Tout s’est fini hier matin, vers 9h30-10h. On est rentré à l’Hôpital la veille à 18h. J’ai rapidement réagit au médicament (dès la 1ere dose, au bout de 2h). Soit environ 12h de contractions. Pas vraiment de saignements, seuls 2-3 spotting en début de matinée. Ça a enlevé un peu de difficulté. Et puis les douleurs se sont intensifiées, devenir insupportable vers 9h, malgré les injections d’anti-douleurs et les électrodes, à deux doigts de la péridurale. Mais c’est là que l’infirmière a compris que c’était le moment.

On peut essayer de trouver d’autres termes mais je trouve ça stupide. J’ai bien du accoucher de mon bébé mort.

L’horreur à l’état pur. Je revis sans cesse ces instants, toutes les sensations épouvantesques dès que je ferme les yeux ou que je pense à quelque chose de lié. Je ne sais pas comment on va réussir à surmonter ce traumatisme.

On a réussi à lui dire au revoir. C’était difficile mais la bonne décision, cela nous faisait peur, mais c’était tout de même un soulagement. Il était beau notre fils. Je ne l’oublierai jamais…

Ma mère nous a rejoint en urgence samedi soir. Ça nous a fait énormément fait de bien de voir un visage connu.

L’équipe et la prise en charge sont vraiment bien. Ca facilite les choses. Mon mari a un lit comme moi, et les memes droits. Il y a une cuisine où on peut se servir en boissons et nourriture à tout moment. Idéal vu les circonstances de pouvoir grignoter au fur et à mesure. On nous donne aussi de vrais repas vegetariens. On a eu les mêmes infirmières tout le weekend. C’était aussi rassurant. On voit que notre cas les touche particulièrement, que même pour eux c’est particulièrement difficile comme situation.

Mais le plus compliqué dans cette situation c’est de devoir gérer les à cotés, comme l’annulation du reste du voyage, voir avec les assureurs pour la prise en charge du retour et des nuits à l’hôtel qu’on devra passer avant de rentrer. Mais aussi, que faire du bébé. Même pour eux c’est une situation inédite avec des étrangers, et pour ne pas aider la loi est différente entre les lois françaises et finlandaises diffèrent sur ce sujet. Alors ils ne savent pas comment ça fonctionne. L’ambassade nous aide un peu. Pleins de formalités à voir et remplir. De décisions difficiles à prendre…

Heureusement qu’on parle couramment anglais, et de même pour les infirmières, sinon je n’ose pas imaginer comment tout ca se passerait.

On doit quitter l’hôpital aujourd’hui, à l’heure qu’on veut plus ou moins une fois que les détails seront reglés. Ensuite d’après eux on doit attendre mardi ou mercredi pour pouvoir prendre l’avion sans risque pour moi.


Je fais appel à celles qui sont passées par des moments aussi difficile.

Deja une question me taraude, doit-on si on en a la possibilité, inscrire le bébé dans le livret de famille. Je sais que c’est une décision personnelle, mais à celles qui l’auraient fait, n’est ce pas trop difficile de voir cette inscription ? Ou pensez vous toujours que c’était le bon choix même après ?

 

Et ensuite si vous avez quoique ce soit comme conseils, ressources, associations, pour nous aider à surmonter cela, et réussir a nous reconstruire par la suite, n’hesitez pas à me les transmettre. Je ne lirais probablement pas ca tout de suite, mais ça me fera du bien d’y avoir accès en temps voulu.

Vous pouvez m’écrire en commentaire ou par mail : nirnaethenpma@gmail.com

 

Merci à toutes pour vos mots de soutien

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29 réflexions sur “C’est fini

  1. Pour avoir eu un petit cœur qui ne bât pas ou plus (mais c’était plus précoce), je sais que c’est extrêmement douloureux. J’étais à ramasser à la petite cuillère. On a continué comme on a pu jusqu’à une nouvelle tentative au dénouement heureux. Il faut du temps, du soutien mutuel, celui des proches et de toutes les petites choses de la vie qui peuvent vous faire du bien…
    Il y a une association qui se nomme » l’enfant sans nom » sur le deuil périnatal.. peut-être qu’ube antenne existe vers chez toi ?
    Énormes bisous à vous deux, une pensée pour votre petit

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  2. Je suis tellement triste pour vous. 😦

    Une amie d’enfance a vécu la même chose que toi en septembre, à 4 mois de grossesse. L’accouchement en maternité, le petit bébé minuscule, son prénom … Rien que de repenser à ce moment où elle m’a raconté ça, j’en ai encore les larmes aux yeux.

