Rentrée PMesque

Ce matin avait lieu le RDV avec une sage-femme pour planifier notre FIV1 ter FIV ICSI 1. Et discuter de l’impact de la prostatite de mon mari sur la suite des événements.

J’ai eu la même sage-femme que les autres fois, qui est vraiment très sympa et prend bien le temps de tout expliquer et noter en détails.

Cette fois-ci l’homme pouvait m’accompagner, et de toute façon avec l’histoire de la prostatite je lui aurais pas laissé le choix 😁

On a rapidement évoqué ce problème, la sage-femme a donc appelé une des biologistes pour voir avec elle ce qu’il était nécessaire de faire.

Elle a donc préconisé de faire une semaine après la fin du traitement (dans 3 semaines donc) : spermoculture+spermogramme+ECBU. Si tout est ok pas de soucis, si pas guérit, on avisera et il faudra faire une échographie. Vu qu’on est en ICSI, pas besoin de délais pour enchaîner avec la prochaine tentative (si les résultats sont ok bien évidemment, et c’est le plus probable de ce que j’ai compris, vu qu’il n’a plus de symptômes).

Si tout se passe bien donc, dans un mois jour pour jour début du traitement :

Oromone pendant environ 1 semaine, puis echo de contrôle pour savoir quand commencer les injections.

Petits changements côté piquouzes :

Exit le fertistartkit, et bonjour le menopur (je vais les avoir tous testé 😂).

Pour le déclanchement, pour plus de fun c’est double dose : ovitrelle le vieux copain + decapetyl le petit nouveau en supplément. Tout ça pour espérer améliorer la maturation des ovocytes.

Je vais donc pouvoir profiter de mon mois de septembre tranquillement sans autres RDV, avec le Festival du Film Fantastique de Strasbourg qui débute dans deux semaines (record à battre : 21 films en 10 jours tout en travaillant la journée 😂).

Mes cours de Coréen qui commencent le 25 septembre (j’ai a la fois hâte et peur de ce qui m’attend^^)

Je lis beaucoup aussi pour alimenter mon blog littéraire en parallèle (j’ai supprimé le lien, vu que cet autre blog n’est pas anonyme, pas que des amis tombent sur celui-ci par erreur en cherchant l’autre. Mais vous pouvez toujours me demander le lien si ça vous intéresse 😉 )

Bref je ne m’ennuie pas c’est sûr, et croyez-moi, la PMA ne me manque pas du tout !

Passez une belle rentrée 😉

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DNLP ne prend jamais de vacances

Que dire, j’angoisse de ne pas savoir. J’angoisse de ce qui pourrait advenir. J’essaye de ne pas être défaitiste, mais je sais que ça craint.

L’homme a de nouveau une prostatite.

La dernière, il y a 5 ans, lui a laissé une prostate « cryptique » (totalement rongée par l’infection, en très sale état).

Et c’est une des causes de notre infertilité. Cela a gravement endommagé sa production de spermatozoïdes (quantité, typicité).

L’échographe qui lui avait détecté lui avait dit « faites très attention, buvez beaucoup, on ne sait pas les conséquences que pourrait causer une nouvelle infection. » En gros, ça pourrait buter totalement la production de spermatozoïdes.

Certes cette prostatite semble moins grave que la dernière fois (il pissait des caillots de sang…), il a « juste » de la fièvre, des vertiges (à cause de la fièvre), et des difficultés à uriner (comme pour une infection urinaire en fait).

Mais voilà, ça me fait très peur. Même si on est de toute manière en ICSI pour la prochaine FIV. Et se pose la question de retarder la prochaine tentative, faut il attendre 3 mois post-infection pour que la spermatogenèse soit renouvellée, pour ne pas que le jour de la ponction son recueil soit trop pourri et fasse tout foirer ?

