Le St-Graal des examens

Après mon dernier article, je me suis dis que si je voulais booster ma libido et la fréquence des séances de poney, il serait tout de même temps que j’essaye une fois de plus d’approfondir mes soucis de douleurs utérines et saignements anarchiques.

Pour rappel, ce n’est pas la 1e fois que je signale ce soucis au corps médical, notamment à cause des saignements anarchiques, des règles longues abondantes et assez douloureuses, puis avec le temps des douleurs de plus en plus fréquentes en dehors des règles et pendant les rapports.

En y repensant, les douleurs pendant les rapports sont là depuis longtemps, dans certaines positions, certains jours. Mais à l’époque je me suis toujours dis « bah c’est un mauvais angle, ça doit être normal, faut juste l’éviter ». Et avant la PMA on avait tendance à être des lapins (on se marrait bien quand on nous disait au début des consultations qu’on loupait peut-être juste l’ovulation, non non pas possible). Du coup quand j’avais des douleurs, je me disais que c’était probablement la fréquence un peu trop rapprochée qui faisait cela.

Sauf que maintenant je sais que ç n’a pas trop de lien avec la fréquence, même si les rapports accentuent intensément la douleur en période « de crise ». et que j’ai maintenant mal la plupart du temps.

J’ai donc signalé les saignements à mon ancien gynéco, qui avait pour seule réponse « oh le corps humain est bizarre parfois », car rien d’anormal visible à l’échographie ni hormonalement.

J’ai ensuite signalé cela à ma gynéco du centre PMA, ces saignements abondants anarchiques, la fois où j’ai eu des règles hémorragiques en continue pendant 1 mois quand j’étais ado, les douleurs qui apparaissaient de temps à autres. Au début celle-ci n’en a rien fait, a regardé les clichés de l’hystérosalpingographie mais a dit qu’il n’y avait strictement rien; puis la 2e fois a a fait une écho et a dit y a rien, un peu d’adénomyose mais rien d’inquiétant mais m’a envoyé chez le spécialiste en hémostase tout de même pour les saignements et m’a fait passé l’hystéroscopie (qui n’a rien révélé).

Je m’en suis tenu à ça, car c’est eux les pro, mais je n’étais pourtant pas satisfaite. Pourtant sur la blogosphère on m’avait déjà rendu attentive que la description de mes symptômes faisait quand même beaucoup penser à de l’endométriose.  Je ne sais pas si ça peut-être de l’endométriose, quand je lis les témoignages de douleurs de certaines, j’en suis très loin, même si ma douleur semble être au-dessus de la normale. Mais quand je vois le nombre de femmes en PMA qui ont été diagnostiquées très tardivement dans le parcours, je me dis que la possibilité qu’on passe à côté est tout de même réel. Et tant qu’un doute persiste, difficile d’être tranquille. Mais je me battais déjà avec le corps médical pour avoir une réponse pour mes autres soucis de santé, je n’avais pas la force de mener deux combats en même temps.

En novembre je suis donc allée chez mon nouveau gynéco le Dr Goliath (qui m’avait fait l’hystéroscopie et que j’avais déjà vu une fois il y a plusieurs années, mais il n’est pas conventionné et je n’avais pas de mutuelle et pas les moyens à l’époque, je n’étais donc pas restée). Les douleurs étaient plus présentes au quotidien, et j’ai commencé à me dire, que non ce n’était vraiment pas normal, et cela devenait handicapant pour ma vie intime. ce gynéco, même si le contact est très bien passé, m’a juste fait une écho pour vérifier l’absence de kyste, un prélèvement pour vérifier l’absence d’infection. Mais rien d’autre car il ne voulait pas interférer avec la PMA (en mode c’est eux les spécialistes, vous avez déjà fait 40 examens, s’ils n’ont rien détectés on leur fait confiance).

Depuis je suis restée sur cette idée que de toute façon ce gynéco ne ferait rien, et que je devais attendre 3 mois pour voir ma gynéco PMA si je voulais un RDV, que ça risquerait de retarder encore la FIV1 puis la FIV1 BIS. Pourtant lors de ma dernière séance avec ma psy il y a un mois, on avait beaucoup parlé de cela, de mon manque de confiance face au corps médical qui ne cherche pas assez loin. Elle m’avait dit qu’il fallait que j’insiste pour avoir des réponses si ça me rongeait, et que SI, on pouvait réclamer des examens complémentaires, qu’il fallait que je le fasse car ça me rendait mal. A ce moments là je ne trouvais pas la motivation de me lancer, j’avais déjà mis 3 ans à trouver une réponse pour mes autres soucis, enfin un peu d’apaisement, je ne voulais pas recommencer. Je me suis dit, on laisse passer la FIV1bis, et en pas d’échec on approfondira ensuite.

