THE RDV tant attendu

Ca y est, c’est enfin le jour J, ce RDV tant attendu depuis 4 mois avec le Dr Hibou pour débriefer la consultation du mois d’août avec le spécialiste en hémostase, THE RDV bloquant pour pouvoir ENFIN commencer cette FIV être inscrits sur la liste d’attente pour la FIV.

Je quitte le travail 1h plus tôt avec hâte, par miracle l’homme est à l’heure malgré les bouchons. Nous nous dirigeons vers la salle d’attente, pleine à craquer alors que d’habitude ce n’est jamais le cas – « y a un médecin qui doit avoir un max de retard ! » – spoiler alert : c’est le Dr Hibou. Après 4 couples et 1h45 d’attente, c’est enfin notre tour. (PS : on est une fois de plus les plus jeunes dans cette salle d ‘attente).

On s’installe, elle relis notre dossier, mon ventre gargouille, je lui sors tous les résultats qu’on a eu depuis le RDV de juillet et les analyses qui manquaient- soit spermoculture pour l’homme, et pour moi hystéroscopie et les résultats de la prise de sang prescrite par le spécialiste en hémostase.

Et là, c’est le drame. Elle n’a pas reçu le compte rendu du spécialiste en hémostase. Le but de tout ce RDV et de cette attente était de discuter de ce compte rendu…. On a donc attendu pour rien, 3 mois. Elle nous dit que ce n’est pas la 1ere fois que ça merde de leur côté, les secrétaires oublient d’ajouter des pièces au dossier. Et apparemment au mois d’août c’est pas la bonne période, la preuve en est, les résultats de la spermoculture ne sont pas dedans alors que c’est elle qui les a prescrit, donc ils les ont forcément reçus. Elle n’a pas non plus la copie de la prise de sang prescrite par le spécialiste.

Je suis gavée, j’attendais des réponses. et je soupçonne le spécialiste de ne pas avoir envoyé le compte rendu (puisque je ne l’ai pas eu non plus), mais en même temps vu que le CMCO n’a pas la prise de sang, c’est peut-être quand même de leur côté. Et cette « efficacité » ne me rassure pas des masses pour la suite.

Dr Hibou feuillette tout de même les 8 pages de résultats, s’attarde sur ce qui concerne l’hémostase – rien à signaler donc c’est bon- « votre ferritine est basse par contre » « pas de soucis Dr Jardinage aka l’endocrinologue s’en est déjà occupée, regardez ma prise de sang de la semaine dernière, tout est magnifique, même ma TSH est à 1,8 » « ok parfait ».

Nous parlons donc de la suite. Tant pis pour cette lettre, elle se charge de la récupérer au plus vite, auprès des secrétaires ou « à la source s’il le faut ». Mais c’est ok ce n’est pas bloquant, elle note officiellement dans notre dossier « feu vert pour stimulation FIV 1 ».

Alors j’interviens, et je dis « ouais mais bon et concernant mon auto-immunité qui pue un peu du cul  qu’en est t’il ? » Elle me répond donc que c’est pour ça qu’elle a besoin de ce compte-rendu manquant, mais que d’après elle si on faisait une prise de sang de ce type à toute la population y’en a pleins qui pourraient avoir des taux pareil (ouais mais ils sont pas tous en consultations PMA….). Elle réitère, ce n’est pas bloquant, on peut lancer les hostilités la FIV, que si jamais sur ce compte rendu y a un truc pas cool elle me rappellera. Et si je ne reçois pas d’appel c’est que tout va bien.

La suite des événement : on refait nos sérologies et bactériologie et tout le tralala (forcément vu que c’est bientôt plus valable à force d’attendre). Ensuite on est sensé attendre 10 jours pour appeler et demander confirmation que notre dossier est bien OK. Mais vu leur efficacité, je vais suivre les conseils que le biologiste nous avait donné : dès qu’on a les résultats je leur transmet directement par mail et leur demande de me confirmer.

Une fois cette inscription, on doit recevoir un courrier validant notre inscription pour la FIV, avec les ordonnances pour les traitements.

Du coup là je me dis « ok donc dans un mois c’est parti » ben non en fait je viens de lire sur le site internet du CMCO que dans ce courrier y a aussi une date de RDV avec une sage-femme, et pendant ce RDV elle parlera des traitements, de la date de commencement du traitement et du suivi en fonction de mes règles et – des places disponibles … Ok donc en fait si ça se trouve on va encore attendre 3 mois parce que y’aura pas de place et on devra refaire ces putain de sérologies…

Allez, soyons positifs, on s’approche du but – le stress commence à monter.

 

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PMA & robe de mariée, le dilemme

Notre mariage approche de plus en plus (le 02/06/18), et la question de la robe devient un peu plus pressante.

