FIV1 TER – ça commence bien…

Après une semaine d’oromone (faite d’insomnies et d’humeur massacrante, une première avec ce médicament), ce matin j’avais ma 1e écho pour savoir quand commencer les injections.

J’arrive et vois que la salle d’attente de l’accueil est pleine à craquer… Très très mauvais signe plus de 45min après le début des enregistrements. Je patiente, il y a environ 30min avant que toutes les personnes arrivées avant moi soient appelées. Le retard commence à se résorber, on est plus beaucoup. Mais mon nom ne vient pas. Au bout d’un moment je vais voir la secrétaire pour lui signaler qu’on m’a apparemment zappée… Elle regarde, je suis pas sur la liste… Elle verifie donc dans mon dossier (super la confiance 😂), effectivement c’était prévu. Elle revérifie son listing et me trouve a 10h50, en Rdv externe (en gros je suis signalée comme faisant mon échographie chez mon gynéco de ville ..) bon elle prévient les sages-femmes de l’erreur. Apparemment il y avait pleins d’erreurs dans le planning ce matin, j’étais pas la seule. Elle en pouvait plus la pauvre secrétaire. Bon elle a quand même fait la remarque « ça doit être parce qu’ils ont pris trop de rdv, alors pour en rajouter ils trichent sur les heures » , ce à quoi j’ai quand même répondu que mon rdv je l’ai depuis septembre, et j’étais le 1e rdv inscrit dans le planning ce jour là donc non, c’était pas ça le problème pour mon cas.

Bon je vais en salle d’attente. Et j’attend encore 50min… Genre c’est une erreur de leur part, mais ils font passer les autres RDV quand meme avant moi !!!

Pendant l’écho elle voit que je suis pas au top de ma forme – ben c’est que j’ai un travail moi, donc même s’ils sont indulgent et tout, c’est pas super… « Ah vous travaillez, je vous fait le justificatif tout de suite ». Euh ben ouais on est en semaine, en pleine matinée, les chances que les patientes bossent sont quand même élevées…

Bref je poireaute encore pour voir la sage-femme pour le debrief – on commence les injections demain. Prochain rdv jeudi prochain. Bon là je demande « il est bien noté le rdv ? Pas qu’on me refasse le coup la semaine pro ! ». Et là elle me répond  » ah oui c’est moi qui ait fait les plannings hier, mais comme je voyais pas si vous faisiez le rdv ici ou non, dans le doute j’ai mis rdv externe »…. MAIS QUOI ???? Dans le doute on fait le contraire normalement ! Ou on appelle la patiente et on lui demande ! Et en plus j’ai toujours fait tous mes RDVs de contrôle au centre pma… elle ne s’est même pas excusée. Je ne sais même pas comment j’ai fait pour ne pas m’enerver sur le moment… La sidération de son comportement je pense… J’espère que les secrétaires vont bien l’allumer pour ce fiasco général…

On peut se dire « ça arrive », mais après le coup de la dernière FIV où ils ont « oublié » de noter qu’on devait faire la moitié en ICSI, j’ai du mal à être indulgente avec eux. Ça ne me rassure pas sur le bon fonctionnement de cet hôpital, je ne suis pas très en confiance…

Après cette tentative, si on doit y retourner il est clair qu’on va sérieusement regarder les autres centres, même si cela implique de faire de la route contrairement à aujourd’hui.

 

Bref ça a tué ma zen attitude !

 

Allez, c’est parti ! Croisons les doigts pour que cette fois ce protocole se déroule enfin correctement !

Publicités

FIV1 BIS – 3e contrôle et résultats de l’ECBU

Après 12 injections de doses de cheval et le combo avec l’orgalutran, je vous avoue que mon corps arrive à bout de force. Je suis fatiguée et j’ai cette impression d’être mal. Plus un état général que un endroit particulier. J’ai mal à l’estomac, j’ai rien pu bouffer hier soir (entre effet secondaire et stress dur de faire la part des choses); mon bras est bien bleu, mon ventre et mes cuisses commencent aussi à morfler, mon ventre est tout gonflé, et j’ai l’impression que mes ovaires appuient sur ma vessie. Du coup même avec la vessie plein j’ai envie de pisser, et là c’est plus les restes de coliques néphrétiques vu l’absence de douleur. Je me dis quand même que c’est bizarre en soit, j’ai l’impression de ne pas réussir à vide ma vessie. Comme une infection urinaire ? mais bon j’ai pas mal quand je fais pipi, et j’arrive à uriner. C’est juste que l’envie ne passe pas. D’où ma conclusion que mes ovaires appuieraient sur ma vessie. Vivement que ça se finisse !