Mais dans mon dernier article je me suis rendu compte que l’impact sur ma vie intime, ma vie de couple et mon bien-être étaient un peu trop affectés par cela. Et puis les chances d’endométriose chez les gens atteint de maladies auto-immunes sont plus élevées que pour le reste de la population. J’ai donc décidé de prendre RDV à nouveau avec mon gynéco. Bon RDV proposé sur Doctolib seulement fin mai, soit juste avant le début probable de la FIV1 BIS. Je me dis c’est mort, si je dois passer une IRM ça sera pas dans le timing, de toute façon je ne pourrais pas la faire avant cette tentative. A tout hasard dans mon désespoir, je clique sur « envoyer une alerte mail si un RDV plutôt se libère », sans trop y croire, et de toute façon si jamais ça tombera forcément pendant mes heures de boulot et je vais pas prendre un RTT pour ça (vous sentez ma motivation débordante ^^).

Le soir je reçois un mail me disant qu’une place se libère dans 2 jours, sur ma pause de midi qui plus est. Bon je crois que c’est un signe du destin ^^

Je me suis donc rendu au cabinet ce midi, prête à poser mes couilles mes ovaires sur la table et quémander une IRM pour écarter tout doute persistant, en justifiant pourquoi je ne voulais pas attendre un RDV avec l’usine le centre de PMA.

Ben j’ai pas eu besoin. Je lui ai expliqué à nouveau mes problèmes, ajouté les maladies auto-immunes découvertes depuis notre dernier RDV. Il a tout de suite dit : « bon les derniers examens étaient parfait, la thyroïde dans votre cas ne semble pas pouvoir expliquer vos problèmes, on refait une écho juste pour être sûr, mais sinon on va programmer une IRM pour écarter toute suspicion d’endométriose, car vos douleurs et saignements ne sont tout de même pas normal. »

Il m’a expliqué un peu la suite si jamais on en trouvait à l’examen, que si jamais on trouvait rien ça commencerait à devenir compliqué ^^ mais voilà, ça y est, j’ai déroché le « St Graal », une ordonnance pour passer une IRM et enfin mettre fin aux doutes !

 

RDV pris le mardi 29/05 (à quelques jours du mariage ça va être bien niveau stress, mais au moins c’est avant le cycle probable de la FIV1 bis)

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A la recherche de la féminité perdue

Cela fait peu de temps que je me rends compte à quel point l’infertilité, mais surtout la PMA, ont affecté ma féminité.

On pourrait bien évidement débattre longtemps sur ce qu’est vraiment la féminité. En tout cas c’est le mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce que je ressens. Et je ne me sens pas d’humeur à lancer un débat, même si je me rends compte que le mot n’est peut-être pas le plus adéquat.

Ce que de 1er abord j’appelle féminité, pourrait tout simplement être juste une partie de ma personnalité, même si je ne pourrais pas dire « ma confiance en moi », car cette partie a toujours été plutôt faible. On serait plutôt sur des « me sentir bien dans mon corps », « accepter mes défauts comme mes qualités », « me sentir femme », bien évidement il y a aussi « se sentir désirable », mais je ne pense pas que ce soit un trait « féminin », juste un trait humain.

Je me sens femme même si je ne corresponds pas trop à l’image stéréotypée que certains ont des femmes. J’aime boire de la bière, écouter du métal et aller à des festivals de musique, je déteste les comédies romantiques et tous ces bouquins à l’eau de rose. J’adore bricoler et c’est d’ailleurs moi qui m’occupe de tout ça dans notre couple, c’est d’ailleurs une grande fierté pour moi de réparer moi-même mon vélo. Je déteste parler maquillage ou tous les trucs dans le genre. J’adore lire des livres de fantasy et SF, j’aime les séries gores, les champs de batailles. J’adore la pâtisserie et cuisiner. J’aime aussi m’habiller sexy. Bref je suis moi.

Je vais aborder dans cet article seulement une facette pour moi de ma la féminité, qui forcément à cause du thème de la PMA est plutôt liée à la sexualité et par conséquent à l’apparence physique aussi.

