FIV1(ter) TEC2 – 2e dosage

Déjà, merci à toutes pour vos nombreux messages, ils m’ont fait chaud au coeur ❤

Je suis donc allée faire une 2ème prise de sang ce matin sans ordonnance, car ils sont bien gentil au CMCO mais juste une prise de sang c’est trop angoissant. Et j’en avais besoin pour y croire un peu plus et me rassurer un minimum. Je suis de nouveau tombé sur le gentil docteur (c’est un tout petit labo, j’ai l’impression que c’est le seul à les faire), qui m’a tout de suite reconnue et m’a dit « Comme j’étais content de valider ce résultat positif, ça m’a vraiment fait plaisir », il m’a ensuite dit que j’avais bien raison de faire ce 2e dosage pour me rassurer et voir l’évolution. Il me l’a de nouveau mise en urgent.

Cette fois le résultat est réellement tombé tôt, à 12h40.

Résultat pour 19 dpo : 1210 Ui/l

Tout semble donc bien se dérouler. Mais j’ai du mal à y croire, à espérer une issue heureuse. J’ai pleuré en recevant ce résultat. J’ai tellement peur que tout s’arrête à nouveau, même si j’espère de tout mon cœur que tout ira bien.

J’ai RDV le 30/09 pour la 1ère échographie, le 7/10 avec l’immunologue. Et lundi je vois ma médecin traitant pour lui demander une attestation pour être en télétravail total à nouveau.

D’ici tout ça, on continue à croiser tout ce qu’on peut !

FIV1(ter) TEC 2- en pleine couvade

Voilà, depuis jeudi, je couve mon dernier petit J5. J’ai voulu le surnommer Pingu, mais mon mari trouve ça glauque XD (du coup je lui ai dit « sinon Findus » comme certaines l’ont déjà fait ici, mais étrangement il n’a pas aimé non plus). Je crois surtout qu’il ne veut pas donner de surnom avant un test positif.

Psychologiquement, ça continue à mieux se passer que pour le TEC1. Je n’ai pas fait de crise d’angoisse jusqu’à présent. J’ai juste un peu craqué après le TEC, en sortant de l’hôpital j’ai un peu pleuré avec la pression qui redescendait. Cela faisait 2 semaines que j’étais persuadée que ce TEC n’aurait pas lieu. Entre l’épidémie de Covid qui report sur les chapeaux de roues, le risque que notre dernier blastocyste ne supporte pas la décongélation… D’ailleurs, le matin du transfert ils m’ont fait une belle frayeur. 8h je reçois un appel du centre d’AMP, je me dis « merde…. ils n’appellent JAMAIS avant un transfert… ils vont nous dire que c’est mort et qu’on a pas besoin de venir ». Non, ils voulaient juste vérifier qu’on avait pas de symptôme du Covid et qu’on avait pas eu de contact récent avec des personnes contaminées. Ouf ! C’est pas permis de faire des coups d’angoisse comme ça !!!

Pour être plus tranquille d’esprit, j’ai demandé à mon N+1 si je pouvais être en télétravail total pour 2 semaines. Il était trop content qu’on soit de nouveau en protocole, et une nouvelle fois a eu des paroles positives « Si on peut faire quoique ce soit pour te faciliter le process ou pour augmenter les chances, bien évidement » . Je sais la chance que j’ai d’avoir ce responsable, il me facilite bien la vie et on voit qu’il est sincère !

Pour le TEC 1 je paniquais dès que je sortais seule, et j’étais incapable de prendre le vélo (peur panique de tomber/faire un accident). J’ai réussi à prendre le vélo vendredi avec mon mari, donc c’est déjà une ÉNORME progrès. Sortir seule… on verra aujourd’hui, je dois passer à la poste à midi (vélo), et chez la psy (plus loin, je pense que je vais prendre la voiture). Ça m’angoisse tout de même là, mais je ne panique pas. On verra comment ça se passe.

