Sur la liste d’attente

Voilà, c’est officiel, on est ENFIN sur la liste d’attente pour effectuer notre TEC. – l’hysteroscopie de mardi s’est déroulée sans encombres, tout était normal, et donc notre dossier complet.

On sera rappelé en décembre/janvier pour programmer le début du traitement en fonction des prochaines règles à ce moment là. Et donc TEC en janvier/février normalement (espérons que ce soit janvier, j’en ai marre d’attendre).

Maintenant je crois que je vais aller hiberner pour passer cette attente et la période des fêtes de fins d’année.

Un long weekend à Budapest

Voilà, pour ne pas oublier qu’il n’y a pas que la PMA dans la vie, et que le vie continue même après les épreuves. Quelques photos de notre voyage à Budapest – même si les Hongrois n’étaient pas très sympa, on a passé un bon moment, et il y avait plein de belles choses à voir.

Avec en vrac : des monuments, des bières, des trucs rigolos, un ruin bar, un goulasch végé…

 

Et en bonus : bonne ambiance dans notre chambre pour la dernière nuit avec ce magnifique tableau 🤣

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Débrief RDV PMA

Le miracle a donc bien eu lieu, nous avons eu RDV avec le Dr Hibou aujourd’hui !

Qui plus est via le service PMA (et pas en consultation classique) du coup on a rien payé (d’habitude c’est dans les 90€ à avancer). Et vu que ce n’était pas une plage de consultation normalement, et bien on a seulement attendu 10 min au lieu des 2h habituelles. Après la galère pour obtenir ce RDV, ça fait du bien !

Du coup Dr Hibou reprend notre dossier depuis le début, on lui donne les documents supplémentaires, et pour une fois elle a bien reçu la lettre de l’immunologue (miracle, à chaque fois ils perdaient les courriers au secrétariat…).

Juste des sérologies à refaire, mais sinon elle ne pense pas que c’est utile de refaire hystéroscopie ou hystérographie vu que tout était normal, et qu’il n’y a pas eu de problèmes suite à l’accouchement.

On confirme donc la prise d’aspirine pour le TEC, dès la prise de progestérone (normalement 48h après l’ovulation si je ne me plante pas) et non pas le jour du transfert vu que c’est un J5.

Ensuite elle me demande si ce TEC on le fait sur cycle naturel, vu qu’on a jamais abordé la question.

Donc là je réponds que je ne préférais pas vu que j’ai toujours des spottings, et ce n’est pas le cas sous traitement hormonal.

Elle me dit « oui vous n’auriez pas l’esprit tranquille ». Du coup on part sur un TEC sur cycle substitué (des patchs et pas des piqûres, ça va du coup).

Puis elle tique et ré-aborde la question des spottings…. Et finalement veut tout de même refaire une hysteroscopie pour vérifier que tout est ok….

Voilà donc je gagne un examen supplémentaire pas super agréable 😓 je m’en suis un peu voulu d’avoir parler des spottings du coup vu que ça retarde tout d’un bon mois au moins… Mais bon mieux vaut tout vérifier avant de se lancer me direz-vous.

Je dois donc prendre la pilule dès mes prochaines règles (vers le 20/10), pour pouvoir la passer plus facilement. Je n’ai pas réussi à avoir le secrétariat pour prendre RDV à l’hôpital (je rappellerai demain, à mon avis personne bosse le mercredi aprem…).

En fonction des délais annoncés, je verrai avec mon gynéco habituel. J’ai déjà appelé pour connaître les prochains créneaux, on serait sur début/mi-novembre. Ça va encore, mais y’a un dépassement d’honoraires de 100€, non pris en charge par la multuelle 😒 je l’avais payé la dernière fois pour ne pas attendre plusieurs mois.

Et une fois cet examen passé, on pourra officiellement s’inscrire sur la liste d’attente pour le TEC. D’après le Dr Hibou, vu qu’il y a Noël peu après le moment où l’on pourra s’inscrire, on devrait plutôt tabler sur un transfert en janvier-février…

Comme d’habitude, faut pas être pressé…

EDIT : RDV le 12 novembre pour l’hysteroscopie, c’est pas trop horrible comme délais.

RDV immuno n°2

Même si notre centre PMA répond toujours aux abonnés absents pour obtenir un RDV plus tôt suite à cette foutu annulation, au moins ça avance d’un autre côté.