J’ai repoussé les séances d’essayages le plus possible, pour éviter de choisir une robe puis être enceinte.

Potentiellement je pourrais programmer les essayages début décembre, pile poil 6 mois avant la date. Alors déjà ça peut devenir un peu juste niveau timing dans certains magasins.

Mais surtout, je me pose des questions sur le choix de la robe…. Dans ma tête j’ai déjà la robe idéale. Mais elle n’est pas compatible avec un ventre de femme enceinte. Avec une FIV en janvier, si par miracle la 1e était la bonne, comment dire mon ventre au moment du mariage ne rentrerait pas dedans comme vous pouvez le voir XD :

 

Déjà là niveau timing je risque d’être un peu juste pour commander la robe rêvée. Cependant, avec le risque d’être enceinte, deux options s’offrent à moi :

  • Choisir une autre robe ne correspondant pas à ma robe rêvée, mettable même avec ou sans un gros bidon.
  • Repousser encore les essayages, mais réduire les choix au vu des délais de commandes et de retouches.
  • (3e option débile : prendre ma robe rêvée car de toute façon faut pas se faire de film, la FIV ne marchera pas)

J’ai aussi peur que si les tentatives de FIV avant le mariage échouent, je regrette amèrement de ne pas avoir porté ma robe rêvée et d’avoir le ventre vide…

Bref, je ne sais pas trop quoi faire… Si vous avez un avis sur la questions, ou que vous êtes aussi passé par ce problème, je veux bien des conseils 🙂

 

PS : Décaler la FIV à après le mariage n’est pas une option, nos nerfs et nos cœurs ne tiendraient pas jusqu’à l’été prochain sans rien faire

 

 

 

J-16

J-16 avant le RDV avec le Dr Hibou au CMCO. Enfin ça semble se rapprocher.

Tellement impatiente, limite je compte les dodos qu’il reste ! Même si ça me fait un peu peur qu’elle nous dise une fois de plus qu’il faut faire des examens complémentaires…. ou qu’elle préfère attendre le RDV avec le spécialiste en auto-immunité (même si c’est indépendant de la PMA cette consultation).

Niveau timing je me dit que le protocole FIV pourrait débuter au plus tôt mi-décembre si tout se passe comme prévu, mais du coup avec Noël et Nouvel an en plein de dedans je sens que ça va pas trop le faire (vu qu’il y a une chance non négligeable vu mes cycles que la ponction tombe le jour de l’an ^^). Je poserai la question de l’ouverture du centre à cette période.

Sinon ça décalera à janvier (mais la ça risque de tomber en pleins pendant notre weekend à Stockholm, cadeau pour mon anniversaire de l’homme ❤ ) bref le casse-tête du planning se rapproche aussi !

La fin de cette période d’entre deux me permet aussi de faire un petit bilan e cette longue pause. Même si elle aura été très longue (pour rappel 4e et dernière IAC en mai…), elle aura apporté pleins de bonnes choses :

  • Devenir patient vis à vis de ce parcours
  • Apprendre à continuer à vivre en l’absence de cet enfant pour le moment, et prendre du temps pour moi
  • Réussir à en parler moins difficilement avec les personnes au courant
  • Enfin aller chez le kiné pour mes soucis de nuque et de genou
  • Avoir le temps de me faire un gros tatouage sans que ça pose problème avec le parcours PMA
  • Accepter que le bébé couette ne viendra pas et ne plus être au fond du gouffre à chaque survenue de mes règles (en l’absence d’un protocole PMA dans le mois forcément); ce que mon conjoint a aussi accepté, nous vivons donc beaucoup mieux cela au quotidien.
  • Réussir à nouveau à parler de ce futur enfant, de discuter à nouveau de prénoms. Bref recommencer à y croire, que la FIV sera porteuse d’espoir.

 

Je me suis aussi rendu compte récemment que, ce qui me faisait actuellement le plus souffrir ce ne sont pas les femmes enceintes ou les nouveaux nés (ça veut pas dire « pas du tout souffrir », je suis pas Super Woman non plus), non le pire ce sont les enfants autour de 2 ans, car je me dis que ça devrait être l’âge de notre hypothétique enfant…

J’ai l’impression que dans le process nous avons fait le deuil de cet enfant imaginaire. Car même si la FIV nous apportera peut-être cette joie, ce ne sera pas le même enfant, et nous ne serons pas les mêmes parents. Cela se matérialise d’ailleurs dans le choix des noms de notre enfant hypothétique. On connaissait le nom depuis des années et des années, Ambre si c’est une fille, Isaac si c’est un garçon, une certitude absolue. Depuis quelques temps, ces noms ont pourtant disparut de la liste. Car même si nous chérissons toujours ces deux noms, c’est comme s’ils avaient déjà été attribués.