Et sinon comment je le vis ? Pour le moment je le sens bien (ça me fait peur d’écrire ça), mais du coup vu que j’y crois, ça me fait peur d’y croire et je me dis qu’à cause de ça et bien c’est pas possible que ce soit positif. Car à chaque fois que j’y ai cru c’était négatif. Alors que pour S., je n’y croyais pas du tout. Pour le TEC 1, c’était un peu bizarre, vers le milieu de la couvade, un matin je me suis réveillée avec la certitude que c’était fini. Je ne saurais jamais si j’ai fait un cauchemar cette nuit-là qui m’aurait laissé cette impression, ou s’il y’aurait eu une mini-accroche et mon inconscient aurait senti que c’était ensuite fini ? Mystère… En attendant je garde avec moi un grigri – un pendentif trèfle à 4 feuilles que mon mari m’avait offert à Noël pendant la grossesse de S. (il tombait tout le temps, alors j’avais arrêté de le porter à un moment pour ne pas le perdre, ça m’a fait culpabiliser quand on a appris la mort de S.)

 

Alors je me comporte comme toute Pmette névrosée en couvade, je me tâte les nichons 10x par jour, pour voir « s’ils sont encore plus gros et lourd que d’habitude avec la progestérone, s’ils sont très douloureux », car c’était le cas pour S. – mais je n’avais pas exactement le même traitement, et avec les 19 semaines de grossesse de S, ma poitrine a pris cher et n’est de toute façon pas comparable à y’a 2 ans. J’ai des tiraillement dans le bas-ventre, mais comme toujours impossible de savoir si c’est la progestérone, le SPM ou un espoir.

Bref officiellement verdict le jeudi 3/9 (oui chez nous c’est 15 jours après le transfert dans tous les cas). Bon officieusement je ferais la prise de sang le 1er ou le 2. Pas de test bâton avant, j’ai trop peur des faux négatifs ou des lignes trop clairs. Je préfère les chiffres noir sur blanc.

Alors on croise fort les doigts et les doigts de pieds, et tout ce qu’on peut d’autre. Et on prend son mal en patience jusqu’au verdict…🤞🤞🤞

FIV1 (ter) TEC 2 – 2e contrôle

C’était pas ma journée ! J’avais 2 défis ce jour. Réussir à avoir les résultats de la prise de sang avant midi, et me faire piquer dans mon bras tatoué et pas l’autre qui a un gros bleu. Les deux défis ont échoué (et en plus c’était déluge de pluie ce matin sur le vélo).

Depuis les presque 3 ans que j’ai ma manchette en tatouage, je ne vous dis pas le nombre d’infirmières et infirmiers qui font leur malin en mode « Nan mais on peut piquer sur un tatouage, tant qu’on sent la veine c’est le plus important ». Nombre de prises de sang sur ce bras depuis ? 1… Au final ils préfèrent repiquer sur le bleu de la prise de sang précédente ou alors dans la main (et les deux sont bien désagréables). Que de la gueule je vous dis !

Arborant un beau bleu sur mon bras gauche depuis mardi (je marque très facilement), je décide de tenter ma chance une nouvelle fois. L’infirmier fait « oui pas de soucis ». Puis après  » Nan mais on voit quand même mieux la veine du bras gauche, ça va être plus simple. C’est pas grave un bleu ». Euh déjà parle pour toi, c’est moi qui ait les sensations XD et oui, FORCEMENT on la voit mieux, à force de se faire piquer sans cesse avec la PMA et mes autres soucis de santé….

Bref…. on verra si lundi je serai plus convaincante… On prend les paris ?

La 2e partie du défi : que le centre PMA reçoive les résultats avant midi. Je lui demande du coup si c’est bien ok (vu que la secrétaire n’a rien dit et c’était marqué en gros sur l’ordonnance). Gros blanc. « Ben ça va être difficile, avec le Covid, les échantillons n’arrivent sur notre plateforme d’analyse qu’à 11h45. Ce sera plutôt entre 12h30 et 13h. Mais je vous le mets en urgent alors ».

Devinez quoi ? 13h30 toujours rien…. Je suis étonné que la PMA n’ait pas appelé d’ailleurs. J’arrive à les joindre à 13h45… c’est prêt depuis 13h, mais le dossier n’a pas encore été validé, il me le valide de suite.