Nous avons donc revu notre super immunologue rencontré en juillet, toujours aussi sympathique et professionnel. Le genre de mec, on le croiserait dans la vrai vie, on deviendrait potes, c’est sûr !

Ce RDV était donc un debrief pour valider le protocole à suivre pour une nouvelle grossesse, suite à sa réunion de service où notre cas a été évoqué.

On part donc sur prise d’aspirine dès le transfert d’embryon. Pas besoin de Lovenox ou de corticoïdes, car aucun signe à l’autopsie qui fasse penser à une nécessité

Si grossesse, on continue la prise d’aspirine, on continue le plaquenil que je prend déjà, on le revoit à 8SA et ensuite 1 rdv/mois de suivi pour vérifier la tension, faire le point, mais ce suivi rapproché est surtout fait pour nous rassurer et nous déstresser !

Clairement ça fait du bien de voir que l’aspect psychologique est bien pris en compte.

Les feux sont donc tous au vert, faudrait juste maintenant que ça se passe bien dans notre foutu centre de PMA. Mais bon vu comme ça part, on se dit que pour un transfert encore en 2019 ça va être compromis, si on voit notre gynéco que mi-novembre (on a perdu espoir d’avoir un RDV plus tôt à ce stade).

Ma psy m’a dit que c’était peut-être pas plus mal pour le deuil, que je devrais penser à moi, que rien ne pressait (lol 5 ans d’arrêt de pilule et je suis « pressée » d’avoir un enfant), que cette  grossesse ne devait pas être un besoin (en reprenant mes mots, foutu lapsus entre besoin et désir…). J’ai eu envie de lui faire bouffer son carnet, mais bon au fond de moi je sais qu’elle n’a pas entièrement tord.

Puis bientôt mon anniversaire, ça n’aide pas de se prendre une année de plus tout en ayant l’impression de rester au même point. Mais ça vous ne le connaissez que trop bien.

… et puis c’est la rentrée

C’est fou, je me sentais tellement bien en vacances, et ensuite en étant rentré. Je suppose que ça se voyait bien dans mes précédents articles.

Puis la réalité nous rattrape, et nous fait bien vite redescendre.

Vous savez, ce puta*n de RDV PMA qui nous a été décalé, et bla et bla et bla…. on pensait que c’était finit car on avait réussi à contacter directement notre gynéco, qui avait voulu nous donner une date tout de suite, mais on était en vacances. On l’a relancé car du coup elle ne nous avait pas donné d’autres dates. Et là, on voit qu’elle a transféré le mail au secrétariat AMP, pour gérer la prise de RDV en son absence.

Forcément le secrétariat nous répond « nous voyons que vous avez déjà RDV en novembre »…. ben ouais c’est bien ça le problème, en novembre…. Voilà donc on va devoir essayer d’avoir un nouveau RDV en négociant avec le secrétariat, sauf que c’est le genre de RDV « urgent », après les heures de boulot, donc en général le secrétariat ne les donne pas, c’est que la gynéco qui accepte de le faire directement…

Ca nous fatigue, c’est déjà pas évident de retourner en PMA, et on bataille juste pour un simple RDV. On  l’impression de quémander alors qu’on avait initialement pris ce RDV en mai pour septembre, c’est ça le pire dans l’histoire…

 

Et puis ça y est, je suis dans cette phase de la vie où TOUT MON ENTOURAGE proche ou lointain a des gosses. J’ai l’impression de lire des annonces de grossesses toutes les 2 semaines sur Facebook et autre. A force de mes désabonner de leur fil d’actualité, même Facebook et Insta galèrent pour trouver du contenu à m’afficher…

Et là, cerise sur le gâteau, ce matin j’apprend que mon collègue de bureau va être papa…

Le seul du service à être dans ma tranche d’âge, et qui soi-disant ne voulait pas encore d’enfants il y’a encore 1 an. Je vous connais, vous allez me dire « nan mais peut-être que c’est triste, qu’il ne le voulait pas, si ça se trouve sa vie elle est pourrie aussi ». Nan je le connais assez pour vous dire que c’est juste qu’entretemps ses envies ont changées, et que c’est réellement une bonne nouvelle. Je pensais pouvoir y échapper encore quelques temps…

Je ne sais pas comment je vais supporter si les collègues lui en parlent beaucoup…

Bilan 2018 (+point Bidule)