    Tu as vécu quelque chose d’horrible, de cauchemardesque. A mes yeux le pire qui puisse arriver pour une femme.

    Tu peux inscrire ton bébé sur le livret de famille. Eux ne l’ont pas fait parce qu’ils ont considéré que ce bébé n’existait pas encore « socialement parlant ».

    Je n’ai évidemment pas de conseils à te donner, je peux juste te partager l’expérience de mon amie. Ils ont vécu en zombies pendant plusieurs jours / semaines puis ma pote a repris le travail parce que c’était sa façon à elle de remonter la pente. Ils ont vu plusieurs psy mais ponctuellement, genre une ou deux fois seulement. Six mois plus tard, des examens sont toujours en cours (sur le bébé et eux) (à Créteil, où ils ont un service spécialisé dans ce genre de choses) pour déterminer s’il s’agissait d’un putain de hasard ou si leur profil génétique présente des particularités qui font que cela pourrait se reproduire.

    Je vous envoie énormément de courage. ❤

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  3. Nirnaeth je sais combien ce que tu traverses est dur, abominable… Ce que je peux t’expliquer c’est ce qui va probablement se passer pour toi moralement dans les mois à venir, ces jours noirs, d’abord majoritaires, où tu aura l’impression qu’il n’y aura jamais de lendemain, jamais de bonheur… mais parfois dans ces jours noirs tu aura un jour « normal », comme une bouffée d’air pur, avant de replonger. Au début il y aura un jour « normal » de temps en temps, pas souvent, tu ne dois pas culpabiliser pour ces moments où tu arrivera à respirer, prendre plaisir à qq chose, on culpabilise vite mais ce n’est pas trahir son bébé que de vivre. Je ne sais pas comment va réagir ton mari mais je sais que c’est une époque où je me suis beaucoup laissé porté par le mien, il me nourrissait, me sortait… il y a des photos de nous à cette époque où nous sommes en balade, chez des amis, en sortie… quand je vois ces photos je sais que je n’étais pas tout à fait là (voire pas du tout, d’ailleurs j’ai peu de souvenirs des qq mois après la mort de mon fils et j’ai eu des gros troubles de repère temporel pendant des années), je sais dans quelle souffrance j’étais et que ce qu’on voit sur les photos n’est pas forcément le reflet du trou béant qu’était mon âme, mais je me suis laissée porté et ça m’a aidé (à voir surtout si l’entourage est bienveillant évidemment).
    Petit à petit les jours noirs et les jours normaux vont s’équilibrer, et la tendance va même s’inverser, plus ou moins lentement, et avec des rechutes. Ces jours noirs on les vit longtemps, ils sont extrêmement violents, mais ils deviennent de plus en plus rares.
    Nous ne sommes pas allé en groupe de parole « IRL » (je crois qu’il y a une association qui s’appelle la petite Emilie, mais il y en a plein d’autres) mais j’ai vu, sur 3-4 séances (dont qq unes accompagnées de mon homme) la psy du service de diagnostic périnatal du CHU (spécialisée et habituée donc). J’ai vu mon acupunctrice, j’ai vu mon ostéo… mes béquilles habituelles. J’ai la chance d’avoir de très bonnes amies à qui je pouvais tout dire sans tabou.
    J’ai fait faire un portrait de mon fils à partir des photos faites par les SF, un monsieur formidable habitué à ce genre de portrait (Thierry Tabutaud/t je ne sais plus), ça a rendu notre fils d’autant plus réel aux yeux de nos familles et le portrait est infiniment plus doux qu’une photo. N’en faites pas un tabou, nommez le par son prénom pour que les autres prennent l’habitude d’en faire de même (du moins évidemment si c’est votre choix).
    Notre fils est inscrit dans notre livret de famille, nous ne l’avons pas fait tout de suite mais un peu plus d’un mois plus tard (dans le cas d’un enfant mort né on peut faire la démarche même des années plus tard, du moins lorsqu’il est né en France, c’est sûr que votre situation doit compliquer les choses), c’était important pour moi, on ne le regrette pas.
    Par contre nous avions choisi de laisser l’hôpital se charger de son petit corps, un enterrement et une tombe était beaucoup trop dur à envisager, trop lourd, et nous n’en avions pas besoin pour nous recueillir. Aujourd’hui parfois je me dis qu’une cérémonie aurait peut être pu aider (pour ce qui est de l’oubli des proches que je ne supporte pas) mais concernant la sépulture je n’ai pas de regret.
    Je t’embrasse fort, si tu as d’autres questions n’hésite pas.