Nous avons dans une semaine pour programmer le traitement de la prochaine FIV. On discutera de tout ça. En théorie on pourrait commencer mi septembre. En théorie…

 

J’espère que tout ira bien …

C’est bientôt le mois de septembre, c’est donc le retour des rencontres BAMP dans différentes régions. Céline vous propose une rencontre à Ensisheim (entre Mulhouse et Colmar), le samedi 15 septembre à partir de 14h. Venez échanger autour de l’infertilité, en petit groupe ! Inscriptions auprès de Céline : collectifbampalsace@gmail.com

via C’est la rentrée des rencontres en Alsace ! — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Le monde joyeux des fertiles – épisode 3 : l’invitation à un mariage

Certains événements peuvent être particulièrement longs et difficiles à vivre quand on est pmette, alors que ce sont censés être des moments heureux.

Parmi ces événements, les mariages sont assez hauts dans le top, car ce sont en général des réunions spéciales PB, familles nombreuses et épanouies, enfants qui courent partout.

Les précédents mariages auxquels j’ai assisté jusqu’à présent ont été assez supportables (pas trop d’enfants, familles pas trop lourdingues). Mais ce weekend j’ai gagné le gros lot :

  • C’est moi qui conduisait (aucun refuge possible dans l’alcoolisme donc, mais en buvant un verre syndical à table pour éviter les erreurs de jugement)
  • Un nombre d’enfants impressionnant ! Il devait y avoir une trentaine d’enfants, dont une dizaine de bébés… et en prime pleins de moments gênants préparés par les enfants car c’est soit-disant trop mignon.
  • La pire table possible : on était 3 couples, les deux autres avaient chacun un bébé de respectivement 8 et 9 mois. Qui étaient tous les deux présents. Je vous laisse imaginer la torture des discussions et de leur présence. Je connaissais un des couples, et eux se connaissaient. Bien évidement je ne connaissais personne d’autre (à part les mariés), donc difficile de fuir. On a jamais été aussi soulagés d’aller danser !
  • La famille des mariés la plus lourde que j’ai pu rencontrer ! J’espère très sincèrement que cette amie n’aura pas de problème de fertilité car sinon ils vont en chier. On a du entendre une bonne cinquante de fois (je suis sérieuse) des remarques liés sur les enfants qu’ils allaient faire. Ca en devenait débile. Et sur les joies d’être parents qu’on leur souhaitait, et blablabla. C’était abusé franchement….

 

Je crois que nous avons eu beaucoup de chance d’échapper à ça pour notre propre mariage fort heureusement ! Car on aurait pas supporté ! Pourtant y a vraiment pas toute notre famille et amis qui sont au courant de notre situation. Comme quoi au final ils ne sont pas si lourd que ça comparé aux autres familles !

 

PS : N’hésitez pas à partager vos pires mariages en tant que pmette en commentaires 😉 Je sens que c’est un sujet à fort potentiel !

Les gens sont pleins de surprises

Il y a quelques temps, nous avons reçu une invitation pour fêter et rencontrer le bébé d’un couple d’amis (vous savez , ceux dont j’ai parlé ici et … oui c’est pas bon signe s’ils ont déjà deux articles à leur sujet^^). Autant dire que je préférais me faire arracher les ongles de la main un à un plutôt que d’y aller. Mais je suis un peu gavée de devoir faire des pirouettes pour éviter cela, alors je n’ai pas répondu au mail d’invitation, ni au 2e. J’ai dit à mon mari qu’il avait qu’à répondre cette fois.

Aujourd’hui, en l’absence d’une réponse de notre part, ils nous ont donc contacté par facebook, car la date choisi avec le reste du groupe d’amis approche.

Cette fois l’homme s’est décidé à leur répondre.

Je suis pas sûr que c’était une bonne idée XD

En gros il a joué carte sur table : il leur a dit qu’on essayait d’avoir un enfant depuis 4 ans, que du coup on avait pas envie de voir leur gosse car on avait besoin de se protéger (ni d’autres gosses d’autres gens). Que c’était peu probable qu’on se revoit dans un futur proche. Que malheureusement il fallait parfois faire des choix dans ses amis pour se protéger en cas d’infertilité. Qu’ils seraient sympa de ne pas en parler au reste du groupe d’amis. Qu’il leur souhaitait une belle vie de famille, et qu’on finirait probablement par se retrouver dans un futur moins proche.

Il a ensuite rajouté « ce message n’appelle pas de réponse de votre part ». Bon c’est pas plus mal, à leur place je ne saurast pas quoi répondre !