Préambule : J’ai attendu un peu avant d’écrire cet article, pour ne pas porter la poisse. Il semblerait bien qu’un nouveau chapitre s’ouvre pour nous, mais j’y reviendrai à la fin de cet article, pour que celles qui n’ont pas la force/pas envie d’entendre parler de femme enceinte puisse éviter cette partie plus facilement. Je ne sais pas ce que deviendra ce blog dans les prochains mois. Clairement pas un blog PB/parentalité, car ce n’était pas le but quand je l’ai ouvert. Je pense vous faire part des nouvelles importantes (en espérant qu’elles ne soient que bonnes 🍀) de temps en temps pour celles que ça intéressera. Et pour celles qui ne suivront plus ce compte, et bien je vous comprends totalement, et vous souhaite que le futur soit plus clair. Pour ma part je continuerai à vous lire et suivre vos aventures et périples.

 

Le Bilan :

Cette année 2018 est, je pense, l’année la plus émotive que j’aurai vécu jusqu’à présent. J’ai eu l’impression de vivre à la fois les pires et les meilleurs moments de ma vie quand je repense aux mois écoulés. Et comme quoi une année peut commencer très mal mais pourtant finir très bien. Rien n’est jamais écrit d’avance.

En janvier 2018, nous étions pleins d’espoir. Après 3 ans d’essais, plusieurs reports, nous allions enfin commencer les FIVs (après 4 IACs infructueuses).

Début février je vivais une bouffée d’air enchantée dans un Stockholm enneigé, avant de me lancer dans cette FIV1. Qui fût la 1e claque de l’année. Mauvaise réponse à la stimulation (1 ovocyte pour des doses de 450 UI de gonal F). Elle fût transformée en IAC sans trop y croire, mais comme on s’y attendait, le miracle n’eut pas lieu.

En parallèle de la PMA , je préparais mon mariage (beaucoup de stress, de problèmes avec l’organisation et les prestataires).

En mai, petite parenthèse à Prague avec une bande d’amis, pour déstresser avant le mariage (et la FIV 1bis). Une très belle expérience !

Fin mai, malaise au travail et passage aux urgences, diagnostiqué comme infection urinaire ce sera en fait une colique néphrétique, rien de très marrant à vivre, mais heureusement ça passera vite.

Début juin je me mariais. Beaucoup de larmes de joie, d’émotions, de tendresse, d’amour, entourés d’une grande partie de la famille et de tous nos amis. Et ce fut un mariage à notre image : une cérémonie laïque dans la forêt, un repas végétarien, un thème nature… Que tous nos invités semblent avoir apprécié et dépassés leurs a priori pour ces « manquements à la tradition » d’après les retours qu’on a eu. Malgré les couacs, cette journée a été magique, et nous avons réussi à en profiter, et finir la soirée des étoiles pleins les yeux. Je n’aurai pu espérer mieux.

Et la semaine d’après commençait le nouveau traitement pour la FIV 1 BIS. Stimulation un peu longue, 450 UI de Fertistartkit, mais ça finit par pousser. Une ponction de programmée ! Enfin ! Et une belle récolte de 14 ovocytes. Résultats inespérés. Mais le pire était à venir. 2 jours plus tard le téléphone sonna. On pensait avoir des embryons et un transfert le lendemain. Au final on se prit un 35 tonnes dans la gueule. Échec total de fécondation, normalement avec 50% en FIV classique et 50% en ICSi. Rien ne peut préparer à un résultat pareil. 2 semaines plus tard, quand le compte rendu arriva, on apprit qu’en fait sur les 14 ovocytes, seuls trois étaient matures, et donc juste en FIV classique (il en fallait +de 6 pour qu’ils appliquent le 50/50). Cette nouvelle n’est pas plus rassurante. Nous sommes pour la première fois devant l’abysse, cette possibilité que pour nous il ne soit jamais possible d’avoir d’enfants. Car ce problème de maturité+stimulation difficile+échec de fécondation, et bien ce n’est pas très bon signe concernant la qualité de mes ovocytes. C’est même très inquitéant. Sachant que je n’ai à ce moment là même pas encore 27 ans. L’été fût très difficile. Encaisser de telles nouvelles aussi. Réfléchir à la suite en cas d’échec à la prochaine tentative, suis-je prête à accepter le don d’ovocytes ? Entamer le parcours de l’adoption ? Un seul espoir subsiste : que la FIV ICSI fonctionne. On essaye de se raccrocher à cela, sans trop y croire.