Je ne pense pas être quelqu’un de superficiel, qui ne s’attache qu’aux apparences. Mais bien évidement l’apparence fait aussi partie de notre personne, et est très souvent un reflet de notre personnalité. Mais je m’égare…


A la sortie de l’adolescence, au début de mon indépendance et l’entrée à l’Université, je suis subitement sortie de cette idée (probablement  liée à l’adolescence) que mon corps était dégueulasse car pas « dans les normes ». Forcément quand on fait 1m76 avec par conséquent des épaules et des hanches plus larges que les meufs qui font 1m60, et qu’on chausse du 42, c’est sûr on a l’impression d’être un peu un monstre dans la masse lycéenne.

A cette époque je me suis rendue compte que je n’étais pas monstrueuse, et que même si mon corps avait des défauts, il avait aussi des qualités. Et qu’au final j’attirais tout de même pas mal de regards. A cette époque j’ai commencé à assumer mon corps, à oser porter des jupes et des robes, à oser porter des décolletés, à oser mettre des talons hauts malgré ma taille.

Ca me parait très cliché en lisant ces lignes, (je ne m’habillais mais comme une poufiasse) pas très féministe comme description. Je ne pense pas qu’on est « femme » juste sur l’apparence. Je pense que de base se sentir femme s’exprime de pleins de manières différentes pour chacune d’entre nous.  Pour moi à cette époque, oser porter ces habits, assumer le regard des autres, c’était énorme, c’était accepter mon corps de femme, et cela m’a aider à m’accepter dans pleins d’autres domaines et à oser être moi-même.

Dans cette phase d’apprentissage, je me rends compte après coup que je jouais beaucoup de ce pouvoir de séduction que je m’étais découvert (même si je ne m’en rendais pas trop compte à cette époque). J’en jouais juste, puisque j’étais déjà en couple avec l’amoureux à l’époque, et n’avais pas la moindre envie/intention d’aller voir ailleurs. Et puis je jouais surtout de cette séduction avec lui (qui ne se plaignait pas croyez moi ^^).

Entre temps j’ai commencé à prendre du poids, en passant de 68kg à 90kg. Cela a fini par un peu freiner ce sentiment.


Tout cela a bien été mis à mal quand l’amoureux a eu une « crise existentielle » à la fin de son master, qu’il a hésité à me quitter, et m’a trompée, comme pour me forcer à le quitter moi-même. S’en est suivi un été très difficile entre rupture, remise en question et reconstruction.

[Décrire cette période en peu de mots ne rend pas compte de la complexité de cette période. Ce qui a fait qu’on en arrive là est bien plus complexe en réalité, et au final cette crise ne sortait pas de nulle part. Bien évidement je me serai passée d’être trompée au passage, mais c’est loin derrière nous maintenant. Toutefois cela nous a permis de nous rendre compte que notre schéma relationnel était totalement toxique, et de partir sur des bases saines une fois le temps de la reconstruction et du pardon passés.]

Forcément ce type d’événement chamboule la féminité énormément et nous remets beaucoup en question. Après cette phase d’anéantissement où tu as l’impression d’être une grosse merde, vient la phase où tu te rends compte qu’au final tu arrives très bien à vivre toute seule, à rencontrer de nouvelles personnes, et que tu arrives à plaire. Vous vous posez surement la question suite à ces mots bande de petites délurées, alors non je n’ai pas couché avec toute la ville, car malgré la douleur et la colère et la séparation, j’étais toujours très amoureuse et persuadée que l’amoureux était mon âme sœur. Allez je sens que vous aimez les détails croustillants, c’est vrai qu’une fois l’occasion s’est présentée et était bien engagée, mais….. j’ai éclaté en sanglots avant qu’il ne se passe quoi que ce soit et ce mec a du me ramener chez moi XD (après coup ça me fait bien marrer comme situation, le pauvre quand même. Et imaginez les 20 min de voiture du trajet retour….).

Cette période a donc enclenché un « sursaut de féminité » qui s’est traduit par une envie d’être plus moi-même, d’arrêter de porter des habits lambda et de m’habiller principalement avec des habits de style rétro-pin-up et d’enfin oser me teindre les cheveux en rouge. C’est aussi la période de mon 1er tatouage et mes 1ers piercings. Cela m’a appris a assumer les regards des gens dans la rue. Mais aussi les compliments, car étonnamment j’en ai reçu beaucoup, comme ça. On me demandait tout le temps si ma couleur de cheveux était naturelle, où j’achetais mes habits, on complimentait certains de mes tatouages…. bref c’est à cette période que j’ai réussi pour la 1er fois de ma vie je crois à commencer à avoir un tant soit peu confiance en moi (c’est vers la même époque que j’ai enfin trouvé la volonté de consulter un psy pour la 1er fois et me sortir de la dépression).

