vient à un RDV PMA avec son 1er gosse (bon ok c’est toujours plus positif le 2e, ça montre que ça peut marcher, mais bon ça fait mal au moral en plein traitement).

Y a moins de gens, je passe plus vite. C’est ma gygy attitrée qui me fait passer les échos. Bon le problème c’est qu’elle est un peu trop calée en lecture d’écho, elle a mesuré tellement vite (et à l’œil pour certains follicules) que j’ai pas pu tout retenir exactement !

C’était plus ou moins ça :

  • endomètre triple couche à 10.1;
  • à gauche 3 follicules
  • à droite 4/5
  • on en avait 3 ou 4 à 22, 2 à 15/16, un à 12 et un à 9. Je crois que c’est plus ou moins ça. Bref ça a bien poussé encore. Par miracle on arrivera peut-être à en récolter 5/6 matures. (on croise les doigts pour en avoir un max).

Du coup confirmation faite : piquouze d’ovitrelle ce soir à 23h, et RDV vendredi matin pour la ponction.

Ca y est on y est…. Le stress commence à monter !

FIV1 bis – 2e contrôle et colique néphrétique épisode 2

Petit point bilan concernant la stim’, suite à ma 2e écho de contrôle qui a eu lieu ce matin :

  • mon endomètre a décidé que finalement il pouvait de nouveau être correct –> 10,6 en triple couche. J’avoue ne pas comprendre mon corps, mais bon pour une fois c’est dans le bon sens.
  • Ca pousse pour de vrai cette fois! Alors si j’ai bien retenu, y en a 4 à droite et 4 à gauche. 1 de 15, 2 de 14, 3 de 11-12, 1 de 10 et 1 de 9. Je pense pas qu’on arrivera à tous les chopper mais y a du mieux.

Suite du programme: on reste sur Fertistartkit 450 + orgalutran; à nouveau écho de contrôle+ prise de sang mercredi matin. Normalement, si on continue dans cette lancée, on déclenche mercredi encore, pour une ponction vendredi. A confirmer suivant l’écho de mercredi bien entendu.

Je sui un petit peu rassurée, mais j’attend tout de même mercredi avant de me réjouir (et bon on va pas s’attendre à une récolte miracle, mais pour moi c’est déjà de l’amélioration).


 

La partie moins fun de la journée : je me lève avec mal à l’estomac + crampes intestinales. Bon j’ai mangé une pizza hier, c’est peut être le fromage.

Ca ne passe pas dans la matinée. Et finalement ça ne semble pas être vraiment intestinal (en gros j’ai pas la chiasse ^^). Ca ressemble beaucoup aux symptômes de ma journée aux urgences en mai, même si les douleurs sont plus espacées et moins intenses. J’ai tout de même l’impression qu’il y a un peu de sang dans mes urines, mais dur à voir (l’autre fois y avait pas de doute, c’était rouge fluo).

J’appelle ma médecin, elle me dit que si c’est supportable, je peux attendre le début des consultations cet aprem. Mais si douleur trop intense ou fièvre, il faut que j’aille aux urgences. C’est supportable, les crises sont espacées entre 1/2h et 1h, et je ne me sens pas plus mal que ça.

Je m’absente donc pour la 2e fois de la journée du boulot. Du coup analyse d’urine (mais résultats sous 48 à 72h), et écho des reins en urgence demain matin (l’avantage que le médecin passe l’appel, on a un RDV direct). J’ai aussi le droit à du doliprane et spasfon pour la douleur (mais rien de plus fort, à cause de la stimulation…).

Bon la partie « fun », j’ai bu beaucoup d’eau ce matin, pour éliminer au cas où. Ben maintenant l’eau elle est filtrée certes, mais je galère à pisser. J’ai méga envie, mais ya que quelques gouttes qui sortent puis plus rien. La sensation est très désagréable !

Et ça semble confirmer qu’il y aurait un caillot. J’espère qu’il va s’éliminer tout seul.

Les crampes se sont calmées, la douleur est plutôt diffuse, mais l’urètre est bien enflammé. Et j’ai très très envie de faire pipi c’est horrible comme sensation !

