Voilà voilà, cela faisait déjà quelques mois que j’ai découvert la blogosphère PMA, que j’ai commencé à suivre des histoires, à lire des histoires finies, des récits de vie, des parcours. Mais étrangement je ne me sentais pas légitime. Car malgré l’infertilité, nous n’étions pas encore officiellement en PMA.

Et puis il y a eu Noël, une vrai épreuve cette année, avec le neveu et les petits cousins, je me suis dit que peut-être un blog m’aiderait. Mais je n’ai pas osé me lancer.

Puis il y a eu l’annonce qu’on commençait l’IAC 1 au mois de janvier. Mais là encore je n’ai pas osé.

Puis il y a eu le moment où j’ai du expliquer à ma mère que c’était vraiment trop difficile d’être en présence de mon neveu tout un weekend, et qu’elle n’a pas compris. Là j’ai commencé à me dire que ce blog, ça devenait une évidence.

L’IAC1 s’est soldé par un échec, avec son lot de mauvaises nouvelles supplémentaires. Je n’ai pensé plus à rien.

Mais ce soir, malgré l’heure tardive j’ai sauté le pas. Car ce soir, après avoir dîné avec des amies, je crois que j’ai enfin commencé à accepter que oui, nous sommes bien en parcours PMA, et que non, notre vie ne sera vraiment pas celle qu’on s’était imaginée.

Alors bonjour/bonsoir à toutes et à tous, je crois qu’il est l’heure des présentations officielles :

Moi c’est Nirnaeth, 25 ans, en couple depuis 11 ans avec Monsieur (je n’ai pas encore trouvé de surnom, on verra bien), 27 ans. Arrêt de la pilule en septembre 2014, après des années et des années de réflexion (notre cœur réclamait un enfant depuis nos 19/20 ans, mais par « sagesse », nous avions préféré attendre d’être vraiment près). Et depuis, rien… le néant… mois après mois, les règles qui reviennent.

Après 1 an d’essais infructueux, à l’aide de tests d’ovulation pour ne pas louper le bon moment, nous décidons d’aller consulter le gynéco, car nous le sentons, ce n’est pas normal. Les mois s’enchaînent, avec le monitoring de mes cycles, pour « cibler » l’ovulation au mieux (d’après le gynéco, en général je prédis mieux que lui); test des hormones de début de cycles, hystérographie, infections, bref aucun soucis particulier. Pourtant j’ai toujours mes règles 9-10 jours après l’ovulation, mais cela n’inquiète pas mon gynéco. j’ai des règles très très très abondantes et qui durent 7 à 9 jours, des douleurs très fortes, des pertes de sang anarchiques qui peuvent survenir à n’importe quel moment du cycle. Mais pour mon gynéco tout est ok de mon côté…

Le 1er spermogramme de M. est mitigé, il en a beaucoup (200 millions), mais peu de mobiles. Toutefois, le nombre final de spermatozoïdes « normaux » est correct, et d’après lui, nous avons toujours espoir d’un bébé couette. Cela est probablement du à une prostatite que M. a eu 2 ans auparavant, mais rien d’inquiétant.

Quelques mois plus tard et 2 test de Hüners moins convainquants niveau nombres de zozos, un 2e spermogramme est refait…. et là c’est la douche froide, il n’y en a plus que 2 millions. Mais « c’est la nature », on ne peut pas prédire…. les explications n’en sont jamais vraiment. Cela va faire 2 ans bientôt d’arrêt de pilule. Le gynéco nous propose de capaciter le sperme, en vu d’une IAC, vu le nombre réduit de spermatozoïdes. Le résultat est encore pire, environ 600 000 zozos, pas assez pour une IAC. Le labo nous dit que si cela ne remonte pas, notre dossier sera refusé, et ce sera FIV direct.

Nous discutons avec le gynéco, qui nous conseille de prendre RDV au centre de PMA au cas où, et en attendant de faire une 2e capacitation, M. doit réduire l’alcool, la cigarette (mais être fumeur occasionnel ça ne rend pas infertile à ce point), manger mieux….