Je continuais à garder ce style en débutant à mon poste actuel, et croyez moi dans le milieux où je bosse je dénotais bien !


Le temps a passé, j’ai ressorti les jeans et les t-shirts tous simples, les chaussures toutes simples. Mes belles robes je ne les sortais même plus le weekend, que pour quelques soirées.

J’ai mis ça sur l’excuse de « j’ai déménagé alors j’ai plus de vélo à faire et ces habits ne sont pas pratiques », « je deviens vieille ^^ ».

Récemment en me voyant dans le miroir de l’ascenseur montant à mon bureau, je me suis rendue compte que je ressemblais à un sac. Le vélo ça n’excuse pas tout…. Ne pas aimer son boulot non plus. Même quand je ne m’habillais pas avec des robes rétros, je ne ressemblais pas du tout à ça.

Et j’ai commencé à faire le lien. Le début de ce changement chez moi. ce moment où j’ai arrêté de prendre soin de moi, de mon apparence. Cela correspond aussi au moment où ma libido a drastiquement baissé (j’étais tout le temps partante moi). Cela correspond à l’entrée en PMA.

Je n’ai pas que laissé ma libido sur ce seuil (ce qui est au final assez courant). J’ai l’impression d’y avoir laissé ma féminité tout entière. Que l’infertilité nous donne l’impression d’être « moins » femme que les autres. J’y ai laissé l’envie de plaire, comme si de tout façon personne ne portait d’intérêt à une infertile inutile. Pourtant le regard de mon homme sur moi n’a pas changé malgré cela. J’ai perdu cette vision charnelle de mon corps. Mais en même temps comment la garder quand tant d’inconnus t’ont vu à poil pour te faire des échos vaginales, des prélèvements et autres joyeusetés… Comment se réapproprier son corps quand on a l’impression que la PMA nous en a déposséder pour le mettre comme un unique outil d’expérimentation à la tentative de reproduction ?

Depuis cette prise de conscience j’essaye de reprendre peu à peu le contrôle.Cela a commencé par faire le tris dans mes placards et me racheter de nouveaux habits. On est loin de la pin-up, on ne revient pas aux robes quotidiennes. Mais au moins je n’ai plus l’impression d’être habillée comme un sac. Et je me donne l’objectif mettre des robes les weekends/le soir en rentrant (quand je n’ai pas l’excuse du vélo). C c’est la partie facile, la partie visible de l’iceberg et la plus facile à traiter.

Mais pour le reste je suis désemparée. Et dur de retrouver de la libido quand on a des saignements et des douleurs pendant les rapports un peu n’importe quand dans le cycle, ce qui n’était pas le cas avant.

Alors si vous avez des conseils, je suis preneuse …

Se faire avoir comme une bleue

Je vous ai laissé sur mon corps qui faisait n’importe quoi et mes règles qui seraient arrivées trop tôt. Car au moment où j’écrivais cet article, y avait pas de doute, vu le flux et la durée (toute une matinée), c’était forcément mes règles, et vu que j’avais eu des spottings pendant plusieurs jours auparavant, cela correspondait au schéma classique mis à part la semaine d’avance.

Sauf qu’une fois l’article publié, plus rien…. des légers spottings, mais plus un flux de règles. Et toujours des douleurs (mais pas des crampes, des douleurs diffuses, comme souvent en période pré-règles). Bref ça me soûle, je décide de commencer la progestérone le lendemain matin pour calmer ces saignements (et si possible les douleurs). Mon ancien gynéco m’avait déjà prescrit de la progestérone pour ça.

Bon les douleurs ça les a pas trop calmées, mais les saignements débiles se sont arrêtés.

Ca fait une semaine, je suis à J29 aujourd’hui, et pas l’ombre d’un saignement à cette heure-ci. Et croyez moi depuis hier je scrute le PQ environ toutes les heures, pour déceler la moindre goutte qui mettrait fin rapidement à mon supplice mental…

Alors oui la progestérone a toujours retardé mes règles, mais dans le sens où au lieu que les spottings commencent 4 jours avant mes vraies règles, ils commencent à la date supposée de début de règles (et donc ça décale un peu les vraies règles). Et j’ai bien revérifié mes calendriers où je note les spottings et les règles, et ça a toujours été au grand max à J28….

Mais là rien, nada, nothing.