 

Voilà donc grâce à ça j’ai le droit à une écho bonus entre aujourd’hui et mercredi, mais celle là devrait être abdominale pour changer ^^

Distorsion de l’espace-temps

Ce n’est pourtant pas censée être la partie la plus difficile, les injections, car on est dans l’action. Mais l’échec de la FIV1 n°1 a pourtant changé la donne. Je compte les jours, les heures, les minutes, mais le temps n’avance plus. Je suis terrifiée par cette attente. Ne pas savoir. Est-ce que mon corps réagira t’-il à ce nouveau produit ? Arrivera t’il à produire assez de follicules et d’ovocytes ? Arriverons-nous cette fois à l’étape de la ponction, puis d’un transfert ? Ou une fois de plus échouerons-nous sur le pas de la porte ?

Bien évidement les hormones ne m’aident pas dans cette attente. Cette fois elles me minent le moral. Je n’ai rien d’autre à faire qu’attendre… attendre ce 1er RDV mercredi, et espérer que les premiers résultats seront positifs. Et s’ils ne le sont pas ?…. je préfère ne pas y penser….

Et je regarde à nouveau ma montre, qui semble être bloquée à la même heure depuis 3h…


 

Cette période de blues et d’attente m’a fait penser aux paroles de cette chanson, qui même si elle parle originellement d’une rupture, me fait beaucoup penser à cet enfant qui vit dans ma tête depuis tant d’années.

Extrait de Je voulais te dire que je t’attends – Michel Jonasz
Je voulais te dire que je t’attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t’attends, je t’attends tout le temps
Sans me décourager pourtant
Comme quelqu’un qui n’a plus personne
S’endort près de son téléphone
Et sourit quand on le réveille
Mais ce n’était que le soleil

L’autre jour, j’ai vu quelqu’un qui te ressemble
Et la rue était comme une photo qui tremble.
Si c’est toi qui passe le jour où je me promène
Si c’est vraiment toi, je vois déjà la scène
Moi je te regarde
Et tu me regardes.

Je voulais te dire que je t’attends
Et tant pis si je perds mon temps.
Je t’attends, je t’attends tout le temps
Ce soir, demain, n’importe quand
Comme quelqu’un qui n’a plus personne
S’endort près de son téléphone
Et qui te cherche à son réveil
Tout seul au soleil, j’attends
Je voulais te dire que je t’attends
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps
Quand seras-tu là ? Je t’attends
Si tu savais comme je t’attends !
Je t’attends, je t’attends tout l’temps
Je voulais te dire que je t’attends

FIV1 bis – Sur les starting-blocks

Bon je vais avoir des crampes d’ici là, mais ça y est, j’ai enfin la date de la suite des événements, et le début de la FIV 1 bis.

Au programme :

On commence la prise d’oromone (2mg matin et soir pendant minimum 1 semaine) le 1er juin, puis écho de contrôle le 11 juin. À cette date j’aurais ensuite la date pour commencer la stimulation. Avec ce timing, si tout se passe bien, on espère une ponction autour du 25 juin .

Bye bye le gonal F après le fiasco de  février, cette fois on test le Fertistartkit 300 (si y’en a qui ont des retours dessus, effets secondaires et tout, je veux bien votre expérience 🙂 )

Espérons que mon corps réagisse bien cette fois !

 

Bonus : 8km de vélo pour aller au centre de PMA depuis chez moi c’est un peu long, mais le paysage en route est vraiment sympa 🙂

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FIV1 #4 – Journal de bord stim’- semaine 1 et 2

J’écris ce journal de bord pour avoir une trace pour la suite, pour me rappeler des petits détails et de mon ressenti (d’où l’abondance de détails). Et je me dis que ça peut aider certaines par la suite, de voir un exemple de FIV un peu au jour le jour avec ces effets indésirables (ou non) et autre.

Du mardi 30/01 au soir à vendredi  09/02 —>  : prise d’Oromone (2mg). Pas d’effets secondaires à noter à part modification des règles (deux jours de fausses règles (sans douleurs), puis pause de 2 jours, puis vrai règles). Et une glaire cervicale très chelou (genre abondante, méga épaisse, collante et élastique, faisant des méga-filaments mais totalement transparente. Comme un mollard quoi XD (#glamour)

1e écho de contrôle le jeudi 08/02. Ovaires bien au repos, 4 follicules à droite et 5 à gauche (ou l’inverse ?).