Octobre : FIV 1 ter, en ICSI. Nouveau protocole : 300UI de menopur, et double déclenchement (ovitrelle + decapetyl). On arrive à 10 ovocytes ponctionnés. 2 jours après le téléphone sonne : c’est un miracle, 8 ovocytes matures, 7 fécondés, 6 embryons à J2, (5 à  J3). On pleure de joie, avec l’impression d’avoir gagné la guerre (alors qu’on a seulement gagné une bataille). On me laisse le choix entre un transfert d’un J3 ou J5. Je décide d’un transfert à J3, je ne veux pas tenter d’attendre J5 par peur qu’aucun embryon survive. J’ai besoin d’avoir un transfert certain pour mon bien-être psychologique, me^me si on me dit que le chance de réussite est plus grand avec un J5. Mais vu nos antécédents ils acceptent. En parallèle les 4 autres embryons sont poussés à J5 et deux survivants pourront être vitrifiés.

Le 28/10, je commençais à couver un petit J3, et le 12/11, j’apprenais que ce transfert était positif ! On a du revérifier plusieurs fois la prise de sang, et faire un test bâton pour y croire, que c’était bien nous, que le labo ne c’était pas trompé de personne. On était totalement incrédules !

Le 12/12 on entendait son cœur battre pour la première fois, et on voyait cette forme qui ressemblait déjà dans les contours à un petit être humain.

… Jusqu’ici tout va bien …

Avec l’année qu’on a eu, je ne pensais vraiment pas pouvoir la finir avec un bouquet final pareil. Comme quoi on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Et on peut toujours avoir de bonnes surprises dans ce parcours ! Même si notre parcours a été semé d’embûches, je mesure la chance incroyable que le 1er transfert qui a pu enfin être fait ait été positif.

J’ai réalisé il y a quelques temps que ce test positif a été à moins d’une semaine près, 4 ans jour pour jour après les règles survenues à la fin de mon C1, le 1er parmi d’innombrables cycles d’échecs. Comme si le temps avait été suspendu pendant 4 années. Le hasard du timing est parfois bizarre.

Je vous souhaite à toutes la meilleure année possible qui soit.

Et n’oubliez pas, l’échec n’est pas la norme.





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Une journée bien ambiguë (attentat et 1e échographie)

Je ne pensais pas du tout que cette article prendrait cette tournure aujourd’hui, mais malgré de bonnes nouvelles, j’ai le cœur bien lourd aujourd’hui en tant que Strasbourgeoise…. Je ne sais pas trop par quoi commencer.

Il y a eu la soirée de hier, totalement irréelle et angoissante. C’est une chose déjà très forte les attaques dans les autres villes, mais quand cela touche notre lieu de vie, la saveur est particulièrement étrange.

Seulement quelques minutes après les événements, l’info apparaissait sur les réseaux sociaux des Strasbourgeois, comme quoi il y aurait eu des coups de feu au centre et des blessés. Quelques minutes après, une connaissance confirmait qu’elle avait entendu des coup de feu, et qu’il y avait une personne ensanglanté en bas de son immeuble…

On ne sait pas encore ce qui se passe, on transmet l’info à tous nos amis, on se rassure que personne n’était sur place. Et on attend d’en savoir plus. Il faudra environ 30 min pour que l’info remonte au niveau national et soit confirmée officiellement par la Police, sans avoir de bilan au début, ni de détails.

Une amie est confinée dans un bar au centre, pas si loin du lieu, même si elle n’a pas assisté à l’attaque. Elle pourra quitter les lieux vers minuit.

Strasbourg est à la fois une grande et petite ville. La vie nocturne est plutôt concentrée dans le centre et quartiers adjacents, si bien que c’est un lieu de passage très fréquenté, aussi bien par les touristes que les habitants. On connait donc quasiment tous plusieurs personnes qui ont été confinés, voir qui sont passés par là quelques minutes avant le drame. La « grand rue » est une des rue les plus fréquentées car remplie de bars et restaurants. Que la fameuse « rue des grandes arcades » est un lieu de passage central, aussi bien pour traverser le centre que pour se rendre dans beaucoup de bars et restaurants. C’est une rue que j’emprunte quotidiennement pour aller au travail… Alors c’est un vrai choc de voir des images de ces lieux aux infos, de voir des blessés dans ces endroits que nous fréquentons si souvent. D’entendre qu’il y a eu 2 blessés dans un bar que je fréquente régulièrement et où j’étais encore la semaine dernière avec des amis.