Alors forcément mon cerveau oublie les 3 ans 1/2 d’essais infructueux et les psychotages débiles passés… ben oui le flux abondant de l semaine dernière, ça pourrait pas être la nidation ? et puis la semaine d’avant je me suis farci une semaine de cortisone pour cause de sinusite aigüe. J’ai des problèmes d’auto-immunité, la cortisone est souvent prescrite aux meufs en PMA qui ont des soucis dans ce genre, est-ce que ça aurait pu aider à un miracle ?

Pourtant d’autres signes souvent présent avant mes règles sont aussi présents. Les douleurs se sont intensifiées depuis hier (même si on est pas encore aux crampes), et j’ai très froid sans réussir à me réchauffer (ce qui est aussi un bon signe chez moi).

Bref si mes règles doivent arriver je préfèrerai avoir au moins un petit spotting aujourd’hui, pour ne pas espérer trop fort. J’ai arrêté la progestérone hier, pour ne pas faire durer le supplice si c’est vraiment ça qui les empêche d’arriver.

Je n’y crois pas vraiment, mais forcément avec une once d’espoir ça fait toujours plus mal que ces derniers cycles où je n’en avais aucun…

Allez je m’en vais checker le PQ une nouvelle fois, pour abréger mes souffrances au plus vite….


Bref sans surprise, mes règles sont arrivées dimanche matin

Un petit coucou de DNLP

Vous vous rappeliez de mes calculs savants pour estimer une date de FIV1 bis en fonction du RDV au centre PMA ?

On repart à zéro, il semblerait que j’ai mes règles. Avec une semaine d’avance. Normal quoi.

Pourtant je suis persuadée d’avoir ovulé fin de semaine dernière, même si j’avais des saignements ce weekend (mais en même temps ça m’arrive tellement souvent les saignements anarchiques en cours de cycle…). Et c’est vrai que j’avais déjà des douleurs aussi depuis ce weekend, mais j’ai parfois ça pendant plus d’une semaine avant les règles.

Mais en même temps suite au cycle de stim’ et de la progestérone, mon corps a fait un peu n’importe quoi. Genre j’ai eu comme un début de règles juste avant de devoir faire la prise de sang, puis des petites pertes et des douleurs menstruelle pendant une semaine pour enfin avoir mes vrais règles.

Donc j’ai estimé ma date de règles (le 8 mars) au 1er jour de vraies règles et de fin de symptômes pré-menstruel comme d’habitude. Donc j’ai peut-être mal estimé le vrai jour vu que c’était l’anarchie. ou alors c’est juste que mon corps a fait n’importe quoi, qui sait.

 

Bref je dois reprendre mes calculs ^^

 

Le monde joyeux des fertiles #RALC

Aujourd’hui j’ai eu la bonne mauvaise idée de demander à des amis leur nouvelle adresse, pour pouvoir leur envoyer leur faire-part.

Juste une marque de courtoisie, car Mme est censé accoucher le 4 juin, soit 2 jours après notre mariage. Donc en vrai ils ne viendront pas (ils avaient fait genre « on vous dira au dernier moment » – euh non, dites « non » comme ça c’est fait, je vais pas payer pour rien 2 menus, et même si vous veniez soit j’aurais une meuf enceinte jusqu’aux yeux, soit la joie de voir mon 1er petit copain parler des joies d’être père d’une petite fille de quelques jours, et comment dire, si on pouvait éviter ça le jour de mon mariage ça serait topissime, déjà que je redoute qu’elle accouche le jour même de mon mariage et qu’on m’annonce ça entre deux coupes de champagne…)

Mais bref je m’égare. Et je remarque que c’est le 2e article RALC que j’écris sur ce cher couple XD. Recentrons nous.

Donc je demande gentiment leur nouvelle adresse en mode « coucou comment vous allez ? je pourrais avoir votre nouvelle adresse ? merciiii »

Réponse :

« Oui ça va, on commence à avoir hâte de l’arrivée de bébé, ça devient un peu long là ^^ »

Je dois devenir aigrie mais sérieux « ça devient un peu long là », tu dirais quoi si tu couchais aujourd’hui ???? Je pense pas que tu te plaindrais.

7 mois d’attente wouhouuuuu ça doit être très long d’attendre alors que le bébé est déjà dans ton ventre, imagine un peu ça fait 4 ans que t’attend, et t’es même pas enceinte !

