La tempête dans ma tête

Je vous avais promis un article un peu plus positif qui devait venir après celui , c’est enfin chose faite. J’ai juste mis un peu de temps à finaliser ce brouillon. Car c’est un peu la tempête dans ma tête en ce moment. Je suis partagée entre pleins d’émotions, certaines positives, d’autres moins. J’essaye de ne pas me laisser submerger. Mais c’est un peu plus compliqué que d’ordinaire vu la situation actuelle, et qui plus est je n’ai pas eu de séances avec ma psy depuis mars – ça n’aide pas (elle est à côté de mon boulot, or je suis en télétravail, je n’arrive donc pas à y aller vu ses horaires. Et la consultation par téléphone on a essayé une fois au début du confinement, mais ce n’est pas pour moi).

Pourquoi est-ce la tempête dans ma tête ? Car beaucoup trop de choses s’y bousculent en même temps. D’un côté il y a la longueur du parcours PMA, encore plus allongé en cette période, et ce TEC que l’on attend avec impatience. Puis il y a nos autres projets d’avenir, dans lequel forcément l’infertilité est aussi imbriquée.

Notre gros projet à court terme est celui d’acheter une maison, et de par la même occasion s’éloigner de la grande ville (même si on y travaillera toujours). On attend la signature du CDI de mon homme avant la fin du mois, et ensuite c’est parti pour les recherches – mais bon le marché est tendu dans le coin, alors ça risque de prendre de longs mois entre trouver la bonne maison et ne pas se la faire « piquer » par d’autres acheteurs.

Forcément ce projet nécessite de se projeter dans l’avenir, sur ce qu’on imagine pour notre vie dans les prochaines années. Pour réussir à trouver le bon compromis entre notre budget, nos envies pour la maison ainsi qu’une localisation la plus idéale possible. Concrètement, on est obligé de faire des compromis, le plus dur est de décider lequel.  On essaye d’être positif et de choisir la maison qui correspondra le mieux au cadre de vie de nos potentiels enfants tant espéré, donc un village paisible et vert avec d’autres jeunes, une école digne de ce nom, une maison avec un jardin et 2 chambres d’enfants à minima. Car la version idéale et rêvée de notre avenir on la connait : une grande maison, pleins d’enfants qui jouent, une vie simple faite de nature, de ballades en forêts, de transmissions, de câlins et d’amour.

Cela implique donc de se forcer à rêver, à croire en cet avenir qui potentiellement pourrait ne jamais advenir. Avec cette peur de ne jamais avoir d’enfants, de voir une grande maison avec pleins de pièces vides nous rappeler leur absence, ne pas réussir à s’intégrer à la vie locale parmi toutes ces familles.

Pour le moment on regarde déjà un peu les annonces, et cela retourne déjà le couteau dans la plaie, entre cet avenir incertain, et se rappeler que S. ne grandira jamais dans cette potentielle maison familiale. Mais en même temps il y’a l’excitation de s’installer dans notre cocon, dans une nouvelle vie qui nous correspondra probablement mieux. C’est beaucoup d’émotions ambivalentes à gérer pour mon esprit.

Tout cela me fait envisager l’avenir différemment.

La mort de S. a clairement changé la donne sur pleins d’aspects de ma vie. On s’est toujours vu en mode famille nombreuse, 3 ou 4 enfants. Malgré la PMA et l’infertilité, je ne voudrais pas renoncer à cela dans la mesure du possible. Cependant, avec le deuil périnatal, il y a la peur de revivre une épreuve similaire, la fatigue de mon corps vis à vis des traitements et du parcours. Dans l’optique où nous aurions la chance d’avoir un enfant biologique, je ne me vois pas ensuite enchaîner les FIV encore pour agrandir la famille. Peut-être, mais vraiment peut-être, pour un 2ème enfant, mais pour un 3ème non.