Bon ben ça change de sa fuite à l’annonce de la grossesse.

Après ça risque d’être bizarre dans 1 an quand on les croisera au mariage d’un autre couple du groupe. Sauf si le mari voudra trouver une excuse pour ne pas aller au mariage (mais je ne pense pas quand même, et ça m’embêterait).

Bref quand il ose enfin prendre les choses en main, ça dépote….

J’avoue ne pas trop savoir quoi penser de tout ça, ça rend la situation bizarre avec le reste du groupe d’amis (même si le couple qui a eu un enfant est celui qui est le moins souvent présent car ils habitent plus loin). Mais bon au moins ça évite de devoir trouver une multitude d’excuses pour ne pas les voir.


 

Et puis il y a ma grande sœur, avec qui j’ai passée la journée, qui m’a grandement surprise.

Nous avons 4 ans d’écart, mais l’entente n’est pas toujours au top. Disons que quand j’étais ado, elle s’assurait à ce que je n’ai rien de plus qu’elle n’avait eu elle même au même âge. Et depuis elle a toujours été plutôt désagréable et hautaine. Toujours dans le jugement et la condescendance. Tout ce que je fais ce n’est pas assez bien. Bref autant dire que plus loin je suis d’elle, mieux je me porte, et nos rapports se sont grandement espacés avec les années. Par la suite, avec la naissance de mon neveu cela n’a pas aidé, car trop difficile à une période de le voir. Maintenant qu’il est un peu plus grand ça va mieux.

Depuis quelques temps j’ai toutefois essayé de renouer un peu avec elle, car elle faisait aussi des pas vers moi. Au début je les repoussais par protection. Mais j’ai eu l’impression qu’elle avait changé, et qu’elle se rendait compte de certaines choses tout de même.

D’où cette journée à deux, qui s’est étrangement bien passée d’ailleurs. Je crois qu’on a toutes les deux fait des progrès dans notre relation.

Mais la surprise du jour a été quand, après avoir demandé des nouvelles du côté de la PMA, elle a abordé le don d’ovocytes. Elle m’a demandé, dans l’hypothèse où un jour nous devrions passer par là, si le fait qu’elle fasse un don à ce moment là, cela nous ferait avancer plus vite sur la liste d’attente. Et m’a dit que si cela devait arriver, elle ferait donc un don pour nous aider.

Je suis encore sur le cul. Nous n’avons jamais parlé du don ensemble (car comme dit, on en est pas encore là dans notre couple, et jusqu’à récemment la question n’était pas du tout dans nos têtes). Et ma grande sœur a été, et est encore aujourd’hui, assez égoïste sur pas mal de point.

Le fait qu’elle pense et propose spontanément un geste aussi altruiste, j’en suis abasourdie !

Rappel du biologiste

Ce compte-rendu aura au moins eu le mérite de me faire me bouger les fesses pour obtenir des réponses, alors que je n’avais pas réussi à trouver une quelconque motivation avant. Et le mérite de comprendre un peu comment communiquer avec les médecins et obtenir des réponses dans ce centre.

Suite à toutes ces questions dans ma tête et ce besoin d’explications, j’ai envoyé un mail mercredi matin au secrétariat avec 2 questions  » y avait-il réellement 13 ovocytes matures ? » (car j’avais tout de même du mal à y croire) et « pourquoi le protocole 50/50 n’a pas été respecté ? »; en demandant que mon mail soit transféré au Dr Hibou et/ou le biologiste en charge de mon dossier. 10 min après on me confirme que mon mail a été transféré aux 2.

Une heure plus tard, la biologiste me rappelle. Après 15 min de déboires de réseaux téléphoniques, des aller-retour dans des pièces et dehors du bâtiment, au 3e rappel, nous avons enfin pu discuter.

  • Pourquoi le protocole 50/50 n’a t’il pas été respecté ?

Il s’agit d’un erreur de leur part… Après s’être excusée plusieurs fois, elle m’a expliqué qu’apparemment à cause de la FIV1 n°1 transformée en IAC, l’info avait sauté dans mon dossier. Du coup erreur d’aiguillage. Elle ne comprend pas qu’on ait pu me confirmer à la dernière écho que c’était bien du 50/50, car ça veut dire que la personne aurait du remarquer le problème et le remettre correctement dans le dossier. Bref son explication était confuse, mais c’est une erreur de leur part.