Bon je transferts ça direct aux sages-femmes, en jouant l’innocente qui ne savait pas qu’il y allait avoir du retard XD mais demande à faire la prise de sang de lundi chez eux.

La bonne nouvelle c’est que tout est OK, je commence le Progestan et l’Aspegic nourrisson demain soir. Transfert de notre dernier petit J5 programmé jeudi.

Par contre ils ne veulent pas de moi là-bas pour la prise de sang lundi, avec la réouverture du service ce sera blindé, mieux vaut que je la fasse aussi dans le privé. Elle me dit « faudra peut-être juste les rappeler avant midi, pour qu’ils vous les envoie plus tôt ». Comment lui dire qu’il n’y a aucune chance ?!

Devinez qui a laissé l’ordonnance renouvelable dans ce labo un peu nul, labo qui ferme ce soir avant que je finisse de travailler ? et demain c’est férié… Donc lundi matin, faut que j’essaye de récupérer cette ordonnance, avant d’aller dans un autre labo qui m’a promis qu’on aurait les résultats avant midi en mettant « urgent ». (J’aurais du faire ça pour le RDV aujourd’hui, j’étais naïve de croire qu’en venant tôt on les avait rapidement).

Allez, c’est bientôt le weekend !

Sur la liste d’attente

Voilà, c’est officiel, on est ENFIN sur la liste d’attente pour effectuer notre TEC. – l’hysteroscopie de mardi s’est déroulée sans encombres, tout était normal, et donc notre dossier complet.

On sera rappelé en décembre/janvier pour programmer le début du traitement en fonction des prochaines règles à ce moment là. Et donc TEC en janvier/février normalement (espérons que ce soit janvier, j’en ai marre d’attendre).

Maintenant je crois que je vais aller hiberner pour passer cette attente et la période des fêtes de fins d’année.

Date de retour au combat

#Team toute fin du printemps confirmée

J’ai eu la grande surprise de trouver  une lettre du centre PMA dans ma boite aux lettres aujourd’hui. Contre toute attente, mon dossier est passé lors de la réunion le lendemain de mon appel !

Bon par contre j’avais rien compris encore une fois^^ (ils expliquent vachement bien…) La lettre me confirme juste que j’ai le droit de me réinscrire pour une nouvelle tentative de FIV. Ah parce qu’en fait notre dossier aurait pu être refusé lors de cette réunion ? cool de le savoir … Et j’espérai que cette lettre contenait mes ordonnances pour la suite. Mais que nenni.

Cette lettre me disait donc juste que j’ai l’aimable autorisation de repartir au combat, en appelant le secrétariat pour décrocher un RDV d’explication de traitement avec la sage-femme (je croyais y échapper, c’est donc probablement que le traitement est modifié).

Ni une, ni deux, je décroche mon téléphone dès que le secrétariat est ouvert, et après 5 min de douce musique, elle me confirme que le dossier est ok. Mais pas de RDV avant le lundi 30 avril.

Je me disais aussi que c’était trop rapide trop beau pour être vrai.

Donc je dis ok, le plus tôt sera le mieux, rien dans mon agenda à cette date donc tout est ok. Je lui souhaite un bon weekend et raccroche.

Je vais dans ma cuisine pour noter ça sur l’agenda mural. Et là je vois « AMOUREUX – congés » Comment ça congés ? OH put*in de m*rde, c’est notre weekend à Prague… que je n’ai pas noté dans mon agenda de poche….

C’est reparti pour 5 min de douce musique. RDV le lundi 7 mai.

Mais niveau timing ça craint avec ce décalage d’une semaine. L’amoureux veut absolument qu’on tente en mai (il ne veut pas attendre juin/après le mariage/un cycle de plus). Mais vu la date de mes dernières règles, ben le 7 mai je serai probablement déjà au début de mon nouveau cycle (que j’estime débuter vers le 4 mai probablement, dur à estimer vu que c’est dans 2 cycles). Donc ça nous forcerait à attendre juin, à moins que je prenne de la progestérone ce mois pour rallonger mon cycle (mais c’est pas une super idée de jouer au Dr toute seule, on est bien d’accord). Le RDV du 30/04 tombait parfaitement niveau timing malheureusement.