Alors depuis la mort de S. j’envisage plus concrètement l’adoption quoiqu’il advienne : que l’on arrive à avoir un enfant biologique ou non. Cette réflexion commence à prendre une place plus importante dans ma tête car j’en ai marre d’être tributaire des médecins pour espérer avoir un enfant. En ce moment, avec ce J5 qui n’attend que d’être transféré, j’ai l’impression qu’on prend une partie de moi en otage. C’est une partie de nous, mais on nous y bloque l’accès… sensation bien étrange.

Puis il y a aussi la réflexion du temps qui passe, d’où est la limite avec l’acharnement. Je pense que tout le monde a une jauge de choses qu’il peut encaisser. Le deuil a considérablement fait monter cette jauge très près de notre limite. Donc en cas d’échecs, je ne me vois pas aller jusqu’à 4 FIV. Je ne me vois pas passer encore 10 ans dans ce parcours, finir par avoir recours au don d’ovocyte après 4 FIV ratés. Il y a un moment où je dirais stop et je voudrai construire ma vie d »après. Comme je le disais, j’ai besoin de vivre, tout simplement.

Avec cette prospection de maison, je me rend compte que je ne pourrais pas habiter une telle maison tout en finissant par abandonner un projet de parentalité. Je veux élever une famille, qu’importe le lien de sang avec ces futurs enfants. Alors je commence tout doucement à me renseigner concrètement sur les démarches. Je ne veux pas attendre la fin du parcours PMA pour m’y mettre, car je connais bien les délais extrêmement longs. Bien évidement je suis consciente que c’est un peu plus « facile » d’adopter quand on a pas d’enfant biologique, mais plus difficile d’adopter pour agrandir encore la famille. Mais pour le moment ce n’est pas vraiment une question qui se pose. On verra cela en tant voulu, si par miracle la PMA fonctionne.

Nous envisageons l’adoption en France ou dans le pays dont est originaire le père de mon mari. Mon mari peut d’ailleurs demander la nationalité de ce pays depuis peu car les règles ont changé récemment (avant il fallait vivre au minimum 2 ans sur place), et c’est quelque chose qui lui tient à cœur. On espère que cela facilitera un peu les choses.

Chaque chose en son temps, je ne veux pas (et ne peux pas) mener tout de front, mais je pense commencer les démarches pour l’agrément une fois que nous aurons notre maison, qu’importe où nous en serons au niveau de la PMA à ce moment là. Bien évidement j’en suis au tout début de ma réflexion sur le sujet, alors tout cela va évoluer dans ma tête avec le temps et en me renseignant concrètement sur le sujet et les démarches. Ça fait beaucoup dans mon esprit, mais c’est la 1ère fois que je commence concrètement à envisager l’adoption comme une réalité, comme notre future parentalité. C’est un long cheminement qui commence.

FIV 1(ter) TEC 1 – journal de bord n°1

Ça fait une semaine que j’ai commencé le traitement, alors je me suis dit que ce serait pas mal de faire un point.

Passée la crise d’angoisse du début du traitement, ça s’est bien calmé. C’est surtout le RDV ostéopathe ce lundi qui m’a grandement aidée. Depuis je suis moins angoissée (beaucoup plus léger et supportable), et je dors mieux (je me réveille qu’1 ou 2 fois apr nuit, et je ne ressens pas d’angoisse pendant ces périodes de réveil. C’est de nouveau mon réveil qui me tire du sommeil le matin, ça faisait longtemps). Ce n’est pas parfait et les angoissés sont toujours là en toile de fond, mais c’est le jour et la nuit par rapport à avant.

Pendant ce RDV, l’ostéopathe m’a fait des manipulation pour préparer le TEC, mais aussi de l’ethiopathie qu’elle fait en parallèle – un truc sur les émotions. Cette partie c’est un truc auquel je ne crois pas du tout, ça ressemble plus à du chamanisme/charlatanisme pour moi que de la médecine. Genre elle te pose des cailloux avec des dessins sur le ventre, elle fait des gestes (pour chasser les émotions), pose des questions sur ce qu’elle pense ressentir chez te faire parler. Bref étant une personne terre à terre, ben ça me fait bien marrer voir ça m’énerve quand ma séance de manipulation devient ça, je me dis que je paye pour rien.