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  4. Je voulais juste te témoigner mon soutien ton article fend le cœur et j ai une amie qui vient de vivre la même épreuve avec des jumelles j essaye d être la pour elle, reposes toi sur tes proches pour guérir petit à petit, un jour après l autre….

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  5. J’ai beaucoup pleuré en te lisant. Ça me rappelle ce que j’ai vécu le 20 décembre mais en bien moins pire que toi, notre bébé avait une anomalie du tube neural du coup curetage en urgence car j’étais de 15sa, si on avait attendu une semaine de plus c’était l’accouchement.
    Les seuls conseils que je peux te donner, c’est de te mettre en arrêt le temps qu’il faut, toi seule sentira lorsque tu seras prête à recommencer le boulot. Si tu ne dors pas, n’hésite pas à prendre un somnifère car c’est horrible de se réveiller en pleine nuit et de penser à tout ça. La douleur était tellement grande au début que je voulais voir la psychologue du centre pma mais pas rdv avant 1mois, je l’ai annulé une semaine avant d’y aller. Malheureusement seul le temps pourra atténuer ta peine mais tu y penseras tout le temps et ça te marquera à vie. Tu vas te decouvrir des ressources insoupçonnées. Je t’embrasse bien fort.

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  6. Moi je peux te parler de l’assoc SOS Préma qui comme son nom ne l’indique pas est également un soutien lors du deuil périnatal. La psy est vraiment très bien (permanences téléphoniques les vendredi 0800 96 60 60) et ils pourront peut-être t’aider sur les démarches car ils ont des contacts à l’étranger (notamment en Suède, mais les règles sont peut-être différentes).
    C’est bien que ta mère vous ait rejoint, j’imagine qu’on a besoin de tous les soutiens possibles dans ce genre d’épreuves. J’ai 2 amies qui ont vécu la même chose (à 4 mois de grossesse). L’une a inscrit son bébé sur le livret de famille, l’autre, je ne sais pas. Je ne pourrai pas te dire ce qu’elle en pense aujourd’hui.
    Je renouvelle mes pensées pour vous.

    Aimé par 1 personne

  7. Je suis si triste pour vous … la vie est tellement injuste … je n ai pas ce vécu mais je vous envoies tout mon soutien pour vous reconstruire… j espère que vous aurez des réponses concernant la santé de votre fils qui a mené à ce drame … on veut tout de suite avoir des réponses c est tout à fait normal …
    Je pense que vous êtes unique et c est à vous seul de décider de l inscrire sur le livret ou pas. Il faut prendre là meilleure décision pour vous … mais il restera à jamais votre fils. Ça pourrait être une façon de le faire reconnaître aux yeux des autres peut être…enfin quelque soit votre choix il sera le bon pour vous…
    Vous retrouverez un peu d apaisement quand vous retrouverez vos repères en France… je vous le souhaite de tout cœur 😘

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  8. Ce qui vous arrivé est tellement triste. Je ne sais pas quoi te dire, je n’ai pas les mots.