Il est vrai qu’aux infos on vous parle des contrôles de sécurité pour accéder au centre en cette période de marché de Noël. Je peux vous dire que ces contrôle sont une grosse blague, plutôt censés faire illusion. Ils ne commencent qu’à 11h du matin (donc vous pouvez ramener ce que vous voulez au centre avant), les contrôles des sacs sont très sommaires (en gros faut juste l’ouvrir et ils regardent vite fait) mais aucune vérification des poches ou sous les manteaux. Et la plus grosse blague, en semaine vous pouvez prendre le tram à l’extérieur du périmètre et descendre à l’arrêt « grand rue » sans vous faire contrôler (cet arrêt n’est fermé que le weekend). Donc en fait vous pouvez faire rentrer ce que vous voulez. On en parlait encore la semaine dernière que c’était une blague ce dispositif, et qu’il semblait juste dissuasif…

Un peu plus tard dans la soirée, on entend parler de confinement dans d’autres quartiers, dont le nôtre… et on comprend bien même si ce n’est pas dit, que le suspect s’est échappé dans cette direction. Alors on essaye de glaner des infos, on apprend qu’heureusement les opérations se déroulent loin de chez nous. Ce n’est pas diffusé officiellement, mais en connaissant des gens plus près du lieu, on apprend que le RAID mène une opération là-bas. Des collègues de mon mari sont confinés dans un bar pas trop loin (et le seront jusqu’à 3h du matin !). Heureusement mon mari n’est pas allés boire un verre avec eux, après avoir hésité en fin d’aprem. L’angoisse que ça aurait été !

Il faut savoir que le Neudorf c’est un des plus important quartiers résidentiels de la ville, pas trop loin du centre mais sans en avoir les loyers, plutôt calme, bien desservis par les transports en commun, avec tout ce qu’il faut à proximité. Et donc qu’une bonne moitié de nos amis et connaissances habitent ce quartier, dont certain très près des lieux.

On apprendra ensuite que l’opération n’a rien donné, mais le confinement durera encore plusieurs heures. Avec le bruit des hélicoptères survolant la ville toute la nuit. Vers minuit et demi j’essayerais d’aller dormir, comprenant qu’il n’y aura probablement pas d’autres avancées pour le moment. Mais le sommeil tardera à venir et sera très léger.

La ville se lève avec une sensation bien étrange, la vie doit reprendre malgré ces événement tragique. Pourtant les gens ne se sentent pas très en sécurité, ne sachant pas si le tueur est toujours dans le quartier ou non…. Il faudra du temps pour se remettre de ces événements.

Alors ce matin, même s’il semblerait qu’aucune de mes connaissances ne soit parmi les victimes (bien qu’on ne connaisse pas la liste), je pense très fort aux victimes et à leur famille.


 

Au milieu de tout cela, le 12 décembre c’est aussi  le jour de notre 1e échographie à 7 SG, pour rencontrer, si tout va bien, « le Bidule » comme nous l’avons surnommé. Dans cette ambiance bizarre, en croisant des bouchons monstres à cause des contrôles à la frontières allemandes, et croisant de nombreuses voitures des force de l’ordre, nous arrivons au cabinet du gynéco. Ambiance surréaliste aussi mais d’un autre genre, se retrouver au milieu de nombreuses femmes enceintes, souvent avec leurs premiers enfants présent pour assister au spectacle. 20 min de retard (ça va encore), et c’est notre tour. On remplit notre dossier avec toutes les dates et infos de la PMA, et au bout de 10 longues minutes on passe en salle d’écho. Même pas besoin d’enlever le bas, je suis choquée, j’étais prête au strip-tease.

Le temps que le gynéco prépare le tout, mon mari et moi nous tenons très fort la main, les dés sont jetés, l’angoisse est à son apogée… le gel miraculeux… et là un embryon apparaît ! Zoom, pas de doute, on commence même à bien deviner la tête. Et là il met le son magique, celui qui nous fait craquer, fondre en larmes et nous rassure tellement…. un petit cœur qui bat bien fort ❤

Bidule est bien dans la place, ce n’était pas qu’une illusion.

Jusqu’ici tout va bien….