C’est la 2e fois qu’elle me fait une séance comme ça. Ben malgré mes réticences et ma non-croyance, je ne peux que constater le changement entre avant et après la séance. Je ne l’explique pas vraiment, et je n’y crois toujours pas. Mais les résultats là sont là et c’est l’essentiel ! Espérons que ces angoisses calmées tiennent le plus longtemps possible.

J’ai rigolé intérieurement quand elle m’a dit qu’il fallait que j’accepte de ne pas tout contrôler et qu’il fallait lâcher prise, je me suis dit que ça plairait à Kae Browneyes 😄

Et sinon j’en oublirai presque que je suis de retour en PMA, tellement c’est light (et appréciable du coup !) le traitement pour le TEC. Juste des patchs à changer tous les deux jours, ça n’impacte pas vraiment le planning. Et je n’ai que le 1er contrôle dans 1 semaine.

Bon je constate quand même quelques effets secondaires des hormones sur mon humeur : je m’énerve très facilement. Mais tout de même ça n’a rien avoir avec les effets secondaires liés aux doses de cheval des 3 stimulations que j’ai déjà eu ! Et c’est tant mieux, cela rend ce retour en PMA plus facile.

Je pense que la partie compliquée s’annonce avec les contrôles : j’appréhende les échographies et de devoir me déssapper devant un médecin depuis l’accouchement. Alors qu’avant en routarde de la PMA limite j’étais à poil avant qu’on me le demande 🤣 C’est probablement des restes traumatiques, ça  me rappelle des souvenirs de quand ça allait bien puis de l’hôpital quand ça a chaviré à l’horreur et les RDV qui en ont suivi par la suite. Puis ensuite il y aura le stress du transfert.

Mais j’ai encore une semaine de calme avant cela, alors je vais essayer d’en profiter un maximum.

Essayer de ne pas perdre pieds

Voilà, on y est.

J’ai eu mes règles hier soir et commencé le traitement pour le TEC dans la foulée (2patch de videllot à changer toutes les 48h). Rdv de contrôle dans 2 semaines.

Je les sentais arriver (j’avais calculé au 10/01, on est donc raccord), des spottings annonciateurs depuis quelques jours.

Alors hier j’étais angoissée comme jamais, j’ai fait une crise d’angoisse une fois de plus, en arrivant chez ma psy (je crois que je me suis contenue jusqu’à ce moment de la journée où je pouvais lâcher les vannes).

3 semaines depuis notre dernier rdv, qui était pile avant l’appel du centre PMA. Autant dire que je l’attendais avec impatience, surtout vis à vis des angoisses… Et bien c’est une des 1e fois où j’ai trouvé des limites, où je suis ressortie plus énervée qu’autre chose. Car au final elle a détournée la conversation (bon ok je comprends, c’était pour sortir de l’angoisse), mais elle m’a fait parler de trucs dont j’avais l’impression de les avoir vu et revu. Elle m’a dit qu’il fallait se rapeller pourquoi on voulait un enfant, comment on imaginait notre vie si c’était le cas. Alors sur le coup elle m’a prise au dépourvu, et j’ai galéré à répondre, car effectivement, j’essaye de ne pas penser à ça, de ne pas penser à cette vie rêvée, pour ne pas ressasser le vide. Et c’est ça qui m’a énervé en sortant, après coup, en fait elle m’a fait penser, et je ne sais pas comment elle n’a pas pu le voir, à tout ce que je ne pourrais jamais vivre avec S. … Voilà… super pour aller mieux… donc je suis sortie encore plus triste et sans vraiment avoir pu parler de comment faire passer ces angoisses – car au fond j’ai l’impression que y’a pas de solution à part les affronter. Elle m’a dit de rationaliser dans ces moment là, mais ces angoisses sont tellement légitimes que personne ne peut nous rassurer… J’avais aussi besoin de parler de comment gérer la période entre le transfert et le résultat, mais pareil, je n’ai pas pu en parler.