Bref en vrai je serai à cheval dans la #teamprintemps et la #teamété

IAC5(exFIV 1)- résultats et suite

Et non mon silence n’est pas du à une bonne nouvelle. J’étais juste en vacances, comme à mon habitude ça m’a naturellement éloigné de la blogosphère.

Je comptais faire la prise de sang le mercredi 7, j’ai eu des pertes de sang le mardi 6.

Bon merci la progestérone de merde, quand je l’ai arrêté, j’ai tout de même du attendre jusqu’à samedi pour avoir mes vrais règles. Ce qui me décale mon cycle, ce qui ne m’arrange pas du tout, car dans l’optique où on pourrait faire la FIV 1 bis en avril, et bien en plein milieu je risquerais d’être 4 jours à Prague avec des potes…. Génial quoi.

 

Forcément déçue même si je n’avais pas de grands espoirs.

vendredi je me décide enfin à contacter le centre de PMA pour voir comment ça se passe pour la suite – injoignable.

Je réessaye hier, de même. Bon je laisse un mail, j’ai pas que ça à faire moi non plus.

Réponse au mail ce matin.

Mon dossier doit donc passer au staff’ avant toute chose, et ensuite j’aurai une lettre sous 2/3semaines (avec le traitement je suppose).

Je réponds pour savoir quand se réunit le staff’ –> demain, mais s’il y a trop de dossier, le votre ne passera peut-être au suivant,  le 28/03.

 

LOL. Bon ben je sens que la FIV1 bis en avril est compromise, vu ma poisse habituelle mon dossier ne sera pas étudier demain à mon avis. Du coup ça décalerait à mi-mai. Oui mais bon je me marie le 02juin, alors je ne vais pas être en pleine stim’ à cette période. Donc ça repousserait à mi-juin…

No comment… #team été ? XD

Tomber, se relever et repartir au combat

J’ai du mal à me remettre de cette FIV abandonnée, je n’en reviens pas de cumuler autant de problèmes et de poisse. J’ai d’ailleurs longuement hésité à vraiment faire cette IAC5. Je me disais à quoi bon, c’est voué à l’échec si l’on en croit l’unique article que j’ai trouvé au sujet des FIVs transformées en IAC. Et j’ai peur de souffrir pour rien, car même si je n’y crois pas, l’espoir est tout de même différent que sur un cycle naturel. Mais on a quand même tenté le coup jeudi, pour se dire qu’on faisait quelque chose au lieu de juste attendre. 1,7 millions de spermatozoïdes. Je ne sais même plus si c’est bon ou mauvais au regard des autres IACs.

Parfois je me dis que j’aurais dû commencer les essais plus tôt, car je ne sais pas combien de temps durera ce parcours. Puis je me souviens que je n’avais que 23 ans au début des essais, et ça me mine encore plus le moral.

Car même si je me raccroche à l’espoir que mes ovaires se sont réveillés avec du gonal F 300 au bout de 10jours, je vois bien qu’en général ça pue du cul de mal répondre à la stimulation. Je sais déjà que mon AMH est pourrie alors que je n’ai que 26ans, alors tout ça cumulé, ça me fait très très peur pour la suite. On va pas se mentir, ce résultat était prévisible, et que mes peurs se réalisent m’angoisse encore plus. Ne pas savoir quand aura lieu la FIV1 BIS n’aide pas non plus.


La veille de l’IAC j’ai craqué comme ça ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. J’avais besoin de réconfort, d’être rassuré, mais mon homme au lieu de ça n’a fait que m’enfoncer la tête sous l’eau avec des raleries et remarques à la con.

Du coup j’ai tout lâché, je lui ai dit que je ne pouvais pas aller mal car il fallait que je le gère lui, et que moi si j’allais mal y’avait personne pour m’aider. Il m’a dit qu’il était un grand garçon, qu’il avait se gérer. Croyez-moi non, il ne sait absolument pas gérer les mauvaises nouvelles, sa réaction le soir de l’annonce de l’abandon de la FIV « je vois pas quoi faire à part me pendre »… réaction très normal bien sûr.