 

PS : bon, côté symptôme je ne suis pas épargnée, même s’il y a bien pire que mon cas. Même si j’ai « juste » des nausées, j’ai mal au bide plus ou moins en continu, je fais de l’hypoglycémie toutes les 3h donc j’apprend à manger fractionner (mais même ça marche pas tout le temps). J’ai déjà perdu 3kg (bon j’ai des bonnes réserves, alors c’est pas très grave ^^)  Et surtout depuis une semaine je fais de l’hypotension. En gros dès que je suis debout plus de 5-10min je suis proche du malaise (malaise que j’ai d’ailleurs eu au début de ses problèmes, dans le tram la semaine dernière, tout est devenue noir pendant 5 min, c’était bien flippant…). Je suis donc en arrêt maladie pour une bonne semaine, avec ordre de repos, et bas de contention à mettre dès que je les recevrais. En espérant que ça résolve le problème. Mais le plus important dans tout ça, c’est que ce n’est pas grave pour Bidule, et ça c’est le plus important !

FIV1 ter – 2e dosage

Je vous ai laissé il y a deux semaines, après une 1e prise de sang bien positive, pour notre plus grande surprise et bonheur.

Mon centre PMA étant bizarre, ils ne demandaient pas de 2e prise de sang. J’ai donc appelé mon gynéco pour prendre RDV pour la 1e écho, et au passage essayer de quémander subtilement une ordonnance. Mais la secrétaire m’a dit que non ce n’était pas nécessaire. Et vu que de nature je ne suis pas très insistante, j’ai accepté cette reponse. Et mon mari, pour une fois zen, m’a dit « faisons confiance aux médecins s’ils ont tous le même avis ».

Bon c’est bien beau comme résolution, ça tient un certain temps. Mais l’écho n’est que le 12 décembre ! (Encore 2 semaines et demi 😱)

Les symptômes ont joué à la fluctuation la semaine dernière, me faisant un peu peur, et ces dernières nuits ont été remplies de cauchemars (entre fausse couche, écho anormal ou pas d’embryon à l’écho, autant vous dire que mon inconscient me fait des misères la nuit).

Alors ce matin j’ai craqué, je me suis dit que je ne tiendrai pas encore 2 semaines et demi sans savoir si ça évoluait bien !

Je suis donc allée faire une prise de sang ce midi, sans ordonnance. D’ailleurs je suis tombée sur une secrétaire qui se rapellait qu’on avait fait les IACs avec ce labo, et elle était du coup toute contente et compréhensive sur mon stress.

47 399 Ui

Parfait d’après le timing, et la calculette de FIV.fr 😃

Ouf, si tout va bien on va un peu souffler jusqu’au 12 !!! (Bon je prévois de me faire pipi dessus de stress les jours précédents).

 

Un grand merci à vous toutes pour vos nombreux messages remplis d’amour 😘😘😘

FIV1 TER – Le chat de Schrödinger

15 jours exactement que le transfert a eu lieu. Soit le moment fatidique de la prise de sang. Malgré la tentation de faire un test de pharmacie avant (ce weekend), j’ai, nous avons résisté.

Car je ne le sentais pas. Et faire le test aurait validé que ça avait foiré. Je me suis dit, s’il y a une accroche, vu ma sensibilité utérine je vais forcément avoir des saignements le jour de l’accroche. Mais aucun saignement.

Il y a une semaine, j’ai commencé à avoir des douleurs, comme d’habitude une semaine avant la date prévu de mes règles. Ces deux éléments combinés m’ont fait perdre espoir (alors que j’en avais plein la 1ère semaine). Et aujourd’hui les douleurs sont plus intenses, annonciatrices de règles a venir.

Seul élément un peu différent : mes seins ont tellement gonflés qu’on dirait des pastèques. Je vous jure tout le monde a capté ça, tout le monde mate (genre même les collègues femmes). Mais bon c’est la progestérone quoi.

Alors non pas question de faire de test précoce. Tant que je ne le fais pas, je suis à la fois enceinte et pas enceinte. Tant que je n’ai pas de résultats, je peux vivre dans le déni de l’échec à venir.

Les résultats étaient dans ma boite mail à 15h, le stress d’attendre 18h d’être avec l’amoureux pour les regarder ensemble et pouvoir se soutenir. J’ai failli vomir de stress sur le chemin du retour…

On ouvre… C’est les résultats de ma TSH, il faut ouvrir le 2e mail.

Je lis d’abord <1Ui.

Je bug… C’est la colonne « résultats antécédents ».

Je relis …

862 Ui

….

On a un putain de taux, et il semble parfait pour le moment ! On a verifié plusieurs fois qu’on lisait bien !

Demain je devrais appeler le Centre pma pour savoir si je dois faire une 2e contrôle (ça me rassurerait !). Et les douleurs, même si j’ai entendu beaucoup de personnes qui en avaient, ça me rassure pas des masses.