Je la revois à nouveau dans 3 semaines (son planning était blindé). Plus ou moins au moment du transfert. J’espère que cette séance là sera plus utile… Mais surtout que je la verrais avant le transfert, sinon ça va être chaud. Mais bon c’est pas moi qui vait décider de la date où il tombera !

Et en attendant je vais devoir me démerder comme je peux pour vivre cette période.

J’ai pris rdv chez l’ostéopathe lundi, pour préparer ce TEC, et j’espère que ça m’aidera à être un peu plus zen.

J’ai passée une nuit blanche à cause de ce début des hostilités, j’étais juste angoissée, je ne pensais pas vraiment a quelque chose, mais cette angoisse ne me quittait pas. La journée au boulot va être longue.

Je me suis posée la question, pourquoi autant d’angoisse ? Est ce trop tôt pour retourner en PMA ? Je ne pense pas, car je ne voudrais pas annuler. On en a parlé hier avec mon mari, il l’a dit que s’il fallait on pouvait même attendre une année encore, si j’avais besoin de ce temps pour réussir à gérer, mais je n’ai pas envie d’annuler. J’ai envie d’y aller. Et comme dit, je ne pense pas que le temps appaiserait ces angoisses – la seule solution que j’y vois est de les affronter (et les subir).

Alors on va se battre, contre vent et marée. On dirait que j’ai encore de l’énergie en réserve, je ne sais pas trop d’où je la sors. Il y a des moments où je me dis que tout aurait été plus simple si on avait fait une sortie de route en Finlande sous le choc de l’émotion. On aurait pas eu à traverser toute cette douleur. Mais notre instinct de survie a pris le dessus à ce moment-là. Peut-être que si j’ai survécu à tout ça, et bien justement c’est pour vivre : on a pas autant souffert pour abandonner maintenant. Mais putain, qu’est ce que c’est dur.

À l’aube de 2020

Hello,

En cette fin d’année, je choisi non pas de vous faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler (pour des raisons évidentes, même si on a tout de même réussi à vivre des moments plus doux depuis mars), mais je choisi de parler du futur, des projets pour l’année à venir, et de ce que j’en attends.

Bien évidemment il y aura le retour en PMA en janvier avec le TEC. On a 2J5 au congélo, donc potentiellement une 2e chance si ce TEC n’était pas concluant. 🍀🍀🍀

Ensuite, je vous ai déjà parlé plusieurs fois de mon blog littéraire que je tiens depuis 1 an et demi avec une amie – pour 2020 nous inaugurons notre 1er partenariat avec une maison d’édition ! On est très fières, cela nous donne l’impression qu’on ne fait pas tout ce boulot pour rien 😀 (je ne mets pas le lien ici, car cet autre blog n’est pas très anonyme, et vu que ce blog est mieux référencé, les gens tomberaient sur ce pan de ma vie qui ne les regarde pas forcément- mais si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me demander l’adresse !).

On s’est fait un cadeau pour Noël en s’achetant une PS4 – je suis vraiment une noob côté jeux vidéo, n’en ayant jamais vraiment eu plus jeune. Alors cette année je vais m’améliorer de ce côté là ! (Puis si jamais je devais être en arrêt pour raison de TEC positif ou pour dépression j’aurai de quoi m’occuper 😬)

J’ai aussi commencé à suivre le challenge de Boma. En commençant par le côté cuisine : des empanadas maison (on réitère l’expérience pour la soirée de Nouvel an), mais aussi des pâtes maison. Voilà le résultat pour notre repas de Noël : raviolis farcies aux morilles et potimarron avec beurre infusé à la sauge. C’était une tuerie 😋 on recommencera l’expérience ! (On travaillera juste un peu la présentation ^^)

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Et toujours pour ce challenge, je commence les petites réparations de l’appartement qui traînent depuis des lustres. Dans cet optique, j’ai acheté de quoi réparer l’interruption cassé dans notre chambre.

– Et on continue le travail pour restaurer la libido dans le couple (pour le moment, on tient le coup, on a jamais été aussi épanouis depuis de longs mois voir années… !). On prend soin de nous deux.