  • Et le nombre d’ovocytes matures ?

Ah ben je peux vous dire que ce compte-rendu envoyé pas courrier c’est une grosse bouse inutile.

À J+1, il y avait 9 ovules immatures, donc 4 matures. Et d’après elle, il y en a probablement 1 ou 2 qui ont encore maturé dans la nuit entre J0 et 1, donc possiblement encore moins de matures au moment de la ponction.

Mais pourquoi le biologiste qui m’a appelé ne m’a pas parlé de ça au lieu de tirer des conclusions débiles sur les spermatozoïdes ? ils ont chargé un stagiaire d’annoncer la mauvaise nouvelle ou quoi ?

Ah ben ça change tout en fait. Et ça colle bien plus à ce que j’attendais au final. Mais du coup, quel est l’intérêt de mettre les 13 ovocytes en fécondation s’il y en a qui sont immatures ? Je ne comprends pas trop le principe mais bon.

Mais malgré ce chiffre ils auraient tout de même du tenter l’ICSI. Même si d’après elle, vu le nombre (2 ovocytes en ICSI), peu de chance que ça aurait fonctionné.

Et il va falloir adapter la stimulation encore une fois.

C’est là que ça m’inquiète. Effectivement contrairement à la FIV1 n°1 on a réussi à avoir plus de follicules, mais si même malgré ça les ovocytes ne sont pas matures, ça se complique.

J’ai tout de même l’impression que ce cumul « mauvaise réponse ovarienne+ovocytes immatures+problème de fécondation », ça ne présage rien de bon du côté de la qualité de mes ovocytes.

J’espère vraiment qu’il y a la possibilité d’améliorer les choses en changeant encore de protocole. Ou la possibilité de maturation In vitro dont j’ai entendu parler.

 

Comme prévu, notre dossier est ensuite passé en reunion de staff ce jeudi, pour qu’ils se concertent sur la suite des événements. Sans surprise le 100% ICSI sera au programme. Et RDV le 04 septembre pour explication du traitement, remise des ordonnances et programmation du début de la stimulation pour la FIV 1 TER\FIV ICSI 1. La stimulation commencera le cycle suivant (sauf si j’ai mes regles dans les jours suivant  le RDV, dans quel cas il faudra attendre le cycle d’après bien évidemment). Donc comme prevu, suite des événements entre mi-septembre/mi-octobre.

Reste plus qu’à réussir à profiter de cette pause estivale maintenant.

 

Compte rendu de tentative de FIV

C’est quand on se dit justement qu’on a pas forcément envie de connaitre tous les détails pour le moment, qu’on finit par les recevoir par la poste.

Je vous confirme, je n’avais pas envie de les recevoir après lecture.

Mais pas du tout pour les raisons que je pensais. Mais plutôt pour l’incompréhension qu’ils ont occasionné. Et la colère qui s’en est suivi.

Lors du fameux appel du biologiste pour annoncer la mauvaise nouvelle, il m’avait dit que le recueil de sperme n’était pas top, ce qui pouvait expliquer cet échec.

Résultat : 4 millions /ml, avec 41% de mobilité. Sachant que mon mari est en général à 5 ml, ou les mauvais jours à 3ml, concrètement ce n’est vraiment pas le pire recueil qu’il ait eu.  Cela explique qu’ils ne soient pas passés en tout ICSI, car en vrai ces résultats étaient corrects et cohérents avec notre historique.

Donc déjà, pourquoi nous avoir dit cette phrase ? pour nous « rassurer » ? nous donner une fausse « explication » de cet échec ? on va mettre ça sur le compte de la maladresse…

 

Mais voici la partie qui, paradoxalement est une bonne nouvelle en soit mais m’a fait sortir de mes gonds.

13 ovocytes mis en fécondation. 13 ovocytes matures.

Pourquoi n’ont ils pas respecté la consigne 50%classique/50% ICSI ???

Notre gynéco nous avait bien dit, pour une 1ère FIV avec un sperme limite, on fait 50/50 pour être sûr et voir ce qui fonctionne. SAUF si moins de 5/6 ovocytes, dans quel cas on tente la FIV classique pour une 1e tentative.