On ne réalise pas ce qui se passe… Cette soirée est irréelle….

FIV1 TER – la ponction et plus si affinités

Je vous ai quitté à la veille du déclenchement, étant déjà stressée. Je dois avouer avoir été très stressée jusqu’à la ponction. A cause de cette histoire d’arrêt maladie, et aussi parce que je me persuadais qu’avec cette accélération en fin de stim’, n’ayant pas pu faire la piqûre d’orgalutran dans la minute, on allait avoir une ponction blanche #paranoïa. Mais j’ai tenu ma résolution pour cette FIV : arrêter d’écrire des articles à l’arrache sous le coup du stress pour que vous me rassuriez XD j’ai bien tenu, et au final c’est une bonne chose. Mais j’étais clairement plus stressé que pour ma 1ère ponction, c’est assez étrange. Je pense qu’une partie est dû à la mémoire du corps de la douleur. La dernière fois j’anticipais la douleur vu que je suis sensible de cette partie de mon corps ; mais cette fois je savais vraiment à quoi m’attendre. Autant dire que mes nuits ont été très courtes ces derniers jours.

On m’a donc appelé mardi pour me donner l’heure de la double piqûre de déclenchement, ainsi que l’heure de la ponction. Petite anecdote rigolote : la sage-femme, quand je lui dit que je ferai l’injection de décapétyl moi-même : « mais vous allez réussir à gérer la reconstitution du produit ??? » euh…. tu crois que je faisais comment pour le fertistart kit la dernière fois, et le ménopur cette fois ? XD je deviens pro des injections moi !

Jeudi, 7h20 on arrive au centre. On est les 1ers à passer je pense. C’est pas plus mal, ça évite de tourner en rond chez soi en ayant RDV tôt ! Ils ont d’ailleurs même un peu d’avance. En ce jeudi on est seulement 3 à passer il semblerait, alors c’est bien plus cool ! on est pas entassées dans les chambres.

Pour me détendre, je demande tout de suite à la sage-femme qui nous accueille (pour expliquer la suite des événements post-ponctions, ainsi que pour checker notre dossier) comment obtenir un arrêt maladie pour le lendemain. Réponse intransigeante : on a plus le droit d’en donner en anticipation. J’insiste en disant que ce n’est pas ma 1ère ponction, que je sais que je ne serais pas en état le lendemain. Elle me dit que si c’est le cas demain je peux revenir et le médecin m’en prescrira un, ou alors mon médecin traitant. Je ris jaune, au bord des larmes et lui dit que, de un mon médecin ne travailles pas, et que justement si je ne suis pas en état de travailler, je ne serai pas en état de retraverser toute la ville. Elle me dit alors qu’il faudra que je vois avec le médecin qui fait la ponction (LOL bien-sûr je vais y penser à ce moment-là), ou après quand un médecin vient me donner le compte-rendu. Mais que malheureusement, en sa qualité de sage-femme elle en a l’interdiction, et ne peut rien faire pour moi. Elle avait vraiment l’air désolé, mais bon, ça ne changeait rien pour moi….

Autant vous dire qu’une fois dans ma chambre, en attendant de passer au bloc (environ 1h d’attente, le temps que le xanax et un autre truc que je sais plus ce que c’est^^ fasse effet), j’étais au bord des larmes (y en a quelques unes qui se sont échaMpées). mon mari essaye de me rassurer, de me dire qu’il va appeler mon médecin pour voir s’il peut passer récupérer un arrêt, ou avoir un RDV dans l’aprem, mais cela ne me console pas, car je ne trouve pas ça normal, de devoir juste après une ponction aller encore chez son médecin.

Le temps passe, il me quitte pour aller faire sa part du job, et peu après on me cherche. L’équipe m’accueille, ils sont, comme la 1e fois, super sympas, essayent de me déstresser, font des petites blagues. En routarde de la PMA (bon ok c’est « que » ma 2e ponction ^^), je les préviens de ma maladie qui rend mes muqueuses hypersensibles, donc niveau douleur je douille un peu plus que la moyenne, qu’ils s’attendent à bien me shooter (ponction sous AG, mais sous « sédation légère », on est censés rester conscientes).