On commence donc avec le Gonal F 175 le samedi 10/02.

Lundi 12/02 : 2e jour de Gonal F : La fatigue commence à faire son apparition. Je sens que les ovaires travaillent (sensation de gonflement/bulles).

Je fais une petite visite à ma psy entre midi et deux, pour évacuer les problèmes et difficultés de ce début d’année. Mais au final on a beaucoup parlé de ma famille plutôt que de soucis médicaux, en faisant un bilan de ses derniers mois où elle ne m’avait plus suivit. C’est bien et dommage à la fois, car j’avais besoin de parler de la PMA (mais la séance a été bien trop courte). Prochain RDV pris le 08/03. C’est dans longtemps mais de toute façon je ne ressens plus le besoin d’un suivi hebdomadaire.

Mardi 13/02 : Si je pouvais ramper pour me déplacer je le ferai. Je me demande si cette fatigue est un symptôme fréquent, ou si elle est extrême car je suis déjà fatiguée en tant normal (#corpsencarton). J’ai l’impression que mes muscles sont en coton, et que les infos dans mon cerveau et mes nerfs mettent 10x plus de temps à arriver. La piqûre du soir fait mal.

Mercredi 14/02 : j’ai encore toujours des légers saignements, alors que ça fait 10 jours que mes règles ont débutées. La fatigue est un peu plus supportable dans la journée, mais me rattrape le soir. J’ai les jambes qui commencent à trembler de fatigue quand je ne suis pas au repos. La piqûre du soir fait à nouveau mal.

Jeudi 15/02 : La fatigue va mieux. 2e écho de contrôle. L’accueil n’est pas au top pour l’écho, un interne me fait l’écho mais il ne trouve rien et farfouille mon utérus. Vraiment sympa. La sage-femme prend le relais. Elle galère à trouver mes ovaires. A gauche « que des petits », à droite « un de 10 et un autre plus petit ». On ne me dit rien de plus. Je panique car j’ai l’impression que cette stim’ est vouée à l’échec si je n’ai qu’un follicule digne de ce nom. La sage-femme ne fait qu’énumérer un cas, elle ne prend pas du tout le patient en considération. C’est comme si on était pas là, aucune info sur le moment. Heureusement que vous êtes là pour me rassurer et faire redescendre la panique, je ne sais pas comment j’aurai fait sans votre soutient, et que je redevienne un peu plus rationnelle.

Appel en milieu d’aprem : on augmente la dose à 225, et écho+prise de sang samedi matin.

Vendredi 16/02 : avec l’augmentation de la dose, la fatigue réapparais, et moins sympa. je ne suis pas juste très fatiguée, je suis en plus dans le mal (maux de tête principalement).

La piqûre du soir se passe de nouveau mieux. Je fais plus attention à là où je pique. Je pense que les soirs où je me suis fait mal, j’ai du piquer dans une vergeture (ouais les joies d’avoir pris un peu trop de poids trop rapidement il y a quelques années, elles sont piles là où on fait les injections).

Samedi 17/02 : RDV à 7h40, c’est très dur un samedi matin ! L’homme m’accompagne car on doit partir tout de suite après pour un weekend avec ma famille. On aurait déjà du y aller la veille au soir, mais la PMA en a décidé autrement.

Je découvre les joies de la permanence du samedi. On est que 4, on a presque toutes RDV au même moment. il n’y a pas d’accueil, c’est l’infirmière qui fait les prises de sang qui vient récupérer les pauvres âmes perdues qui ne comprennent pas pourquoi il n’y a personne. 2e prise de sang en jours sur le même bras, je morfle et hérite d’un très beau bleu. (Je sens que la prochaine sera encore plus douloureuse). Puis on doit attendre au moins 45min, le temps que quelqu’un veuille bien venir faire les échos. Ce sera ma gynéco attitrée, Dr Hibou, qui viendra les faire. Bon on peu pas attendre d’une gynéco qui à 3 mois d’attente pour un RDV qu’elle se souvienne de qui on est, mais elle sait qu’elle me suit tout de même. Le contrôle se passe tout de même mieux, on me demande comment je vais. Résultat de l’écho : à droite : que des petits (encore..), à gauche : 4 follicules entre 8 et 12 (y a un peu du mieux). Dr Hibou dit « ah ça commence à se réveiller ».