J’étais donc persuadée que le nombre d’ovocytes matures est ce qui avait occasionné ce changement de protocole. 5/6 matures, c’était cohérent avec la dernière écho de contrôle.

Mais non. Et ce changement a fait foirer à 100% notre tentative, alors que potentiellement, en faisant de l’ICSI sur la moitié, on aurait peut-être eu des embryons…

Perdre 3/4mois pour savoir si l’ICSI fonctionne ou pas. Savoir si c’est « juste » un problème de spermatozoïdes un peu moches ou si le problème est plus grave, et qu’il faut approfondir les examens pour avoir encore une chance d’un enfant de nous deux.

Et vu le nombre d’ovocytes et le recueil pas si horrible que ça, la voie « problème plus grave » ne me semble plus si improbable.

J’aurais préféré savoir tout de suite. Savoir si je dois envisager d’autres voies, d’autres médecins, d’autres examens.

Ou au contraire ne pas avoir eu à vivre ces moments horribles si la partie ICSI avait fonctionnée.

J’ai l’impression d’avoir une guillotine au-dessus de moi jusqu’à la prochaine tentative.

Comment aborder la prochaine stimulation sereinement avec ce doute énorme, cette probabilité que l’ICSI pourrait ne pas fonctionner, et que ce serait une 3e fois des traitements très lourd pour un échec final cuisant? Alors qu’ils auraient pu m’épargner ça en ayant une réponse déjà maintenant s’ils s’en étaient tenus à ce putain de protocole inscrit noir sur blanc dans notre dossier ?

Leurs explications ne changeront rien aux faits malheureusement, même si je vais les contacter pour savoir pourquoi.

Et essayer de trouver une façon d’encaisser ça, pour vivre au mieux ces prochains mois d’incertitudes.

Attendre encore, toujours…

L’homme a enfin décroché le téléphone et réussi à joindre le centre PMA jeudi dernier (à chaque fois il appelait après la fermeture les jours précédents).

Je n’en avais pas la force, alors je lui ai délégué cette tâche. J’ai assez donné de ma personne ce dernier mois alors je n’ai plus envie de faire quoique ce soit. Même pas envie de chercher des réponses. Je suis blasée. Et je sais que de toute façon aucune réponse ne me fera aller mieux.

Comme attendu, notre dossier doit passer en réunion de staff’, puis on doit attendre la lettre pour nous dire si on a le droit de continuer. Normalement oui, ils devraient valider le fait qu’on passe en ICSI. La même qu’en février quoi. Notre dossier passe ce jeudi, mais on peut déjà appeler jeudi soir pour avoir des nouvelles et potentiellement se réinscrire tout de suite sans attendre la lettre (j’ai bien fait de faire appeler l’homme, moi on ne m’avait pas proposé ça). Le plus probable niveau timing pour une nouvelle tentative c’est vers octobre. On verra comment ça se profile.

D’après la secrétaire, ce n’était pas utile de prendre RDV avec le biologiste, pour elle il fallait vraiment qu’on attende le passage de notre dossier au staff pour qu’ils puissent nous apporter des réponses suite à ça.

Je ne sais donc toujours pas combien il y avait d’ovocytes matures, ni pourquoi ils ont juste fait une FIV classique et pas une 50% classique /50% ICSI. Mais les deux sont probablement liés, et au fond à part me mettre plus mal avec un nombre d’ovocytes matures pourris, pour le moment cette réponse n’est pas urgente.

Par contre j’ai fait des recherches de mon côté sur le problème de non-fécondation. Parce qu’au fond c’est ça qui m’importe le plus. Et qu’on me dise juste « la FIV ICSI devrait résoudre le problème », ben c’est pas une réponse. Je me suis donc plongée dans les revue médicales.

Il en ressort qu’en soit, en refaisant une tentative de FIV classique suite à un échec de fécondation, à la 2e tentative ça a beaucoup de chance de fonctionner (je n’ai plus les chiffres en tête, mais c’était très haut). Souvent c’est un problème ponctuel de maturation d’ovocytes ou de qualité du sperme le jour J. Mais en général les centres passent direct en ICSI pour ne pas prendre de risques. Et après deux FIVs foirées, de toute façon jamais je ne tenterais une seconde fois en risquant le même échec.