Je n’espère pas de voyage pour cette année, car cela sera le cas seulement si TECs négatifs. Donc j’espère rester bien au chaud en Alsace toute l’année !

 

On va aussi pour notre première fois assister à un spectacle humoristique en janvier (c’est mon cadeau de Noël 😁) avec le spectacle de Jérôme Commandeur. J’ai hâte !

En juillet prochain, si tout se passe bien, l’homme devrait signer son CDI – on commencera alors à chercher une maison pour devenir propriétaires et surtout s’éloigner un peu de la grande ville ! On a besoin de nature, d’espace, et on a eu un coup de cœur pour une petite ville qui respecte tous nos critères (même si ce sera difficile de trouver exactement à cet endroit, mais on est pas pressé non plus !).

 

Voilà, c’est déjà pas mal comme expectatives pour cette nouvelle année ! Quoiqu’il arrive je me dis que de toute façon cette année ne peut que être meilleure que 2019 (enfin je ne mets pas DNLP au défi niveau horreur, qu’on soit clair…). Alors je ferme avec soulagement le chapitre 2019 et accueille avec positivité 2020. Puisse l’avenir être radieux ☀️

Et vous, que prévoyez vous pour 2020 ?

Les angoisses

C’était une chose d’être impatiente en attendant d’avoir une date pour le TEC, s’en est une autre quand on la reçoit.

J’ai reçu l’ordonnance pour le traitement deux jours après l’appel du centre. Et depuis… Et bien je galère. J’ai trouvé l’enveloppe dans ma boîte aux lettres en rentrant un soir tard, me suis couchée peu après, et ait eu une crise de panique a l’idée que ça y est, on y retourne vraiment.

Idem à midi je suis allée cherchée le traitement, et ça m’a mise mal toute la matinée.

Ça impacte mon sommeil – cette fois ce n’est plus tant des cauchemars, mais des difficultés à m’endormir et des réveils très tôt, qui me font ensuite cogiter dans mon lit et je dois me lever au bout d’un moment pour éviter de trop réfléchir et partir en crise d’angoisse.

Forcément l’appel du centre est arrivé le lendemain de la séance dernière séance psy, juste avant les fêtes, donc je ne la vois pas avant le 09/01 vu qu’elle est en vacances…

Habituellement j’arrive à gérer mes crises d’angoisses liée au deuil (notamment la peur irrationnelle qu’il m’arrive à moi ou mon mari un accident), avec des mécanismes qui doivent d’approcher de l’auto-hypnose, que j’ai développé en affrontant les échecs de la PMA puis le deuil.

Mais là ça ne fonctionne pas. Probablement parce que ces angoisses dans ce cas-là ne sont pas vraiment irrationnelles, mais bien plus ancrées dans le réel.

J’angoisse car je sais que je vais mal vivre les contrôles, l’hôpital, les échographies puis l’attente entre le transfert et le résultat. Et que je sais que cela ne s’arrêtera pas à l’issue du résultat : ce sera soit un échec cuisant que je redoute de vivre (car ce sera très difficile à vivre émotionnellement et déclanchera d’autres angoisses), soit ce sera positif et dans ce cas je serais dans l’angoisse permanente que tout s’arrête à nouveau.

Bref je n’ai pour le moment pas de solution pour les calmer, alors si vous avez des pistes…

Mais voilà c’est le prix à payer si on veut tenter d’être parents d’un enfant vivant…. Ce n’est pas le temps qui nous empêchera d’avoir ces angoisses. On est prêt, au bout d’un moment il faut oser plonger, et prendre le risque, affronter ces angoisses et avancer malgré elles. Mais c’est dur…

Et un pas de plus en avant

Hier, quand j’étais entrain d’écrire mon article  hot 🔥🔞 (ou pas 😆), j’ai au même moment reçu l’APPEL ! Celui pour programmer le TEC.

Un peu perturbant quand t’es entrain de parler de ton calendrier de l’avent un peu spécial 😆😆😆

Bref, on a programmé le début du traitement pour le TEC, je vais recevoir les ordonnances et explications par courrier. Début des patchs (car sur cycle substitué à ma demande) aux prochaines règles, soit environ le 10/01, puis rdv de contrôle 15 jours après. Et ensuite advienne que pourra.