Côté coliques, ça s’est enfin calmé dans la soirée, j’ai bu un verre d’eau avec du bicarbonate de soude (j’ai lu que ça pouvait aider, et j’ai l’impression que ça a fait effet) et le matin tout allait bien. Du coup, l’écho de la vessie et des reins n’a rien donné (mais c’est pas plus mal, rien de très grave au moins, et ça n’a pas compris la FIV).

Les résultats de l’analyse urinaire arrivent en fin de matinée. Et là je me dis que DNLP a un drôle de sens de l’humour.

Pas de cristaux (donc pas de coliques néphrétiques pour cette fois)

Non non, cette fois c’est une infection urinaire !

Donc voilà, quand on croit que j’ai une infection c’est des coliques néphrétiques, et quand on croit que c’est des coliques néphrétiques c’est une infection urinaire. MA VIE EST UNE GROSSE BLAGUE !

Bon ben du coup c’était pas mes ovaires qui appuyaient sur ma vessie au final ^^

Seul petit soucis : mon médecin n’est pas ouvert aujourd’hui (et injoignable, j’ai tenté). Du coup je vais devoir attendre encore demain pour les antibios :/ j’aime pas trop (vu que je me traine ça depuis lundi du coup); mais j’ai demandé conseil à une amie médecin et elle m’a dit qu’en l’absence de fièvre et de douleurs au dos/reins, ça peut attendre demain. Et en attendant prendre des cranberries.


Côté PMA :

Ce matin contrôle encore plus tôt. Je croise tous les types de personnes que j’adore devant un centre PMA, la meuf enceinte qui fume devant (mais sérieux c’est une épidémie là-bas ! ils devraient coller des affiches de préventions franchement) et la meuf qui vient à un RDV PMA avec son 1er gosse (bon ok c’est toujours plus positif le 2e, ça montre que ça peut marcher, mais bon ça fait mal au moral en plein traitement).

Y a moins de gens, je passe plus vite. C’est ma gygy attitrée qui me fait passer les échos. Bon le problème c’est qu’elle est un peu trop calée en lecture d’écho, elle a mesuré tellement vite (et à l’œil pour certains follicules) que j’ai pas pu tout retenir exactement !

C’était plus ou moins ça :

  • endomètre triple couche à 10.1;
  • à gauche 3 follicules
  • à droite 4/5
  • on en avait 3 ou 4 à 22, 2 à 15/16, un à 12 et un à 9. Je crois que c’est plus ou moins ça. Bref ça a bien poussé encore. Par miracle on arrivera peut-être à en récolter 5/6 matures. (on croise les doigts pour en avoir un max).

Du coup confirmation faite : piquouze d’ovitrelle ce soir à 23h, et RDV vendredi matin pour la ponction.

Ca y est on y est…. Le stress commence à monter !

Se faire avoir comme une bleue

Je vous ai laissé sur mon corps qui faisait n’importe quoi et mes règles qui seraient arrivées trop tôt. Car au moment où j’écrivais cet article, y avait pas de doute, vu le flux et la durée (toute une matinée), c’était forcément mes règles, et vu que j’avais eu des spottings pendant plusieurs jours auparavant, cela correspondait au schéma classique mis à part la semaine d’avance.

Sauf qu’une fois l’article publié, plus rien…. des légers spottings, mais plus un flux de règles. Et toujours des douleurs (mais pas des crampes, des douleurs diffuses, comme souvent en période pré-règles). Bref ça me soûle, je décide de commencer la progestérone le lendemain matin pour calmer ces saignements (et si possible les douleurs). Mon ancien gynéco m’avait déjà prescrit de la progestérone pour ça.