Il m’a dit que j’étais hypocrite que je faisais semblant d’aller bien et que ce n’était pas bien si on ne pouvait pas tout se dire dans notre couple. Pourtant ce n’est pas de l’hypocrisie croyez-moi, c’est juste qu’avec les années de dépressions passées, et surtout la réussite pour s’en sortir, et bien j’ai affuté mes armes pour encaisser les mauvais pas, et ma résistance est bien plus grande.

Mais elle a des limites.

Il voulait que je me laisse aller à la douleur, il a été servi. Et croyez moi, ses paroles ont défoncé toutes les barrières qu’il me restait. Au lieu de me dire qu’il y avait de l’espoir et des solutions, il me disait qu’il fallait de toute façon s’attendre au pire, que fallait que j’arrête de croire au miracle et au pays des bisounours. A croire qu’il voulait que je craque pour être sûr que ça m’atteignait. Alors que j’essayais juste de ne pas sombrer…

Toutes mes peurs ont éclaté à la surface. J’ai du pleurer une bonne demi-heure. Que dis-je pleurer, crier de douleur serait plus approprié. Je me suis laissée emporter par un flot de douleur pur.

Il a été totalement désemparé, il n’avait pas imaginé un instant ce qui se cachait derrière la digue…

Il m’a laissé brisée, amorphe toute la soirée…

Je vous avoue que j’ai du mal à remonter à la surface depuis. Une fois que les peurs ont été lâchées, il est difficile de revenir en arrière.

Je vous dirais que comme toujours, je vais me relever et avancer, pour continuer ce combat. Cependant l’horizon s’assombrit avec le temps et les obstacles qui s’amoncèlent, et je ne peux rien faire contre ça….

FIV1 #5 – 3e contrôle

Je ne pensais pas faire un article par contrôle, mais finalement avec le stress du début et le démarrage un peu lent, et bien y a du changement à chaque RDV.

L’homme a gentiment proposer de faire taxi ce matin car son emploi du temps était plus souple aujourd’hui (c’est quand même plus agréable que le vélo à une heure précoce^^), c’est vrai que le temps passe plus vite quand on est accompagné.

La prise de sang s’est très bien passée, j’ai rien senti alors que j’appréhendais un max vu le gros bleu sur ma veine (et difficulté à piquer l’autre bras pour cause de tatouage). l’infirmière était très sympa, on a d’ailleurs discuté de Tolkien et légendes médiévales quand elle a vu mon tatouage (elle a essayé de voir si elle trouvais la veine, mais a quand même préféré piquer dans le bleu au final).

J’ai une le droit à une nouvelle salle pour l’écho. Ca devait être la salle de luxe : la sage-femme avait un bureau, y’avait de l’espace et même de la musique douce en fonds. A côté l’autre salle c’est un placard à balais !

Du coup rentrons dans le vif du sujet : ça pousse ENFIN ! A gauche : 6 follicules (un de 17, celui qui est là depuis le début, et les autres entre 12 et 8 il me semble). Et miracle : à droite aussi ! 3 (ou 4 j’ai un doute alors on va dire 3) de 7-8 (et deux petits).

« Bel endomètre » triple couches à 10,4.

Alors on va dire que c’est psychologique, mais depuis samedi soir, j’ai piqué uniquement le Gonal F côté droit du ventre. J’avais déjà remarqué pendant la stim’ pour les IACs qu’en général le côté où je piquais influait sur la croissance. Peut-être que je me fais des films, mais la semaine dernière je piquais essentiellement à gauche (car mon ventre est moins ravagés par de cicatrices de vergetures de ce côté-là), et bien ça ne poussais qu’à gauche. Je me force à piquer à droite, ça se réveille à droite. J’ai du mal à croire à une coïncidence à force 😉

Du coup je me dis, bon ça met du temps à démarrer (on est à 10 jours de stim’) mais c’est pas grave. Jusqu’à l’appel pour me dire la suite…

Résumé de l’appel : ça pousse pas, on a un beau follicule, alors on tente une IAC jeudi.  On va pas vous gâcher une tentative pour 1 follicule. On avait 2 choix, soit on arrête tout, soit on tente l’IAC, alors avec l’équipe on s’est dit autant tenter l’IAC pour ne pas avoir fait ça pour rien…

Je leur ai demandé si on ne pouvait pas poussez les autres (vu que merde y’en a un bon nombre qui s’est réveillé), mis elle m’a répondu qu’on avait déjà augmenté la dose 2x, donc non fallait pas espérer.