Je n’ai jamais eu d’accroche, pas de fausse couche, mais pourtant, oui, j’ai fait le deuil de cet enfant qui vivait dans ma tête et mon cœur.

Mes espoirs se tournent à présent vers cet enfant-FIV, façonné par de nouveaux rêves, de nouveaux noms, d’un amour différent. J’espère de tout cœur pouvoir lui donner une réalité.

 

 

La décision

 

Je vous ai quitté sur l’indécision de ma hiérarchie, et sur ma propre indécision concernant ce nouveau poste.

Entre temps il s’est passé plusieurs choses. Un peu plus d’indécisions, et des discussions.

Suite à mon article j’ai décidé de discuter avec mon responsable de mes interrogations concernant ce poste et mes absences. Je n’ai tout de même pas mis le mot PMA, car je n’ai pas pu, et au final car j’ai aussi d’autres RDV pour mes autres soucis de santé souvent pendant la pause de midi ou juste après le boulot, et donc que pour ces RDV là le poste compliquerait les choses.

Je suis ressorti de cet entretien la tête encore plus retournée qu’avant, car au final mon responsable m’a dit que ça devait pas être pris en compte dans la décision finale, que bien-sûr il savait que ces RDV ne disparaitrait pas. mais qu’ils ne devaient que s’en tenir aux qualités pour choisir. Sinon à ce compte là ils devaient prendre en compte la possibilité que je tombe malade pendant plusieurs mois, que je puisse être enceinte (lol), que je doive suivre mon futur mari en cas de mutation, et dans ce cas que les femmes n’auraient jamais de bon poste si on regardait la vie personnelle pour les décisions professionnelles comme cela. Il m’a dit qu’il m’en sentait vraiment capable, mais que c’était tout de même à moi de voir si je me sentais les épaules assez larges pour supporter ce boulot. Mais que santé avant tout, si y a des RDVs médicaux et ben on y va et puis c’est tout.

Je suis ressorti de cet entretien la tête retournée en me disant que finalement ça pouvait le faire. Et du coup avec encore plus de doutes qu’avant.

Jeudi et vendredi je suis en déplacement avec mon collègue qui est en lice avec moi pour le poste. A la pause de midi jeudi il ose aborder le sujet. On discute bien , je me rends compte que je l’avais mal cerné. On critique la façons qu’ils ont eu de nous en parler et de nous mettre en compétition parce qu’ils n’arrivaient pas à choisir. On discute et on fait le constat que ce poste est vraiment pourris, que c’est un peu une arnaque, et que y a pas vraiment de bonne position entre celui qui aura ou n’aura pas le poste.

Ma tête est de nouveau chamboulée. Si j’ai le poste mes journées à venir vont être horribles, mais si je ne l’ai pas aussi car on récupérera en supplément le boulot de celui qui a le poste. Je me dis que tant qu’à faire avec le nouveau poste au moins ça me changera. Mais bon je ne suis pas du tout sûr que ce soit une bonne idée.

Dimanche soir j’en discute beaucoup avec l’homme (car je pensais avoir une réponse lundi). J’hésite vraiment à aller dire que je ne veux pas le poste avant même d’avoir la réponse (comme ça j’ai même pas de risque de réponse négative XD). Mais en même temps ça le fait mal de refuser un poste. Je le sens pas, je pense pas que je l’aurais car c’est pas mon responsable qui prend la décision, et je sais que l’autre a des doutes faces à mon manque d’aisance à l’oral. Je me dis que y’a des grandes chances que je n’ai pas le poste, et donc que ma meilleure option c’est de ne rien dire pour ne pas refuser le poste (ce qui serait mal vu) et d’attendre. Et si j’ai le poste, ben la panique totale !

J’ai donc attendu jusqu’à aujourd’hui… finalement je n’aurai pas le poste, car effectivement mon manque d’aisance à l’oral est  qui les a aidé à prendre leur décision.

Sentiment ambivalent, je suis à la fois déçue et soulagée. Déçue car c’est mon amour-propre qui prend un coup (même si je reconnais très bien mon manque d’aisance avec les gens en face à face, je connais bien ce défaut sur lequel j’ai encore du travail).

Mais en même temps soulagée, car ma raison sait qu’au final c’est probablement le meilleur scénario pour moi, pou mon mental, pour les RDVs, pour ma santé.

 

Bonus : j’ai tout de même reçu officiellement ce jour une petite augmentation pour mon implication. et puis du coup je peux prendre ma semaine de vacances la semaine pro, et pour la 1e fois je pourrais prendre des congés à Noël.

 

 

 

Impatiences et incertitudes

Bon c’est officiel, après de long mois à en profiter, j’en ai marre de cette pause de PMA !!!!

