De quel mal souffrent les héroïnes de TV infertiles ?

Hier j’ai regardé le final d’une série que je suivais depuis 7 années, et BIM dedans une des personnages principales a appris qu’elle était infertile stérile alors qu’elle croyait qu’elle était enceinte (pour ne pas trop spoiler, je ne dirais pas la série ou le nom du perso)

Cela me rappelle d’autres séries aux scénarios similaires :

Robin dans How I met Your Mother : la même, elle croit être enceinte et après un RDV gynéco elle apprend qu’elle est stérile.

Brooke dans Les Frères Scott : elle veut faire un enfant toute seule à genre 22ans, et BIM au 1er RDV elle apprend qu’elle est stérile (mais bon le miracle de la TV, elle aura miraculeusement et naturellement des jumeaux). Ah et elle crève d’envie d’avoir un enfant, mais bon la PMA non merci (mais la PMA pour faire un enfant toute seule oui #LOL #superlogique).

Je connais un peu moins le récit de Monica et Chandler dans Friends, mais pour le coup il me semble que c’est un peu plus crédible. Envisagent-t’ils la PMA par contre ?

Idem pour Gaby dans Desperate Housewives, c’est légèrement plus crédible (j’insiste sur légèrement), mais bon elle est aussi guérit miraculeusement.

Il y a probablement d’autres exemples que je ne connais pas à la TV ou dans des films.

Alors on pourra me dire, l’Amérique est puritaine, c’est pour cela qu’ils ne passent pas par la PMA, et qu’ils vont direct à la case adoption ou la case renoncement total. Mais ça me parait bizarre, et surtout pas représentatif de la réalité du monde des infertiles.

Déjà, première question, à moins d’être en ménopause précoce ou je ne sais pas malformation rare ou tu n’as pas d’ovaires, Est-ce qu’un médecin peut-réellement vous dire, en un RDV, une écho : vous êtes stérile ???

Si vous avez de idées, je les veux bien ^^

Mais vient aussi la question de l’impact général de ces représentations sur la société. On raconte souvent comment on souffre de certaines remarques de notre entourage, mais ce comportement des personnes non concernées n’est qu’un reflet de ces mauvaises représentations.

Prenons le temps de nous rappeler nos propres représentations avant d’être confrontées par l’infertilité. Je vous donne celles qui étaient les miennes :

  • Seul la stérilité existait : soit on peut avoir un enfant, soit on ne pourra jamais en avoir un.
  • Par conséquent, quand un couple n’y arrivait pas, forcément un des deux est stérile (d’où vient la question « c’est chez qui le problème »)
  • Le diagnostique de stérilité est rapide, le médecin nous ausculte et peut nous le dire. Idem il peut nous dire si on arrivera à avoir un enfant (l’influence de la TV).
  • Les inséminations et FIV c’est forcément l’enfant d’un seul des deux génétiquement, car c’est qu’un du couple est stérile. Doc on a forcément recours au don dans ces procédures.
  • On faisait une FIV et BIM on était forcément enceinte. La FIV est garantie gagnante.

 

Voilà, mes représentations de jeunette innocente, et au travers des remarques et questions que j’ai pu entendre de la part du commun des mortels, beaucoup de ces représentions sont partagées, par manque d’information, et par les mauvaises représentations véhiculées par les médias.

 

 

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IAC4: les dés sont jetés (+news thyroïde)

Il s’est passé pas mal de choses depuis mon dernier article.

Je vais commencer par un petit récapitulatif thyroïde :

Comme prévu, j’ai du faire une 2e prise de sang vendredi matin, TSH toujours trop haute, mais la T3 et la T4 sont normales. Par contre j’ai beaucoup trop d’anticorps anti-thyroïde (anti-thyropéroxydase pour être exact). Cela indique une thyroïdite (ce qui ne veut pas dire grand chose). Toujours vendredi, le gynéco me donne donc une ordonnance pour effectuer une échographie de la thyroïde. Par miracle, je réussi à décrocher un RDV pour mardi matin (hier) grâce à un désistement. Ca tombe bien en plus, j’ai RTT ce mardi !