Je suis en colère, car à mon avis, samedi ils pouvaient déjà voir que ça puait, donc je vois pas l’intérêt d’avoir augmenté la dose pour ça… Je sens aussi qu’ils vont refuser qu’on enchaine à nouveau sur le prochain cycle du coup ça nous ramènera à avril. Et forcément c’est jamais rassurant pour la suite, même si j’ai l’impression que c’est surtout un problème de dosage qui a fait capoter ça…

Bref je pleurerais bien un coup si je n’étais pas au boulot….

 

FIV1 #4 – Journal de bord stim’- semaine 1 et 2

J’écris ce journal de bord pour avoir une trace pour la suite, pour me rappeler des petits détails et de mon ressenti (d’où l’abondance de détails). Et je me dis que ça peut aider certaines par la suite, de voir un exemple de FIV un peu au jour le jour avec ces effets indésirables (ou non) et autre.

Du mardi 30/01 au soir à vendredi  09/02 —>  : prise d’Oromone (2mg). Pas d’effets secondaires à noter à part modification des règles (deux jours de fausses règles (sans douleurs), puis pause de 2 jours, puis vrai règles). Et une glaire cervicale très chelou (genre abondante, méga épaisse, collante et élastique, faisant des méga-filaments mais totalement transparente. Comme un mollard quoi XD (#glamour)

1e écho de contrôle le jeudi 08/02. Ovaires bien au repos, 4 follicules à droite et 5 à gauche (ou l’inverse ?).

On commence donc avec le Gonal F 175 le samedi 10/02.

Lundi 12/02 : 2e jour de Gonal F : La fatigue commence à faire son apparition. Je sens que les ovaires travaillent (sensation de gonflement/bulles).

Je fais une petite visite à ma psy entre midi et deux, pour évacuer les problèmes et difficultés de ce début d’année. Mais au final on a beaucoup parlé de ma famille plutôt que de soucis médicaux, en faisant un bilan de ses derniers mois où elle ne m’avait plus suivit. C’est bien et dommage à la fois, car j’avais besoin de parler de la PMA (mais la séance a été bien trop courte). Prochain RDV pris le 08/03. C’est dans longtemps mais de toute façon je ne ressens plus le besoin d’un suivi hebdomadaire.

Mardi 13/02 : Si je pouvais ramper pour me déplacer je le ferai. Je me demande si cette fatigue est un symptôme fréquent, ou si elle est extrême car je suis déjà fatiguée en tant normal (#corpsencarton). J’ai l’impression que mes muscles sont en coton, et que les infos dans mon cerveau et mes nerfs mettent 10x plus de temps à arriver. La piqûre du soir fait mal.

Mercredi 14/02 : j’ai encore toujours des légers saignements, alors que ça fait 10 jours que mes règles ont débutées. La fatigue est un peu plus supportable dans la journée, mais me rattrape le soir. J’ai les jambes qui commencent à trembler de fatigue quand je ne suis pas au repos. La piqûre du soir fait à nouveau mal.

Jeudi 15/02 : La fatigue va mieux. 2e écho de contrôle. L’accueil n’est pas au top pour l’écho, un interne me fait l’écho mais il ne trouve rien et farfouille mon utérus. Vraiment sympa. La sage-femme prend le relais. Elle galère à trouver mes ovaires. A gauche « que des petits », à droite « un de 10 et un autre plus petit ». On ne me dit rien de plus. Je panique car j’ai l’impression que cette stim’ est vouée à l’échec si je n’ai qu’un follicule digne de ce nom. La sage-femme ne fait qu’énumérer un cas, elle ne prend pas du tout le patient en considération. C’est comme si on était pas là, aucune info sur le moment. Heureusement que vous êtes là pour me rassurer et faire redescendre la panique, je ne sais pas comment j’aurai fait sans votre soutient, et que je redevienne un peu plus rationnelle.