Je ne suis pas pressée de retourner dans la marmite bouillante le bain de la PMA, mais l’inaction me pèse, et le manque d’enfant me pèse fort. En même temps la dernière IAC c’était en mai tout de même ! Depuis mai j’ai pleinement apprécié mon temps libre, et les multiples activités que je faisais. J’arrivais à vivre tout simplement. Mais là le vide refait surface, je trouve mes soirées et mes weekends et mon ventre bien vides et vains, l’approche des fêtes se fait sentir, j’aimerai tellement décorer tout suivant les fêtes (Halloween, Noël), mais je trouve cela tellement vain sans enfant avec qui le partager. J’ai envie de me projeter mère, mais une partie de moi n’y arrive plus, et je pense que cela fait mal aussi en ce moment.

J’essaye de profiter, pour continuer de vivre et ne pas m’enfermer dans un statut de « malade et sans enfant », j’ai commencé mon gros projet de tatouage, j’ai fait mon 1er entrainement de roller derby (enfin j’ai essayer de tenir sur des patins pendant 1h30 serait plus exacte^^). Et c’est bien, mais en même temps le fait de lancer tout ça montre que je ne crois plus trop à une grossesse prochaine vu que totalement incompatible. Mais cela fait du bien de faire des projets et les débuter.

Et puis coté boulot…. il y a un mois 1/2 mon responsable m’a parlé d’une promotion probable. Le poste horrible à vivre mais qui aide grandement pour la carrière. J’ai donc repousser mon projet de quitter la boite. Il y a 2 semaines il me dit que c’est presque validé, et que par ailleurs je vais voir une petite augmentation pour me féliciter de mon boulot sur un gros projet cet été (cool). Je me dis que le vent à l’air de tourner, c’est agréable. Sauf que y a deux jours, il me demande de venir en salle de réunion… pour passer un entretien pour ce poste, et qui plus est, j’apprends que je suis en concurrence avec mon collègue (le seul jeune du service arrivé en même temps que moi, qui bosse super vite ais fait 40000 conneries et erreurs…)…

ok donc entretien surprise pour un poste que je pensais déjà acquis…. j’ai perdu mes moyes et ait eu du mal à me défendre face à un mec (en quelque sorte le binôme pour ce poste) qui avait des doutes pour moi car trop réservée…. Je pense pas lui avoir prouvé le contraire…. Alors que mon collègue a la tchatche, donc je le sens pas du tout cette histoire.

J’ai appris que mon responsable préfèrerait que ce soit moi, mais c’est pas lui qui a le dernier mot, mais l’autre mec (qui préfère mon collègue je le vois bien), donc ça pue…

Je ne sais pas quand je serais fixée, probablement avant début de semaine pro.

Et puis je ne sais pas si je dois me battre, le boulot sera très dur, tout à apprendre, l’anarchie totale, beaucoup de déplacements. C’est un challenge donc ça me botte bien dans le sens où c’est un défi à relever, je ne m’ennuierais pas, et puis je monte en grade. Mais j’ai appris aujourd’hui que y’aura pas d’augmentation pour le moment pour la personne qui prend le poste (alors que je vais devoir m’acheter une voiture, vu qu’on pourra plus en partager 1 pour 2 avec l’homme), alors que c’est carrément plus de boulot et de responsabilité que mon poste actuel, et pas le même grade. Je devrais annuler mes vacances de fin du mois si jamais j’ai le poste en plus. Bref je ne sais pas si ça vaut le coup au final. J’ai pas envie de me battre, sachant que le milieu où je suis ne me plais même pas (mais je ne sais pas quoi faire d’autre de ma vie^^), donc bon….et en décembre/janvier ça va être difficile à concilier avec la PMA…

Je sais je baisse les bras à la moindre difficulté, ou peut-être que je trouve des excuses pour ne pas trop être déçu si j’ai pas le poste. D’ailleurs l’ambiance va être sympa dans tous les cas avec ce collègue, sachant que je suis en déplacement jeudi et vendredi avec lui XD

Ça y est j’ai aussi craqué

 

Voilà, j’ai aussi craqué après avoir lu les articles de Miss Mousse , puis de martineholmes  moi aussi je me suis acheté mon bracelet « lithothérapie » personnalisé. Je n’y crois pas plus que ça, mais je trouve les bracelets de ce site très beaux, et puis si sur un mal-entendu ça marche je ne dis pas non ^^ (d’ailleurs ça à l’air d’avoir marché pour les précédentes qui en ont acheté 😉 ) Ça sera mon petit grigri, discret pour l’avoir avec soi au quotidien.

Je ne deviens donc pas folle

Nirnaeth pète un câble. Après presque un an de stabilisation, sa toux asthmatique et sa rhinite chronique se renforcent et pointent leur nez malgré le traitement de cheval qu’elle prend au quotidien. Sa bonne résolution d’arrêter de croire qu’elle a un problème de santé qu’on a juste pas encore trouvé est mise à mal (#hypocondriaque).