    Tu as ton homme, ta famille, tes amis, leur amour t’aidera et t’apportera peut être un peu de réconfort.
    Je pense à toi.

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  9. Toutes mes pensées Nirnaeth 💕 Comme toute la blogo je pense, j’ai le coeur dévasté pour vous depuis ton dernier post. Je t’embrasse et t’envoie tout le courage possible

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  10. Bonjour Nirnaeth. Je lis ton blog sans jamais commenter. Mais aujourd’hui je me dois de sortir de ma tanière.
    Pour te dire que ce que vous vivez est très violent, que c’est un deuil réel à faire, un deuil de beaucoup d’étapes, de moments de vie que vous attendiez tellement qui se sont envolés. Il faut apprendre à se reconstruire mais ce n’est pas encore le moment. Aujourd’hui vous avez un plaie béante que vous gérez comme vous le pouvez. Des formalités administratives qui sont nécessaires mais qui nous paraissent tellement futiles dans ces moments là.
    Pour te dire aussi que vous n’êtes pas seuls. Même si par moments tu le ressentiras comme tel. Notre entourage se sent si dépassé parfois… Tu n’es pas seule car comme Choconot je suis une mam’anges de jumeaux suite à une FIV, c’était il y a bientôt 8 ans.
    On rebondit oui sans trop savoir comment, mais on y arrive. Comme on le sent, avec l’accompagnement dont on a besoin. Alors il ne faut pas oublier de pleurer, de décharger toute cette peine que nous avons accumulée.
    Ce qui m’a aidée est de consulter une psy, pour justement prendre le temps de pleurer, prendre le temps de raconter en détail ce qu’il s’est passé.
    Je pense fort à vous et à votre fils.

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  11. C’est terrible ce qui vous arrive. J’ai beaucoup pensé à vous ces derniers jours. Dans un premier temps, j’espère que vous pourrez accueillir toutes les émotions qui vous viennent, que vous aurez le temps de les vivre. J’ai surtout envie de te dire ça, plus que des conseils, mais si tu me permets, puisque j’ai eu un syndrome post traumatique, après quelques temps, si tu sens que beaucoup de choses restent « non digerées », comme avec des cauchemars ou des flash back, l’EMDR peut aider à intégrer le traumatisme. Mais surtout comme j’ai dit au début, prenez bien du temps. Je vous envoie plein de courage 😘😘

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  12. Pas de réponse à apporter à tes questions, si ce n’est de ne pas prendre de décisions dans la précipitation et le chagrin, mais ça, ça vaut pour tout…
    Toutes mes pensées à vous trois

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  13. J’ai beaucoup pensé à toi et j’espérais bien que tu nous donnes des nouvelles, même si je savais que ce serait extrêmement triste. C’est bien que ta maman ait pu vous rejoindre, elle a dû être d’un grand soutien.
    Je n’ai pas tellement de conseils à te donner, si ce n’est de te parler de l’EMDR à mon tour. A ce qu’on m’a dit (2 copines en ont fait), c’est très efficace quand on a des images traumatisantes qui reviennent sans cesse, ça aide à s’en débarrasser, sans oublier bien sûr. Quant aux assos, je te conseille l’ASP, à voir s’il y a une antenne dans ta région. Ils ont ici, dans la ville rose, des bénévoles qui essaient d’aider les couples à traverser le deuil périnatal: rencontres individuelles, groupes de parole et conseils de livres sur le sujet. Je ne vis pas le même deuil que vous (comme tu le sais, suicide de mon frère) et le groupe de parole que j’ai intégré depuis presque un an m’aide bcp. On y partage la même souffrance, on se comprend ; c’est vraiment ce que j’ai trouvé de mieux pour essayer d’avancer…
    Bon courage pour la difficile période à venir. Je continue de penser à vous et t’embrasse fort.

    Aimé par 1 personne

  14. Ma très chère, ma douce, je n’ai pas les mots pour exprimer ma tristesse. C’est une épreuve extrême y difficile que vous avez à vivre. Je vous souhaite toute la force pour la surmonter. Toutes mes pensées vont vers vous. Je vous embrasse fort

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  15. Je suis tres triste de découvrir tes deux derniers posts ce soir.
    Toutes mes condoléances pour votre fils.
    Tu sais que je suis également endeuillé de ma fille aînée …
    je sais qu il existe une femme nommée Laetitia Lyke qui a elle aussi perdu son premier bébé pendant son voyages de noces.
    Elle a écrit un livre qui s’appelle L’instinct de Vivre (je ne l’ai pas lu) et anime des groupes de paroles et un réseau social qui rassemble les sites de deuil périnatal qui s’appelle Lignes de Vie.
    De mon côté ce qui m’a fait du bien c’était d’échanger avec d autres parents qui avaient vécu ça, les groupes de paroles et aussi la retraite pour maman endeuillées (ça s’appelle RENAITRE)
    Je te conseille aussi de prendre beaucoup de photos si c est encore possible. Peut être que vous ne les regarderez jamais mais c est bien d’avoir cette option
    Je vous souhaite beaucoup de force et d être bien entourés. Et bien sûr je suis disponible pour discuter en privé.

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  16. Bonjour,
    Je lis beaucoup de blogs PMA mais je ne commente que rarement.
    Je suis désolée de ce que vous traversez.
    J’ai perdu mon Alice il y a deux ans, suite à une interruption médicale de grossesse, à 22 semaines.
    Je suis quelqu’un de froid et je préfère dire la vérité, en tous cas celle que j’ai vécue vis à vis du deuil, et je m’excuse par avance si mon message vous paraît sombre, surtout en ce moment.

    Alice, au moment de sa mort, n’avait pas encore de prénom. Je l’ai toujours regretté, et je vis dans la culpabilité de ce manque d’attention encore aujourd’hui (ça fait trois ans). Je ne l’ai donc pas faite inscrire dans mon livret de famille. C’était mon premier enfant. Je le regrette tellement.

    J’ai mal vécu mes relations avec mon entourage, à ce moment, et encore maintenant trois ans après. Je voulais qu’ils reconnaissent l’existence d’Alice, mais à l’époque je n’avais pas de prénom pour la nommer : difficile. Maintenant et depuis qu’Alice a un prénom (quand j’ai repris mon suivi psychologique, c’est ma thérapeute m’a convaincue de lui en donner un, même après coup), je me bats auprès de ma famille pour évoquer son souvenir mais ça les rend très mal à l’aise.

    J’aurais voulu que le monde sache (via le livret de famille, si « officiel ») qu’Alice n’était ni un échec à oublier, ni un mauvais souvenir, mais une réalité qui m’a transformée durablement.
    Donc, si vous voulez mon ressenti : oui, le livret de famille c’est essentiel.

    Concernant le deuil… Je ne m’en suis pas vraiment sortie (3 ans après). J’ai peur de tout, car la vie est si fragile. J’ai peur de prendre l’avion car après tout, si je suis si malchanceuse pour la rare malformation d’Alice, pourquoi pas pour le crash d’avion ? Et tout est comme ça dans ma vie, dès que je perçois des risques je panique. J’aimais la montagne avant, maintenant j’ai la trouille. J’aimais les manèges de fête foraine avant, maintenant j’anticipe la défaillance technique, au point de m’en tenir éloignée (et si une nacelle se décrochait ?). Et évidemment sur le plan médical : j’ai peur au moindre rhume de développer une pathologie rare et grave, etc…

    Il y a eu bien sûr des moments heureux dans tous ça. Mon conjoint est formidable pour ça. Mais quand je regarde en arrière je ne vois qu’un tunnel gris du temps qui passe, sans projet ni succès. Beaucoup sont plus fortes que moi pour surmonter ça, moi je suis restée recroquevillée.

    Je n’ai pas réussi à faire mon deuil, mais j’aurais bien aimé qu’Alice soit sur mon livret de famille.

    Bon courage, j’espère que votre route sera douce.

    Pensées à votre Petit

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