La 1ere explication possible, c’est donc les gens qui n’ont juste pas eu de chance avec un échec de fécondation car probablement un problème ponctuel.

La 2ème explication : problèmes du côté des spermatozoïdes, l’ICSI est donc censée résoudre ce problème dans la plupart des cas.

La 3ème explication : problème d’ovules. Et là malheureusement l’ICSI n’y change rien. Différents problèmes sont possibles, mais en général c’est vraiment mauvais signe et ça se finit en DO ou rien pour la plupart des cas. Et comme vous vous en doutez, la seule façon de le savoir, c’est de tenter l’ICSI.

Bref, il faut espérer que ce soit « juste » un problème de spermatozoïdes. En soit les résultats de mon mari pointent dans cette direction. Mais on est jamais à l’abris de cumuler les problèmes, donc on ne peut pas écarter le problème d’ovocytes. Seule la suite du parcours nous le dira.


Il y a des conversations qu’il faudrait qu’on ait, mais je ne peux m’y résoudre et les élude.

Plus ça se passe mal, plus la possibilité des solutions alternatives s’entrouvre. Mais je me dis que tant qu’on a pas tout essayé, je ne veux pas l’ouvrir et regarder ce qu’il y a. Mais par intermittence certaines bribes atteignent mon cerveau et me font me questionner.

Le jour des mauvais résultats, mon mari a évoqué l’adoption. Mais je lui ai dit que de toute façon pour le moment on avait rien à perdre à tout donner en PMA, car nous ne remplissons pas les critères du droit à l’adoption pour le moment.

On a beau être ensemble depuis 12 ans, au yeux de la loi nous sommes mariés depuis 1 mois et quelques et je vais seulement avoir 27 ans à l’automne. Donc encore au moins un an à attendre pour commencer les démarches si jamais. Je trouve ça d’ailleurs très injuste. On devrait pouvoir faire valoir la longévité de notre couple avant mariage. C’est pas comme si on ne pouvait pas prouver qu’on vit ensemble depuis 9 ans. La loi est injuste pour les infertiles jeunes qui ont pris leur temps pour se marier.

Et quand je vois les difficultés des démarches et l’attente, je ne sais pas si je suis capable de me lancer dedans un jour. Je ne sais pas non plus si je serais de taille à affronter les problèmes que l’abandon a pu occasionner pour ces enfants. On va pas se mentir, cela me fait surtout peur depuis que mon collègue qui a un enfant adopté, a un jour appris la nouvelle qu’une fille adoptée par des amis à lui (au même moment que son fils, amitié à l’origine de cet aspect commun de leur vie), s’est suicidée. Et de voir ensuite que le taux de suicide chez les enfants adoptés est bien plus haut que pour le reste de la population. Tout cela me fait extrêmement peur maintenant.

Il y a aussi la question du don de gamète qui aurait besoin d’être discutée en couple. Cette question me trotte dans la tête, car on se sait jamais. Avec l’échec de fécondation, la possibilité de cette voie a augmentée, même si c’est probablement trop tôt pour y réfléchir vraiment.

Au début de notre parcours, avant même l’entrée officielle en PMA, mon homme avait dit que de son côté, le don de sperme était totalement impensable. De mon côté je faisais ma maligne en disant que si c’était la seule possibilité pour lui offrir un enfant de sa chair, je serai OK avec le don d’ovule, sûr et certain.

Maintenant que cette question me revient dans la tête, c’est moins certains. Je me pose des questions sur comment je le vivrais (serais-je capable d’aimer cet enfant, aurais-je l’impression qu’il est le mien ?). Comment assumer ce choix auprès des autres ? N’est-ce pas aller trop loin au nom du désir d’enfant ? si mon corps n’est pas capable de porter la vie, ne faut-il pas juste l’accepter au bout d’un moment ? mais en même temps suis-je prête à renoncer à un enfant de notre couple, avec les gamètes de mon mari, et qui grandira en moi, qu’on verra évoluer sur les échographies ?