Je prédis qu’on va m’augmenter la dose, or je n’ai du produit que pour le soir même si c’est le cas, et je me vois mal essayer de chopper du Gonal F un dimanche dans une pharmacie de garde. je demande donc une ordonnance pour chopper une boite avant de partir en weekend. Je fais 4 pharmacie, aucune n’en a en stock. Au plus tôt je peux l’avoir l’aprem à 14h. Ouais mais moi je suis pas là à 14h…. Je tente le tout pour le tout, j’appelle ma pharmacie habituelle, qui en a normalement toujours une d’avance en stock. C’est bon, ils en ont une. On retraverse la ville et on perd une demi-heure, mais on évite de faire 40 pharmacies. Je suis quand même choquée que les pharmacies autour d’un centre de PMA n’aient pas ce produit en stock….

Nous arrivons enfin au gite pour notre weekend. Et là… pas de réseau… ouais mais j’attend un appel pour la suite du traitement, et ils laissent pas de messages…. Je panique, il y a une barre de temps en temps, je sens que ça va être galère. On part se balader. Peu avant midi, je sens mon téléphone vibrer, je viens d’avoir un message sur le répondeur (mais pas l’appel….) La sage-femme qui me dit qu’elle va réessayer de m’appeler plus tard. Je re-panique car le réseau est intermittent, et quand je rappelle ça sonne occupé. (comment ça je suis un peu trop stressée et panique pour un rien ?)Au bout de 20min j’arrive enfin à les joindre.

On augmente la dose à 300, et on débute l’orgalutran dès dimanche matin. Prochain contrôle mardi matin.

Dimanche 18/02 : 1e injection d’orgalutran, dans le haut de la cuisse. L’injection se passe bien, mais je trouve cela tout de même bizarre de ne pas devoir chasser l’air de la seringue, ça ne me plait pas trop :/ le produit gratte un peu dans les 15min qui suivent mais après ça passe.

J’expérimente une fatigue que je n’ai jamais connue sans être malade. Je dors 1h dans la voiture sur le chemin du retour. Je redors encore de 17h à 18h, puis devant la TV en essayant de regarder un film. Mais je passe tout de même une nuit agitée, je me réveille plusieurs fois.

 

FIV1 #3 2e contrôle + EDIT

Il fait encore nuit quand je me lève. 6e jours de traitement, 4e jours de fatigue extrême. Si je pouvais ramper telle une limace toute la journée, je le ferais.  Avant de partir je regarde par la fenêtre… il neige… Le seul jour de la semaine où je dois faire 9km de vélo… Je me dis que c’est le signe du début d’une grosse journée de merde.

Bon je vous rassure on est pas à Paris mais en Alsace (fallait que je la place celle là^^), c’est pas de la neige qui nous empêche de faire de vélo, rouler ou vivre, c’est juste que c’est un peu plus long de s’emmitoufler, et on va plus doucement sur son vélo.

Malgré mon sarcophage de vêtements, les flocons me piquent les yeux, mais je ne peux que constater la beauté de ce paysage enneigé (On ne critique pas l’attirance sexuelle pour les suédois et les suédoises les paysages nordiques enneigés). J’hésite un instant à m’arrêter pour immortaliser cette vue et vous la faire partager, mais je suis à la bourre comme toujours, il fait -3°C et il faudrait que j’enlève mes gants.

J’arrive pile à l’heure au CMCO pour mon RDV prise de sang + écho, mais bon c’est pas comme si ça servait à quelque chose. Je ne vous ai pas expliqué le fonctionnement des RDV ?

  • les 1ers RDVs sont programmés à partir de 7h15.
  • Le secrétariat ouvre à 7h30, et elle commence à appeler les gens vers 7h35-40.
  • Une fois qu’on a été appelé, on peut aller faire la prise de sang.
  • Les échographies ne commencent qu’à 8h.