Appel en milieu d’aprem : on augmente la dose à 225, et écho+prise de sang samedi matin.

Vendredi 16/02 : avec l’augmentation de la dose, la fatigue réapparais, et moins sympa. je ne suis pas juste très fatiguée, je suis en plus dans le mal (maux de tête principalement).

La piqûre du soir se passe de nouveau mieux. Je fais plus attention à là où je pique. Je pense que les soirs où je me suis fait mal, j’ai du piquer dans une vergeture (ouais les joies d’avoir pris un peu trop de poids trop rapidement il y a quelques années, elles sont piles là où on fait les injections).

Samedi 17/02 : RDV à 7h40, c’est très dur un samedi matin ! L’homme m’accompagne car on doit partir tout de suite après pour un weekend avec ma famille. On aurait déjà du y aller la veille au soir, mais la PMA en a décidé autrement.

Je découvre les joies de la permanence du samedi. On est que 4, on a presque toutes RDV au même moment. il n’y a pas d’accueil, c’est l’infirmière qui fait les prises de sang qui vient récupérer les pauvres âmes perdues qui ne comprennent pas pourquoi il n’y a personne. 2e prise de sang en jours sur le même bras, je morfle et hérite d’un très beau bleu. (Je sens que la prochaine sera encore plus douloureuse). Puis on doit attendre au moins 45min, le temps que quelqu’un veuille bien venir faire les échos. Ce sera ma gynéco attitrée, Dr Hibou, qui viendra les faire. Bon on peu pas attendre d’une gynéco qui à 3 mois d’attente pour un RDV qu’elle se souvienne de qui on est, mais elle sait qu’elle me suit tout de même. Le contrôle se passe tout de même mieux, on me demande comment je vais. Résultat de l’écho : à droite : que des petits (encore..), à gauche : 4 follicules entre 8 et 12 (y a un peu du mieux). Dr Hibou dit « ah ça commence à se réveiller ».

Je prédis qu’on va m’augmenter la dose, or je n’ai du produit que pour le soir même si c’est le cas, et je me vois mal essayer de chopper du Gonal F un dimanche dans une pharmacie de garde. je demande donc une ordonnance pour chopper une boite avant de partir en weekend. Je fais 4 pharmacie, aucune n’en a en stock. Au plus tôt je peux l’avoir l’aprem à 14h. Ouais mais moi je suis pas là à 14h…. Je tente le tout pour le tout, j’appelle ma pharmacie habituelle, qui en a normalement toujours une d’avance en stock. C’est bon, ils en ont une. On retraverse la ville et on perd une demi-heure, mais on évite de faire 40 pharmacies. Je suis quand même choquée que les pharmacies autour d’un centre de PMA n’aient pas ce produit en stock….

Nous arrivons enfin au gite pour notre weekend. Et là… pas de réseau… ouais mais j’attend un appel pour la suite du traitement, et ils laissent pas de messages…. Je panique, il y a une barre de temps en temps, je sens que ça va être galère. On part se balader. Peu avant midi, je sens mon téléphone vibrer, je viens d’avoir un message sur le répondeur (mais pas l’appel….) La sage-femme qui me dit qu’elle va réessayer de m’appeler plus tard. Je re-panique car le réseau est intermittent, et quand je rappelle ça sonne occupé. (comment ça je suis un peu trop stressée et panique pour un rien ?)Au bout de 20min j’arrive enfin à les joindre.

On augmente la dose à 300, et on débute l’orgalutran dès dimanche matin. Prochain contrôle mardi matin.

Dimanche 18/02 : 1e injection d’orgalutran, dans le haut de la cuisse. L’injection se passe bien, mais je trouve cela tout de même bizarre de ne pas devoir chasser l’air de la seringue, ça ne me plait pas trop :/ le produit gratte un peu dans les 15min qui suivent mais après ça passe.