Bon ok je sais que j’abuse totalement, qu’elle est même pas au courant de notre parcours, et que à 7 mois de grossesse on est peut-être pas toujours au meilleur de sa forme. Mais j’invoque l’immunité pmesque pour ma rage gratuite et irraisonnée et ma mauvaise foi XD

 

 

Date de retour au combat

#Team toute fin du printemps confirmée

J’ai eu la grande surprise de trouver  une lettre du centre PMA dans ma boite aux lettres aujourd’hui. Contre toute attente, mon dossier est passé lors de la réunion le lendemain de mon appel !

Bon par contre j’avais rien compris encore une fois^^ (ils expliquent vachement bien…) La lettre me confirme juste que j’ai le droit de me réinscrire pour une nouvelle tentative de FIV. Ah parce qu’en fait notre dossier aurait pu être refusé lors de cette réunion ? cool de le savoir … Et j’espérai que cette lettre contenait mes ordonnances pour la suite. Mais que nenni.

Cette lettre me disait donc juste que j’ai l’aimable autorisation de repartir au combat, en appelant le secrétariat pour décrocher un RDV d’explication de traitement avec la sage-femme (je croyais y échapper, c’est donc probablement que le traitement est modifié).

Ni une, ni deux, je décroche mon téléphone dès que le secrétariat est ouvert, et après 5 min de douce musique, elle me confirme que le dossier est ok. Mais pas de RDV avant le lundi 30 avril.

Je me disais aussi que c’était trop rapide trop beau pour être vrai.

Donc je dis ok, le plus tôt sera le mieux, rien dans mon agenda à cette date donc tout est ok. Je lui souhaite un bon weekend et raccroche.

Je vais dans ma cuisine pour noter ça sur l’agenda mural. Et là je vois « AMOUREUX – congés » Comment ça congés ? OH put*in de m*rde, c’est notre weekend à Prague… que je n’ai pas noté dans mon agenda de poche….

C’est reparti pour 5 min de douce musique. RDV le lundi 7 mai.

Mais niveau timing ça craint avec ce décalage d’une semaine. L’amoureux veut absolument qu’on tente en mai (il ne veut pas attendre juin/après le mariage/un cycle de plus). Mais vu la date de mes dernières règles, ben le 7 mai je serai probablement déjà au début de mon nouveau cycle (que j’estime débuter vers le 4 mai probablement, dur à estimer vu que c’est dans 2 cycles). Donc ça nous forcerait à attendre juin, à moins que je prenne de la progestérone ce mois pour rallonger mon cycle (mais c’est pas une super idée de jouer au Dr toute seule, on est bien d’accord). Le RDV du 30/04 tombait parfaitement niveau timing malheureusement.

Bref en vrai je serai à cheval dans la #teamprintemps et la #teamété

Coup de gueule

J’ai eu la bonne surprise ce matin d’avoir un commentaire bien dégueulasse en attente de modération.(Lisez jusqu’au bout, le meilleur est à la fin)

Alors mettons les choses au point si cette Emma repasse dans le coin (mais bon à mon avis elle écume le web pour diffuser son venin sans vraiment suivre les blogs, peut-être est-elle passée chez vous).

Oui j’ai supprimé ce commentaire. Non pas parce que ce que cette cona**e dit m’atteint (oui je suis énervée), mais parce que je n’ai pas envie de me faire polluer mes articles par des co*asses inconnues malveillantes.

Donc cette personne fort désagréable commentait mon article Team printemps avec ma liste de chanson, fil rose, et les photos de moi en robe de mariée.

J’ai donc eu le droit à un (je résume) t’es dégueu dans ta robe parce que t’es trop grosse et de tout façon ta robe elle est moche.

Alors déjà pour le fat shaming, va te faire foutre bien profond. Qu’on soit clair j’en ai rien à foutre de ce que de parfaits inconnu(e)s pensent de moi dans ma robe, tant qu’elle me plait et que je me trouve belle dedans et que mon futur mari me trouve belle dedans. Si tu crois que tes commentaires de merde vont faire que je vais trouver ma robe trop moche maintenant, ben c’est raté.

Elle me fait de gros bras… euh non t’es con ou quoi ? j’ai des gros bras de base, qu’importe la robe XD je vais pas rester dans une grotte et ne pas me marier ou mettre un burka le jour de mon mariage pour les cacher. On apprend à vivre avec le corps qu’on a.

Mais alors le clou du spectacle mes très chers amies Pmettes (je paraphrase toujours) : avec tes tatouages énormes et moches, je suis contente que tu n’es pas d’enfant.