J’avais RDV à 7h35, donc j’ai été appelée à 8h au secrétariat (normal),  le temps de faire la prise de sang et l’écho je suis ressortie à 8h40. (Au 1er RDV c’était pire, je devais encore revoir la sage-femme après l’écho, du coup j’ai attendu 3 plombes et suis arrivée à 10h au boulot alors que j’avais RDV à 7h25…). Je sais vous connaissez souvent pire comme attente, mais là ce que je trouve chelou, c’est que même sans aucun retard, leur système pourri crée de l’attente.

L’échographie… j’ai eu le droit à l’interne qui sait pas faire. Et là je me dis, mais pourquoi vous envoyez les internes en PMA pour se faire la main sur les échos ? c’est déjà un parcours assez compliqué comme ça, on pourrait se passer du supplément triturage de l’intérieur parce que il n’est pas foutu de trouver l’endomètre et les ovaires.

Bref, la sage-femme prend le relais, elle galère un peu aussi ( » vos ovaires ils sont décalés un peu de côté »… euh ouais c’est la 1e à me le dire). Endomètre triple-couches à 6.3. Follicules : à droite… « que des petits », à gauche un de 10, un 2e un peu moins gros, et c’est tout….

Euh…. c’est moi où je ne réponds absolument pas à la stimulation ? parce que des résultats pourris comme ça, c’est exactement les mêmes résultats que j’ai sans me piquer le bide pendant 5 jours…

Je ressors dépitée, dans ma tête résonne « tout ça pour ça ». La fatigue n’aidant pas, j’ai envie de chialer mais je me retiens.

Reste plus qu’à attendre le coup de fil de cet aprèm, pour savoir la suite du programme. Mais 2 follicules sérieux, ça me donne envie de tout arrêter là.

 

EDIT  : suite à appel de la sage-femme « on passe à 225 car ça a un peu de mal à démarrer ». Nouveau contrôle samedi matin à 7h40.

Bon du coup le contrôle samedi ça fout la merde, je devais partir vendredi soir à 1h de chez nous pour un weekend centerpark avec ma famille. Donc on pourra y aller que le samedi 😦  (et pas de grasse mat’ du coup 😥  )

La PMA rend-elle violent ?

« Les médicaments que prenait Alexia avaient-ils un impact sur son humeur? C’est la thèse avancée par l’avocat de Jonathann. Il a affirmé qu’Alexia « pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l’encontre de son compagnon ». « C’est un couple dont malheureusement l’un des conjoints était violent mais ce n’est pas celui auquel on pense », a ajouté Me Randall Schwerdorffer. La question de savoir si les médicaments pris par Alexia pour la fertilité avaient des conséquences sur son comportement a été posée »

Source : Le journal du dimanche – Meurtre d’Alexia Daval : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore

 

Sincèrement je n’aime pas rentrer dans les polémiques en général, mais sérieusement cet avocat enchaine les phrases dans ce type, avec un bon relent misogyne en arrière-plan.

Je ne veux pas émettre de jugement hâtif sur une affaire dont on ne connait pas tout. Peut-être qu’il était effectivement victime de violence verbales, physiques et harcèlement psychologique. Peut-être que c’est juste une ligne de défense. Même si en aucun cas ça n’excuse son geste, et qu’au mieux ça peut juste aider à comprendre pourquoi. Mais là n’est pas la question de cet article.

Cependant, même si les médicaments hormonaux ont un effet plus ou moins important sur notre humeur, nous en avons toute fait l’expérience, cette phrase renvoit tellement à cette idée de femme hystérique et incontrôlable à cause de ces hormones, quand elle a ses règles, quand elle est enceinte, etc…

Nan mais sérieux, j’ai jamais eu envie de frapper mon conjoint quand j’étais en traitement PMA…

Bref ça m’a un peu choqué/dégouté ce type de propos, je ne sais pas ce que vous en pensez de ce point particulier, mais bon c’est peut-être juste parce que je suis sous oromone.

Prévenez-moi si ça vous est arrivé ces envies de violences sous traitement, que je demande à mon conjoint de prendre garde si jamais et de me donner un sédatif.