Je ne sais pas…. J’espère sincèrement que la question ne se posera pas vraiment. Et je ne connais pas la vision de mon mari sur la question du DO, car je n’ai pas envie d’avoir cette conversation. Comme si en parler à voix haute risquait de valider la probabilité que la question se pose vraiment.


 

Je pense que cela se ressent en lisant ces lignes, niveau moral ce n’est pas top. Je crois que je me suis cachée derrière ma muraille pour ne pas aller trop mal, mais depuis la semaine dernière je commence à m’autoriser à aller mal. J’ai besoin de vacances (plus qu’une semaine à tenir heureusement). Je suis fatiguée. Et à fleur de peau, comme une envie de pleurer sans raison. Ce weekend j’ai d’ailleurs craqué pour un rien. Et enfin réussi à laisser libre cours à ma peine.

Cette impression que mes ovocytes ont été « jetés à la poubelle » suite à cet échec a eu des répercussions surprenantes sur mon psychisme. J’ai oublié que j’allais avoir mes règles. Une impression dans ma tête qu’elles ne pouvaient pas arriver, comme si on m’avait volé ma féminité, ma fertilité inexistante. J’ai d’ailleurs oublié de racheter des serviettes hygiéniques. Heureusement que j’ai ma cup et que j’en avais encore quelques unes en rab (vu mes règles hémorragiques, je suis obligée de combiner cup+serviettes pour éviter les fuites).

Car en soit cet échec nous a appris une chose, c’est que sans fécondation naturelle, il n’y aura jamais de « bébé couette miracle »; et que toutes ces années d’essais, toutes ces IACS, étaient vaines. Et qu’on a mis 4 ans 1/2 pour l’apprendre. Je crois qu’il y a un deuil à faire de ce côté là.

Ce grand vide dans la poitrine est revenu à la charge après cet échec. Il me suit en permanence, même pendant les moments qui devraient être heureux. Contrairement à d’habitude, j’ai des idées pour aider à le combler. Mais il faut encore réussir à les exécuter. J’ai envie d’écrire ces idées de livres qui me trottent dans la tête, mais que je ne mène pas à bout, voir ne commence même pas. Ma dernière idée j’ai fait la prise de note préliminaire et me suis arrêtée au bout de deux jours. Mais cette fois, sur une autre idée, j’ai réussi à me lancer. Au travail, pendant ma pause déjeuner (de toute façon je n’ai pas le cœur à me mêler aux collègues, j’ai besoin d’être au calme, seule, le midi). Ce weekend je n’ai pas réussi à prendre mon stylo, mais j’ai décollé de netflix pour lire, et c’était déjà une grosse victoire en période de mal-être. Je compte bien continuer l’écriture cette semaine.

Je dois avouer que même la blogosphère est difficile en ce moment pour moi. Beaucoup de stimulations à la même période que moi, alors j’ai pu voir toutes ces nouvelles de fécondations réussies, d’embryons à transférer, voir même de TG positifs. Je n’arrivais pas à me réjouir. Je me disais juste « pourquoi y a que chez moi que c’est autant la merde ». Ca m’a beaucoup rappelé cette 3e IAC où on était plusieurs à en faire au même moment, et je suis la seule pour qui ça n’a pas marché. Cette impression de voir ce quai se remplir et se vider, en étant toujours là pour accueillir les nouvelles têtes et dire au revoir aux autres, en tenant la main aux autres qui comme moi sont là depuis bien trop longtemps à observer cette danse qui nous laisse de côté. Je n’ai plus les mots non plus pour réconforter les aussi poisseuses que moi. Vous êtes toujours là pour me soutenir, alors que moi je n’arrive plus à apporter de soutien, à trouver les bons mots, même si je compatis. J’aimerai réussir à le faire, mais je n’arrive plus pour le moment, et ça m’attriste, je culpabilise.


Au final, cette pause forcée de PMA pendant quelques mois n’est peut-être pas plus mal. Même si je n’ose pas me l’avouer vraiment, il est probable que je n’aurai pas été de taille si j’avais déjà du recommencer un protocole en août. Même si c’est difficile d’attendre encore. Il faut du temps pour panser ses blessures.