Mais WHAT ? t’es une conasse de la manif pour tous en fait ? Quel rapport entre avoir des tatouages et être une bonne mère ?

Et ben moi j’espère que tu n’as pas d’enfants pour ne pas perpétuer la lignée des connards intolérants.

(bon ok en disant ça j’espère insulter ses gamins au passage)

Toujours la même chose, mes tatouages je les fait pour moi-même, je sais que ça ne plait pas à tout le monde. Mais si ça vous plait pas, ben matez pas mon corps et puis tout ira bien. Tant qu’ils me plaisent à moi c’est l’essentiel. Je suis en paix avec moi-même concernant mon apparence physique.

Bref je me dis que cette personne doit se faire royalement chier, ou bien avoir une vie vraiment pourrie pour aller se balader sur le blog d’inconnus et balancer de la méchanceté pure et gratuite. Y a des gens qui sont vraiment dérangés dans leur tête sérieux. C’est quoi le but ? Faire du mal aux gens gratuitement ?

 

Allez à bientôt pour de nouveaux articles bonne humeur. Je m’excuse pour mon langage matinale un peu grossier, mais fallait que ça sorte ^^ Et si cette charmante personne passe pourrir votre blog, n’hésitez pas à l’exposer vous aussi au lieu de juste lui laisser dire des choses en commentaire qu’elle sait très bien que vous aller supprimer et qui ne sont destinées qu’à vous.

 

PS : j’avais l’intention de supprimer les photos dans ma robe d’ici milieu de semaine. Cela n’a rien avoir avec cette très cher Emma. Ces photos étaient un bonus bonne humeur, je les ai laissé le temps qu’environ toutes mes amies Pmettes puissent les voir. Mais ensuite elles n’ont pas vocations à rester car je n’ai pas envie que des gens que je connais tombent dessus par hasard et n’aient pas la surprise/fassent le lien entre le blog et moi.

[team Printemps]- Défi pâtisserie, la réalisation

Miaou ! euh ….. bonsoir plutôt !

Permettez-moi de vous présenter le défi du jour : la réalisation de coulants au chocolat vegan. Bon pour ce 1e essais, cette feignasse de Nirnaeth s’essaye à une recette basique sans ingrédients trop bizarres. C’est pas ce dimanche qu’on va tester un opéra ou un fraisier vegan malheureusement !

 

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Votre commis de cuisine pour ce défi pâtisserie

 

Alors pour commencer, il nous faut une recette !

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Rien de très compliqué cette recette, ça devrait le faire !

 

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Mais elle va se magner les fesses ou bien ? j’ai faim moi !

Allez, elle sort enfin tous les ingrédients (pleins de produits en Allemand, c’est qu’elle fait souvent ses courses en Allemagne Nirnaeth, vu qu’on habite à 10 min de la frontière).

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Rien de bien sorcier, Nirnaeth a tout dans ses placards !
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C’est beaucoup trop long !!!!! si c’est comme ça je mange le panier de fruit en attendant !

Allez, on fait fondre tout ça, on mélange tout, on fait cuire, et TADAAAAAAAAAAAAA

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C’est pas trop tôt !

La recette était très simple, mais malheureusement pas parfaite. Déjà le rapport de ganache/appareil est totalement foireux. A revoir si je fais à nouveau cette recette.

Et puis l’huile de tournesol c’est vraiment bof, trop fort en goût pour cette recette (même si c’est censé être neutre). Avec de l’huile de coco (désodorisée ou non) ça aurait été carrément meilleur !

Par contre la texture du gâteau et de la ganache était bonne !

[Team Printemps] défi pâtisserie

Quoi de mieux pour mettre du baume au cœur et à l’estomac, qu’une bonne pâtisserie ? Et quoi de mieux que pâtisser pour se vider la tête ?

Alors moi je vous propose un petit défi pâtisserie (je le relèverai ce weekend). Ca n’a peut-être rien à voir du tout avec la PMA, mais je me dis que si lundi mon fil d’actualité est rempli de photos de superbes (je ne doute pas de vos capacités) pâtisseries faites le weekend, ma journée sera plus légère^^

Ca peut-être un dessert que vous maitrisez déjà, mais ça serait plus sympa de tenter de nouvelles recettes, vu que c’est un défi 😉 (genre le dessert qui te fait de l’œil depuis longtemps, mais dont tu n’as jamais osé te lancer dans la réalisation).

Et bien évidement il faudra publier une photo pour nous donner faim montrer vos prouesses 🙂

Perso je vais relever le défi , en testant enfin une recette du livre que j’ai acheté dernièrement, livre qui me faisait de l’œil depuis plusieurs mois. Je ne me suis pas encore décidée sur la recette.