Hier matin écho (très agréable de se faire tartiner tout le cou de gel d’ailleurs^^). Rien de particulier de détecté (pas de nodules), mais elle est « micro-vésiculaire » (???). Le médecin me dit que pas de vrai soucis, mais c’est à surveiller car le risque c’est qu’elle finisse par s’atrophier si le problème d’anticorps est durable. Et donc il me conseille de voir un endocrinologue pour savoir s’il est nécessaire ou non d’avoir un traitement.

Par miracle j’ai réussi à prendre un RDV le 15/05 pour un endocrinologue grâce à doctolib.fr (sinon c’est 2/3 mois d’attente). Bon j’ai pris le 1e venu avec un RDV dans des délais convenables, j’espère qu’il n’a pas des disponibilités parce qu’il est trop nul ^^

Ca me rassure un peu de savoir que ce n’est rien de grave dans l’immédiat. Après j’attends de voir le verdict final. En effet, cela peut-être du au stress, à une infection (donc passager), mais cela peu aussi être un symptôme précurseur de la thyroïdite d’Hashimoto ou autre maladie auto-immune (les anti-corps finissent par défoncer la thyroïde, et là commencent les vrai soucis), je pourrais être au tout 1er stade sans autre symptôme. A l’heure actuelle je ne sais pas encore si mon soucis a une influence sur la fertilité.


 

Revenons à nos moutons l’IAC : Contrôle des mes follicules vendredi : par chance ils n’ont pas fait de sprint comme la dernière fois (avec 4 jours d’avance), et donc ils tiendront jusqu’à mardi matin pour l’IAC (mais seul 1 sur les 3 devrait être mature).  Par contre, il faut faire une injection d’HCG lundi soir (le 1e mai donc) et genre à 22h (vu l’heure de mes infections de Gonal F). Soit, il me demande si j’ai une amie infirmière, et là comme une andouille je dis « ah ben ma mère », ok pas de soucis donc, il me donne direct le produit avec la seringue et l’aiguille.

Sauf que une fois rentrée chez moi ( à 20h), et bien je me dis que déjà faut que je vérifie que ma mère est bien là, mais surtout que c’était peut-être pas le bon choix vu que j’ai 1h15 de route pour aller chez mes parents. Donc je regarde pour un(e) infirmier(e) libéral et de garde. J’en trouve un. Sauf que je me rend compte à ce moment que le gynéco ne m’a pas donné d’ordonnance « au cas où »… Bon ben pas le choix, il faudra faire 2h30 de route pour une petite piqûre. On a donc mangé chez mes parents, mais c’était un peu la course tout ça.

On prépare les papiers pour l’IAC, on se rend compte que le gynéco n’a pas signé le papier du consentement, et de surcroit, il a mis le 2e prénom de mon homme sur l’ordonnance–> ils vont être contents au labo !

Comme prévu ils ont bien embêté mon homme, mais tout s’est déroulé correctement finalement.

IAC bien déroulé, par contre c’était très douloureux. D’ailleurs je n’ai jamais posé la question, mais vous avez eu mal au moment de l’IAC ? (moi à chaque fois, mais là particulièrement).

Le résultat est mitigé cependant. On ne comprend pas comment le labo fait les préparations sérieux. En soit le dépôt de M. était mieux que l’autre fois (on est passé de 16 millions à 74 millions quand même, toujours 25% de spermatozoïdes normaux et mobiles), mais ils n’ont utilisé que 2ml (d’habitude 3mL), donc forcément, la préparation du jour = seulement 0.92 millions, alors que la dernière fois on était à 1,3 millions…

C’est totalement incohérent, et on est un peu dégouté du coup, on ne comprend pas leur fonctionnement.

Bref, croisons les doigts, comme toujours, il en suffit d’un seul 😉