J’espère que ces vacances dans une semaine réussiront à effacer la fatigue accumulée ces derniers mois et adoucir un peu mon quotidien pour me remettre de tout ça.

Je ne sais pas quand je publierai de prochain article, peut-être bientôt, peut-être dans longtemps.

Alors en attendant je vous embrasse toutes bien fort ❤

FIV1bis – Quelques nouvelles plus détaillées

Merci à toutes pour vos doux messages d’espoir, de soutient, et de réconfort après la ponction et après l’appel malheureux qui a suivi. Ils m’ont vraiment fait chaud au cœur.

Je ne suis pas au fond du gouffre, mais ce n’est pas la joie. Quand on a reçu l’appel, on était entrain de partir pour aller fêter l’anniversaire de ma mère. J’ai donc du l’appeler en pleurs pour lui dire qu’on ne pourrait pas venir. Pas la force de voir des gens. Maintenant c’est un peu mieux, mais je me sens vide. A force des échecs, on a l’impression de s’éloigner de plus en plus d’une fin heureuse. Même si je me rappelle que je pensais la même chose après l’échec de stimulation pour la FIV 1 n°1, et qu’au final on a pu résoudre ce problème.

 

Que dire… J’ai toujours l’impression que ce n’est pas réel. Je m’étais imaginé des scénarios pourris, mais pas celui là. J’essayais d’avoir des espoirs pas trop haut, mais je me disais qu’avec cette récolte inespéré, il y avait des chances qu’on ai au moins un petit embryon, que le transfert lundi était presque certain. Peut-être même par miracle on pourrait en congeler. Que j’allais enfin pouvoir couver.

Mais que nenni, DNLP n’a pas fini de me coller au basque.

J’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo, où tu galère pendant des mois et quand tu finis enfin par passer un niveau, tu t’embourbe direct dans le niveau suivant.

La sale impression que cette récolte inespérée, que mes ovocytes, ont été jetés à la poubelle.

Je n’ai pas encore toutes les réponses, les seules que j’ai eu, c’est du biologiste au moment de l’appel. Mais j’étais trop sonné pour poser toutes celles qui me sont venues par la suite.

D’après les éléments donnés : pas beaucoup de spermatozoïdes ce qui pourrait expliquer. Problème de fécondation, qui expliquerait pourquoi je ne suis pas tombée enceinte jusqu’à présent (une bonne fois pour toute, adieu bébé couette miracle). La FIV ICSI devrait résoudre ce problème. Ca ne comptera pas comme tentative auprès de la sécu.

Les questions que je me pose maintenant :

  • Mais au final, combien d’ovocytes matures ?
  • Lors du protocole initial, il avait été question de tenter pour cette 1er 50/50 si plus de 5 ovocytes : 50% en FIV classique, 50% en FIV ICSI –> pourquoi cela n’a pas été respecté ? pas assez d’ovocytes matures ?
  • S’il n’y avait pas assez de spermatozoïdes, pourquoi ne pas passer direct en ICSI ? (c’est donc que le chiffre ne devait pas non plus être si mauvais).

Je ne sais pas trop comment obtenir ces réponses. Si je dois demander un RDV (téléphonique ou présentiel) avec le biologiste, si j’écris un mail au secrétariat, et qu’ils le transmettent à ma gynéco ou au biologiste.

Il faut que j’appelle, pour connaitre la suite des choses. Vu les délais, la FIV 1 TER n’aura pas lieu avant la rentrée/octobre. Les délais horribles de ce centre n’aident vraiment pas à rebondir. Je n’ai pas encore la force de m’y mettre, même si je sais qu’il faut le faire rapidement pour ne pas encore allonger les délais.

J’aimerais aussi prendre RDV avec ma gynéco référente, mais idem pour les délais de RDV. Que je trouve scandaleux dans un parcours comme ça. Ils devraient garder des créneaux spécial débrief….

En tout cas je sens que notre dossier est à nouveau bon pour passer en commission et allonger les délais.

Je vais donc avoir le droit à une 3e FIV1, quelle blague…. mais bon heureusement que ça ne compte pas auprès de la sécu vu les poissard qu’on est. Mais ça me fait peur de m’injecter autant de produits dans le corps pour rien, et de devoir répéter l’opération.