Elle en a marre de cracher ses poumons dès que y’a du brouillard/de la fumée/du parfum/des gaz d’échappements; et de se moucher 1000x par jour au lieu des 100x habituelles. En plus elle sent la bronchite qui commence à entrouvrir la porte (sinon c’est pas drôle), forcément vu que ses poumons sont irrités et fragiles, c’est le lieu idéal pour abriter le microcosme bactérien de tout Strasbourg pendant la trêve hivernale, elle en attrape plus facilement.

Elle se dit après avoir craché des glaires jaunes immondes ses poumons dans la matinée, qu’il faudrait quand même retourner chez le pneumologue. Mais que vu qu’avec le dernier ça ne passait pas du tout, il serait temps d’aller demander une nouvelle lettre au médecin traitant pour consulter chez un nouveau. Et puis ça tombe bien, faut aussi qu’elle demande des séances de kiné pour son genou (#corpsencarton).

C’est donc avec joie et un estomac gargouillant qu’elle passe sa pause de midi à attendre et faire la sieste chez sa médecin traitant. A 13h05, enfin c’est à son tour

  • Bonjour
  • Bonjour
  • Alors qu’est ce que je pourrais faire pour vous ?
  • Alors aujourd’hui je viens pour 2-3 petits trucs… Déjà, ben j’ai rien au genou, l’IRM n’a rien montré. (ah oui je ne vous ai pas parlé de ça^^ en gros un jour comme ça, Nirnaeth a soudainement eu mal au genou en faisant du vélo #corpsencarton. Elle a fait une IRM qui n’a rien montré (donc pas le ménisque n’était pas touché comme craint)) J’ai beaucoup moins mal, mais quand je reste debout ou que je marche longtemps ça me fait mal. Du coup je me suis dit qu’on pouvait peut-être faire quelque chose, genre des séances de kiné.
  • Ah ben oui, c’est probablement due à une faiblesse musculaire (je résume un peu quand même). Je vous prescris donc 15 séances chez un kiné du sport. Autre chose ?
  • Ben malgré mon médicament je recommence à tousser. Je pense que faut que je retourne chez le pneumologue, mais bon le courant passait pas trop avec le dernier, alors j’aimerai bien aller chez un autre, si vous pouvez m’en conseiller un.
  • Ok je vous refait une lettre, et je travailles souvent avec le cabinet rue Truc Muche, soit avec le Docteur X, soit le Dr Y, les deux dont bien.
  • Bon en fait je me pose un peu des questions par rapport à tout ça. La toux est inexpliquée, la rhinite est inexpliquée, j’ai eu une inflammation de l’urètre elle était aussi inexpliquée. Et elle revient en ce moment, pile quand tous les autres problèmes augmentent, et ça coïncide avec des douleurs inflammatoires au niveau de l’utérus et de l’intestin. Ca commence à faire beaucoup et je commence à me poser des questions, si y’aurait pas un lien, car séparément à chaque fois on me dit que c’est inexpliqué.
  • —-regard chelou de compréhension de mon désespoir et de réflexion —- Effectivement ça commence à faire beaucoup. Vous avez eu d’autre douleurs articulaires ? y’a d’autres gens dans votre famille qui ont des soucis de ce genre, des problèmes de rhumatisme ? vous êtes la seule à avoir un problème de thyroïde ? Effectivement tout ça, toutes ces inflammations. Ca pourrait s’apparenter à une maladie auto-immune.
  • Ah ben ça tombe bien, tenez les analyses d’auto-immunité que j’ai fait pour la PMA, j’ai des anticorps chelou, mais on m’a pas recontacté donc je n’en sais pas plus.
  • Elle lit les résultats – Je ne sais pas si à cette concentration c’est significatif ou non. Mais effectivement, y a beaucoup trop de problèmes en même temps, c’est pas normal. Je vais vous faire une lettre pour une consultation en médecine interne, pour un spécialiste en auto-immunité. Parce que là on a des trucs à droite à gauche, mais il nous faut quelqu’un à la croisée qui puisse savoir quoi faire de tous ces résultats, qui puisse les recouper et les interpréter. Vous lui ramener bien tous vos résultats, même pour les problèmes de genoux, toutes les radios, analyses, tout tout tout.

 

Voilà, donc ce n’était pas que dans la tête de Nirnaeth que ça commençait à faire beaucoup de problèmes qui pourraient n’avoir qu’une seule et même explication (elle a même ajouté le point « infertilité pas vraiment expliquée » dans la lettre). Et que ce n’est pas un hasard si même le Dr parle de maladie auto-immune avant même que Nirnaeth lui parle de ces fameuses analyses et anti-corps ANA. Nirnaeth se sent enfin prise au sérieux, et rien que ça, ben ça la rassure.