Ça commence, j’ai mal, ils augmentent la dose d’anesthésiant, j’ai encore mal, ils augmentent, j’ai encore mal — je me réveille dans le couloir XD assez bizarre, la dernière fois c’était juste flou, mais je ne m’étais pas endormie. Là pour le coup, je n’ai pas souffert bien longtemps et fait un bon dodo ! Mais je supporte bien l’anesthésiant et une fois éveillée, j’émerge quasi-instantanément. Je leur dit  » vous pouvez me mettre du tramadol tout de suite ? la dernière fois j’ai eu du doliprane et ça servait à rien ». On me met donc direct du tramadol 100, la douleur a à peine le temps de s’éveiller qu’elle se calme. (la dernière fois je pleurais de douleur le temps qu’ils testent le doliprane, puis une petite dose de tramadol, et enfin une forte dose). Bon ils ont hésité un moment à me donner de la morphine, mais je préférais un peu de tiraillements que d’en prendre ! Encore en salle de réveil, la médecin qui m’a fait la ponction vient me donner les résultats : 10 ovocytes ponctionnés. Et elle me dit qu’elle m’a aussi fait un arrêt pour le lendemain, qu’on me donnera à ma sortie ! Donc apparemment c’est au cas par cas, mais c’est eux qui décident en fonction de la sensibilité de patient. Elle a du se dire que vu mon hypersensibilité, forcément le lendemain j’aurais encore mal (bonne déduction). Un énorme poids s’est envolé tout à coup !

Petite anecdote, l’infirmère, à côté quand on m’annonce les résultats, devant mon insensibilité me dit « mais c’est très bien 10 ovocytes ! » je lui dit donc « oh je ne me réjouis pas trop vite, la dernière fois on nous en a annoncé 14, mais il y en avait que 3 matures. alors on va attendre avant de se réjouir » — « ah —- et ça s’est fini comment ?  » « échec de fécondation »…. On a vu à sa tête qu’elle a soudain compris mon absence de joie à cette annonce ^^

Après 1h en salle de réveil on me ramènera dans ma chambre, puis on attendra encore 2h…. ils nous ont un peu oublié, moi et ma partenaire de chambre (normalement on reste seulement 1h dans la chambre) Mon mari est allé chercher les infirmières au bout d’un moment. Mais bon pas grave, ça faisait pas mal de se reposer.

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Ma tête après la ponction, imaginez des yeux bien défoncés XD

Ce matin, était programmé l’appel pour nous informer de l’évolution de tout ça. « En fin de matinée ou début d’aprem ». Autant vous dire qu’on en menait pas large depuis hier, on craignait un nouvel échec comme l’autre fois, qui annoncerait un avenir plus sombre que prévu. J’avais d’ailleurs demandé à ce qu’ils appellent mon mari, pour ne pas avoir directement les nouvelles XD Pour vous dire la confiance !

Ce matin, 9h05, mon téléphone sonne… Je décroche, c’est la biologiste (je me fais un peu pipi dessus à ce moment là).

Sur 10 ovocytes, 8 ont pu être micro-injectés. Ils ont donné 7 embryons. Mais un se développe anormalement alors on l’arrête. On a donc 6 embryons. On peut faire un transfert demain ou mardi

Euh je rêve ou elle me demande de choisir là maintenant si je veux un J3 ou un J5 ? mais on a pas discuté de ça avec l’homme ! et la marmotte mon mari dort encore profondément ! Elle me dit que j’ai plus de chance de tomber enceinte avec un J5, mais bon on a pas eu de transfert la dernière fois. J’ajoute que la 1er première fois on a même pas eu de ponction.

Alors je choisis, par peur de ne pas avoir de transfert car on ne sais pas combien il en restera à J5, de faire un transfert demain. Pour être sûr d’avoir un transfert. Et, là on nous laisse pas le choix, les 5 autres sont laissés en culture jusqu’à mardi.

Sitôt raccroché, je vais réveiller la marmotte pour lui annoncer ça ! il en pleure de joie. Et oui, après tant de déboires, on a un peu de chance. Même si on ne sait pas combien d’embryons seront congelés au final, c’est la 1e fois depuis le début de notre parcours qu’on a une bonne nouvelle. Et c’est une étape énorme de franchi, car on commençait sérieusement à douter de mes ovocytes et de la possibilité que nos gamètes arrivent à se rencontrer. Ce n’est qu’une première étape de franchie, mais ça nous parait encore irréel et un peu magique, même si la suite n’est pas garanti d »être formidable, on le sait bien.

Quelque part à l’autre bout de la ville, pour la première fois nos deux gamètes se rencontrent et évoluent ensemble…