Ça me soulage vraiment d’avoir eu cette date fatidique avant de passer les fêtes, histoire d’avoir un planning de reprise des festivités en tête.

Puis autre point positif, on sera donc en cours de traitement quand mon mari devra passer le cap fatidique des 30 ans. Ce sera probablement un peu plus facile, car l’espoir sera permis, on sera dans l’action à ce moment là.

Autre bonne nouvelle, ma TSH est revenu dans les clous suite à ma dernière prise de sang, donc tous les feux sont au vert. Même si  ça fait un peu peur, j’ai vraiment hâte (car mon cerveau n’envisage pas l’échec, ce con 🙈).

Yapluka !

12 décembre 2019

Il y a un an…

Nous n’avions pas beaucoup dormi, sonnés par l’horreur qui saisissait Strasbourg, espérant ne pas reconnaître le nom d’un proche dans les victimes, et avec un terroriste en fuite, vu pour la dernière fois de notre côté de la ville.

Il y a un an le stress montait.

Il y a un an nous entendions pour la 1ère fois le plus beau son du monde…

Il y a un an, nous avions la preuve avec image à l’appui que la vie grandissait en moi.

Il y a un an on était fou d’espoirs, sur un nuage de rêve (et d’angoisses).

Et aujourd’hui… Un abîme à la place de notre cœur de parents…

Vie de merde…

Cette écho aurait eu lieu un autre jour, je n’aurai pas retenu la date, et ce serait plus facile. Mais avec un tel événement survenu la veille, je pourrais difficilement l’oublier…

Allez ça ira mieux demain. Ah puis je crois que mes règles sont enfin arrivées (ça aide pas pour le moral). C’est déjà ça… Si on pouvait avoir l’appel pour programmer le TEC maintenant..

Attente et impatience

Encore et toujours, attendre. Avoir l’impression de passer à côté de sa vie en se focalisant sur une fuite en avant, sur ce qui pourrait advenir grâce à la PMA.

J’attends ce foutu appel, pour programmer le traitement du TEC. On m’a dit le 14 novembre qu’on m’appelait en décembre/janvier, de ne pas espérer de transfert avant janvier voir fevrier (tellement ils ont trop de patientes).

Une patiente… Ça porte tellement le nom en PMA. J’espère vraiment avoir l’appel encore en décembre, avant Noël, pour faciliter un peu le passage des fêtes de fin d’année.

Puis je patiente pour mes règles. Rapelez vous, j’ai du prendre la pilule en octobre pour passer une hystéroscopie. Je l’ai arrêtée le 12/11. Et depuis j’attends les règles (les dernières, sous pilule, étaient le 31/10).

Je sais que la pilule perturbe le cycle, alors je ne sais pas vraiment où j’en suis. J’ai eu des saignements la semaine dernière, cru qu’elles arrivaient mais non. Depuis hier des douleurs, mais pas encore de saignements.

Alors j’espère qu’elles arrivent vite (d’où cet article que j’espère déclancheur), car forcément mon cerveau déraille avec des règles qui tardent (même si quand j’ai initialement arrêté la pilule, elles avaient mis 2mois à revenir…). Je n’ai pas envie de me faire du mal à commencer à espérer l’impossible, sachant que rationnellement elles vont finir par arriver, tout ça c’est juste la pilule qui a tout détraqué.

Puis faudrait pas que je reçoive l’appel pour le TEC avant, car ne sachant pas où j’en suis dans mon cycle, et bien ce serait problématique pour programmer le TEC !

Donc j’espère que mes règles arrivent rapidement, et que l’appel suive juste après. Ce serait parfait.

J’aimerais tellement que le début du TEC soit programmé en janvier. Je n’en peux plus d’attendre.