Et en plus elle ne l’a pas encore dit ici, mais sa médecin traitant elle est vraiment super méga géniale et compréhensive, elle est à l’écoute et ne prend pas ses patients pour des débiles (mais le revers de la médaille c’est que sa salle d’attente est de plus en plus pleine mois après mois).

 


PS : #corpsencarton est une marque déposée de Nirnaeth, cependant elle en autorise l’usage gracieux par la communauté des gens avec un corps fait en carton comme elle, car bon ils payent déjà bien assez cher à la pharmacie.

 

Hystéroscopie – Check !

Je ne vous avais pas trop donné de nouvelle pour cette prise de RDV (car y’avait pas de quoi écrire un article^^).

J’ai finalement trouvé un cabinet de regroupement de gynécos en libéral qui pratique les hystéroscopie – cabinet recommandé par trois amies qui ont leur gynéco là-bas –  et j’y vais déjà été une fois. Qui pouvait me donner un RDV dès ce cycle. Et vous voulez rire, en fait celui qui m’a fait l’hystéroscopie, c’est le gynéco que je mentionnais dans mon précédent article, celui qui m’a donné le feu vert pour l’arrêt de la pilule (vous me voyez pas là, mais je ris bien jaune). Quelle belle coïncidence…

D’ailleurs je pense que j’ai trouvé mon nouveau gynéco, il était vraiment super (comme il l’avait été la 1e fois que je l’avais vu), rien à voir avec celui que je ne veux plus voir. Si vous vous demandez pourquoi je n’étais pas resté chez lui, et bien à l’époque je cherchais un conventionné secteur 1 car pas encore de mutuelle. Or celui là est en secteur 2. Mais maintenant je m’en fous, ma mutuelle rembourse les dépassements pour les consultations, et mieux vaut payer un peu plus mais avoir un bon praticien.

Donc l’hystéroscopie s’est plutôt bien passée, aucune anomalie détectée. Il m’a même montré l’image, ça c’est cool 🙂 Par contre, une fois de plus (comme pour les IACs, et l’hystérosalpingographie), une fois que l’instrument passe le col de l’utérus, ça me fait bien mal…. et même encore maintenant j’ai mal. Or je lis partout que tout ça c’est censé être indolore (et je suis pas douillette pour les autres trucs)…. Vous avez aussi eu des douleurs pour ces différents trucs ? ou c’est vraiment pas normal ? je commence quand même à me poser des questions.

 

Prochaine étape : RDV avec le Dr Hibou le 16/11, et normalement (sauf examens complémentaires demandés…) on lance la FIV dans le mois qui suit ce RDV d’après le biologiste.

… à aujourd’hui – bilan des 3 années écoulées

Il y a deux ans et demi, je consultais pour la 1e fois mon gynéco, et faisait un petit bilan pour ces 6 mois d’essais. Quelques questions, une écho, rien de super grave au 1er regard, il me dit de ne pas m’inquiéter avant 1 ans je suis toujours dans la norme.

Il y a 2 ans je le reverrais pour le 1er anniversaire d’arrêt de pilule. Il me dit qu’on peut commencer les explorations si c’est notre souhait en temps que couple, mais que ce n’est pas rigolo donc il faut s’y préparer, être tous les deux d’accord, etc. Nous en discutons avec mon conjoint et décidons d’attendre janvier 2016.

Nous nous retrouvons donc dans son bureau en janvier 2015. On commence par les cycles de températures, suivit et ciblages de l’ovulation (ça confirme que je ne me trompais pas de date (J20) même sans échochattale). Les 2 premiers spermogrammes sont plutôt normaux (200 millions, même avec 40% de typique on est bien). J’ai peur que ce soit une infertilité inexpliquée, psychologiques, à cause de mes rapports avec ma mère.

En mai et juin 2016 c’est la dégringolade niveau spermogramme. Mais on gagne notre ticket IAC, car l’infertilité n’est plus inexpliquée d’après le gynéco. L’homme entre en dépression, il a peur de devenir stérile car les résultats sont de pire en pire à chaque examen. Le poids des RDV de suivi d’ovulation est trop pesant, je dois faire bonne figure et prendre sur moi devant l’homme car il culpabilise trop. Je m’interdis de craquer. Je pars une semaine en Suède avec ma cousine car j’ai besoin de souffler, de fuir. Il a l’impression que je l’abandonne, alors que c’est pour moi un besoin essentiel pour ne pas craquer et retomber en dépression. Il m’en veut avant, pendant et après, m’insinue que c’est tant pis pour moi s’il se suicide pendant mon absence alors que je suis à des milliers de kilomètres. Quand je rentre, il m’en veut vraiment beaucoup. Et finalement je craque, c’était illusoire de croire qu’on pouvait fuir la réalité. Et je lui sors toute ma douleur que j’ai prise sur moi, il comprends que non je ne le vis pas bien, c’était juste une façade pour lui.