Bon les douleurs ça les a pas trop calmées, mais les saignements débiles se sont arrêtés.

Ca fait une semaine, je suis à J29 aujourd’hui, et pas l’ombre d’un saignement à cette heure-ci. Et croyez moi depuis hier je scrute le PQ environ toutes les heures, pour déceler la moindre goutte qui mettrait fin rapidement à mon supplice mental…

Alors oui la progestérone a toujours retardé mes règles, mais dans le sens où au lieu que les spottings commencent 4 jours avant mes vraies règles, ils commencent à la date supposée de début de règles (et donc ça décale un peu les vraies règles). Et j’ai bien revérifié mes calendriers où je note les spottings et les règles, et ça a toujours été au grand max à J28….

Mais là rien, nada, nothing.

Alors forcément mon cerveau oublie les 3 ans 1/2 d’essais infructueux et les psychotages débiles passés… ben oui le flux abondant de l semaine dernière, ça pourrait pas être la nidation ? et puis la semaine d’avant je me suis farci une semaine de cortisone pour cause de sinusite aigüe. J’ai des problèmes d’auto-immunité, la cortisone est souvent prescrite aux meufs en PMA qui ont des soucis dans ce genre, est-ce que ça aurait pu aider à un miracle ?

Pourtant d’autres signes souvent présent avant mes règles sont aussi présents. Les douleurs se sont intensifiées depuis hier (même si on est pas encore aux crampes), et j’ai très froid sans réussir à me réchauffer (ce qui est aussi un bon signe chez moi).

Bref si mes règles doivent arriver je préfèrerai avoir au moins un petit spotting aujourd’hui, pour ne pas espérer trop fort. J’ai arrêté la progestérone hier, pour ne pas faire durer le supplice si c’est vraiment ça qui les empêche d’arriver.

Je n’y crois pas vraiment, mais forcément avec une once d’espoir ça fait toujours plus mal que ces derniers cycles où je n’en avais aucun…

Allez je m’en vais checker le PQ une nouvelle fois, pour abréger mes souffrances au plus vite….


Bref sans surprise, mes règles sont arrivées dimanche matin

La PMA rend-elle violent ?

« Les médicaments que prenait Alexia avaient-ils un impact sur son humeur? C’est la thèse avancée par l’avocat de Jonathann. Il a affirmé qu’Alexia « pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l’encontre de son compagnon ». « C’est un couple dont malheureusement l’un des conjoints était violent mais ce n’est pas celui auquel on pense », a ajouté Me Randall Schwerdorffer. La question de savoir si les médicaments pris par Alexia pour la fertilité avaient des conséquences sur son comportement a été posée »

Source : Le journal du dimanche – Meurtre d’Alexia Daval : ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore

 

Sincèrement je n’aime pas rentrer dans les polémiques en général, mais sérieusement cet avocat enchaine les phrases dans ce type, avec un bon relent misogyne en arrière-plan.

Je ne veux pas émettre de jugement hâtif sur une affaire dont on ne connait pas tout. Peut-être qu’il était effectivement victime de violence verbales, physiques et harcèlement psychologique. Peut-être que c’est juste une ligne de défense. Même si en aucun cas ça n’excuse son geste, et qu’au mieux ça peut juste aider à comprendre pourquoi. Mais là n’est pas la question de cet article.

Cependant, même si les médicaments hormonaux ont un effet plus ou moins important sur notre humeur, nous en avons toute fait l’expérience, cette phrase renvoit tellement à cette idée de femme hystérique et incontrôlable à cause de ces hormones, quand elle a ses règles, quand elle est enceinte, etc…

Nan mais sérieux, j’ai jamais eu envie de frapper mon conjoint quand j’étais en traitement PMA…

Bref ça m’a un peu choqué/dégouté ce type de propos, je ne sais pas ce que vous en pensez de ce point particulier, mais bon c’est peut-être juste parce que je suis sous oromone.

Prévenez-moi si ça vous est arrivé ces envies de violences sous traitement, que je demande à mon conjoint de prendre garde si jamais et de me donner un sédatif.