Je me rend compte à l’instant en regardant le calendrier qu’on est le 10, que ça fait exactement 9mois que S. est mort-né. On en peut plus d’être entravés par les délais de la PMA pour avancer dans notre désir de parentalité, et pouvoir avoir de nouveau un peu d’espoir.

 

Allez, je retourne attendre…. Je sais, ce n’est pas sain, mais rien ne me fais envie pour combler le temps et vivre ma vie pleinement au lieu de juste espérer que ces semaines passent au plus vite.

Des bises

Analyse des cauchemars

J’ai eu l’occasion hier soir de discuter de mes fameux cauchemars avec ma psy. Bon pour l’interprétation pure et dure on a eu plus ou moins la même, à la différence que pour les scènes où je m’enguelais avec tout le monde, j’avais l’impression que c’était moi qui m’en prenais à tout le monde, alors qu’elle voyait ça comme « tout le monde vient me chercher des noises sans raisons, m’agresser donc je me défends comme je peux ».  

S’il fallait décrypter le rêve dans la forêt, pas besoin d’aller chercher bien loin. On a la peur que tout bascule à un moment où l’on ne s’y attend pas, la peur de perdre un nouvel enfant (dodo l’enfant do pour faire référence à la mort), et en lien la peur de retourner en PMA ;  et le chemin de forêt qui apparaît dans le rêve ressemble beaucoup à l’endroit où est enterré S.

Forcément avec toutes ces significations imbriquées, pas étonnant que j’ai des frissons dès que je repense ou évoque ce cauchemar.

 

Ensuite on a discuté s’il fallait continuer ou non de noter les cauchemars. Pour elle se n’est pas nécessaire. Noter ses rêves permets effectivement de voir parfois bien plus rapidement où se situent nos angoisses. Là on a vu. Et d’après elle rien que le fait d’avoir parler de ces cauchemars, et notamment le plus horrible dans la forêt qui semble reçurent, pourrait permettre de ne plus le faire car on en a débriefé. On verra bien.

Pour moi, ces rêves me donnent l’impression, surtout vis a vis de la colère, que j’intériorise tellement cette rage, que le fait que je pète un câble dans mes rêves montre peut-être que j’en ai beaucoup trop en moi et que c’est tendancieux, que je vais craquer dans la vraie vie. Ça m’a fait un peu peur de voir que j’insultais tout le monde à haute voix. Alors que même si j’ai l’impression de détester tous les gens que je croise en ce moment, je sais que cette colère vers des personnes en particulier n’est pas justifiée, donc je garde ça dans ma tête.

Alors que ma psy n’en a pas eu du tout la même vision. Pour elle, les rêves (et cauchemars) sont des soupapes, qui justement permettent à notre cerveau de gérer certains événements traumatiques en les refaisant jusqu’à ce qu’ils soient digéré, qu’on s’en souvienne ou non, ils ont cet effet dans les deux cas. Cette soupape peut aussi permettre à ma colère de sortir la nuit, pour que justement la journée soit supportable. Donc pas de peur à avoir, je ne tourne pas psychopathe, je ne vais pas me mettre à insulter tout le monde dans la rue. Ce que fait mon cerveau est très sain.

En parallèle je lui ai demandé quoi faire pour gérer cette colère : faire de la boxe, taper dans des trucs (des objets hein, pas des humains 😬). Ça fait un bien fou pour extérioriser une colère générale  face à la vie. Ça tombe bien on avait acheté un punching-ball peu de temps après la mort de S. , qui nous a souvent bien aidé.  Je vais le ressortir.

Quid de quand cette période de cauchemars disparaîtra ? On ne peut pas savoir… En tout cas elle m’a prescrit des somnifères à ma demande, pour pouvoir souffler une nuit de temps en temps (car là j’accumule trop de fatigue avec ces mauvaises nuits. J’ai essayé les trucs à bases de plantes mais aucun effet). Le but n’est clairement pas d’en prendre en continue, il ne faudrait pas que je développe une peur d’aller me coucher. Mais en prendre occasionnellement pour avoir une ou deux bonnes nuits sans rêves par semaine.

J’en ai pris un cette nuit, et le réveil était bien plus agréable ce matin !