En aout, l’homme fait une capacitation de sperme, et on se prends une grosse claque. On devait commencer les IAC en septembre mais on est sous le seuil. On nous demande d’attendre novembre pour voir si ça s’est améliorer. Heureusement ce sera le cas, mai on attendra janvier 2017 pour enfin commencer.

Il y a un an, nous faisons notre 1er gros voyage, pour fêter mon CDI obtenu il y a quelques mois, et pour enfin voir une partie de sa famille qui habite en Amérique Latine (son père est originaire de là-bas). Malgré ses doutes, le voyage lui fera le plus grand bien. Il y a un an (et 6 jours^^) il me demanda en mariage au pieds d’un volcan.

Début 2017 fut le début des 4 IACs et leurs échecs, d’un craquage psychologique pour moi cette fois et un retour salvateur chez le psy, et les premiers contact avec le CMCO (notre centre de PMA). La découverte aussi du problème de prostate de mon homme expliquant ses problèmes de zozos.


J’ai cette impression que dans cette attente entre les IACs et la FIV pourtant pleins de nouveaux problèmes sont apparus, donnant un nouvel éclairage à cette infertilité.

J’ai l’impression que ma santé se dégrade au fil du temps et ça me fait peur, Je me demande aussi le lien avec l’infertilité. Je découvre déjà qu’avec du Levothyrox, mes règles sont moins hémorragiques qu’avant. Cette thyroïdite auto-immune pourrait donc avoir un impact plus important que ce qu’on pensait sur ma fertilité.

Je suis extrêmement fatiguée ces derniers temps, cela devient difficile au quotidien. J’ai de plus en plus de problèmes digestifs ( douleur aux intestin de façon diffuse et parfois en pics et crispation par phase de crise). Mes symptômes de toux asthmatique et de rhinites s’intensifient à nouveau (alors que mon médicament est déjà très fort). Je vais donc à nouveau passer ma vie en salle d’attente de pleins de médecins différents, mais même pas pour la PMA. Je me demande de plus en plus s’il n’y a pas une vrai explication derrière tout ça qui regrouperait tous mes problèmes, et je vois mes résultats d’anticorps anti-nucléaires comme une piste possible d’explication. Il va bien falloir creuser au lieu de juste traiter, car même si en prenant des médicaments matin e soir ça empire à nouveau, je ne vais bientôt plus pouvoir faire de sport, sortir (à cause du parfum, de la cigarette, des pots d’échappement). Je n’ai pas envie d’arrêter de vivre non plus. et surtout ça m’inquiète un peu cette aggravation continue d’année en année.

Mais je garde plus ou moins bien le moral, y a des jours avec et sans. Surtout qu’on se prend souvent la tête pour n’importe quoi avec l’homme car je suis fatiguée, et qu’il ne comprend pas à quel point c’est difficile à gérer au quotidien en ce moment. Heureusement que je suis toujours suivie chez le psy. Elle m’a rappelé l’importance de ne pas s’enfermer dans un statut de malade, et de continuer à faire des choses pour soi, qui nous plaisent et nous aident à penser à autre chose. (Bon quand on a envie de dormir à 20h30 c’est parfois compliqué^^).

Donc pour continuer « à vivre », j’ai décider de sauter le pas et de me faire un gros tatouage (sur tout le bras). Le tatouage m’aide à reprendre possession de mon corps, par les motifs choisis, par l’acte de même de se tatouer quelque chose pour la vie, mais aussi en partie par la douleur (bon c’est pas la cause principale de pourquoi je le fais, je suis pas maso non plus). Je pense donc que c’est le moment idéal pour réaliser ce projet.

J’hésite aussi à me lancer dans le roller derby, mais j’hésite. Parce qu’en période de FIV, je ne pense pas que ce soit indiqué… et que si on s’implique dans un sport collectif ce n’est pas juste pour 3 mois… Mais en même temps ça fait 1 an que j’hésite, qu’une amie me tanne pour que je la rejoigne et je me dis qu’il faut aussi que je vives ma vie… Je ne sais pas trop quoi faire du coup, si vous avez un conseil, un avis….

 

Je ne suis pas pressée que la FIV arrive, même si elle devrait être lancé dans le mois suivant notre prochain RDV avec le Dr Hibou (le 16/11). Ca me fait peur, car on pourrait découvrir d’autres problèmes niveau nidation, qualité des ovocytes et embryons…j’ai très peur d’une mauvaise nouvelle de ce côté là. Et puis la FIV c’est la dernière chance, donc les échecs possibles font encore plus peur.