Contrôle en décembre, 12 millions de zozos. Nous gagnons notre ticket pour l’IAC (mais perdons un bon recueil inutilement…)

Janvier 2017, une nouvelle année commence. IAC 1, plus que 1,5 millions de zozo. Cette IAC se fait sans stimulation, sur cycle naturel (puisque rien ne cloche chez moi, donc aucune raison d’après le gynéco, avec seulement une piqûre la veille pour être sur de déclencher l’ovulation au bon moment).

On espère, on a enfin l’impression d’avancer après 1 année de tests. Et puis, quelques jours après l’IAC, M. a enfin une écho de la prostate, pour contrôler « au cas où », s’il y a des séquelles de la prostatite d’il y a 3 ans. Douche froide, sa prostate a été énormément rongé par l’infection, ce qui explique la fluctuation des résultats, et les mauvais spermogrammes. Mais aussi le risque qu’en cas d’une nouvelle prostatite, il devienne totalement stérile, avec risque accru de cancer…. Pourquoi avoir attendu 1 an pour faire cet examen, alors que c’était l’intuition première du gynéco, confirmé par un urologue et un endocrinologue ? beaucoup de colère, enfin une réponse. Mais aucune solution.

Les résultats fluctuent, théoriquement un bébé couette est possible (mais cela pourrait prendre des années). La PMA est donc préférable. Cependant j’ai du mal à croire que ce soit le seul problème, car il a eu des résultats corrects (200 millions tout de même, avec 20millions de zozos normaux), alors pourquoi ces mois là ça ne marche pas ?

Puis les règles sont arrivées, un échec de plus, le premier écher en IAC, encore plus dur à accepter.

Nous avons RDV  au centre de PMA en février, et j’espère avoir une vrai réponse ou au moins un quelconque intérêt pour mes règles et saignements anarchiques.

Bienvenue à tous sur mon champs de bataille

 

 

12 réflexions sur “Bienvenue sur le champs de bataille

  1. Es tu sure que l endometriose est exclue de ton côté?
    Elle peut ne pas se voir à l hysterosalpingo (gt endo stade 4 sévère pelvienne profonde, proche de l’atteinte colo rectale qui ne se voyait pas du tout à l hystéro car n’ayant pas touché les trompes, et à l irm ct +++)
    La description de tes règles et les spotting pourraient coller.
    La description de ton gygy pourrait aussi coller avec un qui passerait à côté de l’évidence (ct mon cas, pendant 5 ans j’ai changé de gynécologue avant d’être diagnostiquée en un claquement de doigts)

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  2. Je te découvre et je trouve ton gynéco un peu light quand même, dans ton centre PMA je pense qu’avant toute chose vous aurez plus d’examens car une IAC avec un nombre aussi fluctuant de zozos et sans stim, c’est une vraie partie d’échecs…

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    1. oui, on s’est souvent demandé s’il ne nous prenait pas pour des clients, et qu’il voulait juste faire les IACs lui même pour gagner des sous. Mais bon il est conventionné secteur 1 donc ça doit pas être le plus gourmand. Après on a pas eu le courage de chercher un autre, de recommencer un peu tout du début. Et quand on a vraiment regardé pour un 2e avis, une des plus conseillés dans notre ville sur les forum est celle qu’on va voir au centre donc au final ça revenait au même ^^

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  3. Je viens de découvrir ton blog. Et franchement je trouve ton suivi un peu léger …
    Je débute tout juste dans le monde de la PMA donc j’ai peut être tord mais une phase lutéale de 9/10 jours c’est un peu court et tu as quand même pas mal de symptômes d’endométriose.
    Je te souhaite en tout cas que le rdv en PMA soit à la hauteur de tes attentes et surtout qu’il t’apporte des réponses

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    1. oui moi aussi je trouve que 9-10 jours c’est trop court. Je lui ai dit maintes fois que c’était limite. J’ai eu de la progesterone 3 mois, et après c’est à ce moment qu’on a vu que le problème le plus claire était du côté de mon homme, du coup il a dit que non chez moi tout allait bien, que ce n’était pas moi le problème donc il n’y avait pas lieu de continuer à en prendre, que 10 jours c’est juste mais quand même ok….

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