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Je précise que je ne suis pas vegan, (juste végétarienne), mais j’aime beaucoup tester des recettes véganes car elles permettent de découvrir de nouveaux aliment, de nouvelles textures. Bref d’être un peu aventureux en cuisine, en mode alchimiste. Et puis je trouve ça fun de dire après coup que mon gâteau était vegan sans que personne ne s’en soit rendu compte (j’ai une recette de Carrot cake à tomber par terre, d’après mes potes le meilleur qu’ils aient goûté). Grande adepte de pâtisserie (j’ai faillit en faire ma carrière), je suis totalement intriguée par la pâtisserie vegan, du coup c’est une occasion pour continuer les expériences 🙂

 

 

[team printemps] top 5 chansons, fil rose et positive attitude

Vu qu’officiellement je ne suis pas encore out pour le printemps, et que dans tous les cas la bonne humeur de la Team printemps est communicative, et bien je me maintien en poste ^^

Avec un peu de retard, voici mes 5 morceaux bonne humeur (plutôt rock, vu que j’écoute principalement du métal et du rock).

  • Welcome Home – Radical Face (la musique d’une ancienne pub Nikon)
  • Last living Dinosaur – Kadavar (et même l’album Berlin en entier, c’est mon album bonne humeur et B.O. de nos roadtrisp)
  • I ain’t fit to live here – Graveyard (que je chante à tue-tête quand je suis seule)
  • Leva – Witchcraft (seule chanson en suédois de ce groupe, qui se traduit pas « vivre »)
  • Apenbaring – Kvelertak

 

Pour mon défi fil rouge rose, je me suis mis l’objectif de commencer à écrire mon roman/nouvelle qui me trotte dans la tête. (PS : ça veut pas dire que j’ai des méga talents d’écriture, ça c’est au fil de l’eau que je le verrais, si ça se trouve j’écris mal ^^). Bon je vais pas vous mentir, je l’ai commencé seulement hier, pour mon dernier jour de vacances.

Pour ma défense j’ai passé mes vacances à organiser le mariage, du coup le soir quand je voulais écrire, et bien je m’endormais avant sur le canapé… #mamie

Mais promis, je prends le pli maintenant !

Le pire c’est que j’ai commencé à écrire… sur un autre projet !

Mon imagination commence à revenir, vous imaginez pas à quel point ça fait du bien. J’ai à présent 3 projets en tête. Ca ne m’étais jamais arrivé je crois. Et oui mon imagination devient fertile (mouahahaha)

Pourquoi c’est aussi étonnant pour moi ?

Je ne vous ai jamais caché mon passé de dépression qui a duré très longtemps. Même si je m’en suis sorti depuis quelques temps (1e phase il y a 5 ans, mais je pense que je m’en suis vraiment sortie l’an dernier, après la rechute suite à la PMA). Or ce qui est je pense très fréquent pour les dépressifs, c’est de perdre toute imagination, toute inspiration.

J’étais une enfant avec une imagination débordante. Mais ma dépression qui a commencé à l’âge de 10 ans (oui vous avez bien lu) l’a totalement anéantie, de plus en plus avec le temps.

Il fut une période, pendant la fac principalement, où mon imagination était à néant, et pour compenser je me gavais de séries dès que j’avais un moment de libre. Je vivais une vie plus intéressante par procuration au travers de ces différents personnages.

Un 1er pas a été de recommencer à lire. Et avec ça, l’envie de me gaver de séries s’est progressivement estompée. J’en regarde toujours, mais à un rythme plus normal (une série à la fois). Il fut une période où je devais suivre une quinzaine de séries en simultané, avec chaque jour 3-4 épisodes à regarder dès qu’ils étaient diffusés.

Le 2e pas a donc été de ne plus passer mon temps libre à regarder des séries.

Et comme par magie, une idée a popé, puis une 2e, puis une 3e…

Le dernier pas est donc de réussir à mettre activement à l’écriture, et de continuer à éteindre la TV pour lire ou écrire à la place.

Qui sait, peut-être que j’arriverais à me remettre et vraiment me consacrer à une autre activité que j’ai débuté et arrêté ( au choix : la guitare, la batterie, la calligraphie, apprendre à dessiner, apprendre le Russe et le Coréen, continuer à m’améliorer en Suédois, reprendre l’Espagnol, faire mes cosmétiques maisons)… Y a du choix XD