Mais en même temps avec une FIV gagnante fin en décembre ou janvier, dans 1 ans l’article des 4 ans d’arrêts de contraception pourrait être tout autre…

2018 sera l’année de notre mariage, espérons que ce soit l’année où la roue tourne vraiment et que ma vie arrête de partir en vrille.

 

Il y a 3 ans…

Il y a 3 ans aujourd’hui j’entrais dans mon entreprise pour un CDD de 18 mois, en fuyant avec joie la plus mauvaise expérience professionnelle de ma vie (une agence immobilière avec des patrons horribles qui faisaient pleurer les employés (dont moi), et envoyant tout le monde en burn out ou démission).

Il y a 3 ans je terminais mes sessions chez le psy, avec l’impression d’être bien mieux dans ma peau, et plus sereine pour accueillir un enfant. 8 mois plus tôt j’avais enfin eu la force et la détermination de franchir le seuil d’un psy pour vaincre mes démons et me sortir de cette dépression vieille de 13 ans.

Il y a 3 ans nous avions pris la décision depuis l’été d’enfin se lancer dans cette aventure, même si on attendait que je trouve un emploi un peu plus long pour ne pas être dans une situation catastrophique à l’arrivée de notre futur enfant.

Il y a 3 ans j’étais allée faire un bilan pré-grossesse chez mon médecin traitant, faisait quelques rappel de vaccin, mon groupe sanguin, et tout allait bien, je découvrais que j’étais même immunisée contre la toxoplasmose. elle me prescrivait de la B9 en prévision, ça me faisait tout bizarre à la pharmacie quand elle demandait si j’étais enceinte ou si c’était pour un projet de grossesse.

A cause de problèmes d’inflammations urinaires j’avais passé mon été chez l’urologue, et attendu que cela s’améliore pour arrêter la pilule. Il y a 3 ans jour pour jour un gynéco me donnait le feu vert concernant ce problème. Le soir même j’arrêtais la pilule, avec une grosse bouffée d’adrénaline (« ça y est, on le fait vraiment, on sera bientôt parents »).

Il y a 3 ans j’achetais le livre de la grossesse édition 2014, car je pensais être enceinte rapidement, je me demandais comment je cacherais ça à nouvel an vis à vis de l’alcool. Je disais en blaguant à mon homme qui trouvait ça prématuré d’acheter ce livre, que c’était pour me rassurer et m’informer sur les étapes de la grossesse, et que dans le pire des cas y’avait une partie sur l’infertilité donc le livre serait utile (j’ai rouvert ce livre 1 seule fois environ après 6 mois d’essai, pour cette partie infertilité. Je crois que ce soir je vais le jeter, je ne pourrais jamais utiliser le livre « 2014 », je rachèterais celui de la bonne année)

Il y a 3 ans on se demandait qu’elle serait la réaction de nos proches à cette futur grossesse à cause de notre jeune âge (23 ans et 24 ans 1/2). Je cachais ma boite de B9 pour pas que nos connaissances travaillant en milieu hospitalier la voit et sache qu’on allait avoir un enfant avant les 3 mois.

Il y a 3 ans je pensais que notre enfant assisterait à la soutenance de thèse de son père, et je trouvais ça tellement génial. On se demandait comment on combinerait l’arrivée d’un enfant avec la fin de thèse, mais on se disait que c’était faisable, et on ne voulait plus attendre de toute façon.

Il y a 3 ans j’avais un retard de règle de 2 semaines après l’arrêt de ma pilule, ma doc m’a dit que j’étais peut-être déjà enceinte, j’ai fait ma première prise de sang négative. C’est juste mon cycle qui mettait du temps à se synchroniser après 2 ans de pilule sans règle.

Il y a 3 ans j’avais peur d’être une C1 car ça aurait été trop rapide, et je devais me faire tatouer (le moment où jamais avant d’être enceinte).

Il y a 3 ans je ne buvais plus une goutte d’alcool dès que mon ovulation était passée, car j’étais persuadée d’être enceinte à chaque cycle. J’avais pleins de symptômes. C’était juste le retour de ces symptômes pré menstruels que la pilule efface…


 

Il y a 3 ans, toutes les conditions étaient réunies : j’allais bien psychiquement, j’avais un travail sur la durée, idem pour mon homme, mes problèmes urinaires étaient bénins et finis, la sensation d’être prêt rejoignait enfin le désir ardent d’être parents, notre couple s’était remis durablement de la crise traversée deux ans auparavant, nous avions une certitude, celle de passer le reste de notre vie ensemble et de fonder enfin notre famille.

Il y a 3 ans j’étais naïve et insouciante.

Il y a 3 ans nous pensions être parents dans l’année 2015.