J’expérimente une fatigue que je n’ai jamais connue sans être malade. Je dors 1h dans la voiture sur le chemin du retour. Je redors encore de 17h à 18h, puis devant la TV en essayant de regarder un film. Mais je passe tout de même une nuit agitée, je me réveille plusieurs fois.

 

FIV1 #3 2e contrôle + EDIT

Il fait encore nuit quand je me lève. 6e jours de traitement, 4e jours de fatigue extrême. Si je pouvais ramper telle une limace toute la journée, je le ferais.  Avant de partir je regarde par la fenêtre… il neige… Le seul jour de la semaine où je dois faire 9km de vélo… Je me dis que c’est le signe du début d’une grosse journée de merde.

Bon je vous rassure on est pas à Paris mais en Alsace (fallait que je la place celle là^^), c’est pas de la neige qui nous empêche de faire de vélo, rouler ou vivre, c’est juste que c’est un peu plus long de s’emmitoufler, et on va plus doucement sur son vélo.

Malgré mon sarcophage de vêtements, les flocons me piquent les yeux, mais je ne peux que constater la beauté de ce paysage enneigé (On ne critique pas l’attirance sexuelle pour les suédois et les suédoises les paysages nordiques enneigés). J’hésite un instant à m’arrêter pour immortaliser cette vue et vous la faire partager, mais je suis à la bourre comme toujours, il fait -3°C et il faudrait que j’enlève mes gants.

J’arrive pile à l’heure au CMCO pour mon RDV prise de sang + écho, mais bon c’est pas comme si ça servait à quelque chose. Je ne vous ai pas expliqué le fonctionnement des RDV ?

  • les 1ers RDVs sont programmés à partir de 7h15.
  • Le secrétariat ouvre à 7h30, et elle commence à appeler les gens vers 7h35-40.
  • Une fois qu’on a été appelé, on peut aller faire la prise de sang.
  • Les échographies ne commencent qu’à 8h.

J’avais RDV à 7h35, donc j’ai été appelée à 8h au secrétariat (normal),  le temps de faire la prise de sang et l’écho je suis ressortie à 8h40. (Au 1er RDV c’était pire, je devais encore revoir la sage-femme après l’écho, du coup j’ai attendu 3 plombes et suis arrivée à 10h au boulot alors que j’avais RDV à 7h25…). Je sais vous connaissez souvent pire comme attente, mais là ce que je trouve chelou, c’est que même sans aucun retard, leur système pourri crée de l’attente.

L’échographie… j’ai eu le droit à l’interne qui sait pas faire. Et là je me dis, mais pourquoi vous envoyez les internes en PMA pour se faire la main sur les échos ? c’est déjà un parcours assez compliqué comme ça, on pourrait se passer du supplément triturage de l’intérieur parce que il n’est pas foutu de trouver l’endomètre et les ovaires.

Bref, la sage-femme prend le relais, elle galère un peu aussi ( » vos ovaires ils sont décalés un peu de côté »… euh ouais c’est la 1e à me le dire). Endomètre triple-couches à 6.3. Follicules : à droite… « que des petits », à gauche un de 10, un 2e un peu moins gros, et c’est tout….

Euh…. c’est moi où je ne réponds absolument pas à la stimulation ? parce que des résultats pourris comme ça, c’est exactement les mêmes résultats que j’ai sans me piquer le bide pendant 5 jours…

Je ressors dépitée, dans ma tête résonne « tout ça pour ça ». La fatigue n’aidant pas, j’ai envie de chialer mais je me retiens.

Reste plus qu’à attendre le coup de fil de cet aprèm, pour savoir la suite du programme. Mais 2 follicules sérieux, ça me donne envie de tout arrêter là.

 

EDIT  : suite à appel de la sage-femme « on passe à 225 car ça a un peu de mal à démarrer ». Nouveau contrôle samedi matin à 7h40.

Bon du coup le contrôle samedi ça fout la merde, je devais partir vendredi soir à 1h de chez nous pour un weekend centerpark avec ma famille. Donc on pourra y aller que le samedi 😦  (et pas de grasse mat